La magie des mots

Durée: 12m21s

Date de sortie: 05/03/2020

Alors que Rose et Fleur volent vers leur prochaine destination, un accident de balais magique va les mettre sur le chemin d'une vieille conteuse capable de transporter pour de vrai les gens dans ses histoires ! Envie d'échanger autour de l'histoire avec vos enfants ou avec vos élèves ? Téléchargez notre fiche pédagogique : http://bit.ly/fichePedagogique-laMagieDesMots


Découvrez d'autre aventures de Rose et Fleur en écoutant : Les Bulles de Souhaits et La fabrique des airs.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian Langlois. Générique : Benoît Nass. Illustration : Kness

 

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
La magie des mots.
C'était une journée parfaite pour un voyage.
Accompagné par un cortège d'oie sauvage, Rose et Fleur filaient à travers un ciel
d'un bleu éclatant en direction de gastronomien.
La ville des millets-un-chef célèbres pour leur magie culinaire.
Si Fleur se faisait une joie d'y aller, Rose boudait.
Je comprends pas pourquoi l'école nous envoie là-bas.
La cuisine, ça n'a rien à voir avec de la magie.
La magie se trouve partout, tu le sais.
Et puis j'ai lu que certains plats peuvent réveiller des souvenirs enfouis,
décupler ta force ou faire de toi un puits de science.
Et pourquoi pas transformer un dragon, un Daniel ?
Il paraît que le chef Brocoli a réussi cet exploit.
Tu me proposes une courge ? Un plat, c'est un plat, non ?
C'est pour ça qu'on va à gastronomien, Fleur, pour apprendre.
Dis-toi qu'un plat, c'est une potion magique qui se mange.
J'espère qu'on s'en ira pas.
Bosquement, les oies crayaient et changèrent de direction.
L'une d'elles percuta Rose et la gifla de plusieurs coups d'elles.
Désarsonné, la sorcière dégringola de son balai.
Fleur plonge à en piquer pour la rattraper.
D'une main, elle saisit son ami et de l'autre essaya de redresser son balai.
Sous le poids, ce dernier hoque ta quelques instants avant de se briser en deux.
Les deux sorcières chutèrent telles deux enclumes urlantes.
Elles s'écrasèrent dans un arbre tout fût,
sous lequel reposaient un tapis de mousse moelleux.
Par miracle, elle n'avait rien de cassé.
Mais elle n'avait plus qu'un balai.
Elle se rolevait un peu sonner et observait le lieu où elles étaient tombées.
Des tas de maisons délabrés, colonisés par la végétation, entouraient l'arbre.
Ces branches recouvraient ce qui semblait être l'ancienne place d'un village.
Au-delà du tapis de mousse sur lequel elle se trouvait,
des herbes, presque aussi hautes qu'elles, se dressaient.
Où est-ce qu'on est ?
Au milieu de nulle part.
Et comment va-t-on rejoindre Gastronomia avec un seul balai ?
Il suffit d'aller demander.
On ne fait pas cette tête de flanc, regarde.
Fleurs pointades du doigt de légères volutes de fumée qui s'élevaient dans le ciel.
Les deux amis s'en approchèrent en se frayant un chemin à travers la jungle herbeuse.
Elles débouchèrent sur un magnifique jardin potager au milieu duquel
étaient plantées une petite maison en bois en parfait état.
Un chemin, serpentait à travers les légumes jusqu'à une solide porte en bois.
Les sorcières s'approchèrent à pas de loup et jetèrent un œil discret par l'infenètre.
L'intérieur était plus noir que celui d'un four,
alors qu'il aurait dû y avoir un feu de cheminée.
Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.
On ferait mieux de partir.
C'est pas comme si on avait le choix.
Rose toqua la porte.
Silence.
Elle insista.
De longues minutes s'écoulairent.
Fleurs supplie à son ami pour partir.
Rose soupira.
À l'instant où elle tournait les talons,
un grincement glaçant fit s'envoler les oiseaux des alentours.
La porte s'ouvrit.
Une silhouette tordu son détachat.
Fleurs, une taillée de recul rose, se crisse pas.
Une vieille dame, ébouriffée, mégrelette et voûtée s'avant ça.
Ses yeux verts, fades, à la limite de la césité se posèrent sur les deux sorcières.
Sous l'entre-là de ces traits fatigués, un sourire bienveillant se dessina.
Dix années que je n'avais ru' personne.
Vous tombez à pique.
Je viens de parachever un compte trait spécial.
Venez me dire ce que vous en pensez.
Elle rentra sans attendre leur réponse.
