Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Le vent des pirates.
Yana était la plus grande aventurière des mères.
Enfin, seulement dans ses rêves.
Sur son île, personne n'avait le droit de s'aventurer au-delà de la barrière de
Corail.
Les eaux étaient remplies de monstres et de pirates, sans foi ni loi.
Un matin, alors qu'elle se baladait sur la plage les pieds dans l'eau, la tête pleine
d'aventure, elle s'écorcha le pied.
L'excitation chassa la douleur à la seconde où elle aperçut la cause de son malheur.
Une bouteille crasseuse couverte de vieux coquillages.
Lorsqu'elle la ramassa, un bruit sourd résonna.
Sans hésiter, elle tenta d'extirper le bouchon visqueux, mais sa main glissa.
Après dix tentatives ratées, elle opta pour une solution plus radicale, briser la bouteille
à l'aide d'un gros caillou.
Dans les débris de verre, un petit tube en cuir.
Tremblant d'enthousiasme, Yana l'ouvrit.
Il contenait un parchemin noirci d'un tas de dessins et de mots qu'elle ne comprenait pas.
Si quelqu'un pouvait l'aider, c'était le vieux séfou, le puits de connaissance de l'île.
Il était toujours installé dans une minuscule cabane à l'entrée du village.
Il s'y tenait assis en tailleur, au milieu de livres, de flacons, de sachets de poudres
et de plantes, dont il était le seul à connaître l'utilité.
Yana courut vers la petite cabane et, d'un bon, franchit les cinq marches qu'il fallait
emprunter pour rejoindre le vieil homme.
Il ne bronchât pas.
À travers ses yeux plissés, il fixa Yana.
Elle s'assit en tailleur, reprit son souffle et lui raconta sa découverte.
À la vue du précieux parchemin, les rides du vieil homme se mirent à danser sur son
visage pour former un large sourire et denté.
Ce parchemin était une carte, et pas n'importe quelle carte, une carte au trésor, et pas n'importe
quel trésor, la rose des vents, l'unique joyau capable de commander au vent.
Yana dû ravaler sa curiosité car son père l'a plat pour déjeuner.
À table, elle raconta tout à ses parents.
Croyant à une nouvelle invention, ils l'écoutèrent d'une oreille distraite.
Mais lorsqu'elle leur montre à la carte, ils explosèrent d'un rire nerveux.
Cette carte n'était qu'une invention, un tel objet ne pouvait pas exister.
Et si c'était le cas, comment comptait-elle braver les dangers des océans ?
Avec quel bateau elle était-elle quittée l'île ?
Il n'y avait que des barques ici.
Elle devait vraiment arrêter de rêver.
Vexée, Yana se leva de table et sortit.
Elle ira un moment avant d'atterrir devant la cabane du vieux séfou.
Après avoir écouté ses malheurs, le vieil homme se leva dans un concert de craquement
articulaire et l'invita à le suivre.
Ils s'enfoncèrent dans la forêt.
Ils marchèrent lentement, longtemps et en silence.
Le ciel se teintait d'orange lorsqu'il débouchait dans une petite cric.
Là, cachée dans une grotte masquée par la végétation, le vieux séfou dévoila une
pirogue à voile.
Yana fut soufflée.
C'était le bateau du grand-père du vieux séfou, le Haut-Horro.
La quête de la rose des vents était l'occasion parfaite pour le faire voguer à nouveau.
Des jours durant, le vieux séfou trans mis secrètement à Yana tout ce qu'il savait
de la navigation.
Et un matin, alors que la lumière du soleil s'étirait paraisseusement sur le monde,
Yana apprit le large.
Sa première journée en mer lui donna l'impression de glisser sur du velours.
Elle ne croisa pas l'ombre d'un danger, si bien qu'elle poufa en repensant à tout
ce qu'on lui avait raconté.
D'un coup, de gigantesque vagues chahutèrent le Haut-Horro.
Yana se fija de peur.
Un poisson titanesque surgit des flots pour la gober.
Une salve de boulet de canon le coupe pas dans son élan.
Il n'eut pas d'autre choix que de s'enfuir.
Un impôt en navire, tout canon dehors, arriva à la hauteur du Haut-Horro.
Un jeune mousse regarda par-dessus le bastingage.
Ses jouets étaient creusés, ses yeux sernés.
Il devait avoir le même âge que Yana.
Il lui jeta une échelle de corde.
Une fois sur le pont, Yana reste amouette.
Elle ne savait pas quelle émotion choisir.
La joie d'avoir trouvé de l'aide, ou la peur en voyant l'homme qui s'approchait
d'elle.
Il avait un oeil en moins autour duquel était dessiné une tête de mort.
Sa barbe et ses cheveux avaient des airs de vieux chiffons moisis.
Il lui lança un large sourire jauné.
Qu'est-ce que tu nous as remonté Nolan ?
Comment t'as vu le tube, p'tite ?
Yana.
Une chance qu'on passait dans le coin, Yana.
T'aurais fini dans le ventre de storeur des mères.
Moi, c'est Pat LeBorn et eux, c'est Méga.
Qu'est-ce que tu faisais par ici avec ta coque de noix ?
Je partais à l'aventure.
Tiens donc, c'est pas banal nos jours.
Je sais, j'avais pas le droit de quitter l'île.
Tout le monde disait que c'était trop dangereux.
Sauf que j'ai trouvé une carte.
Une carte ?
Voyez-vous ça.
Peut-être qu'on peut t'aider dans ton aventure.
C'est vrai ?
Parole de fourbon.
Mais j'aurais besoin de la voir, cette carte.
Tenez.
Par tous les fléaux.
C'est la carte pour trouver la rose des vents.
Oui, vous la connaissez ?
Mais comment ?
C'est le plus grand des trésors.
Avec lui, je vais être le roi des pirates.
Des pirates ?
Qu'est-ce que tu croyais, p'tite ?
Qu'on était des chevaliers ou des marchands ?
Jack, j'ai clas moi dans la cale.
Et vous autres, attachez son volier au bateau.
On vendra tous à notre prochaine escale.
Un pirate, puant à trappa Yana par le bras.
Il ouvre une trappe et les jeta comme un vulgaire sac à patate.
Elle se mit à pleurer.
Les pirates, eux, laissaient réclater leur joie.
Pendant toute la traversée, il ne se passa rien.
Pas un abordage, ni un combat contre un monstre marin,
ou même une tempête.
Yana eut tout le temps qu'il faut pour se détester.
À cause d'elle, d'horribles pirates allaient devenir les maîtres du monde.
Au bout du septième jour, on jeta l'encre.
Certains qu'il allaient devenir le maître du monde,
Pat le Borgn, offrit à ses hommes une fête d'enfer,
avant d'aller chercher la rose des vents.
Le silence d'une soirée bien trop arrosée
ne tarda pas à s'abattre sur le bateau.
Quelques instants plus tard,
la trappe de la cale s'ouvrit dans un léger grincement.
Noulan, le jeune mousse qu'il avait fait monter à bord, apparu.
Il eut jeter une corde.
Yana le regarda, stupéfète.
Bon, tu viens ou tu préfères que Pat le Borgn reigne sur les mers ?
Une fois sur le pont, Noulan lui tendit la carte.
Mais pourquoi ?
Je t'expliquerai plus tard, viens.
Il se faux filaire entre les pirates cuvant leur rhum
pour arriver jusqu'au haut-horo.
La pirogue s'éloignait sans un bruit.
Une fois à bonne distance, Noulan brisa le silence.
J'ai toujours rêvé d'être pirate.
Mais franchement, revendre une enfant comme esclaves, ça se fait pas.
Et on va faire quoi maintenant ?
Récuperer ton trésor.
Et après, tu vas me le voler.
Mais pourquoi je ferais ça ?
Bah, t'es un pirate.
Qui vient de te sauver, je te signale.
Comment t'as fait pour prendre la carte ?
Quand le capitaine est sous comme un cochon,
même un coup de canon le réveille pas.
Alors c'est facile.
Ils accosternt sur une île qui n'était rien d'autre qu'un gigantesque caillou.
Impossible qu'un trésor y soit enterré.
Et s'il était caché sous l'eau ?
Mais oui.
Mais comment faire pour le trouver ?
Faudrait qu'on puisse retenir notre souffle super longtemps.
Ça aussi, ça va être facile, regarde.
Des tas de méduses luisantes remontaient à la surface.
D'après Nolan, elle permettait de respirer sous l'eau.
Non sans dégoût, Yana enfila une méduse sur sa tête
comme une cagoule gluante,
un liquide visqueux lui remplit les poumons.
Elle eut l'impression d'étouffer.
Mais se rendit compte qu'elle respirait normalement.
Ils s'enfoncèrent dans les profondeurs marines
si loin qu'ils ne distinguaient plus la surface.
Le silence et les ombres les enveloppèrent.
Heureusement, leur méduse émettait une faible lueur.
Brusquement, Nolan s'arrêta et pointa du doigt la paroi.
Des algues scintillées comme des veilleuses,
elles marquaient l'entrée d'une grotte.
Le cœur battant, il pénétraire dans une grande cavité
au centre de laquelle flottait un joyau étincellant
en forme d'étoiles, la rose des vents.
Et merveillé, Yana l'a pris délicatement.
Lorsqu'il remontait à la surface,
décrit de colère, leur glacer le sang,
des canaux chargés de pirates furieux s'approchaient.
Yana et Nolan se hissèrent dans le haut-horo.
Patle-borne, bugla au matelot, restait sur son bateau de fer.
Feu ! Cinq boules et fusaires.
Yana se recroque via ses rentrées forts son trésor.
La rose des vents brilla.
Aussitôt, un vent violent balayé à l'éprojectile.
La peur pétrifia la meute de Forban.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Et si on commençait par s'en aller loin d'ici ?
Yana ferme à les yeux.
Le joyau brille à un nouveau
et la voile du haut-horo se gonfle là
pour les amener vers de nouvelles aventures.
C'était une petite histoire de Mathieu Genel,
racontée par Karine Texier et Arnoghiou.
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