...
Sillva revient.
Vous êtes en train de faire la fête et ouvrir le cadeau.
Il dit, la sécurité m'a rappelé d'urgence.
Vous pouvez faire un état d'égoût de la situation ?
Vous vous avez déranger pour rrrrrrir !
D'accord, mais il y a eu un accident ce soir ?
On vous a dérangé parce que...
Vous avez oublié votre téléphone.
Vous avez oublié votre téléphone.
Ah, mais...
Je suis désolé.
En vrai, juste pour ça, vous avez bien fait.
Je prends mon téléphone.
Et après, il y a eu des collisions de satellites.
Quoi ? Des collisions de satellites ?
Des... des... des... des... des... des... des...
Des des alertes de collisions de satellites ?
Oui, mais bon, c'est notre quotidien, on cherche ça.
Mervénieusement.
Vous êtes là depuis 15 jours, qu'est-ce que vous avez fait ?
Bah, en cas de... dans 15 jours, on l'a le temps d'apprendre.
On a, de façon très autonome, géré des crises diplomatiques
avec la diplomatie française américaine.
C'est une lame ou pas ?
Non, c'est une lame. On a extrêmement bien géré la situation.
Vous pouvez le voir, vous-même, sur les écrans, tout est ouvert.
Ah ouais. D'accord. Alors, première crise,
il s'est passé quoi ?
Première crise.
Alors, un satellite militaire américain
qui a failli rentrer avec un satellite d'observation
à maritime de chez nous, de 2014.
Oui.
On a appelé, bien sûr, la diplomatie américaine,
directement les...
Vous avez fait ça tout seul ?
Bien sûr.
On va pas vous déranger le 31 décembre pour une histoire de diplomatie.
C'est ça, les pères ensemble ?
On a élu vous à propos de ça.
Je sais, je sais.
Je veux bien mettre le téléphone.
Je me dois te vous dire qu'on a un peu reprogrammé vos téléphones
pour qu'ils sonnent très fort.
Attention.
C'est vrai que ça fait un peu...
Attention, SMS, le jour de l'an.
Vous êtes un génie de l'informatique.
Merci.
On a dû peut-être essayer.
Alors, on a...
On a eu ce problème avec ce satellite militaire américain.
En même temps, on a dû gérer un problème avec la Nervais
qui avait perdu son radar.
On a confirmé deux, trois fois les orbites
pour être sûrs qu'il y avait...
Comment vous avez crété le radar ?
J'ai pris le contrôle personnel avec leur accord, bien sûr,
et j'ai réparé leur radar à distance.
Quoi ? C'est vrai, mais c'est un sketch.
C'est extraordinaire.
Vous pouvez les appeler. Vous les connaissez bien.
Non, pour moi, c'est un jeu d'enfance,
ce genre de manipulation.
Et tu peux parler de ton algorithme d'évitation de radar ?
Oui, tout à fait.
On a mis au point l'algorithme LoreLine
qu'on s'apprête à breveter.
Donc...
Quelle soirée, et donc...
Tout est bien qui finit bien.
J'ai réussi à faire baisser notre ping de 3 points.
Oui.
On peut jouer à Counterstrike.
Oui, il y a...
Il y a...
Voilà, à la fin, on a dû faire...
On a pris la décision, en fait, à la fin.
On a été privé tardivement par Astralink.
Il y avait un risque de collision.
Ils nous ont certifié que leur algorithme d'évitation...
Comme d'habitude ?
Aller esquiver.
Alors nous, on a...
On a regardé ce qui est...
On a vérifié.
Et on n'a pas...
On va dire qu'on a pris...
La décision de...
De bouger manuellement le satellite,
puisque on n'était pas...
Notre satellite ?
Non, le Lore.
Parce qu'on avait déjà bougé un des nôtres en soirée.
On n'avait pas bougé une deuxième fois.
Vous avez piraté Astralink ?
Piraté, c'est un grand mot.
Parce qu'en fait, on pouvait être dans le partage.
On est monté un de nos...
Voilà, c'est ça.
Et il faut savoir que tout ça s'est passé,
parce que tu faisais la banbauche et qu'on ne pouvait pas te rejoindre.
De toute façon, je suis responsable de vous.
Voilà, voilà.
Nous, voilà.
Alors, si jamais j'ai laissé une backdoor sur Astralink,
si la France est intéressée par une constellation 3000 satellites,
ça peut être modélisé.
Mais est-ce qu'il peut vraiment monter à nous ?
Non, il n'y a aucune trace. Je suis meilleur.
D'accord, j'espère que tout tira bien.
Vous êtes au courant pour l'espion ?
Oui, oui, par exemple.
Non, je l'ai laissé.
Je l'ai laissé un petit peu de la sécurité.
Il l'a mis au frigo.
Ah non, il est pas là, il s'est échappé.
Ah ?
Je l'ai laissé un petit peu de la sécurité.
On doit peut-être pas de lui le laisser seul avec...
Alors, la sécurité n'est pas du tout au courant.
Non, non, mais la sécurité...
Oui, je vais vous dire,
il y a plusieurs personnes qui n'ont pas fait leur travail ce soir,
notamment, alors, Madame Sushi, qui a laissé tout le monde rentrer,
et alors les experts d'Astra,
il va falloir faire une réunion,
parce qu'ils étaient bourraches.
Monsieur Troussard, ça n'a pas du tout.
Oui, c'est vrai que...
Troussard.
Vous voulez dire qu'il y avait peut-être deux espions, alors ?
Si je les laissais un type de la sécurité...
Ils ont entendu parler d'au moins un type, ou pas ?
Il y a peut-être deux espions.
Alors, on aborde un peu la fin de ce...
C'est drôle, parce que si vous avez passé...
On sait pas si on a eu le moment.
Il y a plusieurs choses qui vont se passer dans ce debriefing.
Déjà, on peut révéler quelque chose, est-ce que tu peux le dire ?
En réalité, j'ai ma pelle, Yvanov, Yvanovski.
Non !
C'est ça.
Il a ébibéré l'espion.
C'est ça qu'il a insisté,
il vous a embrouillé pour l'emporter tout seul,
en disant que je suis hyper costaud, je ne jouais pas, je gère.
Il voulait qu'on remonte voir les ops
alors qu'on n'avait plus aucune information à donner.
Il vous a totalement matricé, je ne comprends pas pourquoi vous l'avez suivi,
mais voilà.
Ah ouais.
C'est vrai que moi, je lui ai dit, ben, vous avez ce question.
Et personne n'a vu du feu.
Voilà, c'est réussi.
Vous avez tous réussi à faire quelque chose exceptionnel,
ton algorithme,
ton...
Ta découverte du badge.
T'es multiple piratage.
C'est vraiment nul.
Le radar du Nord-Vigiant.
En plus, tu l'as même optimisé.
Et toi, ton système de télécommunications
qui a permis de pirater tout ça.
Je me donne vraiment le badge comme point.
Je n'ai pas pas d'autre carrière.
Vous allez avoir une carrière en hoctesse.
Est-ce que ça t'intéresse de travailler à l'agence spatiale française ?
Ah, mais deux fois.
D'accord, tu auras ton travail, on va en parler.
Malheureusement, 90,
la constellation de Starlink,
la Starlink va complètement se collisionner
avec Swotie en particulier et d'autres satellites.
C'est la responsabilité de la Starlink.
Un effet, qu'est-ce qu'il y a ?
C'est le moment de vous montrer une petite vidéo qui va paraître.
On a provoqué les fins du monde.
Ouais, presque, en fait, vous allez voir.
On est bloqués en orbite.
Si notre régime peut vous montrer un petit peu ce que c'est que l'effet Kessler.
Donc en gros, c'est syndrome de Kessler.
Exactement.
C'est-à-dire qu'il y a des...
Voilà, ça apparaît là.
Donc on a deux satellites,
imaginé à Starlink et le Swotie,
qui se collisionnent et donc ils créent des petits débris.
Donc les débris, ils bougent un petit peu comme ça
et après ils vont se recollitiser.
Donc, et au fil du temps, au fil des années,
ils vont s'étendre de plus en plus,
et créer une sorte de bouclier de débris autour de la Terre.
Surtout de l'orbite menacant l'ensemble des satellites.
Il y a un très bon manga, un vieil anime dessus,
qui parlait des bourreurs de l'espace,
qui doivent enlever des débris.
C'est intéressant parce qu'on va en parler justement.
Vous êtes... Il y a ça.
On ne saura jamais si c'est de votre faute ou pas.
Officiellement, ces satellites Starlink ont bougé de même.
C'est LIA exceptionnel qui l'a fait
et ça a entraîné un syndrome de Kessler.
Ah, qui était bon.
Super.
Soit c'est LIA d'Astralink, soit c'était calcul.
On est juste coincés sur Terre pour l'éternité.
Non, ça va redescendre, bonheur.
Ça prend 3 connards pour quelques milliers d'années,
tout ça se retombe.
Alors, il y a la tempête...
La tempête a eu... C'est un petit peu calmé au fil du temps
et on va faire deux sauts dans le temps.
C'est à dire que vous allez vous être embauché
à l'Agence spatiale française en dépit parfois,
en dépit de certains services étranges que vous avez fait,
mais bon, une fois la responsabilité...
Il est embauché alors que c'est un espion ?
Je vous l'ai dit, en haut, personne ne saura jamais.
De la même façon que personne saura que l'algorithme
était pas bon.
Non, vraiment, les enquêtes de personnalité,
de la sécurité de l'Agence spatiale française, c'est à revoir.
Là, on va faire deux debriefings en accord avec le chat Twitch
qui va apparaître derrière.
Ça va se passer dans 5 ans et dans 10 ans.
En gros, on va essayer d'imaginer des solutions
à la situation de ce soir.
Comment on aurait pu empêcher sur deux plans,
un plan juridique et un plan technique.
Je vais recevoir, s'ils veulent bien venir,
Olfa et Pierre, si je me souviens bien,
qui sont des spécialistes de la question.
Donc, ils vont venir et ils vont se poser là.
Je vais leur laisser un peu de place.
Bonsoir, le chat.
Salut, le chat.
Salut, le chat.
Vous pouvez l'entendre toujours.
Pratiquement.
Bonjour.
Prenez une chaise, là, et venez sur ces anges-là.
Bonjour.
Olfa et Pierre qui sont...
C'est ça vos journées, du coup, tous les jours
d'appeler la diplomatie, d'esquiver des satellites.
On nous a dit que c'était du journée ordinaire.
Ordinaire.
Vous vous retrouvez tous quelques mois après la crise
dans un grand auditorium réunissant le personnel
le plus qualifié de l'Agence spatiale française,
ainsi que quelques membres du personnel extérieur,
l'interhabilité confidentielle défense.
L'incident de votre nuit est ou moins oublié du grand public.
Dans le ciel, il y a des débris,
parce que le syndrome de Kester a été constaté.
Et en plus, on est en hiver, il fait chaud, il fait 20 degrés.
Donc, on a fait un petit débrif.
Et la question que je vous pose ce soir,
c'est sur un plan juridique ou pas un plan technique.
