Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La disparition de Sosis Sosis, c'est l'heure des croquettes.
Sosis, allez, debout vieilles patates, viens manger.
Sosis, allez, c'est plus drôle.
Sosis.
Sosis, c'est mon chat.
Et chaque matin, on a notre rituel rien qu'à nous.
Dès que je me réveille, je descends à la cuisine pour remplir son bol de croquettes
à bord.
Je n'ai même pas le temps de terminer que je l'entends teinter avec sa petite clochette.
Mais là, pas un bruit.
Le goinfre ne vient pas.
Bizarre.
Sosis n'a jamais manqué un seul de nos petits déj.
Je vais voir dans son panier, dans le salon.
Il est vide.
Je coure, regardez sous mon lit.
Parfois il s'y cache.
Mais pas cette fois.
Puis, j'ouvre le placard de la chambre des parents.
Le panier à linge, l'armour à pharmacie, regarde sous l'idier de la cuisine, dans
la machine à laver, explore chaque recoin du garage et de la cave.
Mais rien.
Pas de soucis.
Je fonce dans le jardin.
Je l'appelle pendant des milliards de minutes.
Mais il n'y a qu'un pigeon qui me répond.
Il a dû lui arriver quelque chose.
Avant de paniquer, il me reste un espoir, monsieur Stéphane, notre voisin.
Quand il n'est pas à la maison, Sosis est toujours fourré chez lui à jouer avec
Cochlico.
Non.
Monsieur Stéphane ne l'a pas vu.
Par contre, il a trouvé sa clochette dorée.
Il ne la quitte pourtant jamais.
Qu'a-t-il pu lui arriver ?
Est-ce qu'il est coincé en haut d'un arbre ? Enfermé dans une poubelle ? Capturé
par dira ? Des chiens ? Ou pire encore ?
Sans perdre une minute, je me précipite dans le jardin de monsieur Stéphane pour trouver
des indices.
Mais à part les crottes de Cochlico, il n'y a rien.
Je m'assois sur la balançoire dans le jardin.
Je regarde le vide.
Monsieur Stéphane vient me voir et me dit que Sosis n'est peut-être pas parti bien
loin.
Peut-être a-t-il dormi chez un voisin ?
Grâce à son hypothèse, la mission, retrouver Sosis, continue.
Mais les Durand ne l'ont pas vu non plus.
Les Lombards me claquent la porto dé.
Le chien des cuisons avec ses aboiements plein de baves me décourage de sonner.
Les Dupont, les Martin et les Boulingues ne m'ouvrent même pas alors que je les
entends derrière leur porte.
Je me retrouve seul dans la rue toute silencieuse, avec l'estomac tellement noy que je suis
obligé de m'asseoir sur le trottoir.
Sans Sosis, je me sens aussi vide qu'un pain haute dog.
Ça n'a pas l'air d'être la grande forme, mon Louis.
C'est Mme Poirier, une vieille dame qui promène toujours son vieux chien Alfred.
Mme Poirier, j'aime bien parler avec elle, même si parfois elle oublie ce qu'elle
dit.
Mais je crois que c'est parce qu'elle est un peu vieille et beaucoup toute seule.
J'ai perdu mon Sosis.
Pourquoi tu ne vas pas chaleboucher ? Il y en a plein de sortes.
Il fait des saucisses de chat ? Mais c'est horrible.
Des saucisses de chat ? Et pourquoi pas des saucisses d'Alfred, ton petit y est ?
C'est vous qui avez dit que mon Sosis était chez le boucher.
De quoi tu me parles ? De mon chat ? Sosis ?
Bah fallait le dire plutôt.
Qu'est-ce qui lui est arrivé à ton chat ?
Il a disparu. Mais non, un chat ça va, ça vient, mais ça revient toujours.
Alors qu'avec un chien comme Alfred, ce serait jamais arrivé.
Il m'a jamais quitté pas vrai Alfred.
Vous vous êtes un bon chien ça.
J'ai cherché partout, pourtant.
Qu'est-ce qu'il a pu aller ?
Qui ça ?
Sosis.
Qui c'est ça ?
Mon chat, il a disparu.
Mais ça disparaît pas, ces bêtes-là.
A tu jeté un œil du côté du palais des chats ?
Le palais des chats, c'est une maison abandonnée au fond d'une impasse mal éclairée.
Personne ne sait à qui elle est.
On raconte que pendant des années, c'était le royaume des rats.
Ils étaient si féroces que personne n'osait s'en approcher.
Et un jour, un peu après qu'on soit arrivés dans le quartier,
les chats ont délogé les rats pour en faire leur palais.
Mais certains soirs, des bruits de bataille s'en échappent encore et résonnent dans tout le quartier.
Mais mon souci, savait que son gros corps Tumu n'a vraiment rien d'ingérié.
Non, mon chat ne s'aventurerait jamais là-bas.
Les chats sont imprévisibles, tu sais, pas comme les chiens, hein, mon Alfred.
D'un bon chien toi, Ousawa.
Oui, ça me fait penser hier en promenant Alfred.
J'ai entendu des mules mender ce côté.
Ils étaient d'où je serais bien aller voir ?
Mais Alfred s'est mis à grenier, alors on est rentrés.
Si ça aussi, c'est là-bas, je dois aller le chercher.
Même si je n'ai jamais osé m'approcher de cette maison parce qu'elle me donne la chair de poule,
je ne peux pas le laisser tout seul.
J'étais à moins de dix mètres du palais lorsque j'ai vu l'affreux la chèvre en surgir.
Près d'une peur panique, j'ai couru me cacher derrière un arbre.
On l'appelle la chèvre parce qu'il fait toujours, bheu, quand il parle comme une chèvre.
Il est si mal habillé et sans la poussière si bien que personne n'ose l'approcher.
En plus, il ne sort presque jamais de chez lui.
Certains racontent que si on le croise, c'est qu'il est en quête d'animaux à kidnapper pour les empailler.
Ou pire encore, les cuisiner.
L'horrible la chèvre passe à côté de mon arbre sans m'apercevoir.
Je jette un œil et remarque qu'il porte un gros panier dont s'échappe des mulements de bébé-chats.
Soudain, j'entends soucis.
Alors c'est donc vrai, il kidnappe les animaux.
Le monstre !
Pas le choix.
Je dois sauver ce six.
La colère me fait bondir de ma cachette.
Je me retrouve derrière la chèvre.
Il s'arrête.
D'un coup, tout mon courage s'envole.
Il se retourne et me fixe avec ses deux yeux jaunes glubuleux.
Je suis pétrifié.
Je me vois finir en palier dans son salon.
Mais qu'est-ce que je peux pour toi ?
Ce six.
Mon chat, je l'ai perdu.
Je l'ai entendu myoler dans Vogue Panier.
Mais t'es sûr ?
Oui.
Mais comment donc qu'il est ?
Un peu gros, mou et roux.
Il a un collier vert avec une petite clochette de riz mais elle est tombée.
Mais y aurait-il pas une petite pâte blanche ?
Oui.
Mais ça alors, je savais pas que c'était le tien.
Ce matin, j'ai fait le tour du quartier à la recherche de ma minette.
Elle avait disparu, elle aussi.
J'ai fini par aller voir dans le palais des champs.
Elle y traite souvent.
Mais je l'y ai trouvé et elle avait accouché de cinq petits.
J'allais les embarquer quand j'ai vu qu'à côté,
y avait un char-rou, ton saucisse.
Ils voulaient pas les quitter.
Bah, je les ai tous pris pour les ramener chez moi.
Regarde comme ils sont beaux.
Ils déposent le panier à terre.
Sauces en sort et se collent à moi en roux renant fièrement.
Je suis tellement content de le revoir, ni en paillet ou en rotis.
Je le prends dans mes bras et je m'approche.
Blotis contre leur maman minette, les yeux à peine ouvert.
J'aperçois les bébés de saucisse,
cinq petits char-rou et noirs les plus mignons du monde.