J'ai trouvé ça bien - EP54

Durée: 5m38s

Date de sortie: 18/04/2024

Christian, showrunner, nous emmène dans les coulisses de sa série. Il nous apprend le jargon de la fiction sonore et nous fait découvrir les métiers passionnants d’un tas de gens à qui il montre sa carte de visite munie d'un flashcode. La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Laure Egoroff - Assistante réalisation : Clémence Bucher - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Noémie Landreau (Camille), Philippe Vieux (Christian), Ali Marhyar (Sami), Séraphin Rousseau (Alonso) - Comédiens silhouettes : Cécile Fisera - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

En moi c'est Christian, je suis un homme de l'ombre mais c'est moi le créateur de Simple Comme Bonjour,
le célèbre podcast quotidien. Au départ c'était une idée bête comme chou et puis c'est devenu un projet
pharaonique avec des techniciens, des acteurs, mon idée avait bien plu.
Dégagez le plateau putain !
Ah bah il est gros ce micro hein !
Pardon, vous marchez sur le câble ?
Vous inquiétez pas, je suis de la partie.
Tenez, je vous donne ma carte.
Vous avez un flash code qui va vers mon site.
Par nature moi je suis très curieux des autres.
Alors chaque jour je venais sur le plateau pour observer les préparatifs, assister aux répétitions
ou simplement flanner.
Vous êtes qui déjà ?
Ah bah je suis le créateur de la série.
Tenez, je vous redonne ma carte.
Il y a un flash code.
Ici on travaille, si vous ne servez à rien mettez-vous ailleurs.
Je dérange pas, promis, je suis une petite souris.
La chute de la peinville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec des effets de mise en abîme parce que...
Bah parce que c'est rigolo.
Episode 54, j'ai trouvé ça bien.
Côtoyer les artistes c'est une chance.
On en apprend beaucoup sur soi.
Mais quel est le con qui m'a pendu cette merde ?
Ce décor là, j'ai demandé une brasserie parisienne par un PMU de Provence.
Bah ouais mais ça se passe à l'impavile et à la radio, les décors...
À la radio tout sans temps.
Je vais devoir le répéter combien de fois.
Il y avait la grande star, Chloe Bloomington,
vu par exemple dans Pousse-toi de la que je m'y mette,
et le petit Alonzo, un gamin du quartier.
Je connaissais bien sa maman que j'avais parfois en consultation, Sofraud.
C'est quoi ça ?
Bah c'est ma guitare, je me suis dit...
Voilà, on sait jamais.
C'est pas une colo bordel !
Bon, elle est où la starlette ?
Je suis là.
Et c'est Camille Bourdin, venu exprès de Paris qui était à la réalisation.
Une grande du podcast.
Je ne la connaissais pas mais on la trouvait facilement sur internet.
Son site était très bien fait.
T'étais obligé de venir en pyjama ?
C'est Christian Dior.
Ce jour-là on enregistrait des maquettes.
Pardonnez mon jardin technique.
Et ça tourne.
Bonjour.
Une tradition s'il vous plaît.
Ça alors Luc, c'est toi Luc, je t'ai tant aimé.
Nul, refais.
Ah je trouvais ça bien moi.
Silence derrière !
C'est plat, sans vie, on dirait que t'es chez le fromager.
Bah je suis chez le boulanger.
Pas d'esprit, que je t'en souviens d'un mot.
J'avais bien aimé moi pourtant.
On me reprend où ?
Au début, ça tourne.
C'est quoi ces bruits ?
Monsieur !
Pardon, je prenais un bon moment.
Je suis chez quelqu'un, servez-vous.
On reprend où ?
Mais Camille Bourdin était une vraie professionnelle.
Ça se voyait tout de suite.
Ça alors Luc, c'est toi, je t'ai tant aimé.
C'est mou sans structure.
On fait pas du cinéma ici, on fait du podcast.
Bah il suffit de parler.
Pas comme ça.
Regarde comment tu te tiens là, t'es avachie.
On s'en fout.
Détrompe-toi.
On s'entoune dans la voie, ça pardonne pas.
Si t'es mal peignée, ça s'entend.
Si t'as des lunettes, ça s'entend.
J'ai des lentilles.
Et ben ça s'entend.
T'as quelqu'un en ce moment ?
Pourquoi tu me demandes ça ?
Parce que ça s'entend putain !
Ah les vedettes de cinéages, c'est ma plaie.
Bon, on n'arrive à rien.
On va faire venir pif.
Pif ?
Pif !
C'est pif qui va te donner la réplique.
Un chien ?
Bah euh... Normalement c'est moi qui...
Tu me fatigues Alonzo, prends ta journée.
Oui, Chloé, un chien.
J'ai fait venir ce chien pour te montrer qu'il joue mieux que toi.
Allez, ça tourne.
Ça alors Luc, c'est toi.
Ah Luc, je t'ai tant aimé.
Arrête, je suis affreuse.
Je...
Elle était en difficulté, la pauvre.
J'ai voulu l'encourager.
Qui a fait un clin d'œil ?
Je pensais pas que ça s'entendrait.
Tout s'entend.
Ça suffit, c'est humiliant, je veux...
Ce chien, il a sa vérité.
Il se cache pas derrière des masses.
Ça s'entend.
C'est vrai qu'il était épatant.
Mais sur le plateau, c'est vite devenu la foire d'empoigne.
Ma façon de travailler, te plaît pas, la porte est grande ouverte.
Si t'arrêtes comme toi, j'en trouve 10 par jour.
Allez, on reprend. Ça tourne.
C'est ton merde !
Ah, ben voilà !
Excusez-moi, je vais y aller.
J'ai eu une séance de développement personnel en visio,
avec un grand bonze d'internet, maître Zou.
Bonne continuation.
C'est ça aussi, les métiers passion.
A suivre sur Arter Radio.
Bonjour, maître Zou.
Comment s'est passé ta journée, Christian ?
Ça avance, ça plosait de podcast ?
Oh, ça prend forme, hein.
Ça...
Prend forme.
Et pour ne rien rater de ce qui se passe à la painville,
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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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