On parle pas de vaisseaux espaciels, on parle de règles
entre nous et de systèmes, de lois, de sociétés.
Parce que Olfa qui est là et Pierre,
Olfa parti juridique et Pierre sur une façon opérationnelle,
sont des gens dont c'est le métier.
Et la question, c'est un petit brainstorm avec le chat.
Est-ce que vous avez des idées d'y dire,
tiens, on devrait créer une loi qui arrangerait certaines choses
par rapport aux incidents que vous avez vécu ce soir,
ou pour empêcher ça ? Arnaud, je vois, est-ce que t'as des idées ?
Oui, alors quelques-unes, je pense qu'on pourrait demander
à ce qu'il y ait une précision de la localisation des satellites.
Quand on met quelque chose dans l'espace,
on doit être capable de dire à tout moment sa localisation
avec des moyens internes, par exemple.
Ça permettrait de connaître mieux la position d'un satellite
et d'éviter plus facilement les collisions.
Donc exiger une plus grande précision dans la localisation des satellites ?
Exactement, par exemple.
Est-ce que c'est possible ?
Techniquement, oui, c'est possible, et on y pense, on y travaille,
en développant des nouveaux radars,
ou en essayant de développer des systèmes
qui permettent au satellite lui-même
d'envoyer sa position le plus précise possible
pour justement avoir un catalogue le plus précis possible,
le moins de sa altitude.
Et après, il faut le rendre obligatoire,
et ça, c'est un travers la réglementation.
Est-ce que c'est possible de le rendre obligatoire ?
Oui, tout à fait. On y travaille aussi.
Un peu plus près du, voilà.
Oui, tout à fait, c'est possible.
On y travaille aussi aujourd'hui.
C'est vrai dans la réglementation applicable aujourd'hui.
C'est pas obligatoire,
mais on est en train de travailler sur un nouveau cadre
qui va la rendre obligatoire.
D'accord.
Est-ce que vous avez une autre suggestion de loi ?
C'est à dire des choses idiotes ?
Un gouvernement mondial.
On facilite les choses.
Une sorte d'ONU du satellite ?
Le problème, c'est que je pense, on peut avoir plein de super idées,
mais dans la mesure où il y a des pays qui sont hostiles les uns avec les autres
et qui ne jouent pas le jeu, et en plus de ça...
Il n'y a rien, en plus de ça.
Il y a tout un tas de sociétés privées qui ne rendent compte à personne,
puisqu'on peut très bien leur dire
que ça ajoute sur les gyrudictions, etc.
Est-ce qu'on pourrait obliger les acteurs qui lancent des satellites
à financer aussi la désorbitation de satellites ?
C'est-à-dire leur dire que vous investissez tant dans une constellation,
mais vous êtes obligés de donner de l'argent
dans des outils de désorbitation de satellites
pour assurer une certaine sécurité dans l'espace.
Est-ce qu'il y a peut-être le phare qui répond à ça ?
Obligé à faire opayer les opérateurs,
je pense que ça va être compliqué.
Par contre, par un cadre légal, on peut les obliger
à appliquer certaines règles, respecter certaines exigences
qui va faciliter tout ce qui est libération des orbites,
les rentrer, tout ça.
Je rajouterais qu'aujourd'hui, qui est responsable,
c'est les États de lancement.
Une entreprise qui est dans un pays,
elle est soumise aux règles du pays.
Collecter de l'argent au niveau mondial, très intéressant,
mais qui collecteraient ça ?
Est-ce que, par exemple, un pays X
serait prêt à se faire collecter par un pays grec ?
Ce serait pas possible,
parce que le programme spatial chinois,
il y a de plus en plus de pays
qui ont des programmes spatials nationaux
et qui ne collaborent pas forcément avec les autres.
Donc, en vrai,
si on va dire aux Chinois et aux Américains,
ils bossaient ensemble, ils vont dire...
Non, simplement.
Est-ce qu'on peut imaginer un code de la route de l'espace
qui te dit que ça va te bouger parce que tu es à droite ?
Oui, c'est tout à fait imaginable.
Et on l'a imaginé aussi.
Donc là, c'est en cours...
Il est défini de notre côté
et normalement, la réglementation technique
qui va être applicable d'ici le printemps 2024
va le rendre obligatoire.
Après, pas avec les règles strictes,
celui qui est à droite bouge,
ou celui qui est à gauche,
mais qu'on oblige de se coordonner et qu'il y ait un des deux bouges.
Au niveau international, du coup,
on sera les seuls à s'imposer ça ?
Quand je parle du cadre de la réglementation technique,
c'est la réglementation technique applicable
dans le cadre de la loi sur les opérations spatiales,
donc le cadre français,
qui est applicable aux opérateurs français.
Pierre, tu vas rajouter un autre question ?
On vous démontrait en France que c'est possible,
en inventant un certain nombre de règles,
en démontrant qu'on est capable, grâce au travail que l'on fait
aujourd'hui au CNES, de montrer que c'est possible,
et après essayer de le propager à l'international.
Et donc dans les différentes instances,
en disant, vous voyez, il y a telle ou telle solution,
qui sont faisables, regardez, c'est applicable,
c'est appliqué, et donc ce n'est pas de l'utopie,
il suffit de le faire.
Vecal, Vador sur le chat dit,
est-ce qu'on peut créer un contrôle international des satellites,
puisqu'il existe pour les avions ?
Alors, du coup, les avions volent au-dessus d'un pays,
donc c'est le pays qui gère son espace aérien,
donc il y a des coordinations entre pays.
Le problème de l'espace, c'est qu'un satellite
va passer d'un pays à l'autre en quelques minutes.
Et donc du coup, il faudrait une entité supranational,
et aujourd'hui, il n'y a aucun pays qui n'est prêt
à déléguer sa souveraineté dans l'espace.
Dans ce cas-là, est-ce qu'on peut imaginer,
comme je parlais, des boueurs de l'espace tout à l'heure,
une entreprise privée qui se lancerait,
ou même nationale d'ailleurs,
qui se lancerait dans cette économie
d'une nettoyage de l'espace, par, je ne sais pas,
quel moyen technique, des gros ballons gonflables,
ou des débris, on arrive à les tracer,
jusqu'à une certaine taille,
mais il suffirait d'avoir une espèce de raclette géante,
comme on fait pour nettoyer les assets.
On aura des problèmes techniques, juste après.
C'est harpont, et c'est filet harpont, pour l'instant,
pour des orbités, c'est assez drôle.
Mais est-ce qu'on peut imaginer des éboueurs de l'espace,
par exemple, privés des assets, qui ne sont pas lucratifs ?
Comment on peut gagner de l'argent si on est privés ?
En fait, c'est ça.
La question, c'est ça, c'est que si c'est privatif,
ça va passer par un but lucratif,
et là, pour l'instant, est-ce qu'il y a moyen de...
Vous savez, je vais le faire l'impôt, mais...
C'est ça.
Est-ce que le contribut de la France est prêt à payer pour ramasser des bris ?
Est-ce qu'il faut ?
Considérer que quand un satellite rentre dans un autre,
comme dans un constat, c'est celui qui est fauteif dans l'accident,
qui doit payer.
Mais après, encore une fois...
Là, par exemple, dans la 1re Stralink, est-ce qu'il faut tiffer ?
Celui, le désigner par l'enquête.
Ceux désigner par l'enquête, effectivement.
Mais après, c'est toujours pareil, on en revient toujours au même point.
C'est que si demain, il y a 2 satellites qui se rendent dedans,
qu'on dit, c'est la faute du satellite chinois,
et que les chinois, ils disent, on leur dit, il faut payer, ils disent non.
C'est vrai.
C'est... Voilà.
C'est pour ça qu'à la création, c'est à moi, c'est ce que je dis,
à l'anticipation de quand tu fais ta constellation,
tu devrais payer une somme pour les opérations de désorbitats.
Oui, mais ça, c'est pas possible.
C'est une taxe.
C'est de toute façon pas possible.
C'est un truc supranational qui est absolument impossible.
Une caution.
Oui, une caution.
C'est ça.
C'est très cool.
Pourquoi ne pas forcer chaque Agence spatiale nationale
à désorbitats un nombre de satellites
en fonction d'un pourcentage de satellites envoyés depuis leur sol ?
C'est compliqué parce qu'il y a des privés, mais bon, je vous laisse prendre.
On voit déjà qu'il y a l'eau forcée,
forcée chaque Agence spatiale.
Donc, nous aujourd'hui, CNES, en France, on force par la loi.
On a une loi qui est coercitive
et qui oblige les industriels à faire un certain nombre de choses proprement.
La question, elle est encore de forcer comment on peut agir sur les autres pays.
C'est à chaque pays de prendre sa responsabilité.
Il y a des règles au niveau de l'ONU, des guides de bonne pratique,
qui doivent être traduites dans chaque pays
par des réglementations nationales.
Nous, on l'a fait à travers la loi, d'autres pays le font à travers des différents guides.
C'est tout le problème de trouver un équilibre
et de ne pas défavoriser ou de pas se tirer une balle dans le pied
en étant plus vertueux que les autres, entre guillemets.
Mais la démarche que nous on fait, c'est être vertueux,
et de le montrer, et de démontrer que c'est possible,
et qu'on peut continuer à faire du business en être vertueux.
C'est vrai que c'est une difficulté parce que c'est toujours nous qui devons être vertueux,
et pas les autres.
Au bout d'un moment, ça vaut bien de jouer les règles du jeu,
mais quand tout le monde soulève le plateau, il fait n'importe quoi,
il vole la banque en permanence.
Quand toi, t'es le seul à respecter les règles du jeu, au bout d'un moment...
Bon, ce soir, on est un peu piratés.
Ah, rien.
J'étais pour le bien.
Je veux remercier Pierre et Holfa.
Je vous recevrai tout à l'heure dans le cadre d'un véritable débrief.
Et là, je vais appeler Sylvain, je crois...
Enfin, on verra. Les deux d'autres personnes plutôt techniques.
Merci beaucoup d'avoir donné votre micro, d'accord ?
Et à tout à l'heure, merci.
Je voulais juste dire qu'entre temps, dans ces cinq ans,
qu'est-ce que vous avez donné ? Toi, t'es informaticien.
Tu as intégré la direction technique et numérique,
tu travailles sur le Flight Dynamics System pour la Défense nationale.
Ouais, c'est la classe.
Toi, tu es devenu ingénieur télécom,
tu étais déjà un direct télécom,
mais tu es devenu junior, donc tu es devenu ingénieur télécom,
et tu es dans la surveillance des débris spatiaux de l'Agence spatiale française.
Toi, tu es ta thèse, tu es devenu docteur,
tu es courtisé aujourd'hui par nombreuses agences spatiales internationales,
et tu es consultant pour l'instant sur le système IA.
Je reçois Sylvain et Pierre et de retour, très bien.
Et enfin, toi, tu étais embauché à l'Agence spatiale française.
Tu préfères l'Agence spatiale française ou le Normégiène ?
Normégiène, j'ai mis un bon dossier aussi.
En vrai, je peux pas avoir de petits postes ?
Quoi ?
