La toile sur écoute !
Bienvenue sur le vol S5 LTS-E !
Je suis Pénélope Vœuf, votre commandant de bord.
Veuillez mettre aux écouteurs le trajet va durer 5 minutes.
Toute l'équipe de la toile sur écoute, vous souhaite un bon vol !
Salut les ennackeurs, c'est Péné !
Ça y est, on se connaît maintenant, ça fait 5 saisons, je vous augre 3 le droit de m'appeler Péné !
Dans ce premier épisode de l'Arnak,
je vais vous raconter une anecdote qui est arrivée en Inde.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
je vais plus facilement qu'avant dans les salons de massage.
En vrai, je suis comme tout le monde,
Parisienne 35 ans et je suis parti il y a quelques années en Inde.
J'avais un mois de vacances,
je voulais une destination qui me dépayse avec de la chaleur,
des plages, des visites, une langue différente et de la bouffe délicieuse.
L'Inde faisait clairement pas partie de mon top 3,
mais je me suis dit que si je n'y allais pas à ce moment là, je n'irai jamais.
Donc je pars avec un copain et on décide de faire 2 semaines dans le nord pour visiter New Delhi et Rajasthan,
avec ce pauvre terrain censé et les palais de Maradja,
et 2 semaines dans le sud pour voir les belles plages du Kerala.
Pendant les 2 premières semaines dans le nord,
on voit des femmes qui m'en dit en portant leur enfant mort dans les bras,
des cul de jâtres qui rentrent sur le bord des routes,
le théâge mal et sa foule de touriste qui ne permet pas de prendre une photo seule devant cet œuvre d'art,
et surtout, je ne me suis jamais pris autant de mains aux cul de toute ma vie que dans les rues de New Delhi.
J'avais pourtant compris qu'il fallait s'habiller couverte, même sous 35°C,
donc j'étais en pantalon large, en t-shirt manche longue et le seul bout de peau que je l'ai s'adépassé,
c'était mes jours rouges qu'on apercevait sous ma casquette.
Sauf que ça n'a rien changé.
En une journée de balade, je me suis pris 12 mains aux fesses, 12 !
Le temps que je me retourne à chaque fois, le type était déjà parti
ou alors faisait mine de n'avoir rien fait et j'étais bernée.
J'ai fini par marcher les 2 mains sur mes fesses avec le stress qu'on m'embarque mon sac en boudoulière
que je pouvais plus protéger, et en plus franchement,
vous ferez le test, mais marcher pendant 2 heures avec les mains sur vos fesses,
ça vous donne des crampes aux épaules, c'est l'enfer.
Et puis dans ces rues bondées avec mes 2 mains sur les fesses,
Soudain, je sens au-dessus de mon pantalon une main sur ma fouffoune.
Carrément, le mec venait d'en face et il a allègrement sans aucune gêne mis sa main.
C'était pas un homme, c'était pas une femme, c'était un petit garçon.
Il devait avoir 7 ans.
Et là, c'était la goutte d'eau, j'ai explosé.
Je lui ai attrapé le bras, et là j'ai sorti tout ce que j'avais encaissé depuis le matin et j'ai hurlé.
Alors maintenant, vous allez tous vous arrêter,
et puis toi, tu vas aller bien de faire foutre, ok ?
Evidemment, il n'y a rien compris, je suis reparti la tête haute,
une main devant, une main derrière.
J'étais donc ravie de pouvoir partir ensuite pour me reposer de ce vacar linceissant du nord de l'Inde,
avec une seule idée en tête, me faire macer tous les jours, manger du poisson frais et lire mon bouquin sur la plage.
On trouve un hôtel, on pose nos affaires, et mon pote demande à l'accueil le meilleur massage du coin.
On arrive au centre de massage, qui paye franchement pas de mines, c'est pas nickel nickel,
mais on en rêve tellement qu'on fait pas les difficiles.
Un masseur vient chercher mon ami pour s'occuper de lui, et une femme s'occupe de moi.
Qui propose que des massages aillures védiques.
Le principe du massage aillures védiques, c'est que c'est basé sur l'équilibre entre l'air, l'eau et le feu,
et elle apporte le bien-être intérieur.
