Lila et les sales gosses - Une rumeur qui fait du bruit

Durée: 14m37s

Date de sortie: 04/04/2024

Depuis que Lilas et ses copains ont réussi à sauver les sapins-cabanes, l’ambiance est plus que détendue dans l’usine à Sales Gosses. Mais elle était trèèèès loin de me douter qu’un événement terrible allait bouleverser la vie de l'école. Un évènement dont elle allait être à l’origine…


Une histoire d'amitié où l'on apprend qu'il n'est jamais bon de colporter des rumeurs ou de les croire.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Enregistrement et montage : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter une nouvelle aventure de Lila et les Salgos,
la série imaginée par Thomas Le Petit-Cor.
Elle s'intitule « Une rumeur qui fait du bruit ».
Depuis que nous avons réussi à sauver les sapins cabanes, l'ambiance est plus que
détendue dans l'usine à Salgos.
Les dispensés rédiges de fausses ordonnances à Touva, les tricheurs redoublent d'efforts
pour voler les devoirs en avance, les fabricants distribuent des coussins proutheurs au dorand
dans toute la cour.
Et les cadors organisent des parties de peinture-ballons à longueur de journée.
Si vous ne savez pas ce qu'est le peinture-ballon, c'est grosso modo comme une balle aux prisonniers,
sauf que ça se joue avec des ballons de beaux de ruche remplis de peinture.
C'est très salissant mais aussi super marrant.
Dans cette atmosphère idéale, je suis donc très loin de me douter qu'un événement
terrible va bouleverser notre vie.
Un événement dont j'allais être à l'origine.
Ce matin de juin, je franchis le portail du collège.
Mais sur le trajet pour rejoindre Samuel et Bernard, il y a un truc qui cloche.
J'entends des chuchotements, des bribes de conversation.
J'entends des choses du genre « Ils sont amoureux, haïe, tenir la main ». Ou encore
un bisous sur la bouche.
Et ce genre d'histoire, c'est pas souvent que ça se passe à l'usine à Salgos.
Salut Sam, salut Bernard.
Salut Lila.
Bah ça va ? Vous en faites une de ses têtes ?
Ouais ouais ça va.
Faut qu'on te parle d'un truc.
Ah bah ça tombe bien, moi aussi.
J'arrête pas d'entendre que des élèves sont amoureux.
Vous savez qui c'est ?
Ben…
Ben justement, on voulait te dire que…
Quoi ? Mais non !
Me dites pas que…
C'est vous ?
C'est mes meilleurs amis qui sortent ensemble ?
Ah bah ça alors !
Ah bah ça, je l'avais pas vu venir celle-là.
Samuel et Bernard me regardent avec des yeux grands comme des assiettes.
Puis ils éclatent de rire.
Ha ha ha ha ha !
Moi et Bernard recoupent !
C'est un blague !
Ha ha ha ha !
T'imagines Sam ?
Ce serait comme…
Je sais pas, moi, une tractopelle sur un circuit de formula.
Ou une pêleteuse sur un terrain de golf.
Ha ha ha !
Ou une voiture de collection qui tente de l'abourrer un champ.
Ou…
Bon bah c'est bon Bernard, je crois qu'on a compris.
Ben ouais, ça irait pas ensemble quoi.
Ok, ok, ok.
Mais alors, c'est qui ce nouveau couple ?
Ben…
Ha ha ha !
C'est…
C'est toi !
Hein ?
Et euh…
Big Ben.
Quoi ?
Mais…
Mais…
Mais comment ?
Mais…
Mais pourquoi ?
C'est vrai que à la grande fiesta qui a eu au sommet des sapins cabanes, tu sais,
vous étiez plutôt proches.
Vous avez passé la soirée à danser ensemble et à vous marrer ?
Ben oui, je sais, mais c'est pas parce que…
Enfin, mais ça se fait pas de balancer des trucs sur le dos des gens.
Et puis d'abord, pfff…
Qu'est-ce qui s'amuse à raconter ça ?
Euh…
C'est dur à dire.
