Louison et le démon

Durée: 13m56s

Date de sortie: 31/10/2019

Louison n’aime pas sa nouvelle maison. Et encore moins sa nouvelle chambre. Tout y prend des airs menaçants. Et puis, tapie dans un coin, il y a une ombre, comme une silhouette avec des cornes et des mains griffues. Mais le plus inquiétant, c'est qu'elle n’aurait jamais dû être là ! Parce que dans ce coin, il n’y avait rien !


Crédits

Les p'tites histoires est un podcast de Taleming

Histoire écrite par Taous Merakchi, racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou

Réalisation : Léa Chevrier

Mix : Paul Boulier

Générique : Benoît Nass

Illustration : Olivier Danchin


Ne ratez rien des p'tites histoires !

🔥Inscrivez-vous à notre newsletter : un email chaque semaine, avec un mot de l'auteur !

🔗 Abonnez-vous au podcast pour ne rater aucun nouvel épisode sur Apple Podcast, Google Podcast, Spotify, Deezer, Castbox, Pocketcast, ou Eeko.

✍️ Ecrivez-nous à hello@taleming.com.

Become a member at https://plus.acast.com/s/les-ptites-histoires.



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Louison n'aimait pas sa nouvelle maison.
Elle n'aurait jamais dû quitter sa ville natale.
Son petit appartement qui donnait sur une avenue pleine de klaxonnes, de sirènes et
de gens qui parlent fort.
Toute cette agitation l'a bercé et lui donnait l'impression que rien ne pouvait lui arriver.
Mais ses parents avaient décrété que la ville n'était plus un bon environnement pour
Louison, qu'une enfant devait grandir au milieu de la nature, loin des peaux d'échappement.
D'un coup, leur appartement fut rangé dans des cartons.
Direction, grand soupir.
Un village bien trop petit, perdu au milieu d'une immense forêt et silencieux comme
la mort.
Leur nouvelle demeure se trouvait au bout d'une route à peine plus large que leur
voiture.
Elle était plantée là, au milieu d'un vaste jardin, peuplé d'herbes bien trop hautes
pour ne pas cacher d'horrible bestiole.
Rien n'allait dans cette maison.
Les portes grinsaient, le plancher craquait, les volets claquaient.
Les fenêtres s'ouvraient toutes seules.
Le sol était si froid que Louison ne pouvait plus marcher piner.
En plus, les couloirs lui jouaient des tours et s'amusaient à changer de place pour
qu'elles se perdent.
Ça l'énervait beaucoup, surtout quand elle avait une envie pressante.
Mais le pire de tout, c'était la nuit.
Le moindre objet se transformait et prenait des herbes naissantes.
Son porte-manteau sortait ses grilles.
Son placard devenait un repère de monstres à tentacules.
Ses vêtements se mettaient à ramper vers son lit.
Et puis, tapis dans un coin, il y avait ses tombres.
Comme une silhouette avec des cornes et des magriffus, elle n'aurait jamais dû être
là.
Dans ce coin, il n'y avait rien.
Plus inquiétant encore, elle n'était pas là tout le temps.
Elle semblait aller et venir.
Chaque soir, elle redoutait que l'ombre ne l'attaque.
Mais au lieu de se cacher derrière ses doudous, Louison surveillait le coin en mitouflé dans
sa couette.
Elle dormait si peu que ses sernes lui donnaient des airs de panda.
Un soir, Louison en humare, marre d'observer, marre de ne pas dormir, marre d'avoir peur.
Au fond d'elle, elle savait que c'était son imagination qui lui jouait des tours.
Cette ombre ne pouvait être qu'une ombre, même si elle n'avait rien à faire là, même
si elle bougeait, même si elle ressemblait à un cauchemar.
Décidez à en finir, Louison rassemble à tout son courage, jute à sa couette, bondie
de son lit, les sourcils francais, les bras croisés, prêtes à affronter l'ombre.
Je vous vois, hein ?
La silhouette sur Sota, Louison fremmit.
