La toile sur écoute !
Cet épisode a été réalisé grâce à la VR Academy,
vous savez cette boîte qui propose des prestations de réalité virtuelle personnalisées aux entreprises.
Franchement, si vous avez un team building à faire,
un week-end intégration ou même un onboarding,
allez voir VR Academy, ils sont très très forts.
Salut les ennéceurs, c'est Péné !
Et comme vous m'écoutez depuis le tout début,
vous pouvez même m'appeler Pénouche.
Pénouche bof, c'est stylé non ?
Dans ce 13ème épisode de la saison 6 de l'Arnaque,
je vais vous raconter ma première fois en réalité virtuelle.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
le cerveau est quand même foutu très bizarrement.
En vrai, je suis comme tout le monde,
Parisienne 35 ans et j'ai testé pour la première fois de ma vie
des animations de réalité virtuelle.
Alors entre nous,
dit réalité virtuelle une dizaine de fois dans cet épisode,
je sens que ça va me souler.
Alors on va appeler ça de la VR.
VR pour virtual reality.
En plus, au passage, la prochaine fois que vous en parlerez dans un diner,
en disant VR, vous passerez pour quelqu'un d'hyper connecté.
Il y a 15 jours, un copain me dit qu'il passe la soirée
dans le bureau d'un de ses amis entrepreneurs
et que la soirée, ça danse fabuleuse.
Ah bon mais pourquoi fabuleuse ?
Parce que le type, il a une boîte de VR
avec des dizaines et des dizaines d'animations différentes.
De VR, mais j'ai jamais compris ce que c'était vraiment que la VR.
Mais c'est hyper simple.
On te donne un gros casque et là tu vois au travers,
comme si tu regardais une grande télé.
Et dans cette grande télé,
il y a des paysages, des mondes, des univers,
et tu as la sensation d'en faire complètement partie.
Tu oublies complètement que tu es dans la vraie vie
et tu te fonds dans le paysage que tu vois.
Ok.
Après on te donne des manettes.
Et en fonction de là où tu es,
tes manettes servent à te diriger, à te battre, à manger, à marcher.
Bref, c'est une expérience immersive extraordinaire
et franchement Pénélob,
il faut absolument que tu viennes,
je suis sûre que tu vas adorer.
Je me retrouve donc un mardi soir,
au fin fond de le valois,
dans un bureau avec 5-6 personnes,
qui sont les potes de mon pote,
et tous ont des casques sur la tête.
Ah Péné, t'es là ?
Génial, viens, tu vas essayer de gravir une montagne.
Euh ok, est-ce que je dois changer de chose sur ?
Mais non, ça se joue seulement avec les mains.
Ok.
Il me mette le casque magique
et je me retrouve en plein pôle Nord,
avec des manettes en guise de piollets,
et je ne sais pas ce qui se passe,
mais j'ai froid et je sens le vin chaud.
C'est de la pure projection
parce qu'il n'y a pas du tout sensation d'odeur
ni de température,
mais on s'y croirait.
Alors je commence à planter un piollet dans la montagne,
puis un deuxième,
et je recommence,
et je me reprends même à plusieurs fois
parce que j'y vais trop fort tellement
je suis pas à l'aise d'être en haut d'une montagne,
et que mon piollet se coince dans la neige,
et j'essaye tant bien que mal de le dénerger.
J'entends d'ailleurs
tous les autres retours de moi qui se marrent,
et je comprends pas bien pourquoi.
Au bout de dix minutes dans la neige,
le spécialiste VR m'enlève me casque et me dit,
« Viens, Penelope, on va te faire sauter du 80e étage
d'une tour à New York City ».
Quoi ? Mais vous êtes des grands malades ?
Mais non, mais Penelope,
c'est la réalité virtuelle, détends-toi.
Non mais c'est mort, je saute pas du haut d'une tour, moi.
Mais tu saute pas, c'est un jeu,
c'est une expérience sensoriale immersive.
Tu crois que tu sautes, mais tu saute pas, panique pas.
Et là, je me retrouve en plein Greenwich Village.
Il y a des gens qui marchent dans les rues,
ils sont tous avec un café Starbucks à la main,
un sac de sport sur le dos et les écouteurs aux oreilles.
Je me retrouve devant une porte, je l'ouvre,
je vois un ascenseur, je rentre dedans,
et là, j'ai plusieurs options.
Mais ce qui m'interpelle,
c'est clairement le dernier bouton, celui du haut,
du top floor.
Il y a, à côté du numéro 80,
une flamme avec écrit « danger ».
Je suis plutôt du genre aventurier, alors je me lance.
L'ascenseur monte, moi je bouge plus,
de paix, de paix, de paix, de paix,
et je me suis dit « je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que je suis pas sûr que
sur une planche en bois je suis juste en train de jouer sauf que là je suis en train de jouer à me suicider
non c'est impossible je suis incapable de marcher sur cette planche fait un effort fait un effort et je commence à marcher sur la planche petit pas par petit pas
non non franchement je peux pas aller plus loin putain mais j'ai pas envie de crever bordel
les autres se marrent et ça me stresse encore plus je peux pas marcher sur cette planche
pénélope on est là il ne peut rien t'arriver tu réalises quand même péné que t'arrives pas à marcher sur une planche au dessus du vide
alors même que tu es dans un bureau et qu'il n'y a pas de vide
Oui je sais mais j'ai quand même trop peur là, c'est hallucinant d'ailleurs mais je suis incapable.
Je me fais violence et je continue petit pas par petit pas.
Je suis au milieu du bout de bois et là je commence à faire une mini crise d'angoisse.
Non mais je veux pas mourir, je veux pas mourir, arrêter, mais je veux pas mourir putain.
Je sais qu'on va tous mourir un jour mais même je veux pas que ça m'arrive maintenant pas tout de suite.
Je suis prise de panique, je suis même tétanisée, je ne peux plus bouger,
j'ai peur de faire retour en arrière alors je m'asseois tout doucement sur cette planche
avec la peur bleue qu'elle se détache de l'ascenseur.
Et je reste assise en lotus sans bouger et en pleurant.
Au bout de 2 minutes à pleurer comme un bébé où je ne comprends pas comment je vais réussir à me sortir de ce monde,
mon pote m'enlève mon casque et je me retrouve assise au milieu du bureau,
les gens ventailleurs sur la moquette avec tous mes potes assises sur le canapé en train de boire des bières.
Franchement, je crois que mon cerveau il n'arrive pas à faire la différence de fiction et réalité.
En même temps, c'est peut-être pour ça que tous mes épisodes de l'ARNAC sont réels
et que mes fictions sont toujours inspirées de faire réels.
Et si vous voulez savoir comment s'est passé la première fois que je suis retourné vivre chez mes parents pendant une semaine,
écoutez jeudi l'épisode numéro 14.
La toile sur écoute !