En rang par deux - EP58

Durée: 5m27s

Date de sortie: 24/04/2024

Parce qu'à la radio tout s'entend, Camille pose un ultimatum à la production de SCB. La Chute de LapinvilleLapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.
Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Laure Egoroff - Assistante réalisation : Clémence Bucher - Distribution : Clémence Bucher - Comédiens principaux : Flore Babled (Chloé), Noémie Landreau (Camille), Ali Marhyar (Sami), Aurélien Gabrielli (Lapin), Philippe Vieux (Christian) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

On répétait toujours le podcast de fiction simple comme bonjour.
Tous les jours, Camille Bourdin, notre réalisatrice,
arrivait en avance pour infliger dès le matin une petite humiliation à chacun.
Salut Camille.
T'es prêt à travailler là, Samy ?
Bah non, je viens d'arriver là.
Après, part toi d'abord et tu diras bonjour plus tard.
Bonjour Madame Bourdin.
Allez machin, plus d'acte et moins de parole là !
Coucou Camille, la forme ?
Voyez avec mon assistante.
Avant c'est qui ?
Ah, salut Pif, ça va mon vieux ?
Ouais, si c'est pour dire ça, tu peux fermer ta gueule.
Ce jour-là, Camille était d'une humeur particulièrement massacrante.
On l'a vite compris.
Où est mon décor ?
Qui a empilé des fruits et des légumes ?
J'avais demandé une école primaire, pas une épicerie !
C'est quoi ce bordel ?
Oh bah non, mon hôtel bouddhiste.
Alors, oui, c'est pour ça que je suis passée.
À propos du décor de l'école,
en voyant avec Madame Le Maire les questions de budget,
on s'est dit que, comme on a une école primaire ici, à la painville,
c'était peut-être plus simple de tourner là-bas.
Dans une école ?
Oui, c'est l'école Louis Ferdinand Céline juste à côté.
C'est les vacances, donc il n'y a personne.
J'ai pris les clés avec moi.
Comme vous dites souvent qu'à la radio, tout s'entend.
Vous voulez faire jouer les comédiens
dans une vraie école primaire ?
Euh, oui.
Vu que tout s'entend.
Non ?
Très bien.
Allons-y, allez, on vous suit.
Tout le monde en repart deux.
L'équipe a rassemblé le matériel
et on a tout apporté à l'école Louis Ferdinand Céline.
J'avais une vague impression de déjà vue, mais sans plus.
Allez les clowns, lisez vos textes.
Mais euh...
Gros le groin.
C'est la scène du flashback, c'est ça ?
Oui, à l'époque, dans Simple Comme Bonjour,
il y avait des flashbacks.
Alors, si je peux juste rappeler
quelques éléments clés de l'intrigue,
je peux ?
Oui ?
Bon, j'y vais.
Alors Simple Comme Bonjour, c'est donc l'histoire
d'une jeune femme, chloé,
qui retourne dans sa ville natale,
la Paimville,
pour y ouvrir un commerce de proximité.
Elle retrouve son amour d'enfance
qui est devenue maître d'école,
et y retourne amoureux.
Et voilà.
C'est bête comme chou.
Bon, après ça a pas mal bougé,
mais à l'origine c'était ça.
Ça tourne.
Ah, les brutes !
Luc, ça va ?
Ils t'ont pas fait trop mal ?
Après, normalement, c'est Alonzo.
Alonzo, mon partenaire,
avait disparu depuis plusieurs jours,
ce qui, tout en étant inquiétant,
était aussi un soulagement pour moi,
et probablement pour tout le monde.
Je vais chercher Pif.
Pas le temps, faites-le vous-même.
Merci d'avoir pris ma défense.
Je ne sais ce que j'aurais fait sans toi.
À partir de maintenant,
tu pourras toujours compter sur moi.
Promis ?
Oui, promis pour la vie.
Et voilà.
On n'y croit pas, on n'y est pas.
Pas de vie, pas de sentiments, pas de chair.
Ben, c'est une première...
Mais comment voulez-vous que ça marche, pauvre pomme ?
Ils ont 40 ans, les personnages en ont 8.
Mais comment pouvez-vous croire
que des gens, dans la deuxième moitié de leur vie,
vont pouvoir, juste en étant dans une vraie cour d'école,
jouer des enfants ?
Je...
À la radio, tout s'entend, tout !
Alors, Camille Bourdin a exigé qu'on construise
une réplique de l'école,
à l'échelle de pourrin,
pour que les comédiens se sentient immergés dans le décor.
Ou alors, on coupe toutes les scènes de flashback.
Oh, ben non. On ne comprendrait plus rien.
Et si on trouve des vrais enfants ?
Impossible, je suis allergique.
Je peux pas trop rester ici d'ailleurs.
Tchou !
Je...
Je vais en discuter avec madame le maire
et je reviens vers vous.
Dites, et pour mon extracteur de jus...
Silence, groin.
Et vous, inutile de revenir vers moi
avec autre chose qu'une école à l'échelle de pourrin.
Tant que j'aurai pas des corps, je suis officiellement en grève.
Compris ?
Tchou !
C'est forcément de pourrin.
Ah, ça peut être plus.
Plus grand, ok.
Je vous tiens au courant.
À ce moment-là, j'ai bien cru que c'était fini.
Et je dois dire que j'étais décieux.
Je comprenais, Camille.
Elle refusait tout compromis et elle avait raison.
Mais je voyais mal comment la production allait suivre.
Pourtant, au risque de spoiler, elle a suivi.
Et au risque de radoter,
c'est là que les emmerdes ont vraiment commencé.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Mon père, mon père, droit dans ses bottes.
Le monde peut s'écrouler tout ce qu'il intéresse

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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