Cette ombre n'aurait pas pu être juste une ombre.
Je vous ai vu bouger.
Je sais que vous m'entendez.
Répondez-moi, vous êtes dans ma chambre.
Aucune réponse.
Pas un mouvement.
Si vous ne me répondez pas dans 5 secondes, je vais hurler si fort que tout le village
va se réveiller.
Rien.
Ok.
Vous la recherchez, hein ?
5, 4, 3, 2, 1.
Dans le coin obscur, deux yeux rouges s'ouvrir.
Louison se pétrifia d'horreur.
Une silhouette brumeuse se détacha du mur et s'approche à elle.
Elle grandit, grandit, grandit, jusqu'à ce que ses cornes se plantent dans le plafond.
Un monstre, entouré d'une volute de fumée, apparut.
Ses bras semblent capables de vendre une montagne.
Louison n'aurait pas dû provoquer l'ombre.
Elle voulait hurler, mais elle n'était pas capable de démettre ne serait-ce qu'un
quinement.
Le démon souris, laissant apparaître des dents tranchantes comme des rasoirs.
Louison ferme les yeux, certaines d'être dévorées.
Bonsoir, Louison.
Alors, tu as perdu ta langue, jeune fille ?
Tu voulais me voir, non ?
Eh bien, mais voilà.
Si tu ne répond pas dans 5 secondes, je vais...
Vous allez faire quoi ?
Eh bien, je ne sais pas.
Mais ta technique a fonctionné sur moi.
Alors, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer.
Pouf ! Et ça vous amuse ?
Un peu, il faut dire.
Vous allez me manger ?
Non, écoute.
Me mot dire ou me lancer un sort ?
Non.
Alors, vous êtes quoi au juste ?
Je suis un démon.
Du genre super vieux ?
Je vis depuis des millénaires.
Et comment vous vous appelez ?
Pardon ?
Eh bien, vous avez un prénom, non ?
Vous connaissez le mien, j'ai le droit de connaître le vôtre.
Vous se présentez avant de parler aux gens.
Hum... Balthazar.
Et qu'est-ce que vous fichez dans ma chambre, Balthazar ?
Eh bien, Louison, techniquement, c'est aussi ma chambre.
N'importe quoi.
Mes parents ont acheté cette maison et cette chambre, c'est la mienne.
Elle peut pas être à vous.
Tu crois vraiment qu'un démon suit les mêmes lois que les humains ?
Ah bah je sais pas moi, ça se peut, non ?
Non.
Non ?
Et pourquoi ça ?
Parce que nous sommes des esprits, des êtres surnaturels.
Comme le génie d'Aladin.
Euh, si tu veux, oui.
Trop bien, j'ai le droit d'être veut alors.
Non mais...
Alors, vous faites quoi dans ma chambre ?
Eh bien, je te parle.
Très drôle.
Je veux dire pourquoi vous êtes là, quoi.
Parce que tu m'as appelé et ce n'est pas normal du tout.
Alors j'ai des pouvoirs !
Je n'en sais rien.
C'est bien la première fois qu'un humain m'interpelle et pour me crier dessus en plus.
Bah, il fallait pas me faire peur, c'est tout.
Ma mère me dit toujours qu'il faut jamais se laisser faire, alors je me suis pas laissé faire.
Sauf que je ne t'ai rien fait.
Bah si, vous étiez sur le mur à bouger, à disparaître.
Et ?
C'est tout.
Voilà.
J'avais vécu tranquillement dans mon coin et puis tu m'as appelé.
Tu m'as dérangé dans mon travail.
Tu t'imagines bien que si j'avais voulu te faire du mal, je l'aurais fait.
Surtout qu'une créature aussi fragile que toi n'aurait rien fait !
Louison, eu-tu un mouvement de recul et tributa dans sa couette ?
Sa témérité fut emportée sous un torrent de larmes.
Je suis...
Je suis désolée.
Je ne voulais pas vous déranger.
Ne faites pas de mal s'il vous plaît.
Je ne voulais pas venir dans cette maison nul.
C'est la faute des parents.
Ils sont venus dans ce trou perdu en disant que c'était mieux pour moi.
Sauf que c'était pour eux.
Ils en avaient marre de la vie, il est du bruit.
Et maintenant, vous allez faire du mal.
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
Si.
Je te demande pardon.
Pour de vrai ?
Pour de vrai.
