Le corbeau qui voulait être un chat

Durée: 11m44s

Date de sortie: 07/02/2019

Merlin est un corbeau pas comme les autres. Il rêve de mener une vie de chat en compagnie des humains. Un rêve qui ne plait pas du tout aux corbeaux de son entourage.


Crédits

Les p'tites histoires est un podcast de Taleming

L'histoire a été écrite par Vero Cazot et est racontée par Arnaud Guillou

Mix : Abel Chéret

Générique : Benoît Nass

Illustration : Kness


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Le Corbeau qui voulait être un chat.
« Debout, Merlin ! »
Un grand croissement sort Merlin de ses songeons.
La corbeau-tière est toujours très bruyante le matin et Merlin y est habituée.
Cela ne l'empêche ni de dormir ni de rêver.
Mais un seul cri de sa mère suffit à le réveiller de la tête aux pattes.
Alors Merlin, nichez tout en haut du plus haut platane, le plus vieil arbre du cimetière,
et tire ses ailes et commence la journée à contempler la vie autour de lui.
De sa chambre avec vue, il peut admirer la mer, celle des toits de la ville avec ses
beaux reflets d'ardoise.
De l'autre côté, il suit l'arrivée des corbillards et la marche silencieuse des
chevelus vêtus de noir.
Vu d'en haut, on dirait un groupe de corbeaux qui suit un énorme oiseau.
Contrairement à ses frères, Merlin est un solitaire.
Il passe des heures perchées sur les cheminées à regarder les chats de Gouttière se promener
car Merlin aime les chats.
Mieux que ça, il les envie.
Un jour, il en a vu un étendu sur une montagne de coussin dans une jolie chambre mensardée.
Une chevelu lui caressait la nuque pile là où on ne peut pas se gratter.
Et cette image l'avait bouleversée.
A l'arrivée, le chat perché est son jeu préféré.
Contrairement à ses frères, il se porte toujours volontaire pour être le chat et,
lorsqu'il ne l'est pas, fait exprès de ne pas se percher pour se laisser rattraper.
Cela amuse beaucoup ses camarades qui le prennent pour un moineau sans cerveau et
rit derrière son dos.
Un jour, maître Corbeau demande à sa marmille ce qu'elle veut faire plus tard.
« Trouvez la corneille de mes rêves et élevez notre couvet, » répond Doudou en battant des ailes.
« Migrez à la campagne, il paraît qu'on les trouve des champs entiers et de graines
germées, croise Cosa.
« Moi, je voudrais devenir star de cinéma et jouer dans de grands films animaliers, »
dit Oscar en lisant son beau plumage.
Son copain Tocke lui répond du tac au tac.
« Moi, j'ouvrirai un restaurant dans les beaux quartiers, les poubelles ils regorgent de merveille,
je m'y ferai plein d'oseils. »
Maître Corbeau se tourne alors vers Merlin, perdu dans ses pensées.
« Et toi, Merlin, qu'est-ce que tu aimerais faire quand tu seras grand ? »
Merlin sort de ses rêves et chuchote évidemment.
« Moi, je voudrais juste être un chat. »
« Plus fort, Merlin, on ne t'entend pas, » dit Maître Corbeau.
Merlin s'étire sur sa branche et croise de vive voix.
« Je voudrais être un chat ! »
Des croissements de rires éclatent partout dans la classe.
« Tu ne peux pas être un chat, tu es un Corbeau ! » déclare Cosa.
« Qu'importe, je vivrai comme lui.
Les chats sont nos ennemis, ils mangent nos petits, » s'insure Doudou.
« Ils nous arrivent de manger les leurs aussi.
Les chats sont sournois et égoïstes.
Ils font semblant d'aimer les chevelus pour être nourris et logés gratis. »
Mon chéri Tock.
Avant que Merlin ait pu émettre une objection,
Oscar ouvre le bec pour lui poser la première question censée.
« Mais enfin, Merlin, ces lourdos ne savent même pas voler.
Pourquoi vouloir leur ressembler ? »
Pour vivre sur des coussins et me faire cajoler par un chevelu toute la journée.
À vous, Merlin.
À ces mots.
La classe est plongée dans le chaos, avec au programme « Prises de bec et non-doiseaux ».
Chacun prend la révélation de Merlin pour une trahison,
une insulte à toutes les générations de Corbeau.
Vouloir être un chat pouvait encore passer pour une lubie.
La fantaisie d'un simple d'esprit, mais vouloir se rapprocher des humains,
ça, c'est inacceptable pour tout Corbeau respectable.
Et pour cet affront, Merlin mérite une bonne correction.
« C'est c'est de vous chamailler ! » crie le maître.
« Personne ne deviendra un chat.
« Mais maître ! » dit Merlin.
« Certains poissons sont des chats.
Pourquoi pas moi ? »
Maître Corbeau ne trouve rien à répondre à ça.
À partir de ce jour, tous les Corbeaux tournent le dos à Merlin.
Plus personne ne joue à chat avec lui,
et même ses parents lui volent dans les plumes.
« À cause de toi, nous sommes l'arrisée de toute la corbeauteière.
» lui dit sa mère.
« Si tu veux être ami avec les chats et les chevelus, vas-y,
mais ne remets plus les pâtissies ! » lui dit son père.
Merlin désite alors de quitter le nid familial et de voler de ses propres ailens.
A peine sorti de la corbeauteière, à deux minutes à vol d'oiseau,
il entend un arbre mûlé.
Il fait nuit, et Merlin a peur,
mais la curiosité le gagne et il se rapproche de l'arbre mûleur.
Sur une branche du Châtaignier,
éperchait un tout petit chat noir effrayé.
« Pourquoi mûle-tu si fort ? » demande Merlin.
« Pour rien ? » s'y flotte soudain le chat tout éricé.
« Tu as l'air coincé sur cette branche. Pas du tout. »
« Mends le matou. Je peux t'aider à descendre.
Je crotte les sauceaux dans ton genre.
Tu veux m'aider pour me manger ?
Je ne suis pas ce que tu crois.
Fais-moi confiance, et nous deviendrons amis.
« Non, merci. » Merlin passe son chemin et s'envole plus loin.
« T'en pis pour toi. Les autres ne te laisseront pas cette chance. »
Le chaton se met à trembler.
« Non, moi, non. J'ai réfléchi. Je veux bien te faire confiance. »
Merlin revient sur ses pas.
Il soulève le chat par la nuque, ouvre grands ses ailes comme un parachute,
et dépose le chat terrorisé tout en bas du Châtaignier.
Quand le chat et le corbeau sont à terre, ils font chacun un pas en arrière.
« Tu ne vas pas me manger ? »
« Non, je te l'ai promis. Et toi ? »
Merlin s'en réjouit.
« Je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Merlin. Et toi ? »
« Je n'ai pas de nom, mais maman m'a appelé mon chaton. »
« Va pour mon chaton. Enchanté, Merlin ! »
dit mon chaton en tendant la patte.
Merlin demande alors à mon chaton ce qu'il fait ici, tout seul,
dans le cimetière en pleine nuit.
Les yeux du chaton s'en brûlent aussitôt.
« Les humains de compagnies de ma mère m'ont amené ici tout à l'heure.
Mes frères et soeurs ont tous trouvé une famille.
Mes personnes n'ont voulu de moi à cause de ma couleur.
Ils disent qu'un chat noir s'apporte malheur. »
À ces mots, Merlin bandit de joie.
« C'est génial ! Moi aussi, je suis un oiseau de mauvais augure
depuis la nuit des temps. Nous ne sommes donc pas si différents. »
Mon chaton se met à pleurer, et Merlin le prend sous son aile pour le consoler.
« T'inquiète, mon chaton. Ce ne sont que des superstitions,
des balis vernes, d'hommes, des cavernes.
Tous les chevelus ne sont pas si bêtes.
Crois-moi, toi et moi, nous allons trouver le plus chouette des foyers. »
Le chaton n'en revient pas.
Un corbeau qui ne craint pas les humains, il n'avait jamais vu ça.
À l'école des chats, lorsqu'il jouait à corbeau perché avec ses camarades,
personne ne voulait être le corbeau.
Tout le monde méprisait ses oiseaux prétentieux et brailleurs,
incapables de se lier à d'autres espèces que la leur.
En lui sauvant la vie, et en cherchant lui aussi des humains de compagnie,
Merlin a balayé tous ses préjugés.
Mon chaton, épuisé mais rassuré, s'endort bien blotis sous l'aile de son ami.
Le lendemain, Merlin et son nouveau copain quittent la ville par le train,
qu'elle est sur le lit de charbon d'un wagon de marchandises.
À chaque escal, ils partent t'enquête de nourriture, le long du chemin de fer,
et partagent leur butin comme des frères.
Le train traverse la campagne.
Merlin y découvre les grands champs de terre labourrés que son camarade Golsah avait évoqué en classe.
Il annonce à mon chaton que le voyage est terminé.
« Buffet à volonté ! » semble crier le tracteur à l'entrée du village.
Comme des dizaines de corbeaux, Merlin et mon chaton suivent le sillage de la machine,
qui en labourant la terre, déloge des verres et des insectes par milliers,
tout près à être dégusté.
Une fois rassasiés, Merlin et mon chaton cherchent un endroit où loger en attendant de trouver un foyer.
Ils choisissent naturellement le cimetière du village.
Il y a un arbre inhabité et l'endroit l'aurait à tous deux familiers.
Le petit cimetière est désert le plus clair du temps,
mais bientôt les deux compères rencontrent une jeune chevelu vêtue de noir.
Elle semble si triste et si gentille que Merlin et mon chaton décident de l'adopter.
Le premier essai est un vrai fiasco.
Merlin veut immédiatement se nicher dans le cou de la jeune chevelu.
Il rate son atterrisseige et se prend les pattes dans la tiliasse de la demoiselle,
mettant sa chevelure sans dessus-dessous.
Celle-ci se relève en criant et crasant les queues du chat qui crient à son tour.
Le corbeau et le chat partent qu'à un câble, redouille de pain et de câlin.
« La prochaine fois, t'achambes d'être plus malin, » dit le chat à son copain.
La fois suivante, Merlin et mon chaton ont élaboré un plan.
Merlin guette au percher l'arrivée de la jeune chevelu.
Puis ils se blottissent tous les deux sur la tombe fleurie,
où ils font semblant d'être endormis.
La jeune d'où est-elle l'en est toute attendrie.
« Comme vous êtes gentils de veiller sur mes parents, » dit-elle.
Rassurée, Merlin et mon chaton font semblant de se réveiller
et lui montrent le spectacle qu'ils ont monté.
Merlin grimpe sur le dos du chat et se laisse entraîner dans une course d'obstacle à travers les tombes.
Puis Merlin ouvre grand les ailes,
les pattes accrochées à la nuque de mon chaton qui fait le dos bien rond.
À chaque bon, le chat vole un moment dans les airs.
De loin, on dirait un chat hélé,
on ne sait plus bien qui est quoi, un chat corbeau ou un corbeau-chat.
La jeune chevelu les applaudit et sourit pour la première fois.
« T'es ami corbeau et chat, je n'avais jamais vu ça ! » s'exclame-t-elle.
Alors elle prend le chaton dans ses bras.
Mon chaton, tout louvé contre le cœur de la demoiselle,
rond-run sous ses cares,
tandis que Merlin croise tristement pour réclamer sa part d'affection.
Soudain, pour la toute première fois,
Merlin sent une main tendre se poser sur sa tête et glisser sur ses plumes.
C'est encore plus doux et merveilleux qu'il n'a jamais osé l'imaginer.
C'est ainsi que chat, corbeau et chevelu sa prévoise.
Lorsque la jeune humaine quitte le cimetière,
ses deux nouveaux amis la suivent jusqu'à la gare.
Et lorsqu'elle voit leurs yeux de chiens battus sur le quai,
elle sait qu'elle ne les quittera plus.
Elle s'empresse de leur prendre un billet et tout un nécessaire de voyage.
Cette fois, ils prennent la route bien au chaud dans un wagon,
tout de nicher dans le même panier.
Quelques ans plus tard, Merlin et mon chaton découvrent leur nouveau foyer.
Le plus parfait des nidouillets,
avec des montagnes de coussin où se prélasser et se faire cajoler,
en rondronnant toute la journée.
Dehors, tout autour de la maison,
moutons noires, brebis galleuses et vilains petits canards
vivent ensemble sans la moindre discrimination.
Jouer à chat avec Merlin et mon chaton devient leur jeu de prédilection.
C'était une petite histoire de Tell Me.
Écrite par V.R. Encaso et raconté par Arnouguillou.
N'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur I.T.O.S.
Ça nous fera vraiment plaisir.
Chaque je digne pour raconter une nouvelle histoire.
Alors, pour nos balas raquées,
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T.A.L.E.M.I.N.G. .com.
À la semaine prochaine !

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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