Tu travailles dans la direction technique et numérique,
et tu travailles sur le logiciel de vol sur les projets en développement.
C'est super rapide, tout le monde, que je travaille là-bas.
Voilà.
Avant de vous laisser la parole sur la question technique,
je vais vous demander de lancer...
On va essayer de simuler un petit peu l'effet qu'est-ce-laire.
Donc vous allez tous reprendre vos dés,
et vous allez lancer juste un dés.
Si vous faites moins de 20%, il y a une autre collision.
Ah oui, on est foutus.
Tu as deux fois les dizaines, mais...
Allez, c'est parti.
C'est un satellite trousse d'observation de l'environnement.
Voilà, c'est parti.
C'est pas mes calculs, qui...
Non, c'est bon.
Moi, j'ai que deux dizaines. Tu m'acheterais un dés de deux dizaines.
Voilà.
Tiens. Hop.
Là, c'est moins de 21%.
Parce que faut que je vous dis un commentaire un petit peu.
On est à combien, là ?
96, c'est bon.
Tissue sécrite.
Il y a qu'une seule collision, mais il y en a une supplémentaire.
Un satellite trousse et un satellite indien.
Nous sommes cinq ans plus tard.
Voilà.
Cinq ans plus tard, je vais vous dire également
votre futur.
Tu es toujours à la DTN,
toujours sur le flight ennemis du système de défense nationale.
Toi, tu as rejoint l'équipe Opération réseau multi-missions.
Pour un poste en lien avec le centre d'orbidisation...
Orbitographie opérationnelle.
Et toujours un espion, oui.
Tu es toujours un espion, et vraiment...
Tu travailles sur les télécoms spatials.
Toi, tu étais finalement...
Tu es embauché si tu le veux bien à l'Agence spatiale française.
Je le veux bien, oui.
Et tu as rejoint la cellule intelligence artificielle de la DTN.
Aujourd'hui, les algos de collision
ne sont pas sur l'intelligence artificielle.
Il y a des questions d'affaires.
Le LoreLine.
Et tu conçois des services, des divers liens.
Toi, tu es toujours à la direction technique numérique
sur les activités de recherche et de technologie,
et sur la préparation des futurs logiciels de vol.
Nous sommes cinq ans plus tard,
et là, on a parlé de la Lore.
Maintenant, je vous propose d'imaginer des vaisseaux spatiaux,
des machines incroyables, peut-être des logiciels
qui permettent de combattre le syndrome de caisse l'air qu'on a vu,
et qui permettent d'enlever les débris.
Est-ce que vous avez des idées ?
Pas des questions, mais plutôt du...
Je propose qu'on fasse ça.
Le chat aussi, vous pouvez répondre.
A l'Azer qui tue le...
On pourrait tirer sur les débris pour les forcer à rentrer dans l'atmosphère.
Est-ce que c'est possible ?
Oui, c'est possible.
Les Australiens sont en train de développer un tel laser.
Vous le savez déjà.
Mais le laser, en fonction de la puissance, peut aussi être une arme.
On voit dessus les difficultés d'acceptation.
Je crois que la Chine voulait le mettre sur une de leur station,
à l'Azer de désarbitation, et tout le monde a dit...
Avec un laser, on peut, en fonction de la puissance,
je ne fais pas dans mon centre de compétences,
mais j'ai compris qu'on pouvait soit ablater, abîmer le satellite,
pour enlever de la masse, un peu comme si on le poncerait à distance,
de façon à ce que, petit à petit, il redescend.
On en a entendu un jet de poussière suite au ponçage.
Mais bien sûr, ça montre la puissance.
Là, on est sur l'arme, on arrive à des niveaux
où on détruit la matière, et là, de façon non réversible,
et là, on détruit, on sait ce que l'homme peut faire
lorsqu'on commence à l'éterner.
Vous, d'autres idées géniales ?
Je pensais à l'utilisation dans le champ magnétique.
Est-ce que le champ magnétique peut permettre
à Néman, on en parlait tout à l'heure, Pierre m'en a parlé,
est-ce qu'un Néman géant pourrait permettre d'attirer ça ?
Vas-y, la réponse va vous étonner.
Alors en général, les satellites ne sont pas faits
avec une matière émentable, il n'y a pas de fer,
et on essaye justement d'éviter d'avoir des champs magnétiques
dans le satellite, puisque on utilise le champ magnétique terrestre
pour l'orienter, et donc, du coup, on essaye
qu'il soit le plus à magnétique possible.
Donc, malheureusement...
Mais c'était une bonne idée parce que tout le monde l'a.
Enfin, c'est quelque chose qui revient souvent.
En vrai, en cas de vrai syndrome, Kessler,
est-ce que ça pousserait pas, en urgence,
les différents programmes spatiaux à se dire
qu'il faut qu'on aille tirer nos fusées depuis la Lune plutôt ?
Envoyer nos fusées depuis la Lune ? Tu peux plus partir ?
Oui, mais c'est pas un bouclier infranchissable, tu vois.
C'est juste que ça pose...
La question, c'est si on a envoyé nos fusées depuis la Lune,
c'est possible ou pas ?
Oui. Je sais que c'est étudié par des avant-projets.
Du coup, je me suis mis en disant oui, mais c'est envisagé.
Ça les intéresse en termes d'énergie,
parce qu'il faut moins d'énergie pour s'éter à la Lune.
Donc, c'est une bonne idée. Par contre, comme tu l'as bien dit...
On va emmener les matériaux.
Avant, Kessler créé une coque autour de la Terre
qui serait très difficile à franchir.
Là, même d'après nos pires estimations,
c'est pas de mal à veille, quand même.
Oui, oui.
Voilà.
J'ai une petite question de Nekato qui est rigolote.
J'imagine un Wally géant, donc le robot,
qui avance dans l'espace et qui compresse et qui range.
Est-ce que c'est possible ?
On a Clean Space One,
la mission de Lézac,
et l'année prochaine, on peut l'appeler Wally,
il va attraper un débris européen de 100 kilos
et rentrer dans l'atmosphère
avec dans la zone du Pacifique Sud de manière contrôlée,
mané à papier de victime, quand même,
et appoulever le moins possible,
à part la biodiversité locale de cet océan.
Et ça va nettoyer 100 kilos dans l'espace.
La mission, elle a coûté plus de 100 millions d'euros.
Donc 100 kilos, 100 millions d'euros, en orbite, on a 10 000 tonnes.
Donc le modèle économique de l'intervallage de débris,
il n'est quand même pas encore là.
On pourrait imaginer un filage géant
pour essayer d'initoyer une orbite.
C'est vraiment bien.
Vu qu'on est à l'ère des drones,
est-ce qu'on peut imaginer, combiner des espèces de drones spatiaux
avec l'IA qui avance de plus en plus ?
Est-ce que c'est possible ?
De l'air spatial plus filet...
Ça, on y a pensé, on a fait ça des remorqueurs.
Donc on imagine une usine avec des remorqueurs spatiaux
qui est réchassée en fait, les débris,
qui la ramènerait à l'usine pour éventuellement,
vous l'avez pas encore dit, mais peut-être...
Qu'est-ce qu'on pourrait faire avec les débris qu'on aura...
C'est ce que j'allais dire, parce que les récupérer, c'est une chose,
mais ensuite...
Je pense qu'à mon avis, ça sera absolument pas rentable
de les récupérer.
Ça pourrait tellement plus cher d'aller les chercher
et de les ramener, plutôt que ce qu'on pourrait faire avec,
que ça pourrait reconstruire en satellite.
Je pense que ça dépend, c'est contestable.
Je sais pas si vous connaissez le prix de lancement au kilo.
Une fois qu'on est là-haut,
vous vaut mieux réutiliser la matière qu'on a là-haut,
parce que 90% du prix, c'est...
On est environ à 10 000 euros le kilo lancé,
10 millions d'euros la tonne.
Donc, oui, l'usine orbitale va coûter très cher.
Peut-être comme l'IA spatiale internationale,
on va probablement parler en milliards d'euros.
Mais une fois qu'on a ces remorques,
ça fait beaucoup de ci.
A moi, je suis dans l'élimination de rupture,
donc je me permets d'ouvrir beaucoup de temps,
mais on pourrait probablement recycler ces satellites.
Je crois que...
Pierre veut intervenir.
Oui, j'ai une petite remarque sur le filet.
Il faut pas oublier que le débris se déplace à 7 km par seconde.
Ça veut dire que si on veut l'attraper avec un filet,
il faut qu'on se déplace à peu près à la même vitesse que lui,
sinon il va nous transpercer le filet.
Et donc, ça veut dire que du coup,
on ne peut pas être un filet et attraper tout.
Il faut vraiment chasser et attraper.
Donc, si on attrape, on emmène des satellites
dans des zones dangereuses où il y a forcément des débris
qu'on ne peut pas traquer.
J'imagine des boulons ou des choses.
Donc, on pourrait augmenter encore plus l'effet qu'Estler
en ayant des satellites de notre...
Ça va aussi passer par une adaptation
des différentes stations internationales ou spatiales
qui vont devoir s'adapter à la menace.
Actuellement, elles ont des coques solides.
Mais je crois que j'avais vu dans ton émission
qu'il y avait, je ne sais plus quel...
C'était des modules gonflables
qui résistaient mieux aux débris,
comme ça, qui étaient faits pour absorber...
Il y a une petite question.
J'ai Life, qui est sur la station...
Non, Life, c'est le futur module.
Comment il s'appelle le module qui est sur la station?
Il a un...
De Biquelou?
De Biquelou, à Rospace.
Il y a une petite question mignonne de Ketuki.
Peut-on imaginer un toboggan géant
qui guiderait les débris,
qui les ferait tomber dans le Pacifique, par exemple?
Ça fait penser à l'ascense spatiale à l'envers.
Alors, le problème d'avoir de longs sauts
soit un câble ou un toboggan
la rigidité sur plusieurs centaines de kilomètres
que l'espace est à les envies de base à 800.
Et ça, si on arrivait à le faire,
serait plutôt pour...
Dans l'autre sens, l'ascenseur.
D'accord.
Avec cette idée, je pense aussi...
Alors, même si je me trompe,
on pourrait mettre du gaz.
Du gaz, ça va faire de la traîner.
Et du coup, ça va faire un sort de toboggan.
Ça va faire une spirale autour de la Terre.
Et descendre de plus en plus ces débris.
Donc ça, c'est des solutions qu'on a effectivement regardées
pour faire ce que l'on appelle le last minute collision avoidance.
C'est-à-dire qu'il y a effectivement une collision
entre deux débris qui n'ont pas de système de propulsion.
Donc le seul moyen d'intervenir,
c'est d'envoyer quelque chose qui va augmenter la traînée
dans des deux débris pour changer la trajocore.
Bon, moi, la traînée, c'est quoi ?
C'est comme dans les avions,
c'est le truc dans le ciel, comme moi, le traînée blanc.
Oui.
Ça va remporter des...
Des particules d'atmosphère qui vont frapper, en fait,
le freiné, le freiné.
Ça va le freiner.
En fait, c'est super de l'hiver. Je vais dans le sang.