Les rumeurs, c'est comme…
Eh ben, le bruit des tracteurs, ça sentant de loin, mais on sait pas trop d'où ça vient.
Oui, dis donc, tu te sens l'âme poète, toi Bernard, aujourd'hui, hein ?
Euh…
Moi, je propose qu'on aille voir Sophie.
Sophie Cancan, la fille de notre classe.
Ouais, c'est la plus grande commerce de l'usine à sale gosse.
Elle devrait pouvoir nous aider.
Ok, on y va.
Pour trouver Sophie, c'est simple.
Il suffit de se rendre pile poil au milieu de la cour,
là où elle peut entendre un maximum de conversations.
Perchée sur une chaise haute, comme celle des arbitres de tennis,
elle a un casque enfoncé sur les oreilles qui est reliée à un micro.
Micro qu'elle pointe dans toutes les directions à la recherche de rago.
Sophie, tu peux te descendre, s'il te plaît ?
La fillette enlève ses écouteurs et les rejoints.
Lila, Samuel, Bernard, vous connaissez mon prix ?
Un potin, c'est trois bonbons.
Deux potins, c'est six bonbons.
Et à partir de trois potins, je fais un tarif de groupe.
Sept bonbons et votre prochain dessert au sel.
On n'est pas là pour ça, Sophie.
Je veux savoir si c'est toi qui raconte à tout le monde
que je suis amoureuse de Big Ben.
Tu sais, Lille...
Lille ?
Moi, je n'agis pas sur ce qui se dit.
Moi, je suis qu'une passeuse de mots, un vecteur d'histoire.
Tu vois, genre une messagère des temps modernes,
une...
Bon, vas-y, dis-moi !
Ok, ok, ok, c'est Dorianne,
la chef des dispensés, c'est elle,
la première que j'ai entendu dire ça.
Merci, Sophie.
Et on me compte sur toi pour ne pas répéter ce beau bar à tout le monde, hein ?
Ah, parce que c'est un beau bar !
Ah ouais, c'est moi qui n'avais pas compris.
C'est pas ce qui se dit, en tout cas.
On ne prend pas la peine de répondre à la comère
et on file en direction de l'infirmerie.
Dorianne vient ici tellement souvent
que Monsieur Calment, l'infirmier du collège,
lui a attribué une chambre à plein temps.
On frappe et on entre.
Dorianne est allongée dans un lit,
trois couettes empilées sur elle,
et elle nous observe d'un oeil vitreux.
Oh, vous êtes venus à mon chevet.
Oh, c'est gentil.
Je ne veux pas très bien, vous savez.
Arrête, ton char Dorianne !

Ouais, t'es juste là pour louper la piscine.
Ouais, ça va, bon, bon, ok.
Elle pousse le tas de couverture
et saute sur ses pieds.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Dispense, fou-platres,
extrait de pollen, allergénique ?
Ah ben moi, je prendrais bien un peu de ça
pour être ernu en cours de maths.
Et hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop,
on vient pas pour ça Bernard.
Dorianne, on entend dit dire
que c'est toi qui t'amuse à raconter à tout le monde
que j'étais amoureuse de Big Ben.
Ah, mais non,
non, non, non, pas du tout.
Ah, non,
enfin, son débrut de couloir, quoi.
Et qui t'a dit ça au juste ?
Oui, on veut découvrir
qui est à l'origine de cette rumeur.
Ah, vous savez, moi...
Oh, avec cette fièvre,
tout ça, pochette humaine,
à me souvenir.
Bon Dorianne, dépêche-toi.
Sinon, je vais prendre ta température
et ce sera pas par la bouche.
Oh, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
Ah, ça va.
C'est... c'est Jimmy Roublard,
le poste des tricheurs.
Mais lui, dites pas que je vous ai dit ça.
Ok, parce que ça le rendrait
complètement malade.
Et être malade au leur pissarment,
il y a des gens qui n'aiment pas ça.
Personne n'a jamais compris pourquoi,
mais les tricheurs ont installé
leur quartier général
dans les toilettes du 3e étage.
Moi, ma théorie, c'est qu'ils sont là
pour éviter que les adultes
ne les déranges.
Et quand on voit la saleté de l'endroit,
ah, c'est sûr qu'ils doivent être tranquilles.
Le bureau de Jimmy est tout au fond,
dans les toilettes les plus grandes.
Accroché au mur,
il y a des plans de l'usine à Salgos,
de la salle des profs
et de tous les conduits d'aération pour y accéder.
Jimmy et sa bande
sont en train de prévoir une nouvelle opération
quand on entre.
Nila, Samuel, Bernard, qu'est-ce qu'il nous vaut se plaisir ?
Il nous entre loupé, Jimmy.
Ouais, arrête ta charu.
En si, arrête ton char, Bernard.
Pète pas chez moi.
On sait que tu racontes à tout le monde
que je suis amoureuse de Big Ben.
Ha, je sais pas ce qui te fait dire une chose pareille, Lila.
Même si, je dois admettre que c'est assez cocasse
que la fille du directeur sort avec le roi des canards.
Mais Big Ben et moi,
on sort pas ensemble.
Ah ouais, et ben, c'est pas ce qu'a dit Clara.
Clara ? Clara Lafutée,
la patronne des fabricants ?
C'est comme ça que j'ai appris, l'heureuse nouvelle.
Jimmy, je t'interdis de dire ça.
C'est bon, c'est bon, j'arrête.
Eh tiens, pendant que t'es là, Lila,
à tout à ça. Est-ce que tu sais
où ton père planque les clés des casiers des professeurs ?
Ben bien sûr, Jimmy.
Pour être sûr que personne les trouve,
il les a cachés au fond de la belle ordure
qui a derrière le collège.
Serieux ? Génial.
On quitte les toilettes du 3ème
et leur odeur a beau minable
et on descend dans les sous-sols.
Lila, ton père, il a vraiment caché
les clés dans la benne ?
Mais non, Sam,
ça me faisait juste rire que Jimmy a effouillé là-dedans.
On longe un couloir sans fenêtre
et on arrive devant une ancienne classe de chimie.
Samuel pousse la porte
et entre la première.
Je m'apprête à la suivre
quand Bernard me retient.
Lila,
je crois que...
je crois que je dois te dire un truc.
Plus tard Bernard,
on a une enquête à mener, je te rappelle.
Dans la salle,
les fabricants bricolent, expérimentent et bidouillent.
Il y a des inventions qui pétarradent,
qui explosent ou qui s'enflamment.
Au milieu de ce champ de bataille,
Clara l'a futée,
lunette de protection sur le bout du nez,
verse un liquide fluo
dans un autre liquide encore plus fluo.
Je m'approche d'elle
et il lui tape sur les pôles.
Elle se ressoute, faisant déborder ses fioles.
Lila,
mais t'es malade !
Si ce mélange est mal fait, c'est tout le collège
qui peut péter, ca, boum !
Faut pas rigoler avec ça.
Est-ce que c'est toi qui t'amuse à raconter
que je sors avec Big Ben ?
Clara me dévisage un instant.
Puis, elle pose ses tubaïsets
et enlève ses lunettes.
Écoute,
j'ai entendu cette rumeur,
mais je peux te promettre une chose.
Ce genre d'histoire
ne m'a jamais intéressée
et je ne sais même plus
qui m'a dit ça.
J'ai l'impression qu'elle dit la vérité.
Oui, moi aussi.
Elle veut pas nous mettre dans sa charrue,
si tu veux mon avis.
Bon, on te croit, Clara,
mais je jure que si je trouve
celui ou celle qui s'amuse à raconter ça,
alors là, ça va barder.
À côté de moi, Bernard avale
sa salive péniblement.
Je ne m'en occupe pas
et tous les trois, on ressort dans la cour.
Je choute dans une trousse
qui traîne par terre.
C'est quand même dingue ça.
Tout le monde se renvoie à la balle
et personne n'assume.
Oh, oh, oh, Lila.
Non, mais c'est vrai quoi.
Quand on dit des choses sur le dos des gens,
il faut le faire en face.
Lila.
Oui, je sais, Sam.
On peut pas raconter des trucs sur le dos des gens
tout en étant en face, mais bon...
Enfin, tu vois ce que je veux dire, quoi.
Lila !
Mais quoi ?
Je lève les yeux et me retrouve devant
dix élèves.
Des cadors, il s'écarte
et un onzième apparaît, Big Ben.
Lui ?
Bonjour, Big Ben.
La forme ?
Ouais, j'ai appris pour la rumeur.
Ouais, j'essaye de
tirer ça au clair.
Y a qu'une seule façon de le savoir,
c'est réunir les chefs de clans
et ils vont voir ce qu'ils vont voir.
Mais non, non, non, non, pas besoin.
Je l'aurais déjà parlé.
Ouais, ben ça a pas marché, alors je prends le relais.
Quel tête de mule, ce Big Ben !
30 minutes plus tard,
Sam, Bernard et moi
sommes sur le toit de l'usine à Salgos
installés sous la tente, où se réunissent parfois les chefs.
Bon.
Je veux immédiatement connaître
l'identité de celui qui s'amuse à parler
sur Lila et sur moi.
On a déjà dit à Lila qu'on en savait rien.
Alors interrogez les membres de vos clans.
Posez des questions, faites le nécessaire.
Eh, mais pour qui tu te prends de nous parler
comme ça, non mais ça va pas, toi, hein.
T'es atteint de la crétinité aiguë ou quoi ?
Eh, je vous parle comme je veux, ok ?
Car je suis chef des cadeaux,
et je déteste quand un compte des craques sur moi.
Mais... t'es sûr que ce sont des craques ?
Le visage de Big Ben change de couleur
encore plus vite qu'un caméléon
devant un arc en ciel.
Ver, bleu, rouge...
Et il termine par devenir
tout blanc.
C'est vrai ça, il n'y a pas de quoi
en faire tout un rume des foins
si c'est la vérité.
Ouais, et puis ça éviterait de te comporter
comme un amécile.
Big Ben.
Comme dans l'un de ces cauchemars
ou mon rêve qu'on se retrouve en slip au milieu de la cour,
tout le monde se tourne vers moi.
Finalement, ces Big Ben
qui, peu nôt, me posent la question
que je ne voulais surtout pas entendre.
Mais alors...
Lila, c'est vrai
que... t'es amoureuse de moi ?
Ah, j'ai chaud, j'ai froid,
j'ai le coeur qui tambourine.
Ah, qu'est-ce que je vais dire ?
Qu'est-ce que je vais dire ?
Qu'est-ce que je vais dire ?
Ma bouche va plus vite que ma tête.
Je...
Bah...
Quoi, quoi ?
Non !
Quand je prononce ce dernier mot,
Big Ben se décompose.
Un silence de plomb s'abat sur nous.
Le cador se lève.
Puis, sans me regarder,
il s'adresse aux autres chefs de clans.
Bon.
Puisque personne veut se dénoncer,
puisque vous me traitez d'un bêtis,
et puisque vous voulez m'humilier,
alors vous allez avoir
la seule chose que vous méritez.
Aujourd'hui, moi, Big Ben premier,
je déterre le combat de guerre.
Et les cadors livreront bataille
contre les trois autres clans
pour régner sur l'usine à celles gosses.
Quoi ?
Mais Big Ben, non !
C'est n'importe quoi !
Le garçon me jette un regard glacial.
Toi ?
Tu m'adresses plus jamais à la parole.
Avec Samuel, Bernard, Clara,
Dorian et Jimmy,
nous le regardons rejoindre ses gradins.
Et voilà,
comment, par cette belle journée de prattant,
la guerre des clans commence.
Oh là là, que va-t-il se passer ensuite ?
En attendant d'avoir la réponse le mois prochain,
avec Thomas, on aimerait beaucoup savoir
ce que vous avez pensé de cet épisode.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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