Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Plutôt sourire que grandir.
Hier, c'était mon anniversaire.
J'ai eu huit ans.
J'aurais dû être super content.
Maman avait invité tous mes copains.
En plus, elle avait fait un gâteau avec la tête de mon super héros préféré dessus.
Sauf que ça ne m'a pas fait plaisir.
Ni le gâteau, ni devoir les copains.
Pour eux, être grand, c'est super.
Sauf qu'en fait, être grand, c'est nul.
Et triste.
Et pas marrant.
Les grands, ils ne sourient jamais.
Même au parc, ils sont tout gris.
C'est une expression de mon papy quand ils voient des gens faire la tête.
Avec lui, on a une théorie.
On pense que c'est à cause des téléphones.
T'est qu'ils les allument, leur visage s'éteigne.
Comme si le téléphone en gloutissait leur sourire.
Mais, même sans téléphone, les grands ont l'air souvent grincheux.
Papy pense qu'ils doivent avoir des soucis.
Il paraît que certains grand les collectionnent.
Bizarre, non ?
Après ma fête d'anniversaire, je devais faire une drôle de tête parce que Maman m'a
demandé.
Ta fête d'anniversaire ne t'a pas plu mon lapin ?
J'avais pas envie de lui mentir, alors j'ai dit la vérité.
Un peu, mais je veux plus grandir.
J'ai pas envie de perdre mon sourire, moi.
Pourquoi tu perdrais ton sourire ?
Parce que les grands, ça sourit pas.
Même toi.
T'as perdu ton sourire depuis que papa est plus là.
Elle m'a souri.
Mais son sourire était encore plus triste que ceux de tous les grands réunis.
J'avais jamais vu ça.
Je lui ai fait un énorme câlin, mais dans ma tête, je continuais à me dire que c'était
vraiment nul d'être grand.
Aujourd'hui, j'ai 8 ans et 1 jour.
On est dimanche.
Et le dimanche, c'est le jour de notre promenade avec Papy.
J'adore me balader avec lui.
Il a toujours des tas de choses à me raconter.
Mais le mieux, c'est quand on s'assoit au parc et qu'on imagine des tas de trucs
en regardant les gens.
Sur le chemin, on passe toujours à la boulangerie pour acheter des bonbons.
Cette fois-ci, j'ai demandé des réglises, comme Papy.
Je sais, c'est un peu des bonbons de grands, mais j'aime trop leur goût.
Attention, ça ne veut pas dire que je veux devenir grand.
Je n'en ai toujours pas envie.
Quand j'ai donné à la boulangerie la monnaie Toupile, elle m'a dit.
Merci, mon grand.
J'ai pas aimé du tout.
J'étais tellement en colère que j'ai boudé jusqu'à ce qu'on s'assait sur notre banc
au parc.
Sans rien se dire, on a bouloté nos réglises.
Mais à un moment, Papy a été pris d'un fourrier.
Si compta-je qu'il a presque réussi à me faire sourire alors que je préférais faire
la tête.
Quand j'avais ton âge, j'étais comme toi.
Je voulais pas grandir.
Je trouvais que les grands étaient aigris.
Mon envie de boudé a été coupée nette.
Tu veux dire tout gris, non ?
Non, aigris.
Ça veut dire qu'ils sont aigres, un peu comme un cornichon au vinaigre.
J'explosais des rires en imaginant tous les adultes ronchons avec des têtes de cornichon.
Papy est vraiment trop fort pour faire sourire les gens.
Alors je lui ai demandé.
Papy, comment tu fais pour ne pas être aigris comme un cornichon ?
Je me concentre sur des petites choses qui me donnent le sourire.
Comment ça ?
Par exemple, ce parc.
J'y venais moi aussi avec mon papy et j'aimais beaucoup.
C'est pour ça que t'aimes venir avec moi ?
Oui.
Et c'est pareil pour les réglisses.
Quand j'en mange, ça me rappelle des tas de souvenirs agréables comme l'odeur du
pain chaud ou celle des livres.
On a tous des petites choses qui nous donnent tout de suite envie de sourire.
J'ai froncé très fort les sourcils en me tapant la tête pour découvrir mes souvenirs
à sourire.
Sauf que les mots de la boulangère tournaient en boucle dans ma tête.
Ça marche pas.
C'est nul.
Mais mon papy ne s'est pas découragé.
Je vais te donner ma technique secrète en cas d'urgence.
Regarde autour de toi pour attraper des petits trucs qui te font sourire.
Il est vraiment trop fort mon papy.
Il m'a aidé à trouver ces petits trucs et ça a marché.
Mais le mieux, c'est qu'en cherchant, j'ai vu des grands qui souriaient.
Peut-être que aussi, ils ont un papy qui leur a transmis sa technique secrète.
Maintenant, je dis pas que je suis pressé de grandir.
Mais je crois que j'ai un peu hâte de fêter mes 9 ans.
C'était une petite histoire de Telmy.
Écrit de par Sisyl Rubin.
Et raconté par Arnouguillou.
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Ça nous fera vraiment plaisir.
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Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org