Les petits portraits.
Les petits portraits.
Les petits portraits.
Il faut que je vous parle de Jim, l'artiste qui dessine dans le sable.
Cette histoire se passe aux États-Unis, en Californie, au bord de l'océan Pacifique.
C'est là que Jim De Neuvin a toujours vécu.
Il y a 20 ans, en se baladant sur la plage, Jim dessine un poisson sur le sable.
Un poisson de presque 4 mètres de long.
Il est tellement content de lui qu'il décide de faire du land art son métier.
En anglais, land signifie paysage et art signifie art.
Jim utilise donc la nature comme une toile.
Il dessine surtout sur le sable, armé d'un simple bâton trouvé sur la plage ou d'un râteau.
Ces œuvres sont tellement gigantesques qu'elles ne sont visibles en entier que depuis le ciel.
Mais ce qui l'est rend spécial, c'est qu'elles sont toutes éphémères.
Comme elles sont dessinées près de l'eau, la mare est finie toujours par les effacer.
Depuis qu'il a commencé, Jim a réalisé plus de 600 dessins à travers le monde.
En Australie, en Uruguay, en Argentine et même en Russie,
où il a fait un dessin grand comme la ville de Paris.
Mais son rêve, c'est de dessiner sur Mars grâce au robot mobile de la NASA.
Ça donne envie de devoir y arriver, non ?
Mais il faut que je vous parle de Moli, le chasseur de miel.
Cette histoire se passe au Népal, au cœur des montagnes de l'Imalaya.
Deux fois par an, la tribu Coulomb perpétue une tradition vieille de 2000 ans.
Une dizaine d'hommes partent récolter un miel très précieux,
qui se trouve à flancs de falaise à presque 90 mètres de haut.
Le chef de ces chasseurs de miel s'appelle Moli Dan.
Cela fait plus de 40 ans qu'il occupe cette fonction particulière et très dangereuse.
Moli est le seul à pouvoir monter sur l'échelle en corde,
attachée à un arbre et suspendu dans le vide.
Après s'être excusé auprès des esprits qui gardent les lieux et auprès des abeilles,
il les enfume pour les disperser.
Mais les abeilles ne se laissent pas faire.
Elles piquent et repiquent Moli qui chasse le miel sans aucune protection.
Malgré les picures, il brandit une immense tige de bambou appelée tango
qui lui permet de faire tomber l'enni dans un panier.
Certains nits peuvent mesurer jusqu'à 1,5 m de diamètre
et contenir jusqu'à 60 kilos de miel.
Il ne restera plus au coulou, qu'à presser l'enni pour en extraire le miel.
Ça donne envie d'y goûter, non ?
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Il faut que je vous parle de Takahiro, le menuisier sans clou.
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Cette histoire a lié au Japon, Akamakura, une petite ville au bord de l'océan.
Elle abrite des dizaines de temples et de sanctuaire très spéciaux.
Ils sont fabriqués entièrement en bois sans aucun clou ni aucune vis.
Lorsqu'ils sont trop abîmés par le temps, l'eau ou bien le vent,
c'est Takahiro Matsumoto qui les répare depuis 40 ans.
Plus jeune, Takahiro se demandait comment tenait ces temples tout en bois.
Un vieux menuisier lui transmet le secret.
Une méthode ancestrale vieille de plus de 1000 ans.
A l'époque, le métal était rare, écoutait très cher.
Pour faire tenir la structure en bois sans clou ni vis,
les menuisiers ont eu l'idée d'emboiter les pièces de bois les unes aux autres,
comme un puzzle géant.
En apprenant cette technique, Takahiro a reçu le titre de miyadaiku,
qui signifie « charpentier des temples ».
Il est très fier de son travail et transmet à son tour son savoir.
Ça donne envie d'aller voir ces temples, non ?