Oui, oui.
OK.
En fait, le problème, c'est qu'il reste à cette vitesse constante.
Oui.
Et donc là, on le changerait de quelques...
Quelques millimètres secondes,
mais ça suffit sur une ou deux orbites
pour pouvoir le décaler de quelques mètres
pour éviter une collision.
Mais là, tu disais, du coup, c'est pour la just-in-time,
donc pour éviter au dernier moment,
est-ce qu'on ne peut pas imaginer
si on a une orbite qui est vraiment saturée
par un sain-norme de caisse l'air,
de placer du gaz sur cette orbite
pour faire descendre,
faire dériver toute cette coque vers le bas pour...
On pourrait mettre des réverbours de gaz en orbite,
et après, pour l'injecter au bon moment, au bon bras,
c'est ça la difficulté.
Il faut un vecteur, un drone, comme tu disais, pour l'amener.
C'est tické.
Enfin, sur le papier, c'est à l'heure de marcher.
Mais comment on fait ?
Parce que quand ça dérive vers le bas,
il y a tout ce qui est en dessous,
dans les orbites plus bases.
Comme vous avez rencontré dans le jeu,
il fallait pas créer une nouvelle risque de collision,
un ouvrier de collision en évitant une autre collision.
Mais on a déjà le problème dans les soutiennes de l'espace,
dans le centre de contrôle,
et on l'aura avec cette technologie.
D'accord.
Je vous en rends information,
genre, sur une année,
vous faites combien de manœuvres
pour éviter des collisions, comme ça ?
C'est assez gros.
Alors, ça a beaucoup augmenti,
ce sont des années, parce qu'il y a plus en plus de satellites.
Je sais pas si la courbe peut montrer à l'écran.
On en a, au moins, une manœuvre par cet îpe par an.
Ça, ça, on le fait...
Ah, ça, on va en voir.
Mais la constellation de satellites, ça se multiplie,
en plus, maintenant, il y a Starlink,
mais tout le monde, la sondélière nationale,
il voulait relancer sa constellation.
Oui, y compris le propriétaire de Twitch,
Amazon, qui va faire sa constellation plus peur.
On embrasse, du coup.
En tout cas, une petite voile solaire sur les satellites,
quand ils ont parlé sur les pôles.
Alors, voile solaire,
et que là, on apparaît plutôt voile de désorbitation,
voile pour augmenter la traînée, justement,
puisque du coup, comme on parlait tout à l'heure,
donc, même un satellite hors atmosphère,
il tourne dans un du vide,
mais c'est pas vraiment du vide.
Il reste quelques molécules, quelques atomes issus.
C'est ça que la météo de l'espace,
ça, il se surlait bouger, et voilà.
Et donc, le fait de sortir des voiles,
ça fait qu'on a plus de surface,
donc plus de collision avec ces particules résiduelles,
et donc, on freine, et donc, on peut redescendre,
et on peut gagner un temps.
Et donc, au CNES,
enfin, oui, on a déjà fait ça sur un microscope,
où on a changé de 70 ans à 15 ans la durée de vie.
Rien qu'on gonflant de voile,
avec des systèmes de gonflage et de voile.
Alors, merci beaucoup.
Enfin, vous pouvez rester là 2 minutes,
juste pour vous dire, avant que vous partiez,
parce qu'on va passer dans une deuxième séquence,
que les dilemmes que vous avez qu'une soir,
ce qu'on bouge, vous passez à l'aide, c'est l'histoire vraie.
C'est-à-dire, c'est ce qu'on m'a dit Sylvain de Lattre,
qui est lui le responsable de Kézar,
qui m'a dit, moi, le satellite américain, 150 millions d'euros,
je suis tout seul le soir, il n'y a personne pour répondre,
il faut prendre la décision, qu'est-ce que je fais ?
Ça s'accroie, là.
Vous vous l'avez fait, qui...
Voilà, mais voilà, c'est assez intéressant,
donc ça fait partie du métier.
Est-ce qu'il a appelé, là, du bouleau massiste,
ça, la grande question ?
Oui, parce que, par contre,
en tout cas, il y a eu des...
Par exemple, Megatropics, c'était un franco-indien,
il faut vraiment appeler le Pakistan ou l'un,
en leur disant, voilà, on veut le déplacer, qu'est-ce qu'on fait ?
Donc, c'est quasiment une histoire vraie,
sauf le piratège qui est un petit peu exotique.
Et puis là, vous avez quelqu'un au bout du fil,
parfois, ils ne répond pas,
soit parce qu'il est juste fatigiponible,
soit parce que les relations géopolitiques avec ce pays-là
ne sont pas au bout fixe.
Et pourtant, il faut avancer,
parfois, ça remonte.
Parce qu'il n'y a pas de pile dans le pâtre-jeure.
Voilà.
Normalement, il y a une dernière partie,
mais on est un petit peu de science-fiction,
et en fait, ça s'est très bien passé.
Enfin, vous avez fait des choses tout à fait intéressantes,
et vous pouvez vous féliciter de cette première nuit
passée ensemble à la syndrome.
Enfin, ça aboutait à un syndrome de Kessler, mais...
On avait un adhécité.
On a détruit le picur, par rapport à ça.
Mais sinon, tout va bien.
Ça, on s'entendait pas.
Non, mais ça m'arrangeait un peu,
parce que du coup, on a pu en parler.
Vous avez vu aussi un aspect très technique,
d'un métier technique, mais qui ne va pas...
Enfin, il va peut-être plus loin que ça, effectivement,
mais en vrai, c'est un peu...
C'est l'accumulation d'information,
la vérification par des algorithmes, et une prise de décision.
Et aujourd'hui, comme vous l'avez vu, il n'y a pas de code de la route.
C'est-à-dire que la décision, ça se faut feeling.
Et c'est aussi avec des jeux de...
C'est impressionnant du coup.
Oui, et un peu, vous savez,
vous avez appelé la NASA pour dire, vous me mettez un truc.
C'est aussi des jeux un peu relationnels, tu vois.
C'est super.
On va faire un debriefing, un peu, enfin, avec l'équipe.
Moi, Baguera et Fred,
je vous invite à finir la soirée sans nous.
On se casse.
A moi que vous lui restez.
S'il vous plaît.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
C'est juste, le côté finir la soirée sur nous, c'est un peu bon,
ben on va être tout seul comme ça.
Non, on se casse.
On se casse du monde.
Et je vous rejoins tout à l'heure.
Je vous remercie beaucoup.
Est-ce que ça vous a plu ?
C'est très bien, c'est très cool.
C'est vrai, c'est vrai.
C'est vraiment un plaisir.
Moi, j'adore l'espace.
Ouais, ben pareil.
Bon, j'espère vous retrouver dans une autre...
Bah, merci à vous, c'était vraiment un plaisir.
C'était trop bien.
C'était un peu stressant, est-ce qu'il y a des passages...
Voilà.
C'était les sujets, on les était tranquilles.
On les a pas sentis...
aussi stressés comme ça.
Non, mais en vrai, en vrai, c'est vrai que...
C'est drôle, mais du coup, je me disais dans le Rélaçonnel, c'était marrant.
Tu vois.
Tu fais quoi ta mission secrète ?
C'était...
Toutes les missions de tout le monde, c'était faire bonne impression.
Ah bah voilà.
Ah ça !
C'est pour ça que moi, je voulais que tout soit géré avant qu'il revienne.
C'est pour ça que j'ai paniqué avec la caméra dès le début, enfin le tiroir.
Je sais que je me suis dit bon...
Je me suis dit bon attaquer à l'âge, la porte...
Ah non, je m'en suis voulu, je m'en suis voulu.
Merci.
Merci beaucoup, c'était un plaisir de te faire parler avec Piquadou.
Moi, au viewer ne quittez pas, on va faire une partie très technique de...
D'un de...
Robert.
De debrief sur la réalité des débats espatiaux.
Ah vu.
Merci beaucoup Fred.
Merci à vous.
Merci à vous.
On se voit juste après.
Ah oui, ça marche.
Par la tœuf.
Merci beaucoup.
À tout de suite.
Merci tout de suite.
Et c'est vous maintenant ?
Non, c'est Zola.
C'est Olfa et...
Valentin.
Alors je vais en reçois.
Valentin Clément qui était nos deux...
Nos experts ?
Les deux experts.
Vous allez pouvoir leur parler en direct et vous venez à l'art.
Je vais venir à ces experts.
Alors attendez, je les retrouve.
Merci beaucoup.
Je peux avoir de l'eau ?
Et si on peut apporter un petit peu d'eau pour notre astronaute.
C'est gentil.
Allez, les fameux experts.
Ah.
Alors on reste avec vous une demi-heure de plus avec...
Vas-y Clément.
Je vais pas dire que c'est Luc qui te lance mais toi là.
Ah non, non, non.
Nous achèterons la gêne.
Là, voilà.
Clément, je dirais pas que c'est Luc qui a fait les Legos et Valentin.
Je dirais pas que c'est Luc qui s'est émerveillé tout à l'heure mais...
C'est pour moi ?
C'était très drôle.
Je vais te démasquer.
Parce que moi j'ai pas de micro ?
Ah ouais.
Que ce soit les mêmes micro.
Ah, les mêmes micro.
Excusez-moi.
D'accord.
Donc moi si on me dévière de plus donc...
Valentin et Clément, Valentin, présente-toi.
Qui es-tu et que fais-tu à Ocnes ?
Alors je m'appelle Valentin Baral.
Je travaille au service de sciences de l'espace Ocnes.
Et ma spécialité c'est le catalogage d'objets spatiaux.
C'est le suivi en gros de tous les objets qu'on est capable de détecter avec nos moyens.
Et je travaille aussi dans l'équipe Kaizard,
donc qui est l'équipe réelle que les joueurs représentent aujourd'hui.
Donc ce que...
Le métier qu'on a vu aujourd'hui c'est toi qui le fais.
Enfin, et vous êtes une équipe ?
Ah oui, je le fais pas tout seul heureusement.
Très bien.
Vous êtes combien juste pour savoir à peu près par rapport à nous ?
On doit être une petite douzaine, quelque chose comme ça.
Ouais, pour l'instant.
Mais vous êtes pas 12 tout le temps ?
C'est à dire que vous pouvez être 4 comme ce soir.
Non, dans un contexte d'astreinte, il y a deuxastreintes en parallèle.
Il y a deuxastreintes techniques et uneastreinte décisionnelle.
On va dire trois personnes.
On aurait été trois personnes pour gérer la situation que les joueurs ont géré ce soir.
Et toi Clément, que fais-tu dans la vie ?
Je suis ingénieur aux opérations.
Donc je fais part des équipes qui pilotent les satellites.
Et plus précisément, je suis à partir de la formule.
Donc il prend la décision de bouger.
Et toi, tu as pu sur le bouton.
Il n'aime pas quand je dis ça.
Tu fais la manoeuvre de 4 heures pour bouger le satellite.
En gros, c'est ça.
Mais alors c'est les opés qui décident de bouger ou pas.
Sur conseil de...
C'est en commun, c'est ça.
C'est un peu changé.
