Le Bal des douze princesses - d'après un conte des Frères Grimm

Durée: 18m8s

Date de sortie: 05/07/2022

Au XVIIe siècle, en Allemagne, Wilhelm et Jacob Grimm, deux frères passionnés d’histoires depuis leur tendre enfance, passèrent toute leur vie à récolter les contes d’Europe, des légendes danoises aux romances espagnoles. Leurs Contes de l’enfance et du foyer sont parmi les plus riches répertoires d’histoires jamais rassemblés. Certaines sont extrêmement connues, comme Blanche Neige ou Cendrillon. D’autres moins – mais elles font tout autant rêver ! Laissez-moi vous raconter l’histoire des douze princesses qui n’aimaient rien tant qu’aller danser...

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Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
Le bal des 12 princesse.
D'après un compte des frères Grimm.
Au XVIIe siècle, en Allemagne, Wilhelm et Jacob Grimm,
deux frères passionnés d'histoire depuis leur temps de renfance,
passèrent toute leur vie à récolter les comptes d'Europe,
des légendes danoises aux romances espagnoles.
Leur compte de l'enfance et du foyer
sont parmi les plus riches répertoires d'histoire,
jamais rassemblés.
Certaines sont extrêmement connues,
comme Blanche-Neige ou Sandrillon.
D'autres moins, mais elles font tout autant rêver.
Laissez-moi vous raconter l'histoire des 12 princesse
qui n'aimaient rien de temps qu'à les danser.
Il y a bien longtemps, vivait un roi qui avait 12 filles,
qui les aimait tendrement.
Mais plus elles grandissaient, plus elles le faisaient tourner en bourrique,
car les 12 sœurs avaient un caractère bien trompé.
Au moins, quand elles étaient petites,
les bêtises cessaient à l'heure du coucher.
Mais désormais, elles avaient l'âge de toutes les folies.
Alors le roi, prudent, se mit à les enfermer.
Toutes les nuits, quand les princesse allaient se coucher
dans la grande chambre qu'elles partageaient,
ils les comptaient.
Un, deux, trois,
onze, douze.
Puis ils déposaient un baiser sur chaque front
et tiraient le verrou.
Ainsi pouvait-il dormir sur ces deux oreilles.
Du moins, c'est ce qu'ils croyaient.
Un jour, alors que le roi et les princesse déjeunaient,
le roi remarqua que sa fille aînée, Madeline,
se frottait les yeux.
Quant à Annette, la cadette, elle s'affaissait sur sa chaise.
Jusqu'à la plus jeune, Lison, d'habitude gaie comme un pincon,
elle baillait au corneil.
Le lendemain,
rebeulote.
Jours après jour, les princesse d'ordinaire si vives
étaient de plus en plus apathiques.
Comme épuisés.
Plus étrange encore,
le roi s'aperçut que tous les matins,
les douze pères de souliers des princesse,
intactes aux couchers,
étaient en lambeau.
C'était de jolis souliers, certes,
à la forme délicate avec de petits talons,
des souliers de princesse.
Mais tout de même, ils étaient en cuir.
Ils en fallait beaucoup pour les déchirer.
Et pourtant, tous les matins,
les souliers étaient roués,
béants,
comme s'ils avaient servi à faire une randonnée de dix lieues.
Mais les princesse n'avaient pas pu sortir.
Pour en être certain,
le roi rajouta un verrou,
deux,
trois sur la porte,
mais rien n'y fit.
Tous les matins, les princesse baillaient,
et leurs souliers étaient usés.
Oh, chère papa,
si je suis fatiguée,
c'est que je lis des histoires à mes soeurs toute la soirée.
Disait Madeleine, l'aîné lorsque le roi l'interrogeait.
Mon bon papa,
j'ai fait des cauchemars,
Terrible !
Si tu savais,
tu aurais pitié.
Ranchéry cette Annette, la cadette.
Même la jeune Lison lui mentait.
Son tain rougissant la trahissait.
Le roi en devenait fou.
Journée, assez d'être pris pour un imbécile.
Alors, il promit la main d'une de ses filles
et son royaume,
à qui percerait le mystère des souliers usés.
Mais attention,
ceux qui échoueraient,
après trois jours et trois nuits,
perdraient la vie.
Le royaume était fort riche,
et les princesces, fort belles.
Alors, il ne fallut pas longtemps
pour qu'un prince vienne relever le défi.
Le soir venu,
le prince s'installa dans la chambre des princesces,
prête à monter la garde.
À vrai dire,
cette histoire lui semblait rockambolesque.
Ces jeunes filles paraissaient tout à fait sages.
Elles lui avaient même offert
une délicieuse tasse de chocolat.
Ce serait un jeu d'enfant.
Une fatigue irrépressible s'emparait du prince.
Et bientôt,
un ronflement sourd retentit.
Le lendemain,
ouvrant péniblement les yeux,
le prince vit devant lui
douze pères de souliers usés,