Bon, en vrai, on s'en fout un peu, on veut juste être détendus.
La masseuse me demande de me déshabiller, je garde évidemment ma culotte,
mais quand elle revient dans la salle pour me masser, elle me fait comprendre que je dois enlever ma culotte.
J'avoue que je connais pas trop les techniques indiennes, donc j'enlève ma culotte sans brancher.
Je me mets sur le ventre, elle me cache mes fesses avec une petite serviette,
elle passe ses mains sur mon dos comme si elle voulait ressentir l'énergie et c'est très agréable.
Puis elle me montre deux types d'huile que je dois choisir.
Une à l'almote coco et une au jasmin.
Je choisis la coco.
De très haut, elle fait couler un filet d'huile chaude sur mon dos,
elle se met à cheval sur moi et elle commence à me masser.
Le dos, le cou, la tête, elle alterne entre douceur et pression, c'est extraordinaire.
Puis elle attaque les jambes et me fait une sorte de palpéroulée.
Extraordinaire.
Je sens mes jambes reprendre vise sous ses doigts et elle termine par les pieds.
Extraordinaire.
Elle me fait signer de me retourner pour me mettre sur le dos.
Les bras, le buste, les jambes, ça dure une heure.
Et quand elle finit par les pieds, elle prononce quelque chose que je comprends pas,
donc je la regarde, et elle me fait signer de me retourner.
Mais en fait, génial, elle a oublié qu'elle venait de me faire le dos et elle recommence.
Je m'exécute sans dire quoi que ce soit évidemment.
Et là, elle m'enlève la pétite serviette et commence à me masser le bas du dos, les reins,
puis les fesses.
Et elle m'alaxe mes fesses.
Elle les m'alaxe pendant au moins 4 bonnes minutes.
Elle a des grandes mains et ses doigts sont très longs, très très longs.
Je serre un peu les fesses parce que je sens qu'elle pourrait évidemment sans faire exprès
laisser passer un doigt dans la rainure des fesses.
Et puis elle verse, toujours de haut, un filet d'huile chaude sur mes fesses.
Et là, sans que je n'aie le temps de réagir,
elle fait rentrer un de ses longs doigts dans mes fesses.
Je suis surprise, je ne suis plus bougée, je me dis que c'est la particularité du massage
à l'huile jurvédique et donc je ne dis rien.
Je suis gênée, bloquée, concentrée et j'ose rien faire.
Ça dure quelques secondes mais c'est long, très long, très très long, ça paraît une éternité.
Mes fesses sont contractées et elle me donne une petite tape pour que j'aie des contrats.
Je ne veux pas dire non, je ne veux pas bouger, je ne veux pas m'enfuir.
Je meurs ma serviette qui me sert d'aurier.
Et au fond de moi, quand même, je rigole en me disant que ce pays est improbable.
Elle finit par enlever ce doigt, me donne une petite tape sur les fesses et sort de la salle.
Je suis un peu tétanisé et je murmure dans ma barre d' « non mais c'est une blague,
non mais c'est une blague, putain c'est une énorme blague, mais où est-ce que je suis là ? »
Je sors, je paye, je n'ose même pas la regarder dans les yeux,
mon pote m'attend avec un grand sourire au lèvre à la sortie.
« Alors Péné, t'as kiffé ? C'était le meilleur massage du monde, non ?
Non mais c'est une blague, Eric.
Non mais le meilleur c'était génial.
Pourquoi n'a pas le tien ?
Non mais Eric, elle m'a mis un doigt dans le cul.
Bien sûr il explose de rire.
Je rie avec lui de cette absurdité, de cette énormité.
Je me retourne et je vois la masseuse et le masseur en train de nous regarder et de se marrer derrière la vitre.
J'ai jamais compris si c'était une spécificité du massage,
mais je n'ai plus jamais fait de massage ailleurs védic.
Non mais si c'est pas une belle arnaque ça,
franchement payer pour se faire pénétrer à un sud son plein gré, c'était une grande première.
Et si vous voulez savoir comment je me suis retrouvé en culotte sur une moto au Vietnam,
écoutez jeudi l'épisode numéro 2.
La toile sur écoute.