C'est un peu changé.
Je vous ai fait prendre la décision, mais c'était dur la décision à prendre.
Donc, par rapport à ce que vous avez vu ce soir, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ?
J'ai pris la note.
Qu'est-ce qui est vrai ?
Débrouillage.
On a perdu des satellites.
Ce que j'ai vu, ça avait étonné certains personnes.
Je sais pas si c'était dans le rôle ou quoi, mais on a perdu des satellites.
On en a perdu entre 10 et 20, suivant les années.
Pour dire en langage de Moldieu, le CNES s'occupe de bouger des satellites.
Et de les suivre et de s'en occuper.
Et de s'assurer leur bon fonctionnement,
de s'il y a des problèmes, les contrevenir et de faire en sorte que...
Donc ça c'est vrai ?
Ça c'est très vrai.
Qu'est-ce qu'il y a d'autres choses, vrai ou tout le reste des faux ?
Qu'on ait appelé d'astreinte le 13 décembre, ça arrive.
On est toujours très content dans ces cas-là.
Je dis ça, mais toi aussi, tu peux dire.
Est-ce qu'il y a des trucs qui t'ont fait, qui ont dit, t'as dit, ça c'est trop vrai ou non, ça c'est trop faux ?
Alors, le trop faux, elle est hacking, c'est non.
Alors peut-être sur un TV film, sur MC, sans deuxième partie de soirée, éventuellement.
J'avais vu qu'il y a pas longtemps, je crois que t'allais ça réussir à prendre le contrôle d'un satellite.
Il y a une vraie thématique de cyber sécurité, après, ça se passera pas comme ça.
Et puis vous prenez pas le contrôle d'une constellation de 3000 satellites, en tapotant sur un clavier,
même si vous avez un Audi et que vous avez l'air très sérieux.
Il y a une impossibilité technique, mais est-ce que parfois vous avez la tentation de hacker ?
Et vous dites, ce serait tellement simple.
Alors, non, hacker, non.
Prendre des raccourcis techniques, ça peut arriver, mais on est toujours responsable de ce qu'on fait,
on est toujours conçueux dans ce qu'on fait, parce qu'on peut avoir à rendre des comptes.
Donc, hacking, c'est faux. Est-ce qu'il y a d'autres vrais faux...
Que les tempêtes solaires, ça a fait que les satellites, ça c'est vrai.
Alors, sur les orbites, ça, on en a parlé, mais j'ai, en me renseignant un peu auprès de mes collègues,
parce que c'était moi le téléphone de la Noa, mais c'était pas mon domaine d'expertise.
Et on m'a expliqué que, jusqu'à récemment, il y avait un satellite dont la charge utile,
c'est-à-dire ce qui fait la mesure, pouvait être affectée par des vents solaires importants.
Et donc, c'est arrivé que des ingénieurs du CNES soient appelés le soir ou la nuit,
parce que le soleil soufflait trop fort.
D'accord.
Je fais l'heil, c'est déplacé pour faire...
Est-ce que la chronologie de ce que vous avez vu, soir, constat,
enfin, la NASA appelle les radars, les opérations,
est-ce que c'est des choses qui étaient plutôt vraies ou plutôt fausses,
ou il y a des choses vraiment qui, normalement, ne se passent pas comme ça ?
C'était plutôt vrai, mais dans un format très condensé, avec tous les aléas possibles et imaginables,
il y a besoin d'avoir un idemment, parce qu'il faut que ce soit un peu remercé,
voilà, pour les bienfaits du jeu.
Mais oui, la chronologie était plutôt bonne, en effet.
Dans un temps aussi court, on aurait peut-être pas eu le temps de faire tout ça,
et on aurait fait avec les données qu'on a.
Et c'est parfois... Voilà, c'est là que les êtres humains doivent intervenir et faire les choix.
C'est qu'il y a des moments où on peut pas demander plus de données, on n'a pas le temps,
on n'a pas le temps de refaire les calculs, et on a une information qui est incomplète,
et il faut prendre des décisions avec ça.
Vas-y, tu veux...
Ah, moi, j'ai plein de questions.
Ouais, mais on n'a pas trop de temps, malheureusement, mais on pourra peut-être...
Mais est-ce qu'on parle de Starlink, ou c'est un sujet un peu...
Non, on peut en parler, voilà.
Est-ce qu'ils sont aussi chiants dans la vie que dans le jeu drôle ?
Non, ils sont très sympathiques, ils sont très réactifs, ils répondent très vite.
Après, on a touché une problématique, d'ailleurs, c'est un peu agacer les joueurs,
donc j'ai trouvé ça intéressant, une problématique assez réelle,
au final, qui est que leur technologie a évolué plus vite que la réglementation.
Et du coup, ils ont en effet des technologies d'évitement autonomes,
mais qui ne sont pas du tout contrôlés,
et on est obligés dans une certaine mesure de leur faire confiance,
parce que si leur stratégie décide de bouger de manière autonome, et que nous aussi, on a bougé,
on peut en quelque sorte annuler les bienfaits de leur manœuvre par la nôtre,
et au final, ils sont trouvés dans une situation qui serait limite pire que celle qu'on a vues initialement.
Donc, c'est des situations où souvent, on est un peu contrainte, pour l'instant, de leur faire confiance.
D'accord.
Et ça peut être compliqué.
Alors, j'ai malheureusement un emploi du temps, une chronologie à respecter.
Un dernier mot, si vous avez, sinon, on passe la suite à Sylvain et à...
Non, à All-Fi et à Pierre.
Rien à dire, rien à ajouter ?
Que c'est un travail d'équipe, tout ça.
D'accord.
Travail d'équipe, passionnant.
Gros travail.
Et si vous avez vu, ce soir, si ça vous a plu, envoyez votre CV.
Voilà, il faut un Géor telecom, un Gérard informatique, un Mathématicien.
Pourquoi est-on plus sympa que M. Troussard ?
Merci beaucoup en tout cas, je vous remercie.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Je vais accueillir...
Olfa, qu'on a vu tout à l'heure, et Pierre, le duo spécialiste de Debris Spatio.
Je suis désolé, vous n'avez pas posé beaucoup de questions.
Mais vraiment, ils m'ont donné 10 minutes.
Non, là, excusez-moi, là, et Olfa.
Et comme vous avez...
Ah non, on va vous présenter très rapidement, parce que j'ai dit, jusqu'au zétier des spécialistes.
Mais vas-y, Pierre, déjà, tu fais quoi, Aucnes ?
Je suis chef de projet et d'un projet qui s'occupe de trouver des technologies
pour répondre à la loi sur les opérations spatiales,
et donc pour permettre aux gens qui sont soumis à cette loi
d'être capables de répondre à la loi sans perdre de compétitivité.
Et donc, du coup, des technologies pour faire un espace durable.
Et toi, Olfa, qu'est-ce que tu fais à Aucnes ?
Bon, moi, je suis la chef de service de la LOS et Sauvegarde,
donc la LOS Lois sur les opérations spatiales.
La mission du service, c'est de proposer la réglementation technique,
donc les règles aux ministères en charge de l'espace, la faire évoluer.
Donc aujourd'hui, la réglementation technique applicable,
aujourd'hui, elle a été proposée depuis plus de 10 ans,
donc elle n'est plus adaptée au contexte actuel du new space,
des megagonstellations, du service en orbite.
Donc aujourd'hui, on l'a fait évoluer pour que les règles soient adaptées au nouveau contexte
et après, on s'assure à appliquer cette réglementation technique,
donc on contrôle que les opérations spatiales sont conformes aux règles
qui ont été exigées dans le cadre de la loi sur les opérations spatiales.
Cette émission est tournée autour des débris spatiaux.
C'est quoi un débris spatial ?
Oui, je vais en reprendre.
Donc c'est quoi un débris spatial ?
Donc un débris spatial, c'est un objet qui n'est pas fonctionnel,
il n'a pas d'utilité, qui orbite autour de la Terre et qui n'a pas de fonction précise.
Donc aujourd'hui, il faut savoir qu'il y a les principales sources de débris,
donc on a des débris qui sont issus des PAVs.
Donc le premier débris qui a été introduit dans l'espace en 57, c'était Spotnik 1,
on trouve des débris qui sont issus de collision,
des débris par fragmentation suite à des incidents par exemple,
un accident par rapport à un satellite, séparation de l'amplano solaire ou autre,
ou par négligence lors des sorties des astronautes.
Donc il y a eu des pertes de trousse outillée,
récemment il y a eu enfin 2023, il y en a eu pas mal, voilà.
Combien est-il de débris dans le ciel ?
Alors je voudrais juste, à l'issue de cette petite soirée,
peut-être avoir une réflexion sur la définition d'un débris.
Finalement, ce qu'on a vu, ce qui nous embêtait,
qu'un débris ne fonctionne pas, ce qui nous intéresse,
c'est est-ce qu'on est capable de bouger ce débris.
Donc finalement, je dirais dans la démarche
où finalement un débris est un objet que l'homme a mis
et qu'on ne peut plus déplacer, parce que finalement,
si on sait le déplacer, on fait des anticollisions et c'est pas...
C'est pas une expérience que j'ai, non.
Combien y a de débris dans l'espace ?
Des débris, il y en a à peu près 34 000 objets.
34 000 gros débris, alors supérieur à 10 cm.
Ok, mais il y en a aussi plus à moins.
Concrètement, qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui
pour limiter les débris spatiaux ?
On intervient à plusieurs échelles,
donc par prévention, donc nous, ce qu'on met en place,
comme règles, c'est des règles qui vont permettre
de limiter la prolifération des débris lors d'une opération spatiale.
Donc on vérifie que l'opération spatiale va être menée
dans le respect de l'espace et qu'il n'y a pas de génération
de débris supplémentaires.
Donc ce qu'on oblige par exemple dans le cadre de la loi
sur les opérations spatiales, c'est qu'en fin de mission,
quand les satellites n'ont plus de fonctions utiles,
qu'ils soient désorbités, donc ils sont mises en situation stable,
sécurisées, on vide les aigles, les batteries,
pour qu'on limite les risques de collision déjà
et que ça a eu le risque d'explosion en orbite également.
Merci beaucoup.
Petite question, c'est toutefois qu'il y a un satellite
qui rentre dans l'atmosphère, est-ce que ça pollue ?
Il y a eu effectivement quelques études qui ont montré
que dans les particules atmosphériques,
il y avait des traces de matériaux issus de satellites ou de lanceurs.
Donc aujourd'hui, on ne peut pas nier que lorsque les véhicules
rentrent dans l'atmosphère à 7, 8 km par seconde,
ils vont brûler, ils se vaporisent,
il y a une partie qui retombe au sol très peu
et toute une partie qui se vaporise.
Cette matière, elle se transforme et s'agrège
et donc elle se met dans l'atmosphère et donc elle est là.
Je réagis, il y a quelqu'un sur le chat qui s'appelle Bim Ba Da Boom,
je t'ai bien cité, qui a dit dans la continuité de ce que tu es en train de dire
est-ce qu'au bout d'un moment, la présence de satellites et de débris
dans l'atmosphère va modifier la météo, le dérèglement climatique,
est-ce que ça a un impact ?
C'est une très bonne question et donc aujourd'hui, on y travaille,
on a lancé...
On n'a pas la réponse ?
Non, on n'a pas la réponse.
Aujourd'hui, on a constaté que ça existait, qu'il y avait des particules
avec des matériaux et donc là, on a lancé toute une série de thèses
au niveau du CNES pour travailler sur effectivement
quelle est la chimie, comment ces molécules vont s'agencer les unes,
est-ce que ça peut être un problème,
ou une solution, on ne sait pas aujourd'hui,
on sait qu'il y a des certaines nombre de trucs qui se font.
On y travaille pour avoir des vraies réponses et des vraies chiffres.
Très bien.
Est-ce que vous avez quelque chose à rajouter d'importance,
sinon on passera à la suite, sur la question des débris spatiaux ?
On peut dire que c'est un sujet qui est pris au sérieux au CNES
puisque finalement, ils ont mis en place au moins cette émission.
Est-ce que vous êtes inquiets dans un futur où on utiliserait plus de propulsion nucléaire
et sur le fait que ces débris-là pourraient être beaucoup plus dangereux
si ils revenaient dans l'atmosphère, notamment avec ce qui s'était passé
avec les satellites COSMOS de l'Union soviétique
qui avaient fait des sacrées positions à l'époque ?
Oui, alors le problème du système nucléaire,
c'est qu'effectivement, les particules qui vont retomber, elles sont rédivatives.
Alors je dirais, l'avantage c'est qu'on est capable de leur trouver,
de leur trouver, de leur trouver, donc on peut les retraiter après.
Mais bon, ça ne résout pas le problème effectivement.
Alors, par contre, l'énage nucléaire, comme source,
peut être une solution pour pouvoir faire ces changements de plans
et aller chercher tous ces débris et donc apporter finalement une solution
où on aurait l'énergie pour aller nettoyer tout,
parce que c'est ce qui nous manque aujourd'hui, comme on disait tout à l'heure,
pour aller chercher un débris, il faut le rapprocher, il faut se rapprocher de lui, l'attraper.
Et puis donc après, il faut aller en chercher un autre,
donc il faut changer de plan, changer d'orbite,
et donc ça, ça demande de l'énergie connoissale,
de remettre de l'air-gole, donc de l'énergie dans les réservoirs des satellites qui ferait ça.
Et la solution nucléaire peut apporter de ce genre de solution,
avec bien sûr tous les désavantages que peut avoir cette technologie-là
vis-à-vis du risque, si il y a un problème.
Juste pour préciser le rapport au nucléaire,
s'il y aura une activité avec des réacteurs nucléaires et tout,
donc la réglementation technique va s'adapter,
et il y aura un cadre pour ne pas avoir des risques de débris.
– Du coup ? – Là, je parle à l'échelle nationale,
mais comme tout à l'heure on l'a dit un petit peu,
donc il y a le travail qu'on fait à l'échelle nationale,
on le pousse à l'échelle internationale, on essaie de promouvoir ce qu'on fait,
et dans le cadre de collaboration comme l'IADC,
l'interagentie débris, comité,
donc toutes les agences spatiales, il y en a 13 aujourd'hui qui participent,
et on se met d'accord sur des lignes directrices, les guidelines,
pour se mettre d'accord sur les principes de base.
– D'accord. – Merci.
– Alors, on va… merci beaucoup, Alfa. – Merci.
– Merci de ta présence. Pierre, tu peux rester.
En attendant que Sylvain arrive pour vous annoncer quelque chose de très, très étonnant,
question de Ketuki pour Arnaud.
Arnaud, c'est quoi, astronaute de réserve ?
Est-ce que tu remplaces l'astrôte quand il est malade ?
Non, tu peux être là.
– Pendant les derniers mois et qui est du coup prêt à réaliser la mission.
Être astronaute de réserve, ça veut dire que vous avez été sélectionné
par l'agence spatiale européenne comme étant quelqu'un qui est apte
à préparer et à réaliser une mission dans l'espace,
mais qu'une mission, justement, n'a pas encore été identifiée pour vous.
Et donc par conséquent, en attendant qu'une mission soit identifiée,
vous maintenez votre activité.
Donc moi, c'est mon activité pour l'armée de l'air et de l'espace de pilotes,
et en même temps, en parallèle, je commence à me former avec le CNES
avec l'agence spatiale européenne pour me tenir prêt le jour où
une opportunité s'y sera pour moi.
– Ça va arriver. – Oui, on en est sûr, on ne le croit.
Je reçois Sylvain qui vient rejoindre Pierre pour nous parler d'un projet étonnant.
Vous allez voir les tweets-choses, ça va vous intéresser. Qu'est-ce que c'est ?
– C'est un jeu, un jeu de rôle, un jeu pour smartphone,
dans un premier temps qui s'appelle Orbital Dance.
– Il est gratuit, j'espère.
– Évidemment, il est payé avec vos impôts, donc il est gratuit.
Il est disponible pour téléchargement dès maintenant sur la Pulse Store
et dans quelques heures, voire quelques jours sur le Google Store.
– Donc on tape Orbital Dance sur la Pulse Store ou sur le Google Play
et on a ce jeu gratuit.
– Exactement, on a ce jeu développé par World Game avec le CNES
qui vise à sensibiliser ceux qui n'étaient pas là ce soir au débris spatial
et aux solutions que nous développons pour limiter la prolévération des débris.
– D'accord, donc j'imagine que le public voit en ce moment des images du jeu
ou voit le jeu, il y a un lien également dans le robot du chat,
donc vous remontez un petit peu le chat, vous trouverez directement.
Donc pourquoi le CNES ferait ça ? Pourquoi faire un jeu vidéo ?
– C'est une façon de parler au public, au grand public, peut-être au plus jeune
ou au gamer, il n'y a pas d'âge pour être gamer, je sais de quoi je parle.
D'une façon originale, au débris spatial.
Donc dans le jeu, on va incarner un satellite qui va essayer d'éviter les débris
et ça va être de plus en plus difficile parce que l'effet qu'est slaire
que vous avez commencé à vivre ce soir, mais on peut repousser l'échéance,
améliorer son score avec certaines technologies qui sont développées par Pierre dans la vraie vie.
– Il y a un arbre de compétences du satellite et donc tu peux dire quelques technologies ?
– Oui, donc c'est les technologies dont on a parlé tout à l'heure.
– Pas les morts déjà ? – Non, pas les morts, mais donc il y a le filet.
Il y a le système de surveillance qui permet de connaître un petit peu mieux où sont les débris.
Il y a un système qu'on appelle un Detumbler qui est un système qui empêche le satellite
de tourner sur lui-même et donc qui se stabilise, donc ça permet de surfer à travers les débris.
Et il y a donc tout le système de passivation ou de fin de mission
qui vont donner des points supplémentaires puisque donc du coup, à la fin de mission,
je vais débarrasser le plancher.
– Si je débloque une technologie, je peux la googler et voir ce que c'est en fait, non vrai ?
– Alors, même sans la googler, tu as déjà un petit teaser et puis après,
effectivement, tu peux aller trouver qui fait ça.
– N'hésitez pas et si vous les faites à un stream de ce jeu, vous en parlez au CNES,
si vous vous faites un petit... Oui, vas-y, rajoute.
– Oui, il y a tellement de choses à dire parce que c'est un de nos bébés ce jeu,
mais dire aussi que la cité de l'espace à Toulouse, environ 500 militeurs par an,
a adapté le jeu, on peut y jouer, donc visiter la cité de l'espace
qui vient de revoir complètement la zone dédiée aux débris spatiaux
et je pense pour à dire qu'on a un peu contribué à sa rénovation.
Et le dernier chose à dire dans le jeu, c'est qu'on a essayé de repouiller
ce que vous avez vécu tout à l'heure.
– On a été déroulés. – C'est-à-dire, à un moment donné,
on a un dilemme, le satellite en fin de vie, on utilise son air-gole pour désorbiter
ou pour faire un men d'évitement.
Et celui suite à la men d'évitement, il y a plus assez d'air-gole, c'est Game Over.
Et donc dans le jeu, si on désorbite au bon moment, on a un meilleur score.
– D'accord. – Merci, on va, tout le monde reste ici.
L'équipe ne change pas, on va parler un terme que personne ne va comprendre.
D'accord, je vais le dire et on va expliquer ce que c'est.
Innovation de rupture, qu'est-ce que c'est ?
– On ne savait pas à qui tu parles. Quand tu parles, moi...
– Oui, j'imagine. – Voilà, la façon que dans mon équipe
on envisage d'innovation de rupture, c'est pour changer le paradigme
d'utilisation de l'espace. – Alors, paradigme, le mot est compliqué.
– Le mot est compliqué, j'allais essayer de préciser.
Donc aujourd'hui, vous l'avez compris, tout le monde connaît le paradigme actuel.
C'est-à-dire, on lance des satellites avec des lanceurs.
Et les satellites, au bout d'un moment, malheureusement, deviennent des débris.
Et ça, c'était tout à fait compréhensible dans les années 50, 70, 70, mais jusqu'à récemment,
tant qu'on en envoie pas trop.
Avec la recrudescence des consélactions, des mégaconsélaçons,
on vient vécu le problème d'effet qu'est-ce-là qui se déclenche.
Donc on essaye d'innovation de rupture, de penser autrement.
– Alors, j'ai verté le chat que c'est maintenant ou jamais, comme dans les mariages,
je parlais maintenant où te dévoilais jamais.
J'ai le chat sous les yeux, si vous avez des questions.
Il y a aussi l'équipe des co-imitiers-manageurs de CNES qui me font des séctions,
mais ça fait des questions, c'est le moment ou jamais, sur la soirée,
sur le jeu, sur le CNES en général.
On parlera de l'emploi juste après, donc pas sur les emplois en tout cas.
Et pendant que les questions arrivent, j'ai une question à vous deux.
Donnez-nous des exemples d'innovation de rupture, CNES.
Est-ce que vous en avez le futur ?
– Alors, j'aimerais le savoir.
Mais on essaye de préparer des futurs possibles,
avec la perspective, avec l'innovation de rupture.
Je l'ai dit un peu tout à l'heure, on a défloré parce que vous y êtes arrivé.
Quasiment arrivé, on pourrait recycler en orbite,
avec des robots, pas avec des humains.
Donc imaginez une usine de recyclage, de la taille de l'ISS,
qui serait alimentée, comme on le disait tout à l'heure,
par des remorqueurs, qui irait chasser les débris, qui les ramènerait.
Ça éviterait de relancer toute cette masse.
Il serait beaucoup de vertu, écologique.
– Est-ce qu'on pourrait imaginer aussi des stations spatiales,
un peu comme des stations essence,
où au lieu d'avoir un satellite en fin de vie qui deviendrait un débris,
il pourrait aller se recharger en air-gole et continuer sa vie comme ça ?
– Oui, tout à fait. Il y a un certain nombre de missions
qui sont aujourd'hui étudiés pour tout à fait faire ça,
pour être une station-service.