Je suis un démon mais je ne suis pas méchant.
Pourquoi vous faites aussi peur alors ?
Je suis né comme ça.
Mais crois-moi, il y a des démons bien plus effrayants.
Non pas, je vous faites vraiment très peur.
Balthazar ferme à les yeux, se pinça l'arrête du nez et soupira.
Et d'un coup, rapetissa jusqu'à n'être pas plus grand qu'un labrador.
C'est mieux comme ça ?
Un peu.
Ça existe les gentils démons ?
Oui, j'en suis la preuve.
Mais il y en a aussi des mauvais.
Tout dépend de notre fonction.
Hein ?
Et de notre métier si tu préfères.
Et c'est quoi votre métier ?
Je suis le gardien de cette vallée.
Comme un chevalier ?
Si tu veux, je veille sur ce village, sur la forêt et tous leurs habitants,
qu'ils soient humains ou non.
Même les animaux ?
Oui, mais aussi les créatures magiques.
Et croient-moi, il y en a tout un tas dans le coin.
Vraiment ? Mais c'est génial !
Vous pourrez me les présenter ?
Une minuscule bulle de lumière élée,
passa au travers de la fenêtre et volta jusqu'à Balthazar qui tendit l'oreille.
Je dois y aller.
Quoi ? Maintenant ?
Oui, on a besoin de moi.
Je viens avec vous.
Hors de question.
Balthazar, grand idon.
Louison sur Sota, mais ne se laisse à pas démonter.
Vous me devez bien ça.
Vous m'avez fait pleurer, je vous signale.
Pas de ça avec moi, jeune fille.
Il est tard, tu ferais mieux de dormir.
Non, je viens avec vous.
Non, tu es trop petite.
Ce serait trop dangereux.
Je ne suis pas petite.
Nous continuerons cette discussion demain.
Maintenant, Oli.
Pfff, c'est pas juste.
La mine renfronnée, Louison grimpe pas dans son lit.
Balthazar saisit sa couette et l'aborda maladroitement.
Faites beau rêve, Louison.
Après que Balthazar se soit glissé par la fenêtre,
tel un filet de fumée,
la chambre de Louison redevint une grande pièce froide
et pas agréable pour un sous.
Elle se retourna une bonne dizaine de fois dans sa couette
avant de la jeter à terre en grognant.
Il y a quelques secondes,
elle aurait tout donné pour que l'ombre du coin
ne soit rien d'autre qu'une ombre.
Mais voilà que Balthazar lui manquait.
Elle se ruit à sa fenêtre, l'ouvrit,
et poussa son volet le plus discret impossible.
Louison se fija.
Au fond de son jardin,
elle aperçut la bulle de lumière
qui s'enfonçait dans la forêt au côté de Balthazar.
Sans l'équité des yeux,
elle sauta dans ses bottes fourrées
en filant le premier manteau à portée de main
et en jambas sa fenêtre.
Elle tendit le bras pour atteindre la gouttière juste à côté.
Elle s'agrippe à la colonne comme un koala
et les yeux fermés glissa comme un pompier sur sa rampe.
Elle atterrit,
mais fesse les premiers en étouffant un cri de surprise.
La lueur disparaissait.
Elle se releva d'un bon et se lançait à leur poursuite.
Arrivé à l'orée du bois,
elle était à bout de souffle.
Un instant,
elle pensait les avoir perdu,
elle plissait les yeux
et distingua une faible lueur au loin,
volant entre les arbres.
La forêt n'avait rien d'effrayant.
Malgré ses arbres gigantesques,
elle n'était ni épaisse, ni trop sombre.
Les rayons de la lune y pénétraient
et tombaient en cascades sur le sol
jonché de feuilles.
Trop concentré à suivre la lueur,
elle ne se rendit pas compte
que la lumière faiblissait
et qu'un froid humide l'enveloppait.
La bulle de lumière finit par se rapprocher.
Luisons avance ça en veillant à ne faire aucun bruit.
Elle découvrit avec l'effroi
que la lueur était celle d'une luciole.
Prise de panique, elle sanglota.
La luciole s'envola,
laissant la jeune fille seule
dans des ténèbres glacées.
Le cœur de Luisons s'en bala si fort
qu'elle eut l'impression qu'il résonnait
dans toute la forêt.
Balthazar ?
Oui !
Y a quelqu'un ?
