
Amelia Earhart : à la conquête du ciel !
Durée: 17m5s
Date de sortie: 19/07/2023
durée : 00:17:05 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Véritable légende de l’aviation, Amelia Earhart est la première femme a traverser l’Atlantique en 1927. Véritable casse-cou, elle n'a cessé de voler par passion et pour offrir de nouveaux horizons aux femmes de son époque !
Les Odyssey de France Inter avec Pronote, toute la vie scolaire en une seule appli,
pour les profs, les élèves et aussi leur famille.
C'est un visage tout comme une amende, tourné vers le ciel, le regard gris bleu, ultra déterminé.
Amelia Herhart, 30 ans, a de grands rêves et une volonté en titale.
Véritable légende, elle n'a qu'un seul mot à la bouche.
Voler, voler, voler !
Dans les années 1930, la version en est assez débou, à chaque vol, les pilotes risquent leur vie.
Tant mieux, je ne suis pas du genre à avoir froid aux yeux, ni au coup d'ailleurs, comme je vais toujours mon cacherner.
Ah ! Chaud le bras ! Ah ! Je suis sur les wets !
Incroyable casqueau. Amelia Herhart est la femme de toutes les premières fois.
Elle multiplie les records sans cesse, elle repouche les limites.
Mes femmes, mes oiseaux, jusqu'où ira-tu, Amelia Herhart ?
Je ne sais pas alors, mais j'y vais !
Ah ! Comme on vous dit déjà ! Ah oui !
C'est parti pour une nouvelle odyssée !
Avant d'avoir 30 ans, Amelia en a 8 sept.
Voici donc 7 ans qu'elle est sur Terre, 7 ans qu'elle bondit, qu'elle vrombit, c'est une boule d'énergie.
Bonjour la jour !
Eh oui ! C'est elle là, qui vient de crier depuis la fenêtre de sa chambre.
Le soleil vient tout juste de se lever, et déjà, elle veut ravir les arbres, les oisillons, les brindères.
Bref, la terre entière.
Je n'ai qu'une chose à dire ! Fille la vie !
Nous sommes en 1910, Amelia habite chez ses grands-parents, dans la petite ville d'Achison, au beau milieu des États-Unis.
Son grand-père, en sergeuse, aime l'ordre.
Sir, yes sir !
Oh, purée, je ne suis pas aidée ! Bon, elle n'est pas de panique, les aventures, il faut aller les chercher.
L'imagination d'Amélie a une forêt fertile, elle nous pousse sans cesse de nouvelles idées. Elle ose tout.
Toujours suivie par ses petites serres murielles, elle s'embouvre dans des grottes effrayantes, cachées à l'intérieur de dangereuses fraises.
Eux, fallaises. Oui, fallaises.
Hé ho ! Y a quelqu'un ?
Hé ho !
Bouh !
Ah !
Elle chasse les rats à coups de carabine, ou bien, elle saute, toujours plus haut, toujours plus loin, au-dessus d'immenses fossés.
Muriel, muriel, regarde bien !
Alla une, alla deux, j'y vais !
Parfois ça passe, parfois.
Ouh !
La petite, à les genoux, recouverte de grottes.
En 1917, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Amélie a 17 ans.
Les soldats américains et canadiens, envoyés combattre en Europe, rentrent la gueule cabossée.
Amélie a découvert l'horreur de la guerre.
Je veux aider, me rendre utile.
Au Canada, où elle a rejoint sa sœur, elle devient aide infirmière dans un hôpital militaire.
Les soldats ont besoin de parler, Amélie a les écoute.
Et ce qu'elle est pilote raconte,
Pétard, elle est bouleversée.
On avion à piquer du nez, j'ai cru que j'allais y passer.
Et puis non, j'ai réussi à redresser le coucou, un miracle.
Quelques minutes plus tard, le soleil s'est levé.
Soudain, j'ai vu le monde, la terre, les villages, les forêts.
Tout cela était balayé d'or, et moi au-dessus qui volais.
J'étais devenu comme une toute petite feuille.
Ces pilotes qui n'ont pas hésité à risquer leur vie pour quelques minutes de bonheur dans les airs,
la fascinent, les meufs,
l'aventure, la draenaline, les exploits,
son cœur bat la chamade, ses yeux brits.
A l'époque, un mois en dieu, elle est à la hache.
Et encore, très peu de chemin s'ouvre pour les femmes.
