Leclerc bonjour !
Bonjour, je voudrais parler à Madame Loïc.
Madame Loïc ?
Bah oui, Madame Loïc des fromages Loïc.
C'est pour lui dire que j'adore son fromage fouetté.
Eh bien je crois qu'elle vous a entendu.
Car pour tous les fans de Madame Loïc,
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Lorsqu'on grandit,
on apprend que le monde est régi par des règles.
Par exemple, on est d'abord petit,
puis grand.
Ou encore, les animaux ne parlent pas.
Ou bien, on ne peut aller contre le temps,
ou la logique.
Ce sont là des certitudes rassurantes.
Mais que se passerait-il si tout basculé ?
On se retrouverait alors,
comme dans le roman de Lewis Carroll,
au pays des merveilles.
Pas toujours si merveilleux.
Dans l'Angleterre du XIXe siècle,
vivait une petite fille du nom d'Alice.
Alice était fort bien élevée,
connaissait par cœur ses leçons et ses poésies,
et s'occupait très bien de son chat d'Ina.
Elle menait une vie paisible,
parfois trop paisible.
Comme ce matin d'été,
ou allongé dans l'herbe,
Alice s'ennuiait tellement qu'elle manquait de s'endormir.
Quand soudain,
elle vit passer un lapin blanc.
Mais pas n'importe quel lapin.
Il courait et se lamentait en regardant
sa montre agousée.
« Oh là là, je suis en retard, tellement en retard ! »
Alice n'en croyait pas ses yeux.
Un lapin qui parlait,
et qui savait lire l'heure.
Héberlue,
elle décida de suivre cette étrange créature,
jusque dans son terrier.
Alice se faux-fila dans le trou,
mais il était bien plus profond que ce qu'elle pensait,
et elle se mit à tomber.
Elle tombait, tombait !
C'était si interminable
qu'elle se demanda si elle n'allait pas atterrir
de l'autre côté du monde en Australie.
Lorsqu'elle toucha enfin le sol,
le lapin avait disparu.
Et Alice se tenait dans une salle entourée de portes.
Au milieu, sur la table,
il y avait une clé.
Mais si petite qu'on aurait dit un jouet,
elle ne pourrait ouvrir aucune de ses portes.
Sauf peut-être celle-là,
à ses pieds, à peine plus grande qu'un trou à rat.
À genouiller, Alice l'ouvrit,
et vite apparaître,
un jardin son tueux.
Remplie de fleurs, osées flûves enivrantes,
et de fontaines sculptées,
c'était un paradis miniature.
Elle aurait aimé si promenée,
mais elle pouvait à peine y glisser sa main.
Et toutes les autres portes étaient fermées,
découragées.
Alice se mit à pleurer, à grosse goutte.
Quand soudain,
elle remarqua un petit flacon apparu sur la table.
« Buvez-moi ! » disait l'étiquette.
Alice le vida d'une traite,
et ziu ! se mit à rapetisser.
« Allait-elle pouvoir entrer dans le jardin ? »
« Et non ! »
Car elle rapetissa tellement qu'elle se trouva emportée
dans une mer d'eau salée,
ses larmes de tout à l'heure.
Alice était devenue si petite qu'elle se noyait
dans ses propres pleurs.
C'était une véritable mare
qui grandissait et l'emportait
loin du jardin enchanté.
Lorsqu'Alice parvente à regagner l'arrive,
elle était au milieu de la campagne.
Elle reprenait tout juste ses esprits,
quand le lapin blanc, passant en courant devant elle,
l'a pris pour sa bonne.
« Marianne, allez chercher mes gants à la maison !
Vite, je suis en retard ! »
Alice nous a pas protestés,
mais dans la maison du lapin,
au lieu des gants, elle trouva un flacon.
Si elle le buvait,
grandirait-elle à nouveau ?
Hop ! Alice grandit !
Oui, mais trop.
Sa tête heurta le plafond.
La chambre était trop petite pour elle.
Elle était coincée.
Lorsque le lapin vit un brajet en sortir de sa fenêtre,
il alerta ses voisins.
