La toile sur écoute !
Salut les arnaqueurs, c'est Penelabuff !
Vous vous souvenez de moi ?
Vous pensez que vous avez oublié hein ?
MAIS JAMAIS !
Dans ce cinquième épisode de la saison 11 de l'arnaque,
sur le thème de la fame, de la célébrité, de la noto quoi,
je vais vous parler du jour où je me suis pris un vent énorme par Vincent Lindo.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
je fais moins la maligne quand je cours au jardin du Luxembourg.
En vrai, je suis comme tout le monde hein, parisienne, 38 ans, célibataire,
et au cas où vous ne souriez pas, ça arrive, je fais des podcasts.
Ah bon ? Oh bah, how bizarre !
Et j'adore développer des nouveaux formats assez régulièrement.
Et en plus de ça, ça n'a rien à voir,
mais je pose le contexte là, ça c'est pour les nouveaux qui découvrent l'arnaque,
je cours assez régulièrement dans un grand parc à Paris,
qui s'appelle le jardin du Luxembourg.
Et qui dit jardin du Luxembourg dit, population très chic qui court.
Et oui, parce que c'est dans le sixième arrondissement.
Et je dis chic, mais je devrais aussi ajouter,
c'est célèbre.
Et oui les gars, moi je ne cours pas sur un tapis,
mais en regardant dans le miroir, non non non, je cours en croisant des gens qui se regardent le nombril.
C'est bien plus intéressant.
Et donc je croise par exemple,
euh, en fait, en courant je ne croise pas grand monde,
mais si, enfin quand même une personne, je croise Vincent Lundon.
Mais dans le quartier en marchand, en revanche, je croise Vincent Elbas,
Catherine De Neuve, Louis-Garrelle, Puy-Omar Maï, etc.
Moralité, les stars ne font pas de footings au parc,
soit parce qu'ils ne font pas de footings tout court,
soit parce qu'ils ne veulent pas être emmerdés.
C'est assez probable.
Parce que typiquement, si moi je suis capable d'aller emmerder Vincent Lundon pendant qu'il court,
c'est que j'imagine qu'il y en a d'autres qui sont prêts à faire bien plus que ça.
Et donc c'était il y a quelques temps,
j'étais en plein dans la production de mon podcast
Big Parole
Big Parole
Alors là, les nouveaux qui découvrent l'arnaque,
euh, je peux pas non plus tout vous updatez,
il faut que vous allez écouter le podcast
Big Parole
et je cherchais à faire le portrait d'une nouvelle personnalité.
Je parcourir pour maérée la tête,
je croise Vincent Lundon qui court à contre courant de mon sens de course,
cette phrase n'a aucun sens,
et au moment où nos corps se croisent,
sans se toucher évidemment,
je fais demi-tour et je le suis.
Je le suis sur quelques mètres,
mais j'ai tellement peur qu'ils me prennent pour une folle
ou une mauvaise détective privée
que je cours plus vite pour le rattraper
et arriver à sa hauteur.
Bonjour Vincent Lundon,
là il me fait un petit sourire en pensant que ça va me suffire
et que je vais me barrer,
mais que nenni,
je reste près de lui,
pas trop près non plus pour éviter de le faire flipper,
il lui laissait un peu d'espace vital
et là je lui dis,
voilà en fait je fais des podcasts qui cartonnent
et notamment un qui s'appelle Big Parole
et j'interview des gens qui ont eu un parcours
et là j'ai pas le temps de finir ma phrase,
qui lèvent la main façon fatal basouka
et il me dit,
non, pas intéressé.
Oh bah attendez Vincent,
je vous ai pas décrit tout le format,
j'ai pas de réseau sociaux,
j'ai pas la télévision,
je fais pas ce genre de trucs.
Ok, alors ce n'est ni la télévision,
ni des réseaux sociaux,
en fait c'est un format audio,
on ne verra d'ailleurs pas votre tête,
non non non non,
il n'a qu'ils s'amusent avec ça,
qu'ils font leur business avec ça,
moi ça m'intéresse pas,
aller demander à Gilles Lelouch ou Agui Omkane,
éventuellement,
mais ça c'est de la merde,
plus personne ne se parle,
plus personne ne se regarde,
ça sert à quoi franchement les réseaux sociaux,
moi mon taf il est compréhendant en tant qu'acteur,
alors j'attends, voilà c'est ça mon taf,
c'est d'attendre qu'on me prenne en tant qu'acteur,
c'est pas d'aller me montrer mon cul
comme ça et de parler en interview,
je vais pas aller me prostituer,
c'est quoi ces conneries là,
allez bonne journée,
et là ils continuent de courir,
et là vous me connaissez,
moi je suis déjà insisté,
mais là bah non,
j'ai commencé à ralentir
pour le laisser courir devant,
et j'ai laissé filer,
je me suis dit que cette conversation
avait quand même dû ou plus créé un petit lien quand même,
alors,
quand je l'ai croisé le lendemain matin
au Sauvignon qui est le bar en bas de chez moi,
et donc a priori de chez lui,
eh bien je me suis insélé juste à côté de lui,
et je lui ai dit,
Monsieur Lindon,
est-ce que je peux vous parler un peu plus longuement maintenant
que vous êtes puant en train de cracher vos poumons,
rapport à hier quoi,
il a levé la tête de son café,
m'a regardé,
et il m'a dit,
«Coutez mademoiselle, je sais pas qui vous êtes,
j'ai pas envie de comment merde,
merci,
et il a remis la tête dans sa tasse de café.
Le serveur est arrivé,
il m'a demandé ce que je voulais,
je me suis dit que être assis à côté de quelqu'un
qui vient de nous foutre un énorme vent
parce qu'il ne nous remet pas,
et surtout qui s'en fout, mais royal,
ça risquait de faire un peu long,
et j'ai dit,
rien merci en fait,
j'ai pas mon porte-monnaie,
je sais pas pourquoi j'ai trouvé une excuse,
c'était con,
je me suis levé,
je lui ai adressé un dernier,
bonne journée,
ce à quoi il a répondu,
ouais, bonne, bonne, bonne journée, ouais.
Voilà, c'est tout.
Enfin, moralité,
parler à une star qui court,
ça peut faire un four,
et surtout, moi qui m'étais imaginée refaire avec lui
la scène du rose à lèvres d'enfants-fans,
là dans le téléphérique, au ski,
ça m'a brisé le moral,
et maintenant, dès que je vois une star,
je baisse les yeux.
Voilà, donc si vous êtes une star,
que vous écoutez ce podcast-là,
et que vous me croisez,
si vous plaît,
ne venez pas me parler,
parce que je vais vous mettre un vent.
Voilà, je suis en cuillère, c'est comme ça.
Et si vous voulez le jour à compte,
ce qui s'est passé,
quand je me suis retrouvé en vacances
avec Olivier Roustin,
le directeur artistique de Balmain,
écoutez l'épisode numéro 6,
La toile sur écoute.