Vous pouvez être une bonne mère et une bonne épouse.
Merci du cadeau.
Alors, que fais-je ?
Elle quitte la coûteste, direction la Californie.
Allô, Angeles, le soleil tape fort,
et le ciel est si bleu qu'il paraît immense.
M'a-t-un, midi et soir, Amélie a pensé aux pilotes canadiens.
Tout cela était balayé d'or, et moi au-dessus qui volais.
J'étais devenu comme une toute petite feuille.
Aussi, lorsqu'elle apprend qu'un aérodrome vient d'être inauguré au-dessus de la ville,
sans réfléchir, elle fonce.
Tous ses week-ends, elle épace désormais là-bas, le néant l'air.
Et elle regarde les avions, décollés, intérêts, brouillés, tournoisés.
Il est temps de passer à l'action.
Amélie a 23 ans.
Assise derrière le grand pilote, Franck Oaks.
Dans son biplon, c'est un petit avion avec deux ailes superposées.
Elle est sur le point de voler pour la première fois.
C'est son baptême de l'air.
Son cœur palpite.
Vous êtes prêtes, mademoiselle ?
C'est parti !
Un mécanicien tourne le lice.
La caroline libre, l'état de ferraille roule sur la piste,
il prend de l'élan, il quitte le son, ça y est !
Il déclare !
Plaqué sur son siège, le cœur sur l'estomac.
Amélie a se prend, gros paquet d'air sur le visage.
Elles sont levées, là, à tout d'un coup.
La terçaise est loin, l'horizon s'élargit, ils se font dans le bleu.
Ils font dans les aérices sont ailleurs.
C'est divin.
Quelques secondes suffisent à Amélie pour comprendre.
C'est ça et rien d'autre.
Je veux voler, voler, voler et puis c'est tout.
Maintenant, il faut apprendre.
L'aviation est un milieu d'hommes,
les femmes y sont très rares, mais pas totalement absentes.
C'est Anita Snook, l'une des premières pilotes américaines
qu'Amélie a choisi comme professeur.
Pour payer les cours qui coûtent affreusement cher,
Amélie enchaîne les petits boulots.
Elle n'est peut-être pas la meilleure des élèves,
mais certainement la plus fougueuse et la plus pressée.
Elle ne peut se passer ni du ciel ni de l'air.
Ce qu'elle veut, c'est pratiquer.
Décoler, atterrir et ma foi, ce qui se passe entre les deux,
elle verra bien.
Au bout de six mois, Amélie a réussi à économiser assez d'argent
pour acheter un petit avion d'occasion
qu'elle peint tout en jaune et robotise le canarié.
Toi et moi, on va faire des prouesses.
Le ciel dans ces années-là est un espace à explorer.
Tout est d'affaire à inventer,
tout est question d'exploit.
Amélie a compte bien prendre sa part,
pour elle et pour toutes les femmes.
Nous sommes tout aussi capables que les hommes,
et je vais le montrer.
Chaque vol, Amélie a le temps de grimper un peu plus haut dans les aies.
En octobre 1922, elle est la première femme à atteindre 4300 mètres d'altitude.
Huit mois plus tard, elle obtient sa licence de pilote.
Je suis la 16ème pilote américaine !
Le 21 mai 1927, les radios font une annonce, fraguassante.
A bord de son avion, le pilote Charles Lindbergh
vient de réussir à rejoindre Paris depuis New York,
en 33 heures et 30 minutes.
Il devient le premier pilote à traverser l'Atlantique,
sans faire d'escal. Bravo à lui !
Amélie, tu tombes presque de sa chaise.
La vache, il a fait !
Cet ennui-là, elle n'arrive pas à trouver le sommeil.
Elle imagine Charles Lindbergh dans son cockpit,
se faufiler entre les nuages, masque sur le visage,
cheveux battus par les vents.
Quel pied il a dû prendre !
Traverser l'Atlantique, elle aussi elle en est capable,
il faut qu'elle se lance, partit.
Mais avec quel moyen ? Et surtout, quand ?
Un an plus tard, le destin toque à sa porte.
Ou plutôt, ah oui, il passe un coup de téléphone.
Oui, c'est elle-même.
Devenir la première femme qui vole au-dessus de l'océan Atlantique ?
Si je suis partante !