douze sourires gognar
et un roi furiban.
Dormi,
vous avez dormi !
Au cours des mois qui suivirent,
se succédèrent à la cour,
princes, ducs et marquises.
Tous se promettaient de veiller,
tous échouaient.
La réserve de prétendance épuisée,
la patience du roi aussi.
Dormi, vous avez dormi !
Sans parler de celle de son coordonnier,
il devait remplacer chaque jour
douze pères de souliers.
Un jour,
un soldat lui apporta ses bottines
trouées à réparer.
Il revenait de la guerre
et ne savait que faire.
« Et pourquoi pas ?
» dit le coordonnier,
chercher à résoudre
l'énigme des souliers usés.
L'énigme des souliers usés ?
Le soldat n'était pas contre,
mais il voulu d'abord se renseigner.
Il interroga à les habitants de la ville,
guetta les rumeurs,
les indices,
en vain.
Le soldat allait baisser les bras
lorsqu'une vieille femme se glissait
à côté de lui.
« Tu veux percer le mystère ?
Lorsque tu se rases au palais,
n'acceptes ni à boire,
ni à manger.
Et quand les princesques croirent
ou endormis,
enfile cette cape d'invisibilité
et suilait.
Le soldat n'eût pas le temps de la remercier
que la vieille avait disparu.
Il baissa les yeux sur ses genoux
là où elle avait posé la cape.
Il ne voyait plus ses jambes.
La cape d'invisibilité fonctionnait.
Ragaillardie, le soldat se présenta chez le roi.
Celui-ci osa d'abord les sourcils
en voyant ce jeune frelucquet,
dont son uniforme rapiessé
prétendant emporter le royaume.
Et puis après tout, pourquoi pas ?
Très bien, jeune homme.
À votre tour.
Et...
Bonne chance.
Les princesques couvrirent,
comme toujours, ce nouveau vigile d'attention.
L'eût proposant l'une un chocolat,
l'autre un gâteau.
Le bon soldat fut mine de se régaler,
mais en réalité,
dès qu'elle zure le dos tourné,
il fourra le chocolat,
dans sa botte et les gâteaux,
dans ses poches.
Puis il s'écroula ostensiblement
sur le canapé,
et fainit de se mettre à ronfler.
Et bien, sourit Madeleine,
ce nigo a avalé
trois gâteaux remplis de somnifères.
Il ne se réveillera pas de si tôt.
La voie est libre, mais de moisel.
Ce fut comme un envol de tourterrêles.
Les jeunes filles s'éparpillèrent
aux quatre coins de la chambre pour se préparer.
Lorsque le soldat se risqua
à entreouvrir les yeux,
les princesse étaient resplandissantes.
Dans leur robe de balle
de toutes les couleurs,
brodées de fils d'or comme déclats de soleil,
elles formaient un véritable arc en ciel.
À leur pied, leur souillet neuf
luisait.
Le soldat était loin d'être au bout de ses surprises,
car Madeleine, faisant pivoter son lit,
fit apparaître un escalier dérobé
dans lequel s'engouffraient les princesse.
C'était donc cela leur secret.
En filant sa capte d'invisibilité,
le jeune homme se glissa derrière elle.
« À ! Au secours ! Quelqu'un de sire ma robe ! »
s'écria tout à coup Lison, la plus jeune.
Le soldat avait marché sur sa traîne.
« Vite ! Il s'écarta, toujours invisible,
et Lison, qui tirait pour dégager sa robe,
tomba à l'art envers.
Cesseur poufère.
« Voyons, Lison, tu ne sais plus marcher ? »
demanda un narquoisement à net.
« Allons, laissez Lison tranquille,
et dépêchez-vous, nos princes nous attendent ! »
la reprit Madeleine.
Le cortège reprit sa voix, toujours suivie par le soldat,
de plus en plus ébaillie.
Dans un bruissement de soi,
les princesse traversèrent un jardin
tel qu'il n'en avait jamais vu.
Les arbres étaient couverts de feuilles d'argent,
dont l'éclat les entourait d'un halo de lune féérique.
Qui pourrait le croire ?
Pour preuve, le soldat casse à une broche.
Le bruit fit sursauter Lison,
toujours sur le qui vive.
« Mes sœurs, avez-vous entendu ce craquement ? »
« Voyons, Lison, la rassure à Madeleine.
Ce sont sûrement nos princes
qui tirent au canon en notre honneur.
« Comment, Lison ? »
Lison n'osa plus rien dire.
Le soldat prit à nouveau une branche
dans le second jardin,
où les arbres étaient d'or
et resplandissaient si fort
que s'en était comme si le soleil était sous la terre.
Puis dans le troisième,
où les branches des saules tombaient en cascade de diamants.
Les princesse arrivent vers devant un lac.
Douze princes les attendaient devant douze barques.
Ces douze princes avaient tant festoyé dans leur jeunesse,
tant menti pour sortir danser,
qu'à présent, ils étaient maudits.
Prisonniers du monde de la nuit,
coincés dans une fête éternelle
à attendre leur cavalier.
Et elles étaient arrivées.
Les princesse montèrent chacune dans une barque.
