Le fabricant de doudous

Durée: 8m13s

Date de sortie: 20/09/2018

Boris est le plus grand catcheur de tous les temps. Si tout le monde pense qu’il tire sa force de son entrainement, ils n’ont qu’à moitié raison, car Boris a un secret : la nuit, il fabrique des doudous pour rendre le monde plus doux.


Cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Arnaud Guillou. Illustration : Kness. Mix : Abel Chéret. Générique : Benoît Nass



Pour nous contacter, écrivez-nous à hello@taleming.com.

Become a member at https://plus.acast.com/s/les-ptites-histoires.



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Le fabricant de Doudou Boris est un catcheur légendaire.
Du haut de ses 2,30 m, il domine le monde.
Ses mains sont si grandes que vous pourriez vous asseoir dessus.
Sa force est si colossale qu'il peut soulever un bulldozer sans effort et son regard est
si profond qu'il donne l'impression de tout passer au rayon X, les courgettes comme
les gens.
Quand il arrive sur un riz, il peut surgir suspendu à un câble déguisé en licorne,
sauté en parachute d'un hélicoptère équipé d'une armure de chevalier ou bien encore
déboulé en trottinette électrique habillé d'un costume de Tirex.
Les petits comme les grands l'adorent.
Tous ses adversaires le respectent autant qu'ils le craignent et pour cause, Boris
n'a jamais perdu un seul match depuis plus de 15 ans.
La recette de son succès ?
L'entraînement bien sûr, tous les jours, sans relâche.
Enfin, c'est ce qu'il dit, car en vérité Boris a un secret, du genre, vraiment secret.
Lorsque tout le monde ronflotte, le catcher chose de petite lunette et détache le pendentif
qu'il porte autour du cou.
Ce n'est pas un bijou, mais une petite merveille de technologie qui abrite son jardin secret.
Quand il le lance à terre, une vieille table en bois apparaît dans un nuage de fumée
rose avec un petit pouf.
Elle est recouverte d'un énorme bric à braques.
Morsaux de tissu, de mousse, de coton et tout un tas de bouton et de ruban.
Boris passe une ceinture sur laquelle est aligné une multitude de bobines de fil et
il arme son poignet gauche d'un bracelet recouvert d'épingles à tête multicolore.
Alors, avec la plus grande délicatesse, la langue légèrement tirée, il commence à
façonner un doux-doux.
Depuis quinze ans qu'il s'exerce, Boris en a créé plusieurs milliers.
Alors qu'en sa table déborde, il rassemble ses créations et les envoie un orphelinat
au hasard.
C'est de cette passion que Boris tire sa puissance.
Toute la douceur qu'il crée le rend plus fort.
S'il aime se retrouver seul pour coudre, Boris prend aussi un plaisir fou à rencontrer
ses fans.
Un jour, à la fin d'un de ces entraînements, le jeune Mélade, 11 ans, arrive.
Il est accompagné de son père en retrait, près de la porte d'entrée, les bras croisés
et les sourcils froncés, ses yeux noirs, perdus dans le vague.
Mais là de lui, se plante un instant devant le colosse, les yeux brillant, la bouche ouverte,
les bras ballons.
Puis, il se transforme en mini-tornade pour commenter tout ce qu'il voit.
« Oh mon Dieu ! Mais c'est votre ligne d'entraînement ? Et ça, c'est votre corde
à sauter ?
Oh, ça, oh là là ! Des poids ultra lourds pour avoir plus de force ! Mais vous en avez
vraiment besoin ? Et ça, votre serviette ?
Poin ! Elle est toute mouillée ! Oh, une glacière ! Y a votre côté dedans ? »
Dans son enthousiasme, Mélade fait tomber le sac de sport de Boris.
Son contenu se répand sur le sol.
Le visage du père de Mélade se crispe.
« Ouaah ! C'est quoi ça ? C'est trop bizarre ! »
S'exclame Mélade en prenant une petite balle noire, affublée de deux boutons verts,
d'un petit hubrose anti-sumou et d'un fil blanc cousuant zigzag.
« Ça, c'est je boule, mon doux-doux porte-bonheur.
Mais ça doit rester un secret promis ! »
Le jeune garçon inquiète avec un sourire si large qu'il relit ses deux oreilles.
« Les héros des enfants ont des doux-doux ! »
Lâche son père.
« Vous l'en avez jamais eu ? »
Demande Boris en rangant ses affaires.
« Non ! Pas depuis que j'ai décidé d'être adulte.