Il y avait un monstre dans sa maison.
Alasoooo !
Les animaux se mirent à catapulter des cailloux
sur la pauvre Alice.
Mais ces cailloux, en touchant le sol,
se transformaient en gâteau.
Alice, intriguée,
en saisie 1,
croquant,
et,
chiuu !
redevint toute petite.
Vite, elle s'échappa
et courut se cacher dans la forêt.
La pauvre Alice était abasourdie.
Qu'étais-ce donc que ce pays,
où les animaux parlaient,
et où l'on changeait de taille comme de chemise ?
Et elle-même,
qui était-elle ?
Une géante ?
Une petite poussette ?
S'appelait-elle encore Alice ?
Elle n'était plus sûre de rien.
Perdue dans ses pensées,
Alice se heurta au pied d'un champignon,
sur lequel se prélassait une grosse chenille bleue.
Hmm ?
Qui êtes-vous ?
Demanda la chenille.
Alice répondit.
Je ne sais plus bien.
Depuis que j'ai changé de taille,
je suis toute perdue.
Même les mots de mes poésies préférées
se mélangent dans ma tête.
Une seule chose de sûre,
j'en ai assez de mesurer 5 cm.
La chenille se redressa,
couroussée.
5 cm est une taille très raisonnable.
C'est la mienne.
Enfin, puisque vous y tenez,
vous pouvez manger de ce champignon.
Une bouchée d'un côté,
vous grandirez,
de l'autre, vous rappetisserez.
Oh !
Alice croquait dans le champignon
et retrouve à son allure de petite fille.
Ouf !
Elle s'attaille.
Quel soulagement !
Pleine d'entrain,
un gros bout de champignon dans la poche,
elle reprit son chemin.
Mais vers où ?
Avrédie, elle n'en avait aucune idée.
Le châque grimasson,
connu pour faire toujours la grimace,
apparu sur son chemin.
Vous pourriez aller chez le lièvre,
c'est à droite.
Où chez le chapeau lié ?
À gauche.
Mais attention,
ils sont tous fous.
Tout le monde est fou ici,
même vous.
Et le chat disparut.
En laissant flotter derrière lui,
sa grimace.
Un chat sans grimace,
souhaites,
mais une grimace sans chat,
c'était du jamais vu.
Alice tourna à droite
et arriva chez le lièvre.
Il était à tabler
avec le chapeau lié
et un loire,
devant une ribambelle de tasse de thé.
Je me suis fâché avec le temps,
voyez-vous ?
Depuis, il ne passe plus
et il est toujours l'heure du thé.
Alors, buvons du thé,
encore et encore !
expliqua le chat polier.
Le chat avait raison,
ces gens étaient fous.
Alice repartit,
se sentant plus seul que jamais.
Ce pays et ses habitants étaient absurdes.
Elle aimerait tant retrouver sa maison.
Et son chat, Dina,
avait-on pensé à lui donner son lait ?
Soudain, Alice remarqua
une porte découpée dans un arbre.
Curieuse, elle l'ouvrit
et se retrouva dans la salle
où elle avait atterri.
Peut-être que l'une des portes
menait chez elle,
mais d'abord,
elle voulait explorer
le beau jardin miniature.
Et grâce à son champignon,
en quelques bouchées,
elle atteint pile la bonne taille
pour y entrer.
Quel bonheur de se promener
dans les roses,
au son des oiseaux et des fontaines.
Après toute cette folie,
ce jardin était une vraie merveille,
un paradis de calme et de sérénité.
L'AREN ! L'AREN !
Devant Alice,
défilait une procession
de cartes à jouer.
Elle se frotte à les yeux,
mais pas de doute.
Venez d'abord les cartes
portant une pique, les soldats.
Puis, c'est l'ornée de carreaux de diamants,
les courtisans.
Et derrière eux,
le roi et la reine de cœur.
Arrivé de Vent Alice,
la reine s'arrêta brusquement.
Elle avait les joues
aussi rouges que les cœurs de sa robe,
et parlait en s'égozillant.
Hum, qui êtes-vous ?
Saviez-vous jouer au croquet ?
Alors venez.
Ou bien je vous fais couper la tête !
Le jeu de croquet,
très apprécié des anglais,
se joue traditionnellement
en poussant une boule à travers
des arceaux à l'aide d'un maillet de bois.
Mais le croquet de la reine
était un peu différent.
En guise de maillet,
on utilisait des flammes en rose.
Sauf que les oiseaux
ne voulaient jamais rester droits.
Au moment de frapper,
ils se tordait en battant des ailes.
Le temps de les maîtriser,
et la boule avait décampé.
Car au lieu d'une balle,
on utilisait un hérisson.
Quant aux arceaux,
ils étaient constitués de soldats
de la reine, courbés en deux.
Et ils ne cessaient de se déplacer.
Si malgré tout cela,
un joueur parvenait à marquer,
la reine poussait un Christ trident.
À la fin de la partie,
il ne restait plus qu'Alice,
la reine, le roi,
et une foule de prisonniers.
Le roi ordonna discrètement
aux soldats de les libérer.
S'il laissait sa femme couper
toutes les têtes qu'elle voulait,
le royaume serait vite dépeuplé.
A ses jouets, c'était l'heure de la justice.
Le valet de cœur était accusé
d'avoir volé
les délicieuses tartes
cuisinées par la reine.
Tout le paquet de cartes et les habitants du pays
s'était réuni pour assister au procès.
Le tribunal était constitué
du roi et de la reine,
du lapin blanc,
qui servait de gréfier prenant tout en note,
d'une demi-douzaine d'animaux,
les jurés, et des témoins.
On écouta d'abord le chapeau liéfou,
qui, bien sûr, dit n'importe quoi.
La reine voulu lui couper la tête,
mais il avait déjà filé
pour retrouver sa tasse de thé.
Puis le lapin blanc appela Alice à la barre.
La jeune fille ne savait rien.
Si ce n'est que ce procès absurde,
commençait à l'énerver.
D'ailleurs, les tartes étaient réapparues,
là, sur la table.
Alors pourquoi continuer ?
Mais la reine insistait.
Elle voulait déclarer le valet coupable,
et avant que les jurés délibèrent.
Quand lui couple la tête,
et à Alice aussi !
Sans n'était trop.
Alice se mit à crier,
et à chaque cri, elle grandissait.
Ça suffit, ce procès ne rit marien.
Alice dépassait tout le monde.
Vous faites tout dans le désordre,
ce n'est pas logique !
Sa tête touchait le plafond.
Vous n'êtes qu'un stupide paquet de cartes, et...
Alice ? Alice, réveille-toi !
Lorsqu'elle y s'ouvrit les yeux,
sa sœur l'a secouée vigoureusement.
Elle s'était endormie.
Tout cela n'était qu'un rêve.
Ouf, le monde retrouvait son sens.
Le lapin blanc, la chenille,
le chagrimasson, le chapelifou,
la reine de cœur,
n'existait que dans son imagination.
Et désormais, dans celle de sa sœur,
à qui elle avait tout raconté.
Elle aussi rêverait bientôt
du pays des merveilles.
Mais, en attendant,
il était l'heure de prendre le thé.
Pour de vrai cette fois.
Conte-moi, l'aventure est un podcast chéri FM
réalisé par de grands fous.
A l'écriture, la chenille bleue,
Marion Leuemann.
A l'interprétation, la chapeulière folle
l'est à dégarrer.
A la réalisation et au mix,
le grimasson Guillaume Rémond.
A la production, le lapin pressé,
spot machine.
Et à la rédaction en chef,
la reine de cœur,
maude, ventura.
Merci pour toutes vos étoiles
et tous vos commentaires sur Apple Podcast.
Qu'est-ce qu'on aime vous lire ?
Et si vous aimez ce podcast,
n'hésitez pas à en parler autour de vous.
Le bouche à oreilles est précieux.
A bientôt pour une nouvelle aventure.