Donc aujourd'hui, c'est plutôt la station-service qui irait chercher,
à acquérir ce qu'on dit, donc remettre du fuel dans le satellite.
Mais on peut tout à fait imaginer un moment ou une autre,
que ce soit lui qui est viennent à la station.
– Je crois que tu avais une question, non ?
– Oui, faire une question, plutôt aussi,
j'ai envie de parer sous le contrôle des experts,
parce que je les trouve un peu modestes quand même,
mais il faut savoir que là, tous les efforts dont il parle,
la recherche qu'on fait, c'est une recherche
qui est au profit de l'intérêt collectif finalement.
Et il faut savoir que, vous n'y dites si je me trompe,
mais la France est le premier pays à avoir fait une loi en 2008
pour la gestion des débris.
Alors que si on regarde les chiffres en orbite basse,
97,5% des débris, c'est la Russie, la Chine et les États-Unis.
Et donc du coup, je pense qu'on peut vraiment être fiers
d'avoir une agence spatiale nationale,
qui a cette vision de l'intérêt collectif,
qui fait de la recherche pour des technologies
pour pouvoir nettoyer l'espace.
Donc voilà, c'est quelque chose à dire.
Et je pense que c'est vraiment important qu'on fasse tous des efforts
pour avoir un espace fort en France,
parce que c'est ça qui nous permettra de véhiculer cette vision de l'espace
et d'essayer de convaincre d'autres nations
qui pour l'instant ne font pas ces efforts.
– Ok, j'ai trois questions du chat.
À moins que ça nécessite une réponse, non, c'est bon ?
– Merci.
– Merci, ça c'est... – Ok, alors...
– Effectivement, juste un mot, c'est...
ce que tu dis là, c'est qu'effectivement montrer l'exemple.
Donc là, aujourd'hui, on essaie de trouver les technologies,
d'avoir des innovations de rupture,
de développer la technologie jusqu'à ce qu'elle soit sur étagère,
pour dire, regardez, elle existe.
Et si vous l'utilisez pas, c'est parce que vous ne voulez pas l'utiliser.
C'est pas parce qu'elle n'existe pas.
Et donc du coup, après, on peut vraiment dire,
voilà, vous êtes des vilains parce que c'est vous qui l'utilisez pas.
Alors qu'aujourd'hui, tout le monde nous dit, ah, c'est difficile, c'est difficile.
– Oui, c'est difficile. – Alors, question de Spartex.
Est-ce qu'il y a une chance qu'un satellite tombe sur une ville et tue des gens ?
Il n'a pas dit comme ça, mais...
– Comme tu as une chance de gagner au loto demain, oui.
– Bien, il y a des gens qui gagnent au loto tous les vendredis, hein.
– Voilà, donc la probabilité n'est pas nulle.
Alors c'est toujours difficile quand on parle de gens de probabilité,
parce qu'on a tous un rapport à la probabilité,
pour ça que les gens jouent au loto, d'ailleurs.
Je pense que c'est un bon exemple.
Donc la loi sur les opérations spatiales limite ce risque à une valeur déterminée,
voilà, qu'on calcule à tout un tas de logiciels,
qu'on met à disposition d'ailleurs de tous les constructivités français,
parce que la loi s'appelle « co-français ».
Donc ce risque, il est inférieur à une probabilité sur 10 000.
Est-ce que c'est beaucoup, est-ce que c'est pas beaucoup de faire une victime
lors d'une retraite sur le suri qui va se faire dans plusieurs décennies ?
– Oui, et ça dépend d'où on est, puisque en Europe, on est plutôt safe,
mais c'est vrai qu'en Chine, les secondes étages de lanceurs
ratterissent souvent près de villages.
L'avantage dans un petit pays, c'est d'avoir moins de chances.
Question physique-mécadique céleste.
Pourquoi les débris ne se rassemblent pas par la force de la gravité
en une sorte de petite lune autour de la Terre ?
Et on n'a rien à faire finalement.
– C'est question de Pim Bam Boom.
– On ne passe pas, on ne rejoint pas.
On n'oblige des sessionnaires, on a un peu plus de chance,
il y a des pluies, non pas de gravité, mais des forces à trois corps
avec le soleil la lune, il y a des longitudes cimetières,
il y a trois longitudes cimetières,
c'est mes cours de making spatial sont assez frais,
mais tu as l'air confirmé,
qui existent, mais ça prend des décennies pour y arriver.
En orbite basse, on ne lance pas du tout les 7 hites,
ce sont les mêmes orbites, orbite polaire, orbite équatoriale
à 800 à 1200 km, et généralement, les perturbations ne sont pas assez fortes
et puis ne font pas dans le même sens en fait.
Partez aux perturbations, elles vont ramener vers la Terre généralement.
– Sachant que, donc là, on pense à la création planétaire,
donc si on avait des millions d'années devant nous,
il y a des chances qu'effectivement, ces débris se rassemblent.
Sauf qu'on a quand même un petit peu de chance,
c'est-à-dire qu'on n'a pas parlé tout à l'heure,
mais l'effet de Kessler sur une constellation
qui est aux alentours de 300 km,
il va se nettoyer par lui-même en 5, 6 ans.
Ce qui n'est pas le cas si on fait une même constellation à 1000 km par exemple.
Et donc ces débris n'ont pas le temps de s'agriger
pour pouvoir faire une petite lune parce qu'ils vont retomber avant,
mais on parle de 100 ans, 200 ans.
– Voilà. C'est pas linéaire, si vous êtes 2 fois plus loin,
ça va pas mettre 2 fois plus longtemps à descendre.
Ça augmente beaucoup plus rapidement en temps que ça n'augmente en distance.
– À cause de la densité atmosphérique qui décroît exponentiellement en fait.
– Question de Luc Cixiou, j'ai encore deux questions dont celle-là,
qui est une question un petit peu théorique rigolote.
Pouvez-vous expliquer de manière simple le concept le plus compliqué
que vous avez étudié actuellement ?
– Je peux me lancer si tu veux Pierre.
Blockchain, Excel code, entre nous deux.
Alors, j'ai dit en gros mot, on pourrait imaginer...
Je me suis lancé là-dedans, pourquoi je suis filmé, je suis fou.
– Blockchain, on n'aime pas trop sur Twitch, mais vas-y.
– C'était plus dur.
Oui, on pourrait imaginer que l'accel à l'espace ne soit plus comme aujourd'hui
libre et gratuit sous le réservoir, un lanceur sous la main,
mais de le conditionner à certains critères qui seraient encodés dans une blockchain.
Typiquement dans cette blockchain, qui serait sous Raterium
pour pas avoir un gros impact énergétique, pas du Bitcoin,
on pourra encoder un algorithme qui disait, bon, que fait-on cet élite ?
Observation de la Terre, OK, un bon point.
N'est-ce pas que tu as joué à l'espace où il y a deux bons points ?
C'est du télécom tout venant 5G pour le grand public,
peut-être pas un bon point.
Ou alors en fonction de l'orbitre aussi.
– Question de...
– Je crois que je vais juste dire que je crois qu'il y a une ONG
qui commence à se créer en France qui s'appelle Cosmos for Humanity,
plutôt en Suisse, qui commence à essayer de noter les...
– Salut, David.
– Salut, David.
– On les a accompagnés dans leur émergence.
– Merci de l'éciter.
– Crie pas.
Oui, j'ai vu votre question, vous n'acquittez pas.
Mais j'ai une autre question, parce que j'aime bien...
Mais on peut dire, on n'en parle pas, d'accord ?
J'en ai parlé tout à l'heure.
Crie pas, pose la question, les 40 000 satellites de Starlink,
c'est un problème ou pas ?
– Donc, comme on disait tout à l'heure, aujourd'hui,
Starlink, ils sont à l'entour de entre 400 et 500 km.
Donc, s'il se passait une catastrophe majeure,
il perd de... qu'il y a de Viennepole
et que l'ensemble des satellites se mettent à se rencontrer
et que ce tas de débris soit là,
il serait là pendant les 5, 6, ça dépend de la taille d'une dizaine d'années.
Et après 10 ans, on aurait donc un espace propre.
Donc, j'ai envie de dire, bon, forcément, c'est embêtant,
mais c'est pas aussi dramatique que si le même système se passe à 1000 km.
– D'accord.
– Et il y a d'autres constellations prévues plus hautes,
pas par SpaceX et Starlink, mais on peut penser à même Creeper
ou Iris Square, etc., et même une constellation chinoise.
Bon, il y a beaucoup, beaucoup de satellites qui vont arriver.
Tu vas intervenir, Arnaud ?
– Oui, pour compléter, c'est que finalement,
des constellations doivent aller plus hautes,
parce qu'en réalité, la pollution, le syndrome de caisse l'air,
il est déjà en train de se passer sur certaines orbites,
donc les orbites SENS Synchronous, autour de 600 km.
C'est déjà une orbite sur laquelle ça devient très compliqué
de placer une charge utile.
Enfin, pareil, je parle sous votre contrôle,
mais on a beaucoup parlé de ça comme si c'était un futur absolument réinvité.
En réalité, c'est une tendance qui est déjà en cours
sur certaines orbites.
– Effectivement, l'orbite dont tu parles,
qui permet donc de prendre des images toujours avec le même éclairement,
c'est une orbite qui est unique finalement,
et donc qui est utilisée depuis des décennies.
Et là, il y a une densité de population qui fait qu'aujourd'hui,
on a une augmentation d'une ombre d'objets catalogués
qui n'est pas due à un ajout et à un de nouveau lancement,
et donc c'est effectivement le signe que le syndrome de caisse l'air,
soit ses orbites-là, a déjà des prémices.
– Juste, les chiffres Starlink,
Starlink, ça, au commande chaque semaine,
on a révisé avant de venir 5500, 40 000, c'est déjà la future génération,
Irie Square, construction européenne à venir,
on n'a pas le chiffre exact entre 100 et 200 hétérites.
On n'est pas dans les mêmes ordres de grandeur.
– Voilà, bien sûr.
– Question de Rammus Cates, comment les débris spatiaux peuvent menacer,
est-ce que ces débris spatiaux peuvent menacer missions de ravitaillement
pour l'ISS par exemple ?
– Bien sûr. D'ailleurs régulièrement, vous le savez tous les 3,
les autres nôtres malheureusement doivent enclencher les procédures d'urgence,
mettre dans la capsule ce qu'on s'est mis dans la C-PUS,
maintenant c'est la Crewwagon, en cas de risque de collision,
avec débris, ça arrive souvent lorsqu'il y a une éruption solaire
ou une activité solaire intense.
– Je crois que c'est Thomas Pesquet qui a rendu le monde dans son livre
que justement, dès son premier vol, dans la, non, dans le deuxième vol,
je crois, dans la Crewwagon, en allant vers la station spatiale internationale,
ils ont eu à faire cette alerte, ils ont dû se remettre en combinaison pour ce clip.
– C'est vraiment, c'est un risque, donc il y a eu 32 manœuvres d'évitement
réalisés par Aliasas entre 1998 et 2022,
mais c'est vraiment un risque qui pèse sur l'équipage,
et il faut savoir que donc Aliasas est blindé sur certaines de ces parties,
et ça, ça permet de se prémunir du risque, on va dire,
sur des petits débris qui sont clairement inférieurs à 1 cm.
