Un été ailleurs - histoire complète

Durée: 13m3s

Date de sortie: 16/01/2020

Pour cette épisode, on vous propose un peu de soleil ! Avec la version complète de "Un été un ailleurs" que nous avions diffusé en juillet dernier. Au début de l'été, Kyan déménage à la campagne. Un nouveau terrain de jeu s'offre à lui et il est ravi ! Mais il va croiser le chemin de Néon, son voisin au regard qui tue...


Crédits : cette très p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Arnaud Guillou. Mix : Abel Chéret. Générique : Benoît Nass. Illustration : Olivier Danchin


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Moi, c'est Kian.
À la fin du CM2, mes parents m'offrir le plus beau des cadeaux, le grand air.
On déménageait à la campagne.
La ville je n'ai jamais aimé.
Trop de gens, de bruits, d'odeurs bizarres.
Pas assez d'espace, de couleurs et de nature.
Quand ils m'annonceur la nouvelle, j'ai sauté si fort dans leurs bras qu'on a falli
tomber.
J'avais tout un été pour explorer mon nouveau terrain de jeu.
Enfin, pas vraiment nouveau.
Notre nouvelle maison, c'est notre maison de vacances.
Du genre a donné des couleurs et dessiné des sourires.
Tout en poutre et en pierre blanche, avec un immense jardin tout fouillis où j'ai construit
mon château, au sommet du vieux chêne planté à côté de l'amar, avec un plongevoir
pour s'échapper.
À notre arrivée, pendant que les parents dirigeaient le balai des cartons, j'ai filé
dans le jardin.
Il y a un petit sentier bis-cornu qui vous offre des images qu'on a envie d'accrocher
dans des tableaux.
Mais rien ne vaut la vue depuis ma forteresse.
De là-haut, je vois tout mon royaume.
Je passe des heures à l'inspecter.
C'est bien plus cool que la télé.
Une tâche de couleurs accrochât mon regard.
Ça venait de la ferme abandonnée juste à côté de chez nous.
Un jeune garçon se tenait dans le jardin.
Ses cheveux roux en pétard ressemblaient à des flammes.
Il portait un suit à capuche, jaune piquet de choux, un pantalon bleu électrique et
des chaussures trop blanches.
Il me fixait.
Je lui ai lancé un coucou timide.
Il m'a renvoyé un regard qui m'a fait l'effet d'un glaçon qu'on vous glisse
dans le slip, puis il est rentré chez lui en claquant la porte.
Sérieusement ? On ne se connaît même pas ? C'est quoi son problème ?
Un coup de claquçon détourna mon attention.
Les déménageurs partaient.
En fin de journée, j'étais dans la forêt de carton de ma chambre quand on sonna.
Une dame plus radieuse qu'un soleil nous a porté une tarte débordante de framboise.
C'était notre nouvelle voisine.
Elle avait emménagé il y a quelques semaines.
Cachée derrière elle, son fils, celui du jardin.
Les sourcils froncés, les mains dans les poches, le regard fuyant, il n'avait vraiment pas
l'air ravi d'être là.
Il s'appelait Néon.
On s'est installé dehors.
Néon restait à l'écart assis sur les marches de l'entrée.
Même si j'avais peur qu'il me tue du regard, je lui ai proposé d'explorer le jardin.
Il soupira, mais me suivit.
J'avais beau lui montrer tous mes trésors.
Il ne décrochait pas un mot, ni un sourire, même face à mon château.
Je me sentais un peu idiot.
Quand il repartir avec sa mère, mes parents m'expliquèrent que Néon avait le mal de
chez lui.
Comme moi, il venait d'une grande ville, sauf qu'il n'aimait pas être ici.
Le lendemain matin, j'en fourchais mon vélo pour foncer à la boulangerie.
Elle était toujours prise d'assaut.
Alors quand je réussis à avoir le dernier pain au chocolat, j'étais super fier.
J'entendis soupirer.