Fleurs supplie à son ami du regard de ne pas entrer.
Rose ossa les épaules et entraîna son ami dans la maison.
Une odeur de café mélangé à du chocolat et de la vanille les accueillit.
De gigantesque mûre de livres se dressait devant elle.
Il formait un couloir plongé dans la pénombre,
tellement silencieux qu'elle furete intimidée.
La vieille femme se retourna.
Qu'est-ce que vous faites, venez ?
Elle la rejoignit.
Elle la suivire à travers un limbirin tellement tarabiscoté
qu'elle aure l'impression d'être prisonnière d'un gigantesque piège de livres.
Impossible qu'il puisse tous tenir dans une si petite cabane en bois.
Madame ?
Madame ?
C'est bon pour celles qui veulent mettre de la distance.
Appelez-moi René-Paul.
Comment pouvez-vous avoir autant de livres dans une si petite maison ?
Quand on aime lire, on trouve toujours de la place.
Vous êtes magicienne ?
Conteuse.
Ha ha ! Nous y voilà.
René-Paul ouvrit une porte, semblable à celle de l'extérieur,
pour rentrer dans une pièce toute simple.
Les mûres en bois n'étaient habillées d'aucune décoration.
Les fenêtres n'avaient pas de ruido.
Un petit lit reposé dans un coin,
un vieux fauteuil à bascule se réchauffait devant un feu de cheminée.
Une marmite cabossée débolle quelques couverts et une bassine était posée à côté.
Et au centre, tronnait le meuble le plus important.
Un bureau recouvert d'une pile de livres, de plumes et d'encriers.
Au milieu de ce bazar, reposait un manuscrit ouvert.
La contuse le prit.
Je ne savais pas que les compteurs étaient des magiciens.
Je pensais que vous n'y tient que des passeurs d'histoire.
Et tu as en partie raison, ma fille.
Mais ceux qui m'écoutent sont plongés au cœur de mes histoires,
comme si elles étaient vivantes.
Vraiment ? Comment vous faites ?
Je dois écrire mes comptes dans un livre spécial,
comme celui que j'ai dans les mains.
Et dès que je les lis, mes mots prennent vie.
Mais malheureusement, je viens d'utiliser ma dernière feuille magique.
Vous ne pouvez pas en fabriquer ?
Hélas, non.
Je ne connaissais qu'un maître papetier capable d'en faire.
Jean Prime, il habite à ce village.
Mais ça fait bien longtemps qu'il a passé l'arme à gauche.
Dites, comment ça se fait qu'à l'école des arts magiques,
on n'est jamais entendu parler de cette sorte de magie ?
Je crois bien que je suis la seule à savoir faire ça.
Quand il y avait encore du monde par ici,
personne d'autre n'arrivait à donner vie à mes comptes.
Il doit bien de savoir une façon de transmettre votre savoir.
Je parie que le douayin de notre école serait ravi de vous accueillir.
Vous croyez ?
Et comment ?
Transmettre mon arme, ce serait un sacré honneur.
Et votre dernier compte, vous disiez qu'il était spécial, pourquoi ?
En l'écoutant, vous ne serez plus un simple spectateur,
vous deviendrez acteur de l'histoire.
À différents endroits, vous choisirez la suite de l'histoire.
J'appelle ça un compte dont on est le héros.
Mais c'est génial !
Ça vous dit d'essayer ?
Oui !
Oh mais qu'est-ce que c'est encore ?
Quelqu'un fera pas la porte.
Renépaul attendit un moment espérant que les visiteurs ne partent.
Il insista.
La vieille femme se leva,
ouvre la porte en grommelant et s'engouffra dans son limbirin de du livre.
Rose et fleurs lui emboitèrent le pas.
Un jeune homme se tenait fièrement devant la porte ou d'entrée.
La barbe et les cheveux parfaitement taillés,
ils portaient un costume blanc parcouru de broderies dorées.
En voyant le trio de sorcières apparaître,
ils leur décochent à un sourire bien trop étincellant pour être honnête.
Renépaul ?
Je vous connais ?
Non, mais je crois que vous connaissiez mon grand papyprime.
Genre prime ? Oh, c'est pas vrai !
Je savais pas qu'il avait un petit fils.
Et pourtant, me voici.
Alphonse prime.
J'ai consulté dernièrement ses archives.
Il parle beaucoup de vos talents.
Et je suis heureux de vous annoncer que je vais reprendre ça suite.
Pour fabriquer à nouveau son papier magique, oh, tu tombes bien.
Je viens de noircir ma dernière feuille.
Je comptes aller bien plus loin.
Je vais construire une imprimerie.
Quelle drôle d'idée.
Il faut vivre avec son temps.
Imaginez que l'on puisse copier votre compte à l'infini.