Un récadement éclata au lois.
Luisons arrêta de respirer.
Des rires redentir plus près cette fois.
N'écoutant que sa peur,
Luisons détala.
Elle courut et tribucha sur une racine.
Les rires rebondirent.
Luisons accédera.
Les arbres craquaient.
Des rictus rouge voyants se dessinaient
sur leurs trous.
Leur branche lui écorchait le visage,
les bras, les jambes.
Luisons ravala sa douleur.
Les rires redoubleront jusqu'à lui donner le tournis.
Ils lui ont fascigua.
Fit un faux pas,
roule à par terre et dévala une pente.
Pendant si longtemps,
qu'elle eut l'impression de se cogner
100 fois.
Elle termine à sa course
dans un énorme tas de feuilles
explosa sur l'impact.
Fégnant la mort,
elle écouta.
Au-dessus,
les rires s'estompaient.
Péniblement, elle roula hors du buisson de feuilles
sur un sol plat,
sans mousse ni branche.
Un chemin.
A Tatton, elle le suivit.
L'éco-lointain de la voix de Baltazar
chassa sa douleur.
Elle l'avait retrouvée.
Son enthousiasme fut de courte durée.
Autour de la voix de Baltazar,
d'autres voix semblaient se disputer.
Prudemment,
elle s'approcha pour arriver en lisière
d'une clérière
éclairée par une myriade de bulles et laits.
Le buisson n'enclut pas ses cieux.
Il n'y avait pas un,
mais deux Baltazards,
entravés par des filets crépitants,
tenus fermement par une sorte de
cyclope,
potelé,
cour sur patte.
De Canine sortait de sa bouche,
ça lui donnait un air plus nier
que menaçant.
Mais puisque je vous dis que c'est moi, Baltazar,
mon Fred,
n'écoutez pas cet imposteur.
C'est lui, l'imposteur.
Mais comment m'ouévé faire ?
Interrogé-nous !
Baliverne, écoutez votre cœur, mon Fred.
Le petit monstre semblait paralysé
par les options qui s'offraient à lui.
Quelque chose gênait le huison.
Intrigué,
elle plissa les yeux et d'un coup,
la peau du Baltazar de droite vibra.
Elle s'avança dans la clérière,
fixant plus intensément le démon.
Soudain,
il rapetit ça.
Sa peau noire enveloppée d'un nuage de fumée
lait sa place à une bouverte
écailleuse et visqueuse.
Ses yeux rouges virèrent à l'orange.
C'est lui, l'imposteur.
Les regards se braquèrent sur l'huison
dans un silence de plomb.
L'huison ?
Moi, un imposteur.
Qui t'est, oé ?
L'huison est une connaissance,
mais tu connais la loi.
Aucun humain n'a le droit d'être ici.
Mon Fred, je vous ordonne de la laisser tranquille.
Mon Fred donnait l'impression qu'il allait faire un malaise.
Où il doit faire quoi ?
M'écoutez, mon Fred.
Ce Balthazar-là est un faux.
Il est vert et visqueux
avec des petits yeux orange tournoi.
Samael !
Une colonne nombre s'éleva
autour du faux Balthazar.
Surpris,
mon Fred relâche à sa prise
et libérera ses prisonniers.
Samael révèle à sa vraie nature.
Il tenta de décamper
mais un énorme filet l'en empêchant.
Personne peut échapper un moui.
Ramenez-le au cavoût du Danais.
Quand à toi, jeune fille ?
Balthazar, toi et elle,
où ils ont les bras croisés.
Elle n'osait pipémo.
Tu m'as désobéie.
Tu as été inconsciente.
Tu t'es mise en danger
et tu m'as sauvé.
Pour de vrai ?
Oui.
Personne n'avait jamais vu
au travers des illusions de Samael.
Comment as-tu fait ?
Je sais pas.
Je l'ai regardée.
Regardée ?
Bah oui.
Je l'ai juste bien regardée.
J'ai plissé les yeux
et puis j'ai vu son horrible tête
avec ses petits yeux.
En voilà un pouvoir intéressant.
Il pourrait s'avérer utile
dans bien des situations.
Ça veut dire que je vais pouvoir
venir avec vous maintenant ?
Oh là, doucement.
On va d'abord retourner chez toi
et tu vas dormir.
On discutera de tout cela plus tard, d'accord ?
Ça, ça veut dire oui.

Episode suivant:


Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere