La Toile
Salut les arnaqueurs, c'est Pénouche, vous penez le buff si vous êtes un directeur marketing.
Dans ce deuxième épisode de la saison 12 de l'arnaque, je vais vous parler de la nouvelle génération de la Gen Z,
ou de la Gen Z, enfin moi je dis JZ, je dis pas JZ, bref, dans le contexte du travail.
Sans vous spoiler, je peux vous dire que je n'y comprends rien.
En vrai je suis comme tout le monde, Parisienne, CEO, 39 ans, et comme je n'ai plus 34 ans depuis 5 ans,
eh bien j'ai changé. Ça veut dire que maintenant, mes journées je les passe plus à écrire,
ni à chiller, ni à swiper sur Tinder à la recherche du grand amour,
qui ne me viendra pas mais à recruter, manager, vendre, faire les payes, chercher les clients,
relancer les clients, séduire les clients et donc à la fin de la journée,
j'ai la tête farcie comme une tomate qui sort du four.
Du coup, j'ai besoin d'un chef de projet, en plus des 8 salariés que j'ai avec moi.
Donc je fais quoi ? Eh bien je mets une annonce sur LinkedIn.
C'est gratuit, c'est efficace et donc je fais une belle offre à accompagner d'un bon texte que je poste.
Je reçois pour ce poste de chef de projet plus de 70 candidatures, alors j'en supprime plus de la moitié
qu'il ne correspond pas du tout à l'intitulé du poste, on se demande pourquoi ils ont postulé,
et j'en sélectionne 5 qui ont un parcours intéressant et surtout leur CV est accompagné d'un texte hyper motivé.
Donc je vais passer les 4 premiers endretiens, mais entre l'une qui veut rester à Carpentra et ne travailler qu'à 80%,
un autre qui dit le but en blanc qu'il ne travaille que sur des Macs,
qu'il n'utilisera pas son téléphone perso pour passer des coups de fil pro,
une qui me dit d'entrée de jeu, je peux te tutoyer parce que le mouvement ça met une distance,
or pour moi un manager, certes il a un meilleur salaire mais il n'est pas supérieur dans les faits,
car personne n'est supérieur, ok.
Et puis le 4ème candidat qui répond un peu par Onomatopée,
et donc comment s'est passé ta dernière expérience ? Bien, et que peux-tu m'en dire ?
C'était bien, et qu'est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Un peu tout, un peu tout,
même si tout ça s'est vain car on va tous crever.
Hein, d'accord, bon en vrai je suis un peu d'accord avec lui mais j'étais un peu désespéré.
Alors peut-être que je m'en demande trop, peut-être que je suis trop exigeante,
peut-être que je ne m'adapte pas aux nouvelles formes de travail,
mais je suis quand même convaincu qu'il est possible de trouver des gens motivés,
avec surtout ça t'envie de faire partie d'une petite boîte et de la faire grandir,
donc je fais ce 5ème et dernier entretien, le coeur un peu serré en croisant les doigts,
les doigts de pieds, les cheveux, tout.
Et pour le coup, l'entretien se passe plutôt bien.
La fille est motivée, intelligente, créative, elle a l'air rigoureuse,
elle sait bien renseigner sur notre agence la toile, elle pose des questions pertinentes, elle challenge,
franchement on est sur un 10 sur 10.
Et puis, alors que dans ma tête je sais déjà que je vais lui faire une proposition,
je sais pas pourquoi, je lui demande une extrémice avant la fin d'entretien,
c'est quoi ta vision du travail ?
Et là, elle me répond.
Ah bah, le travail c'est le travail hein, on est bien obligés, on n'a pas le choix.
Evidemment que si je pouvais ne pas travailler bah, je travaillerais pas.
Et voilà, patatra.
La pauvre, la pauvre elle a pris pour tout le monde.
Mais voilà, en train de lui sortir, mais Olivia, mais qu'est-ce qui s'est passé depuis les grecs ?
Est-ce que tu le sais toi, depuis les grecs ? Euh bah non.
Et bien moi non plus j'en sais rien, Olivia.
Mais à quel moment on n'a pas évolué et on a gardé la notion de travail dans la même casque, l'habeur ?
Euh bah je sais pas.
Mais pourquoi t'envisage pas le travail comme un épanouissement ?
Une forme d'accomplissement ?
On pourrait pas le voir comme un lieu de prise de confiance en soi,
de développement personnel, d'expérience de vie, de divertissement, de kiff quoi.
Bah oui, mais il y a toujours des trucs un peu chiants à faire quand même.
Mais putain, quand tu fais marcher ton intellect pour créer de la valeur,
pour apprendre, pour transmettre, pour créer, pourquoi tu le vois comme une plaie, une corvée, une obligation ?
Ils ont fait quoi ? Tes managers et tes CEO pour donner cette image si peu attractive du boulot ?
Bah ils ont fait ce qu'ils ont pu.
Mais en fait c'est quoi le sujet ? Tu veux la semaine de quatre jours ?
Tu veux travailler le moins possible ?
Mais tu trouves pas ça génial de te retrouver dans une équipe qui partage la même en victoire, les mêmes kiff,
qui peuvent devenir tes potes, te faire apprendre plein de trucs, te challenger, te divertir,
potentiellement tu peux même pécho.
80% des coupes se rencontrent au boulot ?
Ah bah non, non, mais moi je privilégie ma vie de famille.
Ta vie de famille ?
Ta quel âge Olivier, rappelle-moi ?
24 ans.
24 ans, d'accord.
Oui mais j'ai quand même envie d'une vie de famille.
Mais, l'un m'empêche pas l'autre, tu peux très bien avoir une vie de famille.
Tu peux avoir des enfants qui fait ton boulot, c'est pas l'un ou l'autre, mais qui t'a mis ça en tête ?
Bah personne, c'est juste que je préfère kiffer avec mes potes et mon mec que te passer des heures derrière un ordinateur.
Voilà.
Bon bah évidemment je l'ai pas retenue, tout comme je n'ai pas retenu les quatre autres profils que j'avais sélectionné,
je sais donc toujours pas trouver ma perle rare de gestion de projet.
Alors ok, ok, ok, ok, ok, peut-être que c'est moi,
peut-être que je suis hasbine un peu dans ma façon de penser, dans ma façon de manager, c'est très possible.
Et si c'est pas moi en fait peu importe, on s'en fout, il faut que je m'adapte.
Donc finalement je me retrouve un peu comme il y a cinq ans,
parce qu'il y a cinq ans je devais m'adapter à ce que mes bosses voulaient,
et aujourd'hui je dois m'adapter au marché des candidats.
Est-ce que j'ai pas envie finalement de revenir à quand j'avais 34 ans et que je passais mes journées à faire ce qu'on me dit,
à faire ce que mes managers me disaient, à faire ce que mes bosses me disaient ?
Euh... Non.
Bah non, j'ai pas envie.
Mais du coup je fais quoi ?
Du coup je dois...
accepter du télétravail 80% à distance avec cette notion du travail qui n'est pas la mienne.
Ouais.
Eh bah créez votre boîte qui disait.
Et si vous voulez que je vous raconte comment je me suis retrouvée en teams avec un mec que je connaissais de loin.
Bref, écoutez l'épisode numéro 3.