Ça ne m'intéresse pas.
Mais les grandes semondes s'arracheraient vos histoires.
Grand bien leur face.
Mais il y a un truc qui t'échappe, fiston.
Il n'y a que moi qui sache faire vivre mes histoires.
Parfait !
Ça fera un service à vendre en plus.
Nous serons encore plus riches.
Non.
Non ?
Non.
Mais vous pourriez acheter tout ce que vous voulez ?
J'ai tout ce qu'il me faut.
Peut-être pour y en trouver un arrangement.
La conteuse s'immobilisa.
Son sourire bienveillant disparu.
Sa silhouette tordu se redresse à lentement, grandit encore.
Et encore, au point de dépasser Alphonse.
Elle planta ses yeux presque aveugles dans les siens,
avec une telle froideur que le jeune homme en eut le souffle coupé.
Écoute-moi bien, fils.
Un compte, ça se transmet, ça ne se vend pas.
Maintenant déguerpie avant que je te fasse vivre le pire de mes comptes.
Elle sortit un petit carnet des plis de sa robe
et le pointa vers Alphonse qui déguerpie, sans demander son reste.
Dès qu'il fut hors de vue,
Renépaul redevint la vieille compteuse chétive que Rose et Fleur connaissaient.
Comme si rien n'était arrivé,
elle invite à joyeusement les jeunes sorcières
à essayer le compte dont on est le héros.
Elle passère une soirée fantastique à jouer les aventurières.
Elles explorernt une cité en ruine,
affrontèrent des hordes de monstres
avant de libérer l'esprit d'un roi millénaire.
Mais elles ne surjament jamais comment l'histoire pouvait se finir,
car Renépaul s'endormit dans son fauteuil à bascule.
Le lendemain, ce ne fut pas le chant des oiseaux,
mais décrit des froids qui les réveilleraient en sursaut.
Renépaul était effondré, près de la porte d'entrée.
Elle était grande ouverte et donnée sur le potager.
Que s'est-il passé ?
Ma bibliothèque, on l'a vidé.
Que vais-je devenir sans mes comptes ?
On va retrouver ceux qui ont fait ça.
Ils ne doivent pas être trop bien loin.
Fleur, c'est le moment d'appeler Philippebert.
Fleur sortit dans le jardin.
A l'aide d'un ramot de bois,
elle trace à d'étranges motifs sur le sol.
Après quelques mouvements de baguette,
les marques s'illuminaient
et un magnifique ours blanc jaillit du sol.
Il renifle à l'air,
puis pointa son museau dans une direction.
Il avait une piste.
Philippebert amonna la petite troupe à l'orée du village,
près d'une rivière enjambée par une étrange bâtisse délabrée.
La fabrique à papier magique de Jean Primm.
Une petite dizaine d'hommes s'affairent
à décharger des chariots remplis de livres.
En voyant la vieille compteuse Furibarde,
les deux sorcières et le roux s'approcher,
ils détalèrent aussi sec.
Alphonse surgit comme un diable de la papétrie.
Mais qu'est-ce que vous fichez, bande de gueux ?
Ah,
décidément on ne peut plus faire confiance aux petits personnels.
Rendez-moi mes livres, fils, sinon ?
Sinon quoi ?
Vibeque.
Tu vas vivre un drôle de compte, crois-moi.
Elle saisit son carnet.
Alphonse dégaina un pistolet.
Fleur ordonna à Philippebert de protéger la compteuse.
Rose ouvrit une minuscule boîte à musique de sa poche et l'ouvrit.
Une douce mélodie s'éleva.
Tout le monde se fija,
l'air absent.
Rose se ruassure à Alphonse et le désarma.
Lorsque l'air pris fin,
la boîte se brisa en mille morceaux.
Oh, bah, qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai utilisé une boîte à musique de mélodia.
J'ai eu l'impression de rêver.
C'est le pouvoir de cette mélodie.
Elle transporte les gens un instant.
Et ça m'a laissé le temps de désarmer cette affreuse au jour.
Et maintenant, on va le livrer aux autorités.
Ça, jamais !
Alphonse prit la fuite, mais Philippebert se jeta sur lui
et l'immobilisa de sa grosse pâte.
Rose invoca un corbeau pour aller chercher de l'aide.
Alphonse finit derrière les barreaux
pour vol d'objets magiques avec préméditation
et porte d'armes non autorisées.
Le village de René-Paul reprit vie.
Une annexe de l'école des arts magiques s'y ouvrit,
dans laquelle René-Paul retrouva une seconde jeunesse
en transmettant son art à de jeunes compteurs pleins d'avenir.
C'était une petite histoire de Mathieu Jeunel,
raconté par Karine Texier et Arnaud Guillot.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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