« D'accord. »
Répond le catcheur peu convaincu.
« Mais dites-moi ! »
Discrètement, il saisit un calpain et un crayon dans son sac.
« Vous vous souvenez de votre doux-doux ? »
« Évidemment, qu'est-ce que vous croyez ? »
Il s'appelait S'mourph.
C'était un petit lapin blanc rapiessé avec plein de carrettes tissus.
Il avait aussi de grandes oreilles toutes douces.
Il s'arrête gênée.
Boris le regarde avec des yeux rieurs.
« Il ressemblait à ça ? »
La feuille qu'il lui tend avec l'esquise de S'mourph paraît ridiculement petite
entre ses énormes doigts.
« Euh… Oui, bredouille le père.
« Vous savez quoi ? Revenez demain, un peu plus tôt,
comme s'améla de pour assister à l'entraînement complet. »
Le jeune garçon bondit de joie.
Son père soupir.
Le lendemain, Boris n'est pas seul.
Son plus grand rival, mais aussi son meilleur ami, triple F, lui fait face.
Plus petit que Boris et un peu moins fort,
il peut tout de même soulever une vache d'une seule main.
Mais surtout, triple F est rapide comme les clairs et agile comme un chat,
alors que Boris est aussi vif qu'un hippopotamme.
« Waah ! Papa ! Y a triple F avec M. Boris ! Trop bien ! »
Le père de Mélade reprend sa place.
Près de la porte, les bras croisés le regardent toujours aussi sombre.
Boris s'approche pour lui donner un petit paquet.
« Qu'est-ce que c'est ? »
Le mentiel grognon.
« Vous le saurez en l'ouvrant ! »
Lui répond Boris en étouffant un petit rire.
Quand il découvre le contenu, le papa de Mélade reste sans voix.
C'est Smurf, son doudou.
Son visage se détend et s'éclaire.
Il rejoint son fils assis sur un banc près du riz.
Il s'assoit et demande une voix qu'il voudrait douce.
« Tu peux m'expliquer ce qu'ils font ? Que j'essaie de comprendre ? »
L'entraînement se termine.
Mélade fait un gros câlin au deux catcheurs.
Son père reste à distance, mais ses sourcils sont moins foncés.
Il paraît même content.
Une fois seul, triple F interpelle Boris.
« Euh, comment dire ? J'ai vu ce que tu as donné au père de Mélade. »
« Tu parles du doudou ? »
« Oui, c'est ça. Le… le doudou. »
« Pourquoi tu me dis ça ? »
Triple F se dandine, silencieux.
Son regard évite celui de son ami, puis il se lance.
« Tu penses que tu pourrais me refaire fantôme ? »
« Fantôme ? »
« Ton doudou ? »
« Ouais. J'avais peur qu'on se moque de moi quand je suis rentré en sixième.
Alors je l'ai mis en dessous de mon lit, mais je ne l'ai jamais retrouvé après. »
« Tu pourrais me le décrire ? »
Dementi, l'en attrapant son carnet et son crayon.
Bon alors, c'était juste un bout de tissu, un petit carreau blanc et bleu.
Il avait une tête ronde, bourrée de coton, avec deux petits boutons pour les yeux,
un noir et un jaune.
La bouche, c'était juste un très haut crayon.
C'était ma maman qui me l'avait fait.
« Comme ça ? » demandent Boris.
« Exactement comme ça ! »
Souffle Triple F.
Le lendemain, Boris revient au club avec fantôme.
Triple F le sert très fort contre lui et crasant une larme de sa grosse main.
Deux jours plus tard, c'est la maman de Mélode qui se présente.
Trois jours après, c'est autour de Magic T, un ami catcher.
Puis d'autres gens, amis, fans, inconnus, tellement de monde qu'il faut presque un an pour avoir son doodoo.
Devant son succès et l'influence des demandes, Boris décida de mettre un terme à sa carrière de catcher.
Après avoir combattu pour amuser les petits et les grands, il se mit à coudre à plein temps.
Et avec ses doodoo, c'est toute la légèreté de l'enfance qui refosait sur face
et mettait un sourire dans le cœur des grandes personnes.
C'était une petite histoire de Tell Me.
Écrite par Mathieu Genel et raconté par Arnouguillou.
N'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur iTunes, ça nous fera vraiment plaisir.
Chaque jeunis nous vous racontant une nouvelle histoire.
Alors pour ne pas la rater, abonnez-vous au podcast.
Et pour les 6-10 ans, plus d'histoire à lire sur TellMe.com.
T-A-L-E-L-E-N.
T-A-M-I-N-G.com
A la semaine prochaine !

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere