Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La chaussette disparue.
Nous sommes le samedi 5 janvier.
Il est 9h.
Dans une chambre d'enfant, étonnamment bien rangée, les rayons du soleil filtrent au
travers de lourds rideaux en tissus blancs.
Un ventre gargouille, une couette molletonné s'agit avant qu'une jeune fille n'en émerge.
Les cheveux en pétard, les yeux à demi-collé verra baillent.
Si fort qu'un lion pourrait mettre sa tête tout entière dans sa bouche.
À grand renfort de traînage de pied, elle sort de sa chambre pour aller s'écraser
mollement devant la table du petit déjeuner.
D'une lenteur digne d'un paresseux, elle plonge sa cuillère dans son bol de céréales.
Vera chaussette les pieds du percefroi, c'est non.
Sa mère aurait quand même pu lui laisser le temps de manger.
Elle glisse de sa chaise et se traîne jusqu'à sa chambre.
Non sans mal, elle retrouve l'une de ses chaussettes divers fétiches.
Si chaudes et si confortables qu'on dirait des couettes pour pieds.
Mais l'autre manque à l'appel.
Alors chaussée d'une seule chaussette, elle retourne voir sa mère.
Tu n'aurais pas vu mon autre chaussette ?
La mère considère un instant les pieds de sa fille et lui répond en souriant.
Je l'ai mise dans le panier de recyclage.
Elle traînait dans le salon ce matin totalement effinochée, avec un énorme trou.
À l'annonce de ce méfait, le jugement de Vera tombe.
La tête baissée, la voie tremblante, elle déclare.
Ça se fait pas, t'avais pas le droit !
Sa mère s'accroupit et lui ébourrifent tendrement les cheveux.
Excuse-moi ma puce !
Mais tu en as plein d'autres, non ?
Peut-être, mais pas des comme celle-là,
fabriquée par sa mamie géniale qui fait tout un tas de trucs fantastiques de ses dits doigts.
Sans un mot, elle fonce vers le panier à vieux habits.
Mais derrière la porte de la buandrie, tente un si flottement joyeux.
Impossible !
Elles ne sont que toutes les deux à la maison.
Serait-ce un voleur d'habit ?
Déterminé à sauver sa chaussette, Vera ouvre la porte à la volée.
Silence absolue !
Interrompue l'instant d'après par le bruit du panier qui tombe à la renverse.
Elle est seule.
Timidement, elle s'approche du panier, le remet droit,
puis, un à un, retire les vêtements.
D'abord doucement, puis de plus en plus vite.
Redramme.
Pas de chaussette à l'horizon.
Vera s'effondre au milieu d'un champ de vieux habits.
Sa mère la rejoint.
D'abord sidéré, elle évite attendrie par les yeux rouges
et les manche toutes humides de sa fille.
Pas chaussette ! Elle a disparu !
Chagriné, sa mère luitant un mouchoir.
Pourtant, je suis sûr de l'avoir mis dans le panier.
De retour dans sa chambre, Vera se résigne à enfiler
une autre paire de chaussettes moins douces et moins chaudes.
Quand sa chaussette fétiche toutes les filochées,
il lui apparaît sous le nez.
Tenu par une petite main au bout de laquelle se trouve
le bras d'un petit tête si poilu que rien ne dépasse remis son nez.
Derrière lui, il tient un petit caddie à roulettes remplis d'habits.
J'ai une impression qu'elle te manque.
Alors, je te la rends.
Désolé.
Étonné, Vera saisit la chaussette et la sert fort contre elle.
Je m'appelle Hog.
Toi, c'est Vera, c'est ça ?
La jeune fille hoche la tête, puis regarde autour d'elle, porte fenêtre,
tout était fermé.
Comment est-il entré ?
Par un recoin.
D'avant les rayuris de Vera, Hog décide de lui faire une démonstration.
Il boudit sous le lit et disparaît dans un halo rosâtre
pour réapparaître au-dessus de l'armoire.
Vera en reste comme deux ronds de flanc.
Immobile un moment, elle est très vite submergée par l'excitation.
Tu es magicien ?
Tu peux te transformer en dragon ?
Le petit être hoce les épaules.
Non, je peux juste entrer et sortir par les recoins.
C'est comme ça qu'on voyage nous autres les kiklos.
On visite les maisons pour vous débarrasser des objets oubliés
et leur donner une seconde vie.
Vera lui demande fasciné.
Tu peux me montrer ?
Hog lui prend la main.
L'instant d'après, il disparaît sous son armoire.
Vera s'attendait à tout sauf à tomber dans un couloir silencieux et étincellant.
Comme si quelqu'un avait tout estiqué minutieusement.
Les murs rosaclaires sont criblés de trous à la surface desquelles on doit des images.
Ce sont les vues depuis des tas de recoins.
Après de longues minutes de marche,
le couloir débouche sur une porte tout à fait normale.
Bienvenue à la recyclerie.
Jamais Vera n'aurait pu l'imaginer aussi grande.
Il y a d'abord un hall gigantesque, tout en poutre métallique.
Les murs sont recouverts de portes.
Des centaines de petits kiklos vont éviennes,
traînant leur petit cadillard roulette.
D'après Hog, ils sont près d'un millier à travailler ici.
Le hall débouche sur un premier bâtiment,
où on lave, on trie, on stocke les trouvailles.
C'est un émerveillement de marché entre les bacs multicolores
remplis de tout un tas d'objets et d'habits.
Dans le bâtiment qui suit, on découpe, on démonte.
Le dernier bâtiment est consacré à la confection
et à la fabrication de nouveaux objets.
Chacun met beaucoup de cœur à l'ouvrage.
Partout on chante pour se donner plus d'entrain.
Arrivé devant une petite porte, Hog annonce avec fierté.
Voici la dernière pièce de notre recyclerie, celle où tout commence.
Elle ressemble à une salle de classe, vide.
Au bout, une estrade avec un tableau noir.
Des tas d'inscriptions y apparaissent et disparaissent.
Plusieurs kiklos savent faire autour.
C'est le tableau des besoins.
C'est grâce à lui que l'on sait ce que l'on doit fabriquer.
Mais il y a tellement de choses à faire
et nous sommes si peu nombreux.
Si vous m'appreniez, peut-être que je pourrais vous aider ?
Hog est enchanté par la proposition.
Alors, chaque jour après l'école,
verra ses clips à la recyclerie avec son nouvel ami.
Elle apprend très vite.
Ses prouesses impressionnent sa maman, sa mami et tous ses amis.
À chaque récré, elle partage ce qu'elle a appris avec ceux qui le veulent.
Au fil du temps, tout le monde se presse pour l'écouter.
Le directeur de l'école lui propose même d'animer un atelier le vendredi
au grand bonheur de kiklos qui hure de plus en plus de personnes
pour les aider dans leur mission.
C'était une petite histoire de Telmy.
Réconté par Arnouguille.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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