Tata Clara

Durée: 9m13s

Date de sortie: 24/09/2020

Un jour, Jim apprend que son tonton adoré a changé. Carl est une femme et s'appelle Clara. Jim est bouleversé. Il a peur d'oublier son tonton pour toujours et qu'avec Clara tout soit différent...


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Cécile Rubin. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian Langlois. Générique : Benoît Nass. Illustration : Camille Sainson.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Demain, c'est dimanche, et Tonton Carl va m'emmener à la fête foraine.
Un mois que j'atteins ça.
Mon Tonton, je l'appelle Tonton intrépide, parce qu'il ose tout et m'entraîne toujours
dans ses folies.
C'est grâce à lui que j'ai pu faire le parcours de l'extrême à l'acrobranche,
que j'ai réussi à sauter du plongeoir de 10 m de haut à la piscine des peupliers,
et que j'ai fini troisième à la grande compétition régionale de judo.
Pour lui, la peur, ça empêche les gens de s'amuser.
Et quand on va à la fête foraine, il me fait faire toutes les attractions, surtout
celles qui donnent envie de faire demi-tour.
Et je ne regrette jamais.
En rentrant du judo, je trouve ma paracie sur le canapé du salon.
Quand il me voit arriver, il s'éteint et fixe un point au-dessus de ma tête en se
tordant les mains dans tous les sens.
La fête foraine est annulée ?
Pourquoi tu dis ça ?
Ben, t'as ta tête des mauvaises nouvelles.
Pas du tout.
J'ai même une bonne nouvelle.
Qu'est-ce que tu vas me raconter ?
Carl vient toujours dimanche, mais il a changé.
Ça y est, il a enfin les cheveux verts ?
Non, Tonton est une femme maintenant.
Elle s'appelle Clara.
N'importe quoi.
Tonton est un homme, il s'appelle Carl.
C'est vrai, jusqu'à présent, le corps de Clara était celui d'un homme.
Mais à l'intérieur, elle s'est toujours sentie femme.
Elle se sentait mal dans sa peau et ça la rendait malheureuse.
Impossible ! Tonton n'a jamais été triste, il sourit et rigole tout le temps.
C'est ce qu'on pensait tous.
En réalité, depuis toute petite, elle faisait semblant d'être heureuse.
Tout à coup, ma respiration s'accélère et mon ventre se sert, comme si j'avais
fait dix tours de super-grands-huit sans faire de pause.
Moi aussi, ça a été un choc quand j'ai appris la nouvelle.
Surtout d'apprendre qu'elle était si malheureuse toutes ces années sans rien voir.
Maintenant qu'elle est enfin elle-même, elle se sent bien.
Et savoir qu'elle est heureuse, c'est ce qu'il y a de plus important, tu ne penses
pas ?
Non, enfin si, mais non ! J'ai l'impression que mon cerveau va exploser, j'ai envie
de crier et qu'il m'avoue que c'est faux, mais je préfère me ruer dans ma chambre
en claquant la porte.
J'ai pas besoin d'une tata moi, tout ce que je veux, c'est mon tonton.
Je suis recroquevillé dans mon lit quand papa passe la tête par la porte de ma chambre.
Si t'es pas venu me dire que c'est une blague, tu peux partir.
Jim, écoute, pourquoi ton tonton n'est pas resté comme il était ?
Mon géré, Clara était trop triste, coincée dans un corps d'homme.
Imagine que toi, tu sois coincée dans un corps de fille, toute ta vie.
Ce serait horrible, j'aurais envie de sortir de là, mais c'est pour ça que Clara était
si triste.
C'est que je ne veux pas que ton tonton disparaisse.
Et puis toi, ça te fait rien de savoir que tu ne reverras jamais plus ton frère ?
C'est vrai que c'est un grand changement.
Mais je suis content de savoir que ma sœur est enfin bien dans sa peau et heureuse.
J'ai pas envie de l'oublier moi, tonton.
Ça, c'est impossible.
Vos souvenirs existent dans vos cœurs, pour toujours.
Mais on pourra quand même aller à la fête foraine avec Clara.
Évidemment.
Le lendemain midi, on sonne.
D'habitude, quand ton tonton arrive, je me dépêche pour être le premier à ouvrir la porte.
Mais aujourd'hui, je reste caché en haut des escaliers.
Papa ouvre une inconnue entre dans la maison.
Avec ses longs cheveux, blondes, bouclés, qui lui tombent sur les épaules et sa robe
jaune tourne seule, on dirait un soleil.
Elle m'aperçoit, immédiatement, et me lance un sourire éblouissant.
Pendant une seconde, j'ai l'impression de revoir celui de mon tonton.
Elle essaie de me dire quelque chose, mais je file dans ma chambre avant d'entendre le son de sa voix.
Assez sur mon lit, je ne me suis jamais aussi senti perdu.
Papa toque à la porte et entre.
Jim, Clara est arrivée, tu viens le dire bonjour ?
Ben, j'aimerais bien, mais je ne la connais pas.
Bien sûr que si, on se connaît.
L'inconnu était juste derrière Papa, et il s'approche de moi.
Elle me tend un caillis rosé-verre avec écrit « Les aventures des intrépides » dessus.
Je reconnais l'écriture, c'est celle de ton tonton.
Qu'est-ce que c'est ?
