La toile sur écoute.
17 décembre.
Ouvrez la podcast.
C'est le 17 décembre.
Cette podcast a été sponsorisée par Cochonou.
Vous savez, cette marque de saucisson dont on connaît finalement plus le slogan
que le goût du saucisson, faut de ne pas en acheter.
Cochonou, le vrai bon goût, comment la mocher nous.
Alors en s'étant de hashtag Mitu, je suis très étonnée quand même que personne n'est parodier ce slogan.
Alors je vais le faire, j'annonce que je suis pas certaine de l'impact.
Mais bon.
Les gros cochons, les vrais bons, qu'on ne veut pas à la maison.
Merci.
Salut les arnaqueurs, c'est Pépé.
Mais bon, je préfère quand même que vous m'appeliez Pénouche.
Dans cette 17ème podcast du calendrier de l'arnaque, je vais vous parler de ce que ça fait d'avoir 36 ans.
Sans vous spoiler, je peux vous dire que ça y est, je ne me rajouterai plus jamais un an de plus pour paraître mature.
En vrai, je suis comme tout le monde, parisienne, 36 ans et fier de les avoir.
Alors ça y est, on ne va pas se mentir, j'entre dans la tranche de la quarantaine.
Enfin, disons que je suis sur le toboggan glissant qui donne sur la quarantaine.
Est-ce que je le vis bien ?
Bah oui, pourquoi ? Oui, oui.
C'est un souci d'être célibataire, de ne pas avoir d'enfants, d'être chômage et de raconter ses vie en podcast ?
Pas du tout, je vois pas le... non non, non non.
Non, en vrai je suis très heureuse d'avoir 36 ans.
Le seul truc qui m'angoisse un peu, c'est qu'il me reste plus que 14 ans pour me payer une Rolex si je veux pas avoir raté ma vie.
Mais sinon, c'est jamais d'avoir 36 ans.
Mais oui, déjà parce que on entame quelque part un peu la deuxième partie de sa vie.
Et c'est un peu comme les Kit Kats finalement.
La deuxième barre de Kit Kats, elle est toujours meilleure que la première,
parce qu'on sait exactement comment il faut faire pour la manger en se faisant kiffer.
On a assez d'expérience pour savoir ce qu'on ne veut pas, on a assez morphlé pour faire les bons choix,
on est dans une quête de vivre qui nous fait prendre des décisions qu'on n'aurait jamais prises à 25 ans,
on a écrémé les relations nocives, on s'en fout de ne pas sortir un vendredi ni un samedi soir,
on kiffe la solitude au point de déjeuner seul très souvent sans avoir besoin d'un appui pour se donner de la constance,
on ne donne plus de fausses raisons quand on annule un dîner, on dit clairement qu'on a la flemme ou qu'on est fatigué,
on ne sauf juste que d'ailleurs plus du tout qu'on vous annule un dîner,
on fait l'effort de ne plus être en retard parce qu'on respecte le temps de l'autre,
on appelle pour annuler une réservation au restaurant parce qu'on respecte le travail des autres,
on dit pardon beaucoup plus facilement, on n'aime plus les conflits quand c'est ce qui nous animait à 25 ans pour mettre du piment dans sa vie,
on dit merci à tout bout de champ parce qu'on est reconnaissant et politique,
on claque sa démission même si on n'a rien derrière parce qu'on sait qu'il est important de se préserver,
on ne se compare plus aux autres, on devient moins panier percé parce qu'on flippe pour sa retraite,
on se fait draguer par les petits jeunes qui vont regarder avec des jeunes mères l'enfrie,
on prend confiance en notre pouvoir de séduction parce qu'on se connaît mieux,
on ne regarde plus la télé, on n'attend plus le message de l'anniversaire sur son vol Facebook,
on appelle pour souhaiter bon anniversaire, on ne reproche plus à ses potes de ne pas nous avoir appelés
pour l'anniversaire, on ne critique plus les gens parce qu'on devient tolérant,
on se met des races une fois tous les 3 mois seulement parce qu'on met une semaine à s'en remettre
et on prend soin de soi parce qu'on voit qu'un régime de 3 semaines ne suffit plus à perdre 4 kg.
En revanche, c'est vrai qu'on est complètement largué sur les expressions à la mode,
on dit les jeunes quand on parle de ceux qui ont 30 ans, on se fait zyuter de haut en bas quand on arrive dans un bar un peu cool,
on se plaint de ne pas trouver d'endroit pour sortir où il y a des mecs célibataires dans notre âge parce qu'il n'y a plus de mecs célibataires dans notre âge,
on a des théories surtout, ce qui nous fait un peu passer pour des rabats de la joie,
on s'entendit régulièrement qu'on ressemble à notre mère, on prend mal quand on rencontre quelqu'un qui nous dit qu'on a l'air d'avoir 36 ans,
on flippe pour son horloge biologique même si on n'a pas envie d'enfant tout de suite, on subit les 36 ans pas d'enfant,
ah ouais il va falloir 6 mètres, même si au fond de nous ça nous glisse dessus,
on a un budget exorbitant d'abonnements en tout genre, Netflix, Amazon Prime, OCS, HBO, Spotify, Salle de Sport,
Passe Navigou, Je C'est Limiter, Body Minute, plus tous ceux auxquels on sait jamais des abonnés parce qu'on n'a pas le temps de le faire,
on cumule les cartes de fidélité parce qu'on est attachés à nos commerces de proximité,
on est dans les systèmes informatiques dans la tranche de plus de 35 ans,
on ne peut plus participer à beaucoup de concours en tout genre parce que la limite d'âge est 35 ans,
et on galère à trouver un job à la hauteur de notre expérience avec nos prétentions salariales exigeantes.
Mais l'un dans l'autre, de toute façon, on n'a pas tellement de choix, alors 25, 30, 36 ou 55,
on n'a pas d'autre choix que d'essayer de se faire kiffer et de se dire surtout que tout peut s'arrêter d'une minute à l'autre,
donc finalement prendre un an de plus, c'est presque une victoire sur la vie.
A demain pour ouvrir la 18ème podcast du calendrier de l'arnaque et je vais vous parler de raclette.