La toile sur écoute !
Salut les arnaqueurs, c'est Penelabuff !
Vous vous souvenez de moi ?
Vous pensez que vous avez oublié ?
Mais non, jamais !
Dans ce troisième épisode de la saison 11 de l'arnaque
sur le thème de la fame, de la célébrité, de la noto quoi !
Je vais vous parler du jour où j'ai imaginé ce que ça ferait
si j'avais une copine ou un copain très célèbre.
Sans vous spoiler, je peux vous le dire qu'à la fin,
je ne sais pas ce qui est le plus relou.
Être une star ou être pote avec une star ?
En vrai, je suis comme tout le monde, hein.
Parégienne, transuitance, célibataire, enfin surtout la semaine.
Ceux qui suivent tous mes podcasts depuis le début savent que j'ai une grande sœur,
une grande sœur qui s'appelle Dodo,
enfin elle s'appelle pas Dodo mais moi je l'appelle Dodo,
enfin il n'y a pas que moi qui l'appelle Dodo mais...
Bref, et ma grande sœur Dodo, comme le mot grand de l'indique,
elle est plus âgée, elle a donc des amis plus âgés que moi,
jusqu'à là tout va bien,
et elle a des amis en tout genre, des business, people, des libéraux, des frilances,
et aussi des artistes.
Alors dans les artistes, il y a des archis, des directeurs artistiques,
des peintres, des galeristes, et aussi des acteurs.
Et dans les acteurs, il y a...
Alors, il n'y en a pas des tonnes, en l'occurrence il y en a un.
Un acteur qu'elle connaît depuis une dizaine d'années,
et donc que je connais depuis une dizaine d'années.
La première fois que je l'ai vu cet acteur, j'avais 26 ans.
C'était chez mes parents, à l'anniversaire de Dodo.
Elle faisait une fête, il y avait du monde,
je passais l'essentiel de la soirée dans la cuisine quand ce type est arrivé.
Je savais que je le connaissais mais je ne savais plus trop d'où.
Quelqu'un dans la cuisine appelle Patrick, et à ce moment-là, je me dis qu'en fait,
je ne le connais pas, je ne connais pas d'homme qui s'appelle Patrick,
et un type lui fait une blague, qui d'ailleurs devenu ma blague préférée.
Attention, tenez-vous bien, il lui dit,
« Salut Patrick ! »
Et là, il explose de rire.
Personne ne comprend, et moi non plus.
Et le type dit, « Bah, tu connais pas la contrepétrie ? Salut Patrick ! »
Bah non, bah ça donne sa pulatrique.
Silence dans la cuisine, personne ne rit,
sauf Patrick qui esquit son léger sourire complice pour pas mettre le type dans l'embarras,
parce qu'en fait, il est comme ça Patrick, c'est un hyper gentil.
Donc je suis allé lui parler, et là à sa voix, je sais, je sais,
et je peux pas redester.
« Patrick, est-ce que tu serais pas Nicolas ? »
Il se marre, et il me dit, « Je suis plus Patrick que Nicolas, mais oui, je suis un peu Nicolas. »
Alors on n'a plus jamais parlé,
mais à ce moment-là, j'ai la confirmation de qui c'est, et ça me suffit.
Je sympathise avec Nicolas, enfin avec Patrick.
Je vais déjeuner avec Patrick, comme on va déjeuner avec un pote, trop sympa.
C'est-à-dire qu'on se retrouve à un endroit, on choisit un restaurant, il fait beau,
je n'ai pas pensé à lui demander s'il préférait intérieur ou terrasse,
parce qu'il fait tellement beau que je m'installe, normal.
On discute de tout, il ne rien, et là les menus ne sont pas encore sur la table,
qu'une fille s'approche de Patrick pour lui demander un autographe.
Bon, ok, sympa, Patrick accepte.
Puis une autre, puis une autre, puis une autre, qui demande un selfie,
puis une autre, puis une autre, qui demande un autre selfie, puis une autre.
Bref, évidemment Patrick est un peu emmerdé pour moi,
parce que c'est quasi impossible de finir une conversation.
On finit enfin par réussir à commander.
