Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Un été incroyable, épisode 9, L'île hurlante.
La nuit dernière, Arthur est resté dormir à la maison pour que l'on puisse profiter
à fond de notre dernier journée de vacances.
Il avait même ramené Tarnado son corguis.
Les premières lueurs du soleil nous avaient tirés du lit.
Depuis, on regardait le paysage se réveiller.
Quelques petits nuages cotonneux erraient dans un ciel bleu éclatant.
Une odeur alléchante de chocolat et de pain grillé s'échappa de la cuisine et nous
fit nous y précipiter.
Mamy n'avait préparé un petit déjeuner de champion avant que l'on parte pour notre
dernier expédition.
Un défi ultime qu'on rêvait de faire depuis des années, explorer l'île hurlante.
Un petit bout de terre entouré de rochers sur lesquels les vagues prenaient un malin
plaisir à envoyer valdinguer tous les curieux.
Une fois tous les vingt ans, on peut y accéder grâce à la marée du siècle.
La mer se retire si loin qu'on peut s'en approcher à pied.
Mais, d'après Mamy, personne dans le village n'a jamais voulu s'en approcher.
Si on la surnomme l'île hurlante, c'est parce que tout au long de l'année, on
peut entendre des cris s'en échapper.
Il paraît que ce sont les âmes de ce que la mer a emporté.
Si la plupart du temps, ce n'est qu'un chan glaçant, dès qu'il y a un peu trop
de vent, il se transforme en concert de hurlements qui portent jusque sur la plage.
D'après, tous les villageois, c'est une bénédiction.
Car par le passé, quand un danger s'approchait de la mer, l'île criait plus fort que le
tonnerre, décourageant les pirates les plus impitoyables et les conquérants les plus audacieux.
Alors que Jean-Gloutissait une tartine beurre confiture de fraises et Carture terminait son
troisième verre de jus de raisin, Lana s'étira, regarda la grosse horloge de la cuisine et
prie un air sérieux.
La basse mer débute à 10h9, il est 8h12.
Ça nous laisse le temps de tout préparer.
Qu'est-ce qu'il nous faudrait ?
Delo est pas juste une petite gorde.
Il va faire super chaud et ne pense pas qu'on trouve un robinet sur l'île.
Des sandwichs, des gâteaux et aussi le nécessaire de l'aventurier.
Un couteau suif, une lentorce, une pelle.
T'es sûre qu'on va avoir besoin de ça ?
Et si on découvre une grotte ou un trésor ?
Ce serait utile.
Il y a un trésor sur l'île.
Avant faire rien, mais on n'est pas l'abri de faire une découverte ?
Bon, je vais programmer ma montre avec une alarme.
On pourra quitter l'île sans avoir à se soucier de la marée montante.
La liste finit, on fonce à préparer nos sacs sous les jappements joyeux de tornado.
Une fois prêt, on vit sur nos casquettes, on embrasse à mamie et les parents avant d'en
forcher nos vélos, direction la plage.
Même s'il était tôt, il faisait déjà chaud et par un brin d'air à l'horizon.
J'espérais qu'on aurait assez d'eau pour le trajet.
Je n'avais pas vraiment envie de finir comme une saucisse desséchée.
La mer s'était déjà bien retirée.
Le sable humide s'étendait sur des centaines de mètres.
Quelque personne se promenait sans doute pour pécher des coquillages.
Au loin, encore entouré d'un peu d'eau, l'île hurlante se dressait comme un château inaccessible,
protégé par un rempart de rochers, assérés.
Arthur nous avait prévenu que c'était une très mauvaise idée de marché dans du sable
mouillet avec des chaussures.
On les range assouigneusement dans nos sacs, puis on entamale les 45 minutes de marche
qui nous séparait de notre lieu d'exploration.
Marcher sur le sable humide me rassura.
Il était si frais qu'on ne pourrait pas finir en saucisses sèches.
Tornado était tout excité.
Parfois, il piquait des sprints incroyables avant de revenir vers nous en bondis sans fièrement.
En bon chasseur, il découvrit un banc de crevettes coincés dans une mardeau,
trouva des crabes qu'il manquait de lui pincer la truffe et détérera une pagaie couverte dalgue.
Plus on s'approchait de l'île, plus elle ressemblait à une mini montagne qu'on devraient escalader.
Vous croyez qu'on pourrait grimper ?
Mais oui, il y a toujours un moyen !
Et au pire, on aura essayé.
Lorsqu'on arrivait aux pieds de l'île, une très légère brise se leva.
Le champ des fantômes nous accueillit.
On frissonna, avant de se détendre.
Ce champ n'avait rien de lugubre, il était juste triste et entêtant.
Contrairement à ce que je pensais, l'île n'était pas entourée d'un mur infranchissable,
mais plutôt d'une forêt de pied crocheux.
Après quelques pas, le sol se transforma en matelas à haut géant.
Arthur nous dit de faire attention, mais moi je trouvais ça rigolo.
Plus je sautais dessus, plus le sol faisait des vagues.
Arthur se retourna.
Arrête ça tout de suite !
Trop tard.
Avec un dernier saut, je m'enfonçais jusqu'au genou.
Je rigolais plus du tout.
Des sables mouvants !
Je peux plus bouger ?
Ne panique pas,
The Fae comment te sortir de là ?
Prends appui sur une zambre et commence à faire des petits battements de pied.
Puis dès que tu le pourras, fais des petits cercles avec ta zambre.
Après quelques mouvements circulaires, je sentis le sable redevenir mou.
Ça y est, j'ai l'impression que je peux la bouger.
Ok, sort ta zambre et pose ton genou sur le sol.
Tu vas refaire les mêmes mouvements avec ton autre zambes.
Je réussis à m'extraire et m'étaler dans le sable boueux.
Arthur, mes dames, relevez.
Mais comment t'as su ?
Avec les parents, on adore se balader pendant les grandes marées.
Forcément, un zour me fait retrouver cointé.
Maman m'a montré comment m'en sortir.
Et parfois, on fait même des compétitions pour savoir qui est le plus habile pour se sortir des sables mouvants.
Vous avez de drôle de jeu ?
En tout cas, merci.
T'as sauvé mon cousin.
Derrière sa grande muraille, l'île ressemblait à une grosse colline.
On grimpa au sommet sans difficulté.
L'endroit était magnifique, entouré d'une petite plage de sable très fin, presque blanc.
Le reste était couvert d'herbes hautes, douces échappées par petites touches d'érons et des bouquets de fleurs jaunes, blanches et violettes.
Quelques gros rochers étaient semés un peu partout.
Mais c'est une pile de pierres carrées qui attira notre attention.
On découvrit les restes d'un mur délabré, sur l'un des côtés d'une large surface recouverte d'imposantes d'âles de pierre, à moitié enfouie sous la terre.
Dès qu'on posa un pied dessus, une bourrasque balayale île, le champ mélodieux des fantômes, se transforme à l'espace d'une seconde en râles glaçants.
Vous croyez que c'était quoi cet endroit ? Je sais pas, mais les fantômes ont pas l'air contents.
Tornado Gronia, l'herbe Remois, on était pétrifié.
Une grosse boule de poils blanches sorti des hautes herbes et traversa la cour de pierre, sans se presser ni même faire attention à nous.
Arthur se ressaisit.
Tornado, si tu cours après un lapin, tu seras puni !
Le corguis regarda son maître avec un regard implorant.
Comme Arthur ne sait des pas, Tornado s'allongea en mettant ses petites pattes sur son museau.
Le lapin s'enfonça dans un trou près d'un buisson de ronces.
Un autre en surgit.
Il s'assit sur son derrière et nous regarda en faisant gigoter son petit buzot.
Un autre lapin ne tarda pas à le rejoindre.
Il se mirete à courir et à faire des cabrioles.
C'était trop rigolo, mais pas au goût de Tornado qui craquait.
Le chien se précipita vers les lapins qui restèrent figés un bref instant avant de détaler vers leur trou.
Tornado grata frénétiquement le trou et s'y engouvera en un éclair.
On l'entendit dégrattement furieux suivi d'un glappissement effrayé.
Le silence se fit.
Arthur se précipita vers le trou.
