Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Différents mais pas trop.
Je suis une fille de 9 ans, ordinaire.
Je mange des glaces, je fais du crosse, je joue du piano, je dévore les livres, j'ai
une trottinette et une Nintendo Switch.
Rien de fou.
J'aime aussi aider les autres.
Ça m'a valu d'être lui délégué depuis le CP.
Un mercredi matin d'octobre, monsieur Gros, le directeur, m'a demandé de le suivre
alors que j'étais la première arrivée.
En chemin, il a beaucoup parlé.
Je hauchais poliment la tête, mais je n'écoutais pas vraiment ce qu'il disait, trop curieuse
de savoir ce qui m'attendait.
Quand il a ouvert la porte de son bureau, le garçon assis sur la chaise a sursauté.
Moi, je suis resté bloqué.
Ce garçon n'était pas ordinaire.
Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi maigre.
Ni des cheveux aussi noirs, une peau aussi blanche, des cernes aussi foncées.
Il faisait vraiment de la peine à voir.
La seule chose qui sauvait les apparences, c'était ses yeux si bleus qu'on aurait dit
deux piscines baignées de soleil.
Mina, je te présente Artus, notre nouvel élève.
J'ai sorti mon plus beau sourire pour le saluer.
Il a bussé la tête.
Artus, Mina est à Truffaut depuis la maternelle.
L'école n'a pas de secret pour elle.
Et en plus, vous êtes dans la même classe.
Alors je me suis dit que ce serait bien si elle t'aider à prendre tes repères.
D'accord ?
Un sourire timide s'est accroché à son visage blafard.
La sonnerie avait déjà retenti.
On a suivi le long couloir du bas, puis monté deux étages.
Je lui ai parlé rapidement du programme de la matinée de Mme Follyfond, notre maîtresse.
Il m'écoutait sans rien dire.
Quand on est entré, tous les copains se sont figés de surprises, de peur ou de dégoût.
La maîtresse, elle, a enfilé un sourire radieux.
Artus est allé s'asseoir, seul, devant le bureau de Mme Follyfond.
La classe a commencé normalement, sauf que tout le monde se passait des petits mots.
Dans la cour de récré, personne n'osait s'approcher de nous.
Les autres se poussaient du coude.
Certains valaient main devant la bouche.
On aurait dit que tous les regards et les chuchotements frappaient Artus comme des balles.
Marvin en a profité pour se planter devant nous.
Pourquoi tu traînes avec un moche pareille ?
Marvin, c'est la brute de l'école.
Toujours à chercher des ennuis, même si on le laisse tranquille.
Parce qu'il est nouveau et il n'est pas moche.
T'es amoureuse d'un truc aussi, l'est ?
La schnoup off slip.
Moi, je préférerais mourir que d'avoir sa sale tronche.
Artus a souri.
On aurait dit qu'il allait avoir un fourrière, mais j'avais l'impression qu'il s'étouffait.
Il avait les yeux grands ouverts, comme pour retenir ses larmes de coulée.
Cette saucisse de Marvin a pris sa pour un défi, il l'a poussée.
Il dit tomber.
J'ai hurlé.
Le surveillant a surgi.
Artus s'est relevé et s'est enfui.
Le corps en nichon n'emmenait pas large.
J'ai foncé chercher mon ami.
Au loin, j'ai entendu une porte de classe claquée.
Je suis entré.
Une des fenêtres qui donnaient sur la rue était ouverte.
Je l'ai franchie.
Artus était déjà loin.
Je lui ai hurlé de s'arrêter.
Il ne s'est même pas retourné.
Je l'ai poursuivi.
Et si je n'avais pas été fort en cross, il m'en resmet.
Il s'est réfugié dans une grande maison.
Le portail était mal fermé.
Et la porte grand ouverte.
J'ai demandé.
Artus, je peux entrer ?
Pas de réponse.
Je suis quand même entré.
Marvin est une grosse truffe.
Avec ce qu'il a fait, il va avoir des problèmes.
Dans tout ce silence, j'ai entendu du bruit.
Ça venait de l'étage.
Je suis monté.
Le couloir était plongé dans le noir.
Artus, viens.
Il faut qu'on rentre à l'école.
Derrière la porte du fond, ça s'agit d'aide roulement.
Que pouvait-il bien faire ?
Je me suis approché.
Le parc est craqué sous mes pieds.
Il essayait de se cacher.
Sans rien dire, j'ai ouvert la porte qui a tellement grincé que j'ai frissonné.
Des ombres ont foncé sur moi en poussant des cris aigus.
J'ai hurlé comme quand je me réveille d'un cauchemar.
Elle m'ont frôlé.
Je me suis jeté par terre.
La lumière dans le couloir s'est allumée.
Cet Artus, il était planté dans le couloir.
Le visage bouffit de l'arme séchée.
Trois petites filles et deux petits garçons se tenaient derrière lui, tramblant.
N'ayez pas peur.
C'est Mina.
Elle est gentille.
Retournez-vous coucher.
Un truc incroyable ses produits.
Ses frères et sœurs se sont transformés en chauve-souris.
Ils ont volté jusque dans leur chambre.
Artus a refermé doucement la porte avant de m'aider à me relever.
Sans un mot, on est descendu pour s'asseoir sur la marche de la porte d'entrée.
On est restés à un long moment regardé l'horizon.
Pierre-Tus s'est lancé.
On est presque pareil, tu sais.
J'ai lâché un rire nerveux.
Je te jure, on est juste un peu différent.
J'avais un peu peur, mais j'ai osé lui demander.
T'es un vampire ?
C'est comme ça que vous nous appelez.
Infrition glacée ma parcouru le dos, mais c'est en regard bleu, pissie ne m'a calmé.
Tu bois pas de sang ?
Il a pouffé.
C'est une invention juste parce qu'on n'est pas pareil.
Comment ça ?
Les humains ont inventé des tas de trucs sur nous.
Parce qu'ils avaient peur.
Pourquoi je sais pas ?
En vrai, on peut juste se transformer et puis on ne mange pas comme vous.
Chaque vampire se nourrit d'un truc.
Certains se nourrissent de lumière, mais ils ont vraiment trop de chance.
Ceux qui vivent la nuit, ils se nourrissent d'ombre.
Papa, c'est les soucis.
Alors ils écoutent les gens qui s'essayent dans un canapé.
Maman, ce sont les sourires.
Alors elle est animatrice dans un centre de loisirs.
Et toi ?
Moi, je sais pas encore.
C'est pour ça que je ressemble à rien.
Dis pas ça.
T'as vu mon look ?
Et alors ?
On s'en moque, non ?
C'était une petite histoire de Telmi.
Écrite par Mathieu Genel et raconté par Arnouguillou.
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Ça nous fera vraiment plaisir.
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