C'était Néon.
Je l'ai regardé, il m'a regardé.
Il a fixé mon pain au chocolat.
Je lui ai tendu, il a refusé, j'ai insisté.
Il a eu l'air gêné, j'ai souri.
Il a pris la vie noiserie et s'est enfui.
Sur le chemin du retour, je pédalais super lentement.
Je pensais à cette truve de Néon et il aurait pu dire merci.
Un bruit de sonnette me tirera de mes pensées.
C'était Néon.
Il me faisait signe de l'attendre.
Sérieusement, après tout ce qu'il m'avait fait, j'avais pas du tout envie de le voir.
J'ai accéléré, mais il m'a suivi.
Je me suis dressé sur les pédales pour le distancer.
Mais il me rattrapait.
Pas grave.
J'allais le semer à travers la forêt.
J'ai foncé à travers les arbres.
Juste un coup d'œil en arrière, je vis qu'il me talonnait.
Et d'un coup, mon vélo s'arrête à nette.
Le décor se renversa, j'ai eu l'impression de voler.
Tout devin noir.
En ouvrant les yeux, j'avais mal partout.
Un gros tas de feuilles humides avait amorti ma chute.
Je sentais des trucs qui grouillaient sur moi.
Je n'osais pas bouger, il faisait trop sombre.
Je vais te sortir de là.
Tiens, elle attrape.
Néon, il me jeta une vieille corde.
Grimp !
T'es sûr que ça va tenir ?
T'inquiète, elle a croché un rocher.
Et puis, je vais te tirer pour t'aider.
Je m'étais ici jusqu'à Mishma,
lorsque la corde s'est brusquement détendue.
Une nom brûleante me tomba dessus.
En percutant le sol, j'ai l'impression d'être sous un tas de copains qui m'aurait sauté dessus.
Néon se dégagea et s'assi à côté de moi.
Désolé, la corde s'est cassée.
J'ai essayé de résister et puis, pas grave, on va sortir d'ici.
Impossible de me lever.
J'avais quatre vingt-dix ans.
Au fait, merci pour le pan au chocolat.
T'as rien ?
Dis, pourquoi tu m'as lancé un regard aussi méchant quand j'étais dans mon château ?
T'avais les rureux dans ta cabane ?
Moi, j'aime pas ici.
Y'a rien à faire.
Et puis, internet est trop long pour jouer en ligne.
On commençait à tâtonner dans le noir pour trouver un moyen de sortir.
C'est pas en ville qu'on vivrait ça !
Quand c'est dans un trou, c'est vrai, c'est trop bien.
Attends, tu sens ça ?
C'est de l'air !
Ça venait d'un tas de pierre.
En s'y mettant tous les deux, on découvrait un tunnel assez grand pour qu'on s'y faufile en rampant.
On ne voyait aucune lumière au bout, mais on n'avait pas le choix.
Je passais en premier, suivi de Néon.
Il faisait si chaud qu'au bout de cinq minutes, nous étions deux flacques d'eau.
Le tunnel était interminable.
Au moment où mon corps me suppliait de m'arrêter,
mes doigts rencontraient des planches en bois pourri.
Sans forcer, elles tombèrent.
On était sauvés, mais plongés dans la paix-nombre d'une pièce qui sentait la poussière et le vieux champignon.
Un coin de mur était zébré de lumière, une fenêtre.
Quand on l'ouvrit, l'air frais nous a rempli d'énergie.
On était dans une sorte de vieille chambre.
Tout était figé sous une épaisse couche de poussière.
Un vieux matelas était posé par terre à côté d'un tas de briques à braques.
Sous la fenêtre, une petite table où était posée un bac crasseux,
une pile de livres et plusieurs boîtes en métal.
Dessous, une vieille malle.
On avait fait une incroyable découverte, mais la réalité nous donna une piscine.
« Nos parents, ils vont s'inquiéter.
Oh, punais, c'est ta raison. Mais il faut qu'on revienne.
Cet après-midi, carrément. »
On n'est pas retournés tout de suite à la cabane.
Quand je suis arrivé à la maison, la douleur avait envahi tout mon corps.
J'étais tellement couvert de bleu qu'on aurait dit un strompe.
J'ai dit une moitié de vérité aux parents, celle de l'accident de vélo.
Mais rien sur le puits et notre découverte.
Ils me forcèrent à rester au lit.
Moi, je mourrais d'envie de retourner dehors, mais comme je marchais comme un petit vieux, j'ai obéi.
Néon venait chaque matin prendre des nouvelles, accompagnées de Golgoth sous tesquelles.
Une joyeuse saucisse sur patte qui a toujours la langue pendue.
Ça lui donne l'air minier, mi rigolo.
On passait à notre temps à parler des trésors qu'on allait découvrir.
Au bout de quelques jours, j'étais enfin sur pied.
Néon et Golgoth vinrent comme à leur habitude.
Au prétexte de sortir promener le chien, nous sommes retournés sur le lieu de notre découverte.
C'était une vieille cabane recouverte de ronces et de mousses.
Quand j'ouvris la porte, elle a tellement grincé qu'on s'est figé de peur.
Golgoth renifle à le plancher puis trottina vers le tas de fouillet à côté du matel à Moisi.
Les livres étaient rongés par l'humidité, les boîtes en fer tellement piquées par la rouille qu'elles étaient impossibles à ouvrir.
Le bric à bras que n'était qu'une pile de vieux trucs nuls et la mâle tristement vide.
« C'est disait quoi à propos de la campagne et de ses aventures ? »
Golgoth aboya. Il grattait une planche frénétiquement.
On la rachasse sans effort. Elle cachait une bourre sans tissu.
À l'intérieur, un coffret en bois qui contenait une faille jaunie.
« Mon fils, si tu lis cette lettre, c'est que la guerre est finie et que je ne suis plus là.
Avec une guerre, on peut tout perdre.
C'est pour ça que j'ai convaincu les habitants du village de me confier leur bien de valeur pour les cacher en lieu sûr.
Les galeries du manoir fantôme.
Elle était signée par un certain Robert D. et était accompagnée d'un plan.
On s'enfonça dans la forêt jusqu'à rejoindre la rivière qui traverse le village.
On suivit un chemin de terre pour déboucher sur une clairière au reflet multicolore.
On entendait le chant des oiseaux et le clapotis de la rivière en contrebâts.
Au loin, un manoir à moitié en ruine se dressait.
L'intérieur n'était pas mieux.
Des toiles d'araignées géantes habillées le hall, des ronces et des tas de fleurs y avaient élu d'homicile.
Le grand escalier qui amenait à l'étage s'était défendré.
Sans prévenir, Golgoth se précipita vers une autre pièce.
On n'imagine pas qu'un si petit chien puisse être aussi rapide.
Il ignorait totalement nos cris de rappel et puis il s'arrête à nette pour faire des petits bourrons devant une porte.
Néons le prix dans ses bras, l'associé se calma.
Je vous veille la porte sans réfléchir.
Un râle inquiétant s'éleva.
On va dire que c'est le vent, hein ?
Devant nous, un escalier descendait, impossible de voir plus loin que les cinq premières marches.
Partir en exploration sans matériel, on est vraiment pas malin.
Golgoth j'y gota si fort que Néons le lâcha.
Il s'engouffra dans l'escalier.
En essayant de l'attraper, j'ai trébuché et dégringolé toutes les marches.
Quand je me suis étalé en bas, l'associé me sauta dessus et me couvrit de l'échouille.
Tout va bien, Kian ?
Oui, je crois.
Ton bébé, c'est ta spécialité, c'est ça ?
Très drôle.
Je pris Golgoth dans mes bras et je me relevais.
Le plancher craquait beaucoup trop fort.
Je suis comme aspiré.
Cette fois, la dégringole adfuse spectaculaire.
Mon épauleur ta quelque chose de pointu.
Je rebondis comme une balle.
J'attirais lourdement sur une face lisse et très inclinée.
Je glissais sans pouvoir m'arrêter.
Et puis, plus rien.
Quand je me réveillais, je sentis la langue rugueuse de Golgoth.
J'avais l'impression d'avoir une dizaine de marto-piqueurs qui s'attaquaient à mon corps.
Et en plus, je n'y voyais rien.
Le silence qui nous enveloppait était entrecoupé de craquement, de gratement et de quinement.
La panique me fit relever.
La douleur me foudroya et m'a rachincre.
Il est si puissant qu'on avait dû m'entendre des kilomètres.
Je m'écroulais.
Ma jambe était cassée.
Je me l'ai vanouillie.
Golgoth me réveillait à coup de gémissement et de l'échouille.
Je ne pouvais plus bouger.
Je pensais que j'allais mourir ici, oublier de tous, avec une saucisse pour seule compagnie.
Mais j'entendis des voix.
Loin, très loin, elle m'appelait.
J'essayais de hurler, mais je ne réussis qu'à soupirer.
Ma seconde tentative se solda par une quinte de tout.
Alors que je commençais à s'englotter, Golgoth se mit à aboyer.
Comment fou !
Après plusieurs minutes de hurlement, il se calma.
Un homme barbu casque vissait sur le crâne apparu.
Il se pencha dans la cavité où je gisais.
La lumière me permit d'apercevoir des tas de mâles et de choses emballés soigneusement.
J'avais trouvé le trésor.
Bouge pas petit, je vais te sortir de là.
Il marmona quelques mots dont son tokkewaki avant de descendre en rappel.
Comment tu te sens ?
Il commença à me palper la jambe, ce qui me renvoyait dans les pommes.
Quand je repris connaissance, j'étais saucissolé dans une civière.
J'entendais Golgoth japer.
Le trésor ?
On va d'abord trammer en haut. On s'en occupera plus tard.
Quand on revit le jour, il faisait presque nuit.
Mes parents me sautèrent dessus, en larmes.
Ils me couvrirent de câlin, la douleur s'envoilà.
Néon s'approcha.
Je perdis à nouveau connaissance.
Je me réveillais comme dans un film, au fond d'un lit, dans une chambre toute blanche
éclairée par une lumière qui vous donne l'air malade.
J'avais la jambe et le bras plâtré.
J'avais mal, partout, et j'étais une fois de plus couvert de bleu.
Mes parents et Néon m'entouraient.
Mon ami leur avait tout expliqué.
On discutait à un moment.
Papa et maman passèrent par toutes les émotions.
Mais je crois qu'ils étaient surtout soulagés.
Un peu fier aussi.
On fera pas la porte.
Un monsieur rondouillard rentra, posa un regard impressionné sur nous.
C'était le maire du village.
Il nous expliqua qu'on était des héros.
Après avoir caché le trésor, Robert D s'était volatilisé.
Tout le monde pensait qu'il était parti avec.
Son fils était mort en défendant le village.
Personne n'avait donc trouvé la lettre.
Et puis, le maire nous annonça que, d'après la loi, le trésor était à nous.
La loi est super malfaite, non ?
Ouais, il est pas à nous.
On pourrait le rendre aux familles, non ?
Et c'est ce qu'on a fait.
Je n'avais jamais vu des gens aussi émus.
Tout le monde nous appelait les petits héros.
Ça nous faisait bizarre,
parce qu'on avait pas fait grand-chose.
Je n'avais fait que tomber.
Mais on était quand même fiers.
Surtout que, grâce à nous,
tout le village s'était cotisé pour construire un mémorial
en l'honneur de Robert.
C'était une petite histoire de Mathieu Johnnel.
Vous avez une envie d'histoire ?
Demandez à vos parents de nous leur raconter sur Facebook ou par mail.
À la semaine prochaine !

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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