Un été incroyable - S01E03 - Le rituel des nénuphars

Durée: 9m31s

Date de sortie: 23/07/2020

Au village, il y a une drôle de tradition. Lorsque le soleil se couche, tout le monde se réunit autour du grand étang pour y déposer un nénuphar en papier contenant un souhait.


Télécharger le cahier d'activité de l'épisode ! Les enfants découvriront une super expérience : les fleurs d'eau de papier !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian Langlois. Générique : Benoît Nass. Illustration : Olivier Danchin.

Become a member at https://plus.acast.com/s/les-ptites-histoires.



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Un été incroyable, épisode 3.
Le Rituel des Nénufars
Chaque année, dans le village de Mamie, il y a une drôle de tradition.
Lorsque le soleil commence à se coucher, pour laisser place au premier quartier de l'une
du mois de juillet, tout le monde se réunit autour de l'immense étang qui est à 25 minutes
à pied du village.
Chaque habitant vient avec un nénufar en papier, à l'intérieur duquel il a écrit
un souhait, le dépose sur l'eau et le regardit clore alors que le courant l'emporte tranquillement.
Arthur m'avait déjà raconté mille fois la légende à l'origine de cette tradition.
Il y a très longtemps, le coin était si sauvave qu'aucun humain ne pouvait y vivre.
L'étang était colonisé par les nénufars.
Au crépuscule de la première pleine lune d'été, un voyageur s'y est arrêté.
Alors qu'il plombait ses mains dans le lac pour se désaltérer, de la fleur du plus
gros et du plus beau des nénufars est née une fée.
Elle dit au voyageur, « Toi qui m'a vu naître, The t'accorde, un souhait ! »
L'homme venait de très loin.
Il était fatigué de marcer et de parcourir le monde.
« The sweat, the ust, un bout de terre tranquille pour pouvoir me reposer. »
« Ne sert-ce plus ! Vous avez fait de cette terre hostile un coin de paradis, ou tous ceux qui le souhaitent pour vivre des ours paisibles. »
C'est comme ça que le village s'y tranquille et naît.
Le lac ne comptait plus un seul nénufar alors quelqu'un a eu l'idée d'y déposer des nénufars pliés dans du papier coloré.
Il arrivait que les souhaits se réalisent encore, mais depuis quelque temps, ça arrivait de moins en moins souvent.
Malgré ça, chaque année, les gens affluaient.
C'était notre fête préférée Alana, Arthur et moi.
Encore plus que le 14 juillet, ou la grande fête du village.
Le rituel des nénufars était un spectacle silencieux et incroyable,
où des centaines de morceaux de papier se dépliaient lentement, sous le regard brillant d'espoir des villageois.
Vous pensez qu'ils vont où ? Peut-être que les loutres les ramassent pour les donner à la fée ?
Je pense qu'ils vont dans la mer.
Après tout, l'étang y est relié par tout un tas de canaux. Logique, non ?
Alors, ce sont des crabes qu'ils récupèrent pour la fée.
Mais peut-être qu'ils coulent en chemin, une fois qu'ils sont trop mouillés.
Sans doute que des poissons les gobes et les apportent à la fée.
Évidemment, j'avais plus envie de croire Arthur que ma cousine, mais son explication était trop farfelue.
On n'a jamais vu des loutres, des crabes et encore moins des poissons jouer les facteurs.
Ça vous dirait qu'on les suive pour savoir ce qu'ils deviennent ?
Trop bien, une expédition nocturne !
Mais on va devoir rentrer avec les parents.
On leur dira qu'on fait juste un détour.
On ne risquait rien à suivre les naines du phare.
Peut-être que c'était grâce à la bénédiction de la fée,
mais le village de Mamie était vraiment le plus tranquille du monde.
On n'y fermait jamais ses portaclets.
Et si on oubliait quelque chose, on était sûrs de le retrouver là où on l'avait laissé.
Rien à voir avec la ville où j'habitais, ou même les poubelles disparaissaient.
Forcément, les parents ont accepté. Mamie était même enchantée.
Si j'étais plus pioche, je viendrais avec vous.
J'ai jamais osé.
Il y a plein de rumeurs à propos de ce qui arrive à ces naines du phare, là.
Arthur la regarda, la bouche ouverte et les yeux plein d'étoiles.
Il mourrait d'envie qu'elle lui raconte, mais Lana l'a tiré par la manche.
On va les perdre de vue si on ne part pas maintenant.
On te racontera ce qu'on a vu, Mamie.
J'y compte bien.
Le courant portait les nennus phares vers un large canal qui s'enfonçait à travers champs.
Au début, on arrivait tout juste à les suivre du regard à cause des gros buissons plein de ronces.
Et puis, les bords se sont dégagés.
On pu mieux les voir se suivre en tournoyant à la queue leleux.
Arthur s'approcha un peu trop près du bord, glissa,
se rattrapa in extremis à une branche, mais finit quand même une chaussure dans l'eau.
Accompagné des flocs, flocs de la chaussure d'Arthur,
on suivit les fleurs de papier jusqu'à ce que le canal se sépare en deux,
seules quelques nuffres à l'état gauche.
On se dis qu'elle, on pourrait plouffer.
La direction de la mer, c'est à droite.
Mais les canaux font plein de zig-zag, et on ne peut pas savoir où ils vont.
The panthe qu'il faut plouffer.
Le hasard, il n'y a rien de mieux.
La logique, c'est pas si mal parfois.
Alors essayons de voir si la logique et le hasard sont d'accord.
Plouf, plouf, ce sera ce sement que nous prendrons.
Et à droite.
Lana le valisait au ciel.
Arthur fonça à la poursuite des nénuphars qui s'éloignaient.
Le courant était plus fort.
On avait l'impression de suivre une course de bateau qui filait droit vers la forêt.
On n'était pas vraiment rassurés d'entrer dans cette forêt,
mais à mesure que l'on s'enfonçait dans sa fraîcheur,
le calme ambiant fit s'envoler nos craintes.
Les nénuphars flottaient sagement,
et puis d'eux commençaient à s'enfoncer dans l'eau paisible.
Aussitôt, ils furent comme aspirés.
Quelque chose les a gobé.
Ce sont les poissons.
Zoll savait. Il doit avoir un appétit d'ogros aux poissons.
Un à un, les nénuphars disparaissaient dans les profondeurs du canal.
En quelques secondes, ils n'en restaient plus.
Arthur nous tira derrière un tronc d'arbres.
L'eau on doyait.
Quelque chose se dirigait vers le bord du canal.
Une forme sombre et inquiétante émergea,
s'ébrouit brouillamment et s'éclipse dans les bois.
Qu'est-ce que c'était ?
Je n'en sais rien.
Mais c'est peut-être à cause de ça que les soins sont moins exaucés.
Vous ne pensez pas ?
J'aimerais bien savoir qui pourrait faire ça.
On peut s'arrêter là aussi.
On a déjà une belle histoire à raconter.
On pourrait devenir des héros.
Imagine la une de la gazette.
Trois enfants sauvent les soins du village.
La frause d'Arthur s'envola.
A sa tête, je pouvais voir que le protecteur du village qui sommeillait en lui s'était réveillé.
La chose avait laissé de légères traces de pas.
On aurait dit des pieds d'humain.
Arthur grogna, jurent qu'il allait donner une bonne leçon à ce voleur de souhait.
On suivit la piste, guidée par les solerillons de la lune d'été.
Elle nous mena jusqu'à une partie du sous-bois
où le sol était couvert d'un tapis de mousse épaisse et moltonné.
Devant nous se dressait la table de pierre.
Une immense pierre plate autour de laquelle il nous arrivait de jouer au chevalier de la table ronde
avec l'Anna et Arthur.
Mais ce soir, quelqu'un y est allé consciencieusement sa récolte
en sifflotant un air joyeux.
De d'eau, on aurait dit à un garçon à peine plus grand que nous.
Dis donc, c'est pas très sympa de voler les soins du village.
Le petit voleur se crise pas.
Il se retourna lentement, très lentement.
Arthur tribuchait en découvrant son visage.
Deux petites cornes recourbées en nez sans front.
Quatre canines d'imbland étasselants sortaient de sa bouche.
Au-dessus d'un nez qui ressemblait à une grosse patate,
deux grands yeux globuleux, bleu-nuis, nous fixaient.
La créature tremblait et semblait bien plus apurée que nous.
Vous voulez voler nourriture à Toi-ja.
Tu manges des nénu-fars en papier ?
Sabon traîtrais pour le souhait.
Les meilleurs que Cana la mena Toi-ja.
On a bien fait de parler à Gauss.
Vous mangez aussi souhait.
Non. On voulait savoir où ils allaient.
Et on t'a vu les voler.
Toi-ja pas voler. Toi-ja péché dans eau.
Ici récolte assez pour manger toute l'année.
On n'a pas le droit de boule-auter les soins des ans comme ça.
Toi-ja peut manger que souhait.
Et menu-fars facile à chasser.
Tu ne pourrais pas manger les mauvais souhait ?
Ça n'a pas goûté.
C'est comme le tofu.
Comme ça, ça n'a pas de goût. C'est même dégueu.
Mais en rajoutant une bonne sauce et des épices, c'est un délice.
Oui, enfin, ça rendrait surtout service.
Les méchants pourraient être moins méchants et même devenir gentils.
Tu serais une héroïne.
Ça a toujours été souhait de Toi-ja.
Alors, tu sais ce qu'il reste à faire ?
Toi-ja eut chalatette.
Ces yeux clignèrent lentement comme ceux d'un serpent.
Une fraction de seconde, l'obscurité oblite toute la forêt.
Une brise légère sous-fly d'un coup,
on n'était plus devant la table de pierre, mais au bord du canal.
Deux nains nues fars prenaient l'eau pendant que les autres continuaient leur course.
On échangea des regards perdus.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
On a remonté le temps ?
Vant fait rien, mais ça fera une sacrée histoire à raconter.
Et on fait quoi maintenant ?
Quelle question ?
On poursuit notre expédition.
Lana et Arthur voulaient voir ce que les nénuphars devenaient maintenant que Toi-ja ne les mangeait plus.
Tout au long du chemin, beaucoup d'entre coulères,
seuls une petite dizaine dont les nôtres atténirent la mer.
Et alors qu'ils prenaient le large,
ils se mirent à briller de mille feux et disparaurent sous nos yeux.
J'espère que cet épisode d'un été incroyable vous a plu.
Une activité à télécharger accompagne cette histoire.
Le lien de téléchargement se trouve dans les notes de l'épisode,
ou sur tellming.com slash eté.
T A L E M I N G .com slash eté.
Retrouvez la suite des aventures de Lana, Ilyes et Arthur, jeudi prochain.
Cet épisode a été écrit par Mathieu Genel,
Karine Texier et Arnouguillou l'ont raconté,
Olivier D'Anchin l'a illustré,
Chris Deusson à belle chérée,
Montage et mixage, celles sur l'angloir.

Episode suivant:


Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere