La toile sur écoute !
Elle est là, c'est une photo !
Elle est là !
Non mais c'est des grands malades !
Salut les arnaqueurs, c'est Penelope Buff et oui, je m'appelle vraiment Penelope Buff !
Buff comme un buff !
Dans ce deuxième épisode de la saison 4 de l'arnaque, je vais vous raconter pourquoi j'ai failli ne jamais lancer l'arnaque.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin, la prochaine fois que je lance un projet, je me ferai plus confiance.
En vrai, je suis comme tout le monde, parisienne 35 ans, il n'y a rien de m'intéresse.
Enfin non, tout m'intéresse, mais j'ai pas de sujet de prédélection.
Je suis experte sur aucun sujet, je défends publiquement aucune cause, je m'y vite pas, et j'ai donc concrètement aucun message d'utilité publique et faire passer.
Je me sens d'ailleurs parfois assez inutile, je me dis que je devrais m'intéresser à un sujet, à profondir pour le maîtriser,
mais non, c'est pas du tout mon truc. Je survole. Je survole tout parce qu'il y a trop de choses à découvrir, à faire et à comprendre.
Aussi, en novembre 2018, quand les premiers mots que j'ai tabés sur mon ordi s'en réfléchir pour faire mon premier podcast raconter ma vie,
je me suis dit que j'étais définitivement autocentré.
Mais j'avais tellement ce besoin de raconter que j'y suis quand même allé.
Sauf que oui, ça parle de moi, ça parle de Penelope Buff, mes personnes me connaît, même pas tous mes amis Facebook,
et je sens que je dois le faire, mais je flippe que personne écoute.
Avant que j'iffuse les premiers épisodes qui étaient déjà enregistrés,
je rencontrais quand même un peu par hasard, un peu par réseau, des gens qui faisaient des podcasts et qui me demandaient le sujet de mes podcasts.
Oh, c'est des chroniques courtes de 5 minutes sur la vie d'une jeune trentaine parisienne.
Ah oui, donc en fait, c'est toi à quoi ?
Oui, oui, oui, c'est mes histoires.
D'accord, et quel est ton axe ?
Mon axe ? Bah mon axe, c'est ma vie.
Mais quel intérêt pour les gens d'écouter ta vie ? Enfin c'est pas méchant, mais t'es pas célèbre.
Non, non, enfin c'est ma vie. C'est ma vie, mais c'est écrit, j'essaye de remencer pour que l'écriture soit un peu drôle, c'est dynamique.
Puis je me dis que ces histoires vont donner un coup de fraîchure aux gens qui écoutent.
Ah bon, mais pourquoi ?
Bah parce que je dis qu'il faut oser, qu'il faut pas avoir peur, parce que ce qui nous fait peur c'est nous,
et que l'un acte de la vie c'est soi-même, parce que je suis persuadée qu'on peut arriver à tout si on le décide.
Ah oui, c'est très macroniste comme vision.
Macroniste ?
Oulala, alors c'est pas du tout quelque chose d'engager que je vais faire, hein.
C'est juste faire part de mes expériences pour insuffler de l'énergie.
Oui mais au fond, Pénélope, tu fais quand même passer le message que tout le monde a les mêmes chances au départ, alors que pas du tout.
Mais non, c'est pas du tout ce que je dis puisque je parle jamais des autres.
C'est simplement des histoires vues depuis mes lunettes de miope.
Ah oui, c'est hyper autocentré en fait.
Tu te sers de tes podcasts comme une quater-six.
Bah écoute, je serais bien le donné de savoir combien d'épisodes tu vas tenir comme ça avant que les gens se lassent.
Bah... Et puis c'est un format court, c'est ça ?
Oui, entre 4 et 6 minutes.
Tu sais que les formats de podcasts les plus écoutés, pardon, mais c'est entre 20 minutes et 1 heure.
Ah bon, mais pourquoi ?
Bah parce qu'en 5 minutes on apprend rien.
Les gens ils veulent s'instruire, terminer les coups du podcast en se disant qu'ils ont appris quelque chose.
Mais ils veulent pas se divertir, se changer les idées.
France Inter, ils ont bien des chroniques de 3 minutes.
Oui, pardon, mais c'est France Inter, hein.
Et très peu de podcasts hors radio durs 5 minutes parce que ça n'a pas de sens.
Je rentre chez moi et je mets les 3 premiers épisodes dans la corbeille de mon ordinateur.
Bien sûr qu'à la raison en fait.
Oui, ça me fait du bien de raconter toutes tes histoires.
Mais je me dis que la façon dont je les raconte ça peut peut-être plaire aux gens.
Alors je doute, je suis complètement paumé même.
Alors je décide pour me requinquer d'aller revoir une connaissance qui a travaillé pendant 30 ans dans une grosse radio nationale.
Pénélope, j'ai écouté les 3 épisodes que tu m'as envoyé et bon.
Tu fais toutes les erreurs à ne pas faire et ça ne correspond pas du tout à ce qu'on attend du podcast.
Ah bon, ok, ok, et c'est quoi les erreurs ?
Bah déjà ton format de 5 minutes, tu l'oublies.
Le podcast c'est un format long, forcément.
Mais pourquoi ?
Parce que c'est comme ça que les gens ont été habitués, ils ne sont pas prêts à changer leur routine.
Ensuite tu n'as pas d'axe, tu défendras aucune cause, il n'y a pas de thème.
Non, c'est vrai, c'est mes expériences.
Oui, c'est pas un thème, Pénélope, tes expériences.
Puis ensuite tu joues un texte que tu as écrit.
Non, je le joue pas, je le raconte.
Oui mais je mets des intonations, des variations de rythme, donc c'est travaillé comme un jeu d'acteur.
D'accord.
Mais t'es pas comédienne, si ?
Non.
Donc on peut pas s'improviser et auteur et comédienne, ce sont deux métiers complètement différents.
Bah on peut s'improviser tout ce qu'on veut, non ?
Ça serait Pénélope si écrire et jouer à la comédie était facile.
Non mais c'est pas du tout ce que je dis, mais épuis Pénélope, quel est l'objectif de ce podcast ?
Euh, j'ai pas vraiment d'objectifs, je voulais en fait montrer mon univers créatif
pour pouvoir aller approcher les marques dans un second temps.
Eh bien ça sent que t'as ni objectif ni cible.
On ne voit pas du tout où tu veux en venir.
C'est quand même des histoires avec un point A, des obstacles et un point B, non ?
Non mais Pénélope t'es pas scénariste.
Non, non du tout.
Bah alors, et puis si tu veux approcher des marques, il va falloir que tu crée une boîte.
Oui, oui, ça c'est fait.
Ok, donc maintenant il va falloir que tu choisisses entre artistes ou patronne de studio.
Que je choisisse, mais pourquoi choisir ?
Parce que c'est pas du tout la même approche.
Mais pourquoi je peux pas être artiste et business ?
Arthur, Nagui, de Chavane, plein d'autres, ils font ça ?
Oui mais eux, ce sont des vrais businessmen qui en plus ont une vraie fibre d'animation,
mais c'est leur métier.
Toi c'est quoi ton métier Pénélope ?
Bah euh, j'en sais rien.
Voilà, alors mon conseil.
Commence par définir ton métier et ensuite tu seras en mesure de créer quelque chose.
J'ai rien fait pendant trois jours, j'étais sèche, comme si on m'avait emputé de ma création.
Et puis en matin, je me suis levée, j'ai ouvert mon ordi,
j'ai sorti les trois épisodes de ma corbeille, j'ai appuyé sur diffuser,
et je me suis dit que le risque au pire c'était quoi ?
C'était juste que personne ne les écoute.
Mais en fait l'avantage, si personne ne vous écoute, vous lit ou vous regarde,
bah c'est que personne sera au courant que vous avez fait de la merde !
Et si vous voulez savoir comment j'ai réussi à approcher des marques sponsors,
écoutez lundi l'épisode numéro 3.
La toile sur écoute !