Amélie devient rouge, bleu, violette,
elle bouillonne de joie, de bonheur,
elle se retient de hurler, de bondir en la vie, tout de même !
Elle offre parfois de merveilleux cadeaux.
Enfin, je crois ?
Pardon ? Vous pouvez répéter ? Je n'ai pas bien compris.
Le pilote Wilmer Stutz et son mécanicien Louis Gordon
seront ravis de vous avoir à bord de leur avion.
La douche n'est pas froide. Allez, glacial !
Moi, je traverserai l'Atlantique comme une simple passagère,
assis sur un strapon-don ?
Amélie Ayrart fait contre mauvaise fortune, bon gré.
Après tout, cela reste une expérience extraordinaire !
Le 17 juin 1928, Wilmer Stutz, Louis Gordon et Amélie Ayrart
décollent de Terre-Neuve, à l'est du Canada.
Après une traversée de 20h40 minutes,
il se pose à l'ouest de l'Angleterre.
20h40 ?
Wow ! Wow ! C'est un nouveau record !
L'équipage est acclamé partout dans le monde.
Amélie Ayrart devient une vedette.
Devant les crêpes qui fléchitent...
Euh, non, pardon.
Devant les plages qui crépitent,
elles montrent son plus beau sourire.
Oh, vous savez, j'ai seulement été transportée comme un sac de pommes de terre.
Je la referai à cette traversée.
Et cette fois, je serai seule au commande !
Après ça, notre pilote enchaîne les records et les vols spectaculaires.
Oh, m... m... m... m...
Elle l'a peur de rien.
En 1932, le moment est venu.
Amélie Ayrart va enfin tenter
cette fameuse traversée de l'Atlantique en solo.
Plusieurs femmes inventèles ont déjà essayé.
Toutes ont échoué,
trois ont même disparu en mer.
Le danger est bien réel.
Au-dessus de l'océan, aucune escale n'est possible.
Il faut tenir son avion coûte que coûte,
dans le froid, les tempêtes,
sans dormir, sans manger,
sans se perdre.
Amélie a plus déterminé que jamais,
a étudié toutes les cartes,
elle a bissonné son avion.
Elle est prête.
Le 20 mai 1932,
cinq ans jour pour jour après le vol de Lindberg,
Amélie Ayrart, d'école de ternur.
Souhaitez-moi bonne chance, Laurence !
C'est parti !
La pilote nude de toutes ses forces.
Ça va, Amélie ?
Euh, disons que je tiens le choc.
Enfin, le lendemain, elle atterrit en Irlande,
après une traversée de 14h et 56 minutes.
Ce qui veut dire que...
Oh oui, plus loin !
Elle a pulvérisé le record de Lindberg,
qui était de 33h.
Amélie a été entrée dans la légende.
Et maintenant, que faire ?
Et bien, Laurence, mais voler plus loin !
Voler plus haut !
Révé plus grand !
L'année d'après, elle traverse le continent américain
Encore une première, et deux ans plus tard,
en 1935, elle réussit l'expo
de survoler seuls et sans escale
tout l'océan Pacifique.
La front de l'Euse ne compte pas en rester là.
Le 20 mars 1937, elle décolle de l'île de Hawaii
pour tenter son plus grand défi,
réussir à faire le tour du monde en avion.
Après de nombreuses escalées et quelques pauses
pour problèmes techniques, en juillet 1937,
elle disparaît, hélas, au beau milieu de l'océan Pacifique.
Jamais, on ne l'a retrouvé.
Incroyable casque-coup, pilote légendaire adorée
de toute l'Amérique, Amélie Herrarte,
a connu le ciel.
Elle a volé par passion, et pour offrir aux femmes
un nouvel horizon.
Où est-tu passé, Amélie Herrarte ?
Qui sait, quelque part sans doute,
entre le ciel et la terre.
Derrière cet épisode,
il y a Marion Lollet, Alice Rouet,
Hélène Philly,
Basil Bocaire, Amélie Herrarte,
et moi, leur Grand Beusançon.
Les humains rêvent de voler depuis la nuit des temps,
mais le premier vol à bord d'un engin motorisé,
nous le devons, au frère américain Orville et Wilbur Wright.
Le 17 décembre 1903,
il s'envole au-dessus d'une plage,
à bord d'un bipelon de 12 mètres sans roue.
Et pipit, oooooh, je m'en bats, oooooh,
racontez-moi !
Les infos glanées
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