Après, les gros débris, cela, on peut savoir où ils sont,
parce qu'on a des radars qui arrivent à les détecter,
ils ont une signe sur radar, c'est des bris suffisantes pour les détecter,
donc éventuellement les éviter, mais entre les deux,
il y a une petite zone où c'est trop énergétique, donc ça nous fait mal,
mais trop petit pour être détecté, et qui fait peser un vrai risque
sur la mission et sur l'équipage.
– J'avais une question, je me permets peut-être,
pour les sorties extravéculaires, donc là vous n'êtes plus protégé par la station,
vous connaissez le risque que vous encourez en 1 heure de sortie extravéculaires
d'être percuté par un débris ?
– Alors moi je ne connais pas le chiffre,
étant donné ma grande expérience en sortie extravéculaires du nombre de zéro,
je ne peux pas trop t'expliquer, te dire ça,
mais je pense que c'est sûr qu'il est calculé,
et en particulier sur cette gamme dont je te parais,
et la gamme indétectable, il est vraiment important.
– 7 km de seconde, l'énergie scénétique c'est un demi de mv²,
ça doit vraiment transpercer comme du beurre je pense.
– Oui, il y a des images sur internet,
une pièce, ça te fait un trou, mais un monstreur.
– Un débris de 1 cm, c'est la même énergie qu'une voiture à 130 km sur l'autoroute
qui prend un mur de face.
– Big up a le problème à trois corps dans lequel des aliènes tuent des soleils
en envoyant un proton à la vitesse de la lumière dans le soleil
puisque l'énergie scénétique, ça dépend de la vitesse.
Merci pour tout, on va conclure tout doucement,
on va parler un petit peu métier, est-ce qu'il fait bon travailler au CNES ?
– Alors moi je suis fier de travailler au CNES,
je dis pas ça parce que je suis filmé et que la direction est comme mentant.
– Et qu'ils ont un fusil aussi.
– Il n'y a pas de fusil sans matembre,
notamment parce qu'on a mis en place cette loi sur le passant spatial
dans les premiers pays.
Je pense que tu l'as vu en visitant, je ne dis pas ça pour faire la pub de la boîte,
mais on est une boîte de passionnés,
et je pense que c'est ça qui nous fait rester.
Et tous les projets spatiaux du CNES passent par le CNES
puisqu'on propose et qu'on met en oeuvre la politique spatiale française.
Donc franchement, dans ma carrière, j'ai fait plusieurs missions,
plusieurs métiers différents, des opérations comme vous avez vu Clément et Valentin,
aux avant-projets, maintenant une innovation de rupture.
Je ne sais pas si tu veux compléter ou avoir un autre avis Pierre ?
– Oui, ce qui est génial dans cette boîte, c'est qu'en fait,
on a des experts sur tous les domaines spatiaux.
Donc dès qu'on a une question ou qu'on a un problème,
on va trouver des réponses et donc on est entouré de science.
Et quand on ne sait pas quelque chose, on a les clés pour pouvoir développer un savoir.
Tout à l'heure, je vais parler de thèses, on lance des thèses,
on n'a pas une question, on a une question,
et on arrivera à motiver le management pour pouvoir travailler cette question,
arriver à trouver la science, et ça, c'est vraiment ça.
– Il y a actuellement 200 postes ouverts qui ne sont pas réservés aux gens de l'espace.
Si vous êtes ingénieur généraliste, vous pouvez postuler à certains postes.
Si vous n'êtes pas ingénieur, on cherche des comptables, des gens aux achats,
si vous travaillez comme responsable d'achats à total énergie,
vous les donnez du sens à votre vie, n'hésitez pas à postuler au CNES,
même si c'est à Toulouse, c'est joli Toulouse.
– Oui, oui, oui, j'imagine.
Je voulais dire aussi un truc que j'ai remarqué en fréquentant le CNES,
c'est que si vous avez une idée ou un projet,
vous avez pas envie d'être... Vous avez une vision.
Vous avez dit, moi, j'ai envie de construire une fusée dans mon jardin.
En fait, vous pouvez contacter le CNES,
et vous pouvez leur dire, moi, j'ai un projet, et en vrai,
si ça se trouve, si vous contacter un gars comme Sylvain,
il va vous dire, c'est très intéressant, on va le financer en vrai,
et on va vous mettre des ingénieurs.
Donc, si vous avez des projets, si vous voulez conquérir l'espace,
vous avez des idées nouvelles, si vous êtes l'Elon Musk Toulouse,
n'hésitez pas à les contacter, ils répondent,
et en fait à créer finalement votre métier au CNES,
d'une certaine façon, plutôt que de répondre à un poste.
Voilà.
Je vais peut-être compléter. On a aidé, pardon,
l'émergent de Open Space Makers, qui est une association,
on peut appeler ça un réseau de fablab, qui permet à tout un chacun,
dans le fablab le plus proche de chez lui, de faire du spatial.
On s'est préoccupé de tous les aspects administratifs,
juridiques qui pouvaient exister, puisque faire un lanceur, c'est faire un missile.
Donc, il va fallu négocier tout ça, et c'est en place.
Open Space Makers. Allez-y.
Et puis, là, il y a des centaines de personnes qui nous regardent.
Effectivement, si vous avez un collectif de passionnés menés par Hugo,
on va créer la fusée d'Hugo.
En vrai, moi, je serais toi, Jean-François Fréun,
au moins avant d'arrêter la hacaire, twitch.
Il y a beaucoup de clubs de fuséologie aussi,
et qui ont une chance incroyable en France,
c'est qu'on a un événement qui s'appelle the space,
où ils peuvent, sous le contrôle en plus des experts du CNES,
tirer des fusées.
Donc c'est super intéressant, on y a été avec Arnaud et c'est le spectacle est trop bien et il y a des étudiants même de l'Europe entière qui viennent parce que c'est un truc assez exceptionnel.
Je pense aussi, je m'adresse aussi aux informaticiens, aux programmeurs, sans dévoiler un secret confidentiel défense.
Effectivement, par exemple, pour les collisions, aujourd'hui ils n'utilisent pas la technologie de LIA et c'est très bien parce qu'il n'y a pas de rétro entre générique possible sur le sujet.
Oui, mais ce que je veux dire c'est que quelqu'un qui dit, écoutez, moi je vous ai entendu, j'ai envie de faire un truc sur LIA, c'est pour vous.
Welcome !
Voilà, welcome ! Donc voilà, si vous n'avez, n'hésitez pas à être force de proposition, c'est ce qui s'est passé un peu avec moi puisque effectivement, par l'intermédiaire de Canada, qui est l'agence,
moi je leur ai dit, vous devriez contacter CNES, on fait un jeu drôle, c'est trop bien.
Et effectivement, ça a pris 3 ans pour faire le premier épisode, puis 2 ans pour le deuxième épisode, mais le CNES a été à l'écoute parce que c'était un projet structuré.
On organise de plus en plus de challenges pour susciter l'innovation parmi des acteurs du spatial ou non.
Donc il y a le changer de co-conception récemment, il y a le changer d'espace durable l'année dernière, je vous annonce en prime time,
la deuxième édition du change d'espace durable cette année par mes équipes.
Donc il faut avoir un numéro si rètes, ça ne reste pas au particulier, mais quand même, même si vous avez autant entreprenant,
on a travaillé d'autos entreprenants dans ce cadre-là, ça ne m'empêche pas d'avoir de super idées et on vous accompagnera.
Très bien. Alors, on va, le mot de la fin, je passe au remerciement, est-ce que vous avez quelque chose à dire ?
Non, c'était génial.
Ok, c'était bien. Premier jeu drôle, c'était sympa ?
Oui, c'était mon premier jeu drôle, franchement, merci beaucoup, je me suis beaucoup amusé, c'était génial.
Très bien. Parles-en à l'armée de l'air et de l'espèce, j'ai fait un truc bien, parce que eux, ils ont de l'argent.
Je ne sais pas, je ne sais pas.
Voilà.
Mais ok, je...
Non, non, je ne vais pas qu'il n'a.
Et en tout cas, si pour ton accueil, pour l'animation du jeu et tout, ça ne doit pas être facile.
Oui, et puis je t'ai vu stresser, tant en tant, ça va faire du bien.
Ah ouais ?
Oui, c'est pour te faire plaisir.
Et c'est bon, ça s'est bien passé pour vous, c'était intéressant.
Moi, je trouve les joueurs ont fait honneur au scénario.
Merci, merci.
Voilà, et c'était intéressant de...
Enfin, ils ont bien réagi.
Et bon, voilà, il y a plusieurs choses qui étaient...
qui étaient bien.
En tout cas, je remercie, moi, remerciement au modérateur Twitch, aux équipes techniques, aux invités, aux publics, merci à vous.
Je rappelle que le jeu Orbital Dance, disponible sur iOS et Android, pas tout de suite la semaine prochaine, mais notez-le, voilà.
En fait, ce jeu de rôle, c'était un peu la lancement de ce jeu.
N'hésitez pas à rejoindre les réseaux sociaux du CNES également.
Tiens, Arnaud, c'est quoi ton réseau social ?
Alors, moi, je suis sur LinkedIn, donc du coup...
Non, non, non, Twitter.
Voilà, Twitter aussi, donc Arnaud Astro et sur Instagram.
Voilà, ok.
Toi, en tout cas, on te connaît, c'est bon.
Mais vas-y, vas-y, écoles-y.
C'est pareil, moi, c'est l'Eugolis Barre, surtout.
C'est bien, non, pas LinkedIn ici.
Et effectivement, j'apprends que le 28 février, il y aura un réacte du GDR.
Donc, en fait, il y a Valentin et Clément, qu'on a reçu là tout à l'heure, qui étaient aussi les...
Qui vont dire, ça, c'est vrai, ça, c'est pas vrai.
Mais en deux mots, parce que moi, j'ai visité le CNES et j'ai fait ce scénario,
c'est... Enfin, pour moi, c'était une compilation d'anecdotes.
C'était relativement ce qui se passe.
Oui, alors les cyberattacks depuis la cantine, on essaye d'éviter quand même.
Mais blague à part, sur les aspects centraux du jeu et à l'air de collision,
les relations avec les partenaires, vous avez touché dans le milieu.
Très bien.
Je ne vous dis pas que dans 13 minutes, il y a l'atterrisseur novassé qui tente d'arriver sur la Lune, normalement.
Donc, on va essayer de suivre ça.
Et il y a de l'IA derrière aussi.
Ah oui, oui, c'est ça. La méthode...
Enfin, l'atterrisseur sur la Lune est contrôlée par...
J'imagine que le CNES, rester sur cette chaîne, le CNES va, je pense, raider la chaîne de la NASA.
C'était décalé de quelques heures.
Ah non, on va raider.
Ah, c'était décalé de quelques heures.
Donc, on va raider Antoine Daniel, qu'on s'allue. Voilà.
Merci beaucoup et merci au CNES. À bientôt.
Bye.