Un album avec toutes les photos de nos exploits.
Pourquoi tu m'offres ça ? Parce que c'est fini ?
Fini ? Tu m'imagines sans toi ?
Ce serait comme le train fantôme sans les fantômes.
Bonjour l'ennui.
Alors, ça change rien ?
Évidemment, regarde toute la place que j'ai laissée dans l'album pour nos futurs exploits.
Assez traîné, on va le remplir ?
On n'a jamais marché aussi vite pour aller à la fête foraine.
Clara a l'air d'être sur des ressorts plus excités qu'une enfant de trois ans.
Elle profite du trajet pour me présenter le programme de la journée.
Elle a même fait un plan avec des numéros pour qu'on puisse faire chaque attraction au moins deux fois.
Une fois arrivés, on se rue sur les autotempeuneuses.
On dégomme tout le monde en hurlant comme des fous.
Clara prend une photo de nous deux tout décoiffée.
Direction, le train de la terreur.
On n'a jamais autant rigolé.
Fantômes, vampires, ogres, tous ont eu droit à leur selfie.
Palais des glaces, montagnes russes, bateaux pirates, boomerang jets, manoirs de rire.
On enchaîne les attractions à une vitesse folle.
Et Clara n'oublie jamais d'immortaliser le moment.
On joue aussi.
Chamboul-Tou, Thierry-la-Carabine, Pinceau-Pluch.
On gagne tellement tout qu'on se balade dans les allées de la fête foraine les bras chargés de cadeaux.
Vient le grand moment, la nouvelle attraction.
La Tour Infernal.
Une tour d'au moins 16 km de haut.
Accrochée à leur siège, les gens montent lentement, dans un bruit encore plus inquiétant que le début des montagnes russes.
À un moment, les sièges chutent un peu.
Les gens hurlent et ça remonte.
Lentement.
Et ça recommence une fois, deux fois, jusqu'à ce qu'ils arrivent en haut.
Pendant de longues secondes, il se passe rien.
J'entends des gens rire, mais d'autres hurlent.
Et bim ! Les sièges chutent d'un coup pour s'arrêter à quelques centimètres du sol seulement.
Les gens sortent, ils sont blancs, jaunes, verts.
Ils en a même un qui vaut mit à quelques mètres de moi.
Ça va être génial.
Le clou de notre parcours.
Vas-y, moi, je vais garder les cadeaux.
Mais non ! On va demander au monsieur d'étiquette de nous les garder.
Euh... Vous êtes responsable de vos affaires, c'est écrit partout.
T'en fais pas, je suis sûr qu'il va accepter.
Et elle s'approche du gardien, qui a une tête de vieux pirate mal lunais.
Jamais il va accepter.
Elle s'approche, lui sourit, il ne bouge pas d'insine.
Elle lui parle, elle me pointe du doigt, il se gratte la tête.
Elle a l'air d'insister.
Puis il me fait signe de venir.
Il accepte de garder nos cadeaux et me souhaite un joyeux anniversaire.
Avant que je ne puisse réagir, Clara m'entraîne avec elle.
Même pas besoin de faire la tour infernale, je deviens mon tour tout blanc et j'ai envie de vomir.
Clara me sert très fort la main.
Tonton faisait toujours ça quand il voyait que j'avais peur.
Et ça marche ! Mon cœur se calme et on se dirige vers la tour.
On boucle nos ceintures et on commence notre lente ascension.
Je fais l'erreur de regarder en bas, j'ai l'impression d'étouffer.
Clara me prend la main et commence à faire des blagues nulles comme « qu'est-ce qui est vert et qui est monté, qui descend en hurlant ? »
Arara un petit poids dans la tour infernale.
Je rigole quand même et ma peur s'envole.
Nos sièges chutent, je hurle.
Clara me sert la main, mais ça n'a pas d'effet.
On remonte.
Une seconde, deux secondes, cinq secondes et c'est la chute.
Je hurle.
Clara hurle plus fort, beaucoup trop fort.
C'est tellement comique que tout le monde rigole, je souris.
On remonte jusqu'en haut, mais à moins d'un mètre du sommet, on chute de trois mètres.
Clara hurle encore plus fort mais de rire cette fois.
C'est si bizarre que je rigole aussi.
En arrivant fin haut, on s'arrête.
La vue sur la ville est à couper le souffle.
J'ai l'impression d'être un oiseau.
Clara entame un décon de sans fin.
Ultime chute.
Clara me sert la main, très fort, comme si c'était elle qui avait peur maintenant.
Sauf que cette fois-ci, elle rigole tellement qu'elle pleure de rire
et je peux pas m'empêcher de limiter.
En n'a rien de temps, tout s'arrête et on se retrouve en bas.
J'ai la tête qui tourne de voir trop rigoler et j'ai trop envie de recommencer.
Tu sais qu'elle serait le plus belle exploit pour notre carnet ?
Non, quoi ?
Qu'on refasse la tour à fermal.
Je la regarde avec des grands yeux.
Comment elle a fait pour deviner ?
J'ai vraiment trop de chance d'avoir une tata comme Clara.
C'était une histoire de Cécile Rume, racontée par Arnaud Guillou.
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A bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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