La toile sur écoute !
Cet épisode a été réalisé grâce à la bière Corona.
Vous savez, cette bière qui a subi une perte de 10% de son bénéfice d'exploitation depuis la psychose du coronavirus.
D'ailleurs, vous savez que c'était la bière préférée de Jacques Chirac ?
C'est fou quand on y pense, hein.
Heureusement que le virus ne s'appelle pas le podcast virus.
Y'en avait plus personne à écouter mes podcasts.
Salut Zernaker, c'est PD-LABUFF.
Et comme la vie est une fête, vous pouvez même m'appeler Peppet.
Dans ce dixième épisode de la saison 8 de l'Arnaque,
je vais vous parler de ce qu'on peut encore faire dans la rue.
Ça ne veut dire pas grand chose.
Sans vous spoiler, je peux vous dire que je crois qu'on va tous mourir de paranoïa.
En vrai, je suis comme tout le monde, hein.
Parisienne, 36 ans et, au dernier nouvel, je n'ai pas le coronavirus.
Wouhou ! Wouhou !
Bon alors, si y'a un sujet qui m'exaspère en ce moment, c'est clairement le coronavirus.
D'ailleurs, je n'y peux rien sujet et en même temps, je n'ai plus besoin de le lire
parce que tout le monde en parle tellement tout le temps
que j'ai l'impression de vivre avec ce virus au-dessus de ma tête toute la journée.
Et ça, je m'en suis vraiment rendu compte hier.
Je suis allé à un rendez-vous dans une grande entreprise.
Je me présente à l'accueil.
Bonjour, j'ai rendez-vous avec Monsieur Beep.
Oui, vous êtes PD-LABUFF.
PD-LAB, comment ?
BUFF.
Oula !
Excusez-moi, j'ai postionné.
Euh... Oui.
En effet, oui.
Euh... Sécurité ! Sécurité !
Mlle Moisel vient de postionner sur mon classeur.
Que faisons-nous ?
Mlle Moisel, pour quelle raison avez-vous postionné ?
Je vous demande, pardon, pour quelle raison j'ai postionné, mais je ne m'as pas fait gaffe.
Votre postillon est-il intentionnel, Mlle Moisel ?
Intentionnel ?
Non mais je crois que le postillon est rarement intentionnel, si.
Ecoutez, Mlle Moisel, si vous voulez bien vous reculer, voilà, merci.
Nous allons voir si votre rendez-vous peut vous recevoir en l'état.
Lunaire.
J'attends environ 20 minutes.
Et là, l'assistant de la personne que je dois voir arrive.
Enfin, disons que je vois se dessiner au loin dans le couloir une silhouette et j'entends...
Mlle Beep !
Euh... C'est moi qui l'appelle là.
Oui, oui, c'est vous.
Oui ?
Je suis l'assistant de M. Beep !
Suivez-moi, s'il vous plaît.
Euh... D'accord. J'avance, je passe les portes tiques, j'arrive près d'elle, je m'approche pour lui serrer la main.
Bonjour madame.
Hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop.
On n'a pas le droit de se serrer la main.
Pardon ? Mais vous ne suivez pas d'actualité, Mlle Moisel ?
Euh, si, si, si, si, mais on a toujours le droit de se parler ou comment ça se passe ?
Oui, oui, se parler, on a le droit, oui, même si c'est quand même recommandé d'avoir un masque.
Suivez-moi, je vous prie.
Donc je la suis très près, enfin normal, quoi.
Euh, excusez-moi Mlle Moisel, si vous voulez bien rester derrière moi, c'est le protocole de l'entreprise.
Donc je marche derrière elle, limite en courant parce qu'elle marche tellement vite parce que je pense qu'elle veut me fuir.
Et elle arrive devant le bureau de m'en rendez-vous.
Ah bonjour Penelope, comment allez-vous ?
Bah écoutez, ça va, merci.
Et là, il s'approche des mois et me fait la bise.
Oh pardon, on a pu le roi, désolé.
Non, non, bah écoutez, c'est pas grave, au contraire, moi je veux pas subir cette petite cause, c'est très bien.
Non, non, non, mais en fait, j'aurais vraiment pas dû, je suis désolé.
Non, non, mais je vous assure, c'est pas grave.
Non, non, mais en fait, ma femme est chinoise.
D'accord.
Et nous revions d'une semaine de ski en famille en Italie, mais il faut pas le dire sinon on va me mettre en quarantaine.
Non, non, je vous inquiétez pas, je dirais rien, y a pas de problème.
Non, mais déjà qu'ils ont mis toute la famille de mon frère en quarantaine fictive.
En quarantaine fictive, c'est-à-dire.
Eh bien comme mon frère est venu dîner chez nous à notre tour de ski, que l'école l'a pris par son fils,
ils ont interdit à son fils de venir à l'école, alors nous nous de l'accompagner à l'école
et à mon frère de venir le chercher et à sa femme de venir au conseil de classe.
D'accord, mais pourquoi est-ce qu'ils vous ont pas mis vous en quarantaine plutôt ?
Bah parce que je suis le patron de cette entreprise et que c'est moi qui décide.
D'accord, mais vous appliquez la quarantaine dans votre entreprise ?
Mais oui, je suis obligé pour tous ceux qui reviennent d'Italie ou de Chine.
Mais pas pour vous.
Bah non, pas pour moi.
Mais comment pouvez-vous faire appliquer une règle que vous ne vous imposiez pas à vous-même ?
Bah parce que j'ai pas un virus, mais vos employés longs ?
Ah bah je sais pas, mais je préfère ne pas prendre le risque.
Mais s'ils vous certifient qu'ils ne l'ont pas ?
Et je veux qu'ils m'apportent les résultats de leur test ?
Mais vous leur fournissez les vôtres ?
Mais non, je suis le boss.
Mais qu'est-ce que ça change ?
C'est moi qui décide.
Ah ça je crois que c'est bien compris monsieur, mais en quoi ça vous épargne de montrer pas de blanche ?
Bon écoutez, pénélope, je sais pas que vous étiez venu en mode offensive ce matin.
Ah non non mais pas du tout, j'essaie juste de comprendre en fait.
Non mais comprenez simplement que je suis le boss et que je fais ce que je veux.
D'accord, d'accord, d'accord.
Et très bien, bah écoutez, bah concrètement notre contrat du coup,
bah écoutez, pour notre contrat pénélope, on va se revoir là, j'ai plus trop le temps.
What the fuck ?
Je me suis déplacé pour rien, il m'a envoyé balader pour une histoire de coronavirus.
Donc moi je sais plus trop quoi penser de tout ça en fait.
Dans tous les cas, arrêtons de se faire emmerder partout, partout, pour tout, pour rien.
Et vivons comme on a envie de vivre, merde.
Ah c'est de bon pénélope, oui, allez !
Pénélope, président, pépète, présidente !
A lundi pour écouter le 11ème épisode de la saison 8.
La toile sur écoute !