La colo de vacances

Durée: 8m6s

Date de sortie: 15/08/2019

Les parents de Léonie ont décidé de l’envoyer deux semaines en colo de vacances. Mais l’idée ne l’enchante pas : elle est sûre qu’elle n’arrivera à se faire aucun ami et que le pire va lui arriver.


Crédits

Les p'tites histoires est un podcast de Taleming

Histoire écrite par Cécile Rubin, racontée par Alice Fraboulet et Arnaud Guillou

Mix : Abel Chéret & Maxime Nass

Générique : Benoît Nass

Illustration : Olivier Danchin


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
La colo de vacances
Les grandes vacances, ça a toujours été mon moment préféré.
J'ai l'habitude de passer tout l'été chez Papiers et Mamy.
Chez eux, on fait des milliers d'activités.
Et ça me fait un tas de trucs à raconter aux copains à la rentrée.
Mais cette année, papa et maman ont tout gâché.
Ils ont décidé de m'envoyer en colo pendant 15 jours, semble demander mon avis.
D'après eux, c'est une belle expérience, un truc qui ne peut que me faire du bien.
Tu parles.
Moi, je sais que ça va être horrible.
Je suis tellement nul pour me faire de nouveaux copains.
Mais impossible d'y échapper, je suis coincé.
Heureusement, tu seras avec moi mon cher journal, comme ça, j'aurais quelqu'un qui parlait.
Jour 1, l'affreux départ.
Le départ, c'était horrible.
Dans la voiture, j'avais l'impression d'être une condamnée à mort.
Le lieu de rendez-vous, un parking sinistre plongé dans la pénombre.
Mes parents voulaient rester, je les ai renvoyés sans leur dire au revoir.
Attends, c'est quand mes meux qui m'avaient inscrit de force, ils devaient payer.
Je me suis retrouvé seul, au milieu de plein d'enfants.
J'avais l'impression qu'ils se connaissaient tous.
Ils étaient tout excités.
J'ai senti une boule dans mon ventre monter alors je me suis mise à l'écart.
Une fille, avec un grand sourire et des bouches fenouées, m'a regardé et s'est approchée.
Salut, je m'appelle Camille.
T'es nouvelle ?
J'étais tellement surprise qu'elle me parle que j'ai juste oché la tête et m'y remeuré mon prénom.
Moi aussi, j'avais peur la première fois.
T'inquiète pas, la colo y coule.
Mon cœur fut un tout petit peu plus léger.
Mais au moment où je voulais lui répondre, trois filles lui ont sauté dessus pour la saluer.
Elles sont partis en gloussant.
Camille me lâcha quand même un « À plus tard ».
Mais moi j'ai juste entendu « À jamais ».
Dans le bus, personne ne s'est mis à côté de moi.
Je suis resté seul, la tête collée contre la fenêtre, espérée que le cœur tombe en panne.
Ou mieux, face demi-tour.
Mais tu parles, ça ne s'est jamais produit.
On est arrivés au con.
C'était comme un camping avec des petites cabanes pas très loin de la plage.
Les moniteurs nous ont rassemblé dans un grand hall.
Ils nous ont attribué nos chambres, partir à Jossor.
J'ai prié, très fort pour être avec Camille.
Ça a complètement raté.
Je me suis retrouvé dans la chambre de trois filles qui venaient ici depuis toute petite.
On a parlé un peu, mais très vite, la conversation a tourné autour d'elles.
De leur été dernier, passés ensemble, de leurs amourous, de leurs amis, de leurs rivales.
Je me suis senti super exclu.
Quand les lumières se sont éteintes, j'ai passé un long moment à fixer le plafond.
Les autres dormaient, puis il y avait tous les bruts du camping.
D'un coup, j'ai pleuré dans mon oreiller.
Pas beaucoup, mais un peu.
Jour 2. Lucy, la piplette.
Au petit-dège, j'ai croisé Camille.
Elle m'a demandé comment ça allait.
J'ai bégaillé un pauvre OUI.
Elle a souri. J'ai arrougi.
Elle m'a proposé de manger avec elle.
Je n'ai pas osé l'accompagner, j'avais peur d'être ridicule.
Après, c'était activité canoë.
Je me suis retrouvé avec Lucy, une vraie piplette aux cheveux courts, toutes mes galettes.
En une heure, je savais tout d'elle.
Elle parlait tellement qu'elle oubliait de pas gailler.
C'était un peu énervant, mais un peu chouette aussi,
parce qu'elle me posait des questions sur moi,
et ça avait vraiment l'air de l'intéresser.
Au dîner, j'ai aperçu Lucy toute seule à l'écart.
Elle a valère triste.
Je me suis assis à côté d'elle.
Elle s'ilumina.
Et d'un coup, le moulin à paroles s'est mis en marche.
Plus tard, alors qu'on débarrassait nos assiettes,
des garçons sont passés derrière nous en marmonant et en gloussant comme des dindons.
Lucy m'a dit de laisser tomber.
Qu'il valait mieux ignorer Irvine et sa bande pour ne pas en bavier.
Jour 3, Irvine et sa bande.
On a visité le village d'à côté.
Que des vieux, des maisons en pierres usées,
une vieille église sinistre et une épicerie avec des bonbons moisis.
Lucy a passé son temps à tout commenter et à s'émerveiller d'un rien.
À chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, Irvine et ses abrutis de copains pouffait en grimaçant.