Tornado ! Tornado ! Ça va mon chien ? Réponds-moi !
À travers la mélopée des fantômes, un gémissement étouffé nous parvint des profondeurs de la Terre.
C'est si des froids, Arthur prit sa pelle et creusa comme un fou.
Au 10e coup, le sol s'effondra.
Avec Lana, on réussit à l'empêcher de tomber.
À nos pieds, il y avait un trou comme un gigantesque puits.
Je sortis ma lampe-torche pour la braquer vers les profondeurs.
Les yeux de Tornado brillèrent.
Sur les parois, des pierres dépassaient pour former comme une sorte d'escalier en collimasson, au marche très étroite.
Au mépris du danger, Arthur l'emprunta.
Lana aussi. Je me sentais obligé de les suivre.
En nous entendant arriver, Tornado lâcha des aboiements joyeux.
Le puits devait faire une dizaine de mètres de profondeur.
Par miracle, le petit chien n'avait rien.
Contrairement à ce à quoi on aurait pu s'attendre, le fond du puits n'était pas du tout humide, mais plutôt très sec.
Mais le plus étonnant, c'était que deux vieilles torches toutes couvertes de toile d'araignée encadraient un anneau argenté.
Arthur prit Tornado dans ses bras et lui fit un énorme câlin.
Fais une entrée ! Veuves-s'avoir que tu allais devenir un grand façadeur de Trénor !
On était plus excités que le jour de Noël et celui de nos anniversaires réunis.
Arthur tira sur l'anneau, mais il ne bougea pas.
Il réessaya en prenant appui sur le mur, mais glissant et s'est à la parterre.
Et si on essayait tous les trois ?
Les pierres ne remuèrent pas d'un pouce.
On s'assitit d'épiter.
L'anneau fixait l'anneau, l'air renfrognée.
Elle se leva et l'examina.
Elle fronça très fort les sourcils et se frotte à le menton.
Elle l'empoignait à l'anneau à deux mains et essayait de le tourner à droite.
Rien.
Plus à gauche, il pivota d'un cheveu.
Elle émit toutes ses forces.
L'anneau bascula.
Un raclement sourd fit vibrer le puits tout entier.
Les torches s'allumèrent comme par magie.
Puis l'encadrement d'une porte se révélat autour de l'anneau.
On explosa de joie.
La porte s'ouvrit sans effort.
Un souffle d'air yodé nous chatouillait les narines.
Un couloir plus sombre qu'une nuit sans lune s'offrait à nous.
Arthur Trembla.
Si vous voulez pas explorer le souterrain, ce pourrait comprendre.
On peut rentrer si vous voulez.
Un écho s'empara de ses derniers mots et s'amusa avec.
On va pas partir maintenant.
Les cours reprisaient paroles.
Lana alluma sa lampe torche et entra.
Je lui emboîtais le pas.
Eh ! Attendez-moi !
A l'inverse du fond du puits, le couloir était très humide.
Il faisait très frais, presque trop.
Il se divisa très vite en une multitude de passages,
partant dans toutes les directions.
Par moment, des rés de lumière perçaient l'obscurité.
Il provenait de trous plus ou moins larges.
On marcha un moment au hasard.
Et puis, dans une galerie, on sentit un grand courant d'air.
Au bout, on découvrit une minuscule fenêtre qui donnait sur la mer.
Comme pour saluer notre arrivée, une énorme bourrasque s'y engouffra.
Le champ mélodieux des fantômes se transforma en une plainte effroyable.
Tornado aboya furieusement.
Ah, c'est pas croyable !
Une nouvelle bourrasque, plus forte que la précédente, souffla.
La plainte se transforma en un hurlement qui nous obligea à nous boucher les oreilles.
Tornado hurla à la mort.
Puis les fantômes se remirent à chanter comme si de rien n'était.
Le vent, c'est le vent qui fait vivre les fantômes.
Comment ça ?
Les couloirs, les trous, cette fenêtre,
tout s'informent à une espèce de flûte qui joue des airs différents
en fonction de la puissance du vent.
Et qui a pu fabriquer ça ?
Vous avez jamais entendu une telle histoire.
Vous vous rendez compte de la découverte qu'on vient de faire ?
C'est historique.
La montre de la nasona.
On devait rentrer sans tarder, sinon on serait coincés sur lui la cause de la marée.
Il y avait tellement de ramification qu'on n'arrivait pas à retrouver notre chemin.
On trébuchât sur des pierres lisses,
on s'écorche à les mains sur les parois sans jamais retrouver le couloir qui nous ramènerait au puits.
Veux pas mourir et faire...
Espèce de banane ! On va bien finir par trouver la sortie !
Tornado ?
Je suis sûr qu'il peut nous ramener à la surface !
Arthur se pencha et caresça son chien.
Tu peux trouver la sortie ?
Le corguis aboya, gonflé de confiance.
Il renifle à l'air, se mit en route,
et après deux minutes qui nous semblèrent une éternité,
on déboucha sur le couloir par lequel nous étions entrés.
Dehors, de fines gouttes de pluie tombaient au fond du puits.
Le ciel était couvert de gros nuages gris,
l'un enferme à la porte secrète et tourna la nôtre.
Un raclement sourd fit à nouveau vibrer le puits,
mais cette fois-ci, il fut suivi d'un grondement sonore.
La terre trembla, une pierre se détacha de la parois.
La panique nous saisit, on remonta à toute vitesse, juste à temps.
La terre trembla encore plus et le puits s'effondra.
C'est moi qui ai fait ça ? Je voulais pas, je vous jure !
T'as rien fait de mal, Lana ?
Wep, c'est sûr que c'est un mécanisme pour protéger le lieu,
pour éviter que le secret ne soit révélé ou un truc du sang.
Et puis, il y avait plus important.
La Marie était presque remontée jusqu'à l'île,
on ne pourrait jamais lui échapper.
On était coincés sous une sale petite pluie qui nous fouaitait le visage.
Au gré des coups de vent, les fantômes entamèrent un troll d'air.
On n'a plus qu'à attendre que les parents appellent les secours.
On va être punis à vie.
Mais non, notre aventure ne peut pas finir comme ça.
On devrait surtout trouver un abri, sinon on va attraper la mort.
On eut pas à chercher longtemps.
Le plus gros rocher de l'île ressemblait à une casquette à l'envers.
On regarda la côte en silence, tornado à Boya.
Écoutez !
À travers le champ capricieux de l'île, on perçut un petit bruit,
comme si du bois se cognait contre les rochers.
Lana se leva et disparut en contrebat.
Elle réapparut rayonnante et nous fut signe de la rejoindre.
On n'en crut pas nos yeux.
Notre ticket de sortie se tenait juste devant nous.
Coincé, dans une minuscule cric,
un petit radeau était chaouté par le roulis des vaguettes.
En se serrant, on pouvait y tenir tous les quatre.
Deux pagailles colonisées par la végétation étaient plantées dans la terre.
Le soleil persa les nuages.
La pluie c'est ça.
L'île fut à nouveau bercée par une douce mélodie.
Avec le faible courant, on eut aucun mal à zigzaguer à travers les rochers pour atteindre la mer.
On regardait l'île hurlante s'éloigner.
Personne n'ose est parlé.
Et puis, Arthur pose à la bonne question.
On fait quoi, à propos de l'île ?
Je pense qu'on doit rien dire.
Oui, il faut garder le secret.
Alors, on fait un pacte.
Nous avons juré de ne rien révéler du secret de l'île hurlante.
Crois de bois, crois de fer, si on mentait, on se changerait en pommes de terre.
Voilà ! C'était le dernier épisode d'un été incroyable.
J'espère que les aventures de Lana, Ilyes et Arthur vous ont plu.
Une activité à télécharger accompagne cette histoire.
Le lien de téléchargement se trouve dans les notes de l'épisode ou sur
tellming.com slash ET.
T A L E M I N G .com slash ET.
Cet épisode a été écrit par Mathieu Genel, Karine Texier et Arnouguille,
où l'on racontait.
Olivier D'Anchain l'a illustré, Chris Deusson à Belchiré,
Montagé Nixage, celle sur l'angleur.