Les plats arrivent, et là, si personne ne vient lui demander quoi que ce soit,
pendant compte des jeunes, thank god, je sens une pression,
des regards un peu insistants, des gens qui se retournent,
qui regardent lui et qui me regardent moi au passage.
Et en fait, ils doivent être en train de se demander qui je suis.
Est-ce que je suis la meuf de Patrick, est-ce que je suis connu ?
Peut-être qu'ils essaient d'imaginer, de deviner ce que Patrick est en train de se dire,
ou ce qu'il est en train de me dire.
Enfin, en tous les cas, c'est insupportable, surtout pour lui, mais aussi pour moi.
On sent qu'on ne peut pas parler trop fort, que la tension est sur nous,
et là je lui dis, mais Patrick c'est tout le temps comme ça quand t'es dehors.
Il me dit oui, alors pas tout le temps, mais souvent, mais ça dépend des endroits où je vais.
Mais du coup tu fais comment ?
Bah je vis avec, j'ai choisi un métier public, donc c'est le jeu.
Mais tu peux aller boire ton café tous les matins au café du coin ?
Bah tu sais, Penelope, j'habite à la campagne.
Et là en fait, je comprends pourquoi on ne voit jamais de célébrité dans les rues,
parce qu'elle vive loin, elle vive à la campagne, elle fuit la ville,
où les gens sont curieux et un peu intrusifs.
Et là je suis très énervé pour lui, énervé, qui ne puisse pas être tranquille,
qui ne puisse pas faire sa vie, pénare quoi.
Je suis énervé qu'on puisse pas avoir une conversation normale dans l'endroit qu'on veut,
et aussi un peu énervé, parce que quand les gens viennent lui demander
un selfie une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, dix fois,
ça commence à être un peu relou, parce que tu ne peux pas terminer ta conversation.
Et au passage, ils ne me regardent pas, donc ils ne me disent pas pardon, pas bonjour, pas merde, rien.
T'es complètement transparent, on s'en fout parce qu'on ne les connaît pas,
mais en face, t'as ton pote qui est là, à faire son selfie, et toi t'attends,
pour pouvoir reprendre ta conversation.
Pas de truc, il est carrément désolé pour moi, je lui propose d'y aller,
d'aller prendre un dessert ailleurs, même si potentiellement ailleurs ce serait la même chose.
On bouge, toute la terrasse le regarde se levé, comme s'il allait se levé d'une manière différente
qu'un inconnu, parce que c'est Nicolas, des lennes et garçons, et oui, parce que Patrick,
c'est Nicolas des lennes et garçons, Patrick puis débat.
Et en fait, les gens le regardent comme s'il est être en tongues,
parce qu'il passe tous ces épisodes à la plage, comme si les lennes allaient surgir de sous la table,
comme si, comme si, comme si, comme si.
Bref, je réalise que c'est difficile d'être une star, et d'avoir une vie simple,
et je réalise aussi que c'est pas marrant d'être pote avec une star,
parce que par ricochet, tu tapes tous les mauvais côtés, que la star se tape de son côté.
Ah voilà, si vous avez à tout prix envie d'être une star, je crois que c'est pas marrant marrant.
Si vous êtes du genre à demander des selfies, franchement, c'est pas très marrant marrant pour la star.
Donc finalement, la célébrité de près ou de loin, de l'intérieur ou l'extérieur, c'est pas marrant marrant.
Et d'ailleurs, peut-être que cet épisode, il n'est pas non plus marrant marrant.
Et si vous voulez que je vous raconte le jour où je me suis fait draguer par Patrick Bruel,
écoutez l'épisode numéro 4.
La toile se réécoute.
Ici, pour préserver la nature, il fallait d'abord l'écouter,
la comprendre, s'en émerveiller, la questionner jusqu'au bout de la nuit.
Répondre à la nuit, c'est le nouveau roman d'Ania Sledig,
une ode au monde sauvage et à sa poésie.
L'histoire d'une jeune femme au cœur de la forêt vogienne,
une combattante de la nuit, prétale et jusqu'au bout d'elle-même pour protéger le vivant,
quitte à frôler les ténèbres, quitte aussi à mettre en péril le grand amour de sa vie.
Répondre à la nuit, le plus lumineux des romans d'Ania Sledig chez Albin Michel.