J'ai bien eu envie de leur dire d'arrêter qu'ils étaient plus bêtes qu'un slip,
mais j'ai pas osé.
Et puis, ça ne semblait rien faire à Lucy.
J'aurais dû en parler au moniteur.
Jour 4, le début des problèmes.
Lucy est une vraie encyclopédie.
Pendant notre balade en forêt, dès qu'un moniteur posait une question,
sa main se levait plus haut que les autres.
Forcément, ça n'a pas plu à Irvine et à ses faces de paix.
À un moment, ils l'ont traité de nulle arde à lunettes.
Les monos ne l'entendirent pas, mais nous, oui.
Le cœur de Lucy se serra.
Moi, je les ai fusillés d'eux-re-gards, ça les a calmés direct.
Je pensais avoir gagné, mais alors qu'on faisait un bouquet de fleurs avant de rentrer,
les garçons nous ont bousculés pour nous faire tomber.
Ça m'a mis super en colère.
Qu'est-ce qui te prend en débile ?
La nulle arde à lunettes est en train de te contaminer.
Déjà que t'es moche, hein ? N'aggrave pas ton cas.
Je me suis jeté sur lui pour le roue et de baf.
Lucy s'est enfui pour revenir avec les moniteurs qui nous ont séparé.
Après un serment, on a reçu notre punition.
N'étoyez le réfectoire après le dîner du soir.
Avant d'aller se coucher, la terreur m'a murmuré que j'étais cuite.
Je n'en ai pas dormi de la nuit.
Jour 5, la guerre est déclarée.
Au petit déjeu, Lucy vit que je n'étais pas dans mon assiette.
Elle me demanda ce qui m'arrivait.
Alors que je commençais à lui expliquer en écrasant quelques larmes,
Camille et ses copines se sont assises avec nous.
J'ai tout raconté.
Camille est devenue rouge et a bondi d'un coup sur la table en hurlant.
Irvine, toi t'abandonne de Crétin.
On défie un match de foot sur la plage.
Si vous perdez, vous vous excuserez.
Et vous serez les serviteurs de Lucy et Léonie jusqu'à la fin de la colo.
Dans le réfectoire, on entendait une mouche volée.
Tous les regards, même ceux des moniteurs, se sont braqués sur Irvine,
qui monta aussi sur la table sur de lui.
T'as aucune chance ?
C'est elle qui devient dans nos esclaves.
Ça tombe bien ?
On a plein de slips et de chaussettes à laver.
Tout le monde est applaudi.
Toutes les activités de la journée furent annulées.
À midi, la plage se transforma en terrain de foot bondé.
La pression menoue à l'estomac.
J'oscillais entre la peur de devenir une puniche
et l'envie de donner une leçon à cette bande de naze.
Au coup de siffler, on l'a tout donné.
La plus incroyable, se fut Lucy, notre gardien.
Un vrai mur.
Elle ne laissait pas passer aucune balle.
Pas même les boulettes canons.
On a fini épuisé, mais devine quoi ?
On a gagné un zéro.
Irvine et ses saucisses étaient grillées.
Jour 13, le calme après la tempête.
Désolé, pas vu le temps passer.
Avec les copines, on a libéré les garçons au bout de deux jours.
Les monos nous ont félicité.
Faut croire que ça leur a servi de leçon,
parce que depuis, ils sont bien plus sympas.
Même si c'est un baissil d'Irvine.
On fait plein de trucs.
Tellement que je ne sais pas par où commencer.
La rando à vélo était follement géniale.
C'était au bord de la mer, avec le vent dans les cheveux,
comme dans les films.
On a appris à pécher, à faire du feu comme dans Colanta.
On a construit une cabane gigantesque dans les arbres,
fait de la poterie et même du cartes.
Mais il y a mieux.
Demain, c'est la boum de fin de colos.
On va passer toute la journée à l'organiser.
J'espère que je serai parlé à Gaëtan.
Même s'il est un peu trop grand,
il me ferait trop craquer avec ses taches de voulsseurs.
Jour 15, la foi retour.
Ça y est, je suis rentré.
Je n'ai jamais eu mal au cœur comme ça.
Le plus horrible, ça a été de quitter Gaëtan.
Comme si quelqu'un m'avait arraché le cœur
pour sauter dessus à pied joint.
On s'est serrés dans les bras très forts et longtemps.
J'espérais rester collé à lui pour toujours.
Et puis, on s'est promis de s'écrire,
de se revoir l'année prochaine.
Heureusement que les copines étaient là pour me consoler.
Dans le bus du retour, il n'y a pas eu une chanson,
ni de jeu, pas même un éclat de rire.
Tout le monde était trop triste ou fatigué.
Assise dans le fond avec Lucie et Camille,
la tête collée contre la fenêtre.
J'espérais que le quart tombe en panne ou mieux face de mi-tour.
Mais tu parles, ça ne s'est jamais produit.
On a échangé nos numéros pour s'envoyer des messages et s'inviter.
Et puis, la vie normale a recommencé.
C'était une petite histoire de Telmy.
Écrite par Cécile Rubin,
racontez pas Alice Frappoli et Arnaud Guillaume.
Chaque jeudi, nous vous racontons une nouvelle histoire.
Alors, pour ne pas la rater, abonnez-vous au podcast.
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ça nous fera vraiment plaisir.
À la semaine prochaine !

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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