« Comme c'est étrange, Lison ? »
dit son prince en ramens.
« La barque me semble plus lourde qu'à l'ordinaire.
Ce doit être le courant.
Le soldat, qui était monté derrière elle,
se fit tout petit.
Lison allait s'inquiéter.
Lorsqu'apparut, miroitant dans l'eau du lac,
le palais de marbre rose,
éclairé de mille bougies,
leur était à la fête.
Et quelle fête !
Les tables regorgées de pyramide,
de macarons et de choux à la crème,
devant la piste de danse,
couverte de pétales de roses,
un orchestre sans donnette à coeur joie.
Aux bras de leurs princes,
les princesse se mirent à danser,
à un rythme en diable et,
elles glissaient, tournoiées,
virvoltées, sautées, cabriolets,
et ne s'arrêtait jamais.
Le soldat les regardait,
fascinés devant tant de bouteilles et tant d'ardeurs.
Mais c'était surtout Madeleine qui captivait son regard.
Il avait admiré sa fermeté et sa douceur
lorsqu'elle guidait ses soeurs.
À présent, dans chaque entre-chains,
dans chaque rond de jambes,
elle mettait tant de grâce,
tant de vivacité,
tant de cœur que c'était une splendeur.
Le temps semblait suspendu.
Et pourtant,
trois heures sonnèrent.
Il était temps de rentrer.
Une dernière valse,
et les princesse prirent le chemin du retour,
exaltés, exdénués,
et les souliers déchirés.
Le soldat se dépêchât pour remonter le premier dans la chambre.
Les princesse sourirent en le voyant profondément endormis.
Mais dans sa poche,
il serrait les précieuses branches d'or,
et dans son cœur,
l'image de Madeleine.
Le lendemain matin,
le soldat prétendit avoir besoin d'une autre nuit.
Et par deux fois, à nouveau,
il suivit en cachette les princesse dans les jardins enchantés,
monta sur les barques et les regarda danser.
Deux nuits entières,
durant lesquelles chaque rire, chaque trait d'esprit,
chaque pas de danse de Madeleine,
firent battre son cœur.
Le troisième matin,
le roi Vingtonouvelle.
Les princesse étaient navrées pour le soldat qui allait perdre la vie.
Il était sympathique,
elle s'en voudrait presque.
Mais à leur grande surprise,
le soldat sortit les branches d'or,
d'argent, et de diamants.
Sire, vous vouliez savoir où allaient vos filles.
Sous leur lit, un escalier mène sous terre,
dans un pays enchanté,
où elle danse toute la nuit avec des princes maudits.
Mais si vous les voyez danser,
vous leur pardonneriez.
C'est le plus beau des spectacles.
Pour ma part, je ne veux pas de votre royaume,
mais je suis tombée amoureuse de Madeleine,
et je voudrais lui demander si elle veut être ma femme.
Madeleine fut touchée par la franche déclaration du soldat.
Dans son regard, elle voyait qu'il avait le cœur bon,
et l'esprit joyeux.
Alors, se sentant prête pour une nouvelle aventure,
à deux, elle accepta de l'épouser.
Leur mariage dura trois jours et trois nuits,
et l'on y dansa tant qu'on épuisa mille pères de souliers.
Voyant ses chers filles s'amuser de si bon cœur,
le roi décida de ne plus les enfermer.
Mais désormais, les balles seraient au palais.
Quant aux princes, leur malédiction fut prolongée
d'autant d'années qu'ils avaient passé de nuise avec les princesse.
Ils attendent toujours sous terre, dans leur palais de mille feux.
Pour aller danser avec eux, il suffit de fermer les yeux.
N'est-ce pas fabuleux ?
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM,
réalisé par une équipe festive,
à l'écriture et à la production, la plume d'argent de Marion Lemoine,
à l'interprétation, la voix d'or de Léa Dégaré,
à la réalisation et au mix les notes de diamants de Cédric Le Dauré,
et à la rédaction en chef, la cordonnière Maude Ventura.
Mais plutôt que d'aller danser le soir, rien ne vote une histoire.
Je suis tellement heureuse de vous retrouver pour cette troisième saison du podcast.
Dix épisodes incroyables vous attendent, c'est moi qui vous le dis.
N'hésitez pas à parler de ce podcast autour de vous
et à nous laisser des étoiles, des commentaires ou des suggestions.
C'est toujours une joie de vous lire.
A bientôt pour une nouvelle aventure.

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Le podcast d'histoires pour les enfants de Chérie FM. Mondes merveilleux et émotions fortes : bienvenue dans l’univers de Conte-moi l’aventure ! Catalogue musical : Extrême Musique. Un podcast écrit par Marion Lemoine, interprété par Léa des Garets Production : Anne-Cécile Kirry Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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