Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La mélodie des arbres.
Circu électrique, câble à haute tension, intensité du courant.
Wow ! Ce livre était passionnant.
Assise sur son lit, Layla lisait déjà depuis deux heures.
Quand un bruit terrifiant fit trembler les murs de la maison.
Son grand frère venait de commencer la répète avec son groupe, Electra the Dead.
Rives de guitare, grosse caisse et ligne de basses s'enchaînèrent à toute vitesse,
empêchant complètement Layla de se concentrer.
Énervé, mais n'ayant pas la force de protester, Layla se réfugia dans son sanctuaire de
tranquillité.
La forêt qui se trouvait juste derrière chez elle.
L'endroit était magnifique.
Particulièrement en cette saison, où le feuillage des arbres prenait des teintes rouges et
orange, rappelant la chaleur d'un feu de cheminée.
Elle repéra le chêne où elle avait l'habitude de se blottir et s'assit entre ses racines.
Enfin au calme, elle allait pouvoir finir son précieux ouvrage.
Pour elle, comprendre comment fonctionnait l'électricité, c'était comprendre la
magie qui animait notre monde.
La lumière, la radio, internet, tout fonctionnait grâce à ça.
Mais un rafus insupportable l'a fit sursauter.
Qu'est-ce que c'est encore ?
En grimpant la petite colline derrière son arbre fétiche, Layla découvrit d'immenses
engin de chantier.
Tracteurs, camions, pêleteuses envahissaient la forêt dans un barouf de tous les diables.
Commençant à bouillir, Layla s'enfonça plus profondément dans la forêt.
C'était quand même dingue de ne jamais pouvoir être tranquille.
Elle marcha encore et encore, sans s'arrêter de marmonner, jusqu'à arriver dans une clérière
qui paraissait paisible.
Au milieu, un châtaignier immense se dressait et le vent qui passait dans son feuillage
jouait une mélodie apaisante.
Charmée, elle s'assied avec son livre, enfin au calme.
Elle ferma les yeux un instant et prêta attention au bruisement des feuilles, au craquement
des branches et à la multitude de sons.
En se concentrant, elle crue percevoir une chanson.
Y a quelqu'un ?
Pas de réponse.
Avez-elle rêvé ?
Elle ferma nouveau les yeux et entendit des chuchotements juste au-dessus de sa tête.
Tu, tu, tu crois qu'elle nous a vraiment entendu ?
Impossible ! Les yeux mains font beaucoup trop de bruit pour ça.
Je vous entends, vous savez ?
Quelques secondes s'écoulaient en silence.
Puis, un écureuil avec une fougère en guise de queue et un corps couvert des corses,
descendit de l'arbre à toute vitesse et se planta devant elle.
Vous, vous, vous nous entendez vraiment ?
Mais que, oui ! Qui êtes-vous ?
Une autre créature sorte de hérisson avec une châtaigne à la place des épines les rejoignit.
Nous sommes les mélodimaux, gardiens de cette forêt.
Nous sentons et zouons de la musique pour aider les plantes à pousser.
Mais à cause du bruit que vous faites, vous, les humains, vous tuez la forêt.
Vous parlez du boucan que font les machines là-bas.
C'est ça. Bientôt, il restera plus rien.
Mais c'est vous les gardiens de la forêt. Pourquoi vous ne faites rien ?
On peut rien faire contre les machines. Elles font trop de bruit et la forêt nous entend plus.
Et ben vous savez quoi ? Je vais aller leur parler, moi.
Or, de question de perdre le seul endroit où je peux être tranquille pour lire.
Dépêchez-vous, les machines seront ici ce soir.
En arrivant sur le chantier, au milieu des tracteurs et des outils,
Layla vit un homme faisant trois fois sa taille et arborant une épaisse moustache.
Excusez-moi, monsieur.
Quoi ?
Pourriez-vous s'il vous plaît faire un peu moins de bruit avec tous vos engin ?
T'inquiète pour Yamin. Une fois qu'on aura tout rasé, ce sera aussi calme que dans un cimetière ici.
Sans même la regarder, l'homme monta dans un tracteur gros comme un building
et démarrera en trombe pour rejoindre ses collègues.
Layla en avait rencontré des malpolis, mais lui, il dépassait les bornes.
D'un coup, le souvenir d'un vieux film de Noël éclaira un coin de sa mémoire
et lui donna une idée. Elle ramasse à toutes les branches et les feuilles qu'elle trouva
et avec tout le mal du monde, les assembla en un costume effrayant.
Tapis dans l'ombre des arbres, elle attendit que les ouvriers prennent leur pause des geners
et le plus discrètement du monde, elle s'approcha d'eux.
Son but ?
Leur coller la trouille de leur vie.
Bouuuuh !
Je suis la reine de cette forêt haute de ses bois
Et je vous sommes de dégarpir, petit pignouf que vous êtes !
Les hommes la regardèrent sans broncher, et le géant amoustache se dirigea droit sur elle.
À peur et, Leila recula, trébucha contre une racine,
et dévala la pente derrière elle, dans un roule-et-boulet dignes des plus grands cascadeurs.
En la regardant patogé dans la boue, les hommes s'esclavèrent comme des baleines.
Hé, dis donc !
Pour un vieux sapin de Noël, tu noches pas si mal !
Allez, va t'en d'ici, fillette.
La prochaine fois, on sera moins gentil !
C'en était trop.
Ces imbéciles détruisaient la forêt,
empêchaient les mélonymeaux de faire leur travail,
et maintenant, ils se moquaient d'elles.
Elle n'avait pas dit son dernier mot.
Couverte de terre, Leila frappa à la porte de la mairie.
Fermée, comme d'habitude.
Décidément, ce maire aurait mieux fait d'installer son bureau directement dans le bar d'en face.
Lorsqu'elle y entra, tous les regards se tourner vers elle.
L'endroit était sombre, ça sentait la cigarette, et les gens avaient le tinge au nâtre.
Elle ne se dégonfla pas.
Monsieur le maire, vous savez ce qui se passe dans la forêt en ce moment ?
Oui, oui, c'est Bernard et ces gars qui m'ont demandé s'ils pouvaient prendre un peu de bois.
Un peu ? Ils sont en train de tout raser.
Mais non, mais non, allez, va jouer la poupée, il laisse les grands travailler.
Vous rigolez ?
Mais le maire avait déjà repris sa discussion avec le patron du bar.
Dépité et sans solution, elle alla demander conseil à sa grand-mère.
Seul problème, elle était sourde comme un peau.
Ils coupent tous les arbres.
Ils broutent sous les abres.
Oh, j'entends rien chéri.
Ils détruisent la forêt.
Quoi ? Ils enduisent du civet.
Oh, je comprends rien, mais parle plus fort.
Et là, Léla eu un déclic.
Mais oui, c'était ça qu'il fallait faire.
Elle fonce à chez elle, étendit l'oreille.
Il n'y avait plus aucun bruit.
Parfait, son frère et ses copains étaient partis.
Elle se précipita au sous-sol où il répétait et ouvrit la porte.
Ah, ça sentait le fausse ici.
Peu importe, l'essentiel était là.
Un tas de câbles de prise électrique et d'emplis
étaient entassés contre un grand mur à la peinture écaillée.
Pour Léla, c'était la caverne d'Ali Baba.
Elle farfouilla dans tout ce bazar en faisant carburé son cerveau.
Après une heure à brancher, connecter, souder, assembler,
son invention était enfin prête.
Léla la chargea dans la boîte de son père
et courut tant bien que mal en direction des mélonymeaux.
Arrivé au pied de l'arbre, elle siffla entre ses doigts.
Les cureuilles et corps s'élohérissent en châtaigne,
pointèrent le bout de leur nez.
Vous... vous... vous êtes revenus ?
Mais qu'est-ce que ce que votre engin de malheur ?
Vous voulez effrayer tous les mélonymeaux du coin ?
Ça, c'est ma nouvelle création, le mel-empli.
Elle va vous aider à porter votre voix.
Vos outils font plus de mal que de bien.
Ça ne nous intéresse pas.
Allez, on s'en va.
Le hirison Bougon commença à remonter dans son arbre,
suivi par les cureuilles qui affichaient une mine désolée.
Mais derrière eux, un bruit sinistre fit trembler le sol
et ébranla le grand châtaignier.
Les machines arrivent ! Ça coûte rien d'essayer !
Térifié, le hirison ne bouge à plus.
Les cureuilles sautent à de sa branche et rejoignent la jeune fille.
P... p... p... bien sûr qu'on va essayer !
Il fallait se dépêcher.
À grande peine, Layla sortit l'empli de la brouette,
démarra sa batterie d'appoint et branche à les micros.
Chante là-dedans et la forêt pourra t'entendre.
Au moment où les cureuilles entendent à l'hymne des mélonymeaux,
un arbre s'abattit juste devant eux.
Bernard et ses hommes étaient là.
En apercevant Layla,
un sourire sadique déforma le visage de Bernard.
Elle se jeta sur l'empli et poussa tous les potards au maximum.
Chante plus fort !
Mais ça ne suffisait pas.
Les véhicules étaient trop proches et leurs vacarmes assourdissants.
Alors que tout semblait perdu,
le mélori-son va rejoindre son compère
et chanta à ses côtés,
donnant un nouveau souffle à la mélodie,
une nouvelle ampleur.
Malgré ça, la forêt ne bougea pas
et les tracteurs n'étaient plus qu'à une centaine de mètres.
Du haut de son engin, Bernard actionna un levier,
une énorme pelle métallique fondie vers le châtiénier
comme une main griffue qui aurait voulu le détérer.
Une chouette fendit les airs
et traversa la cabine de Bernard.
Surpris, le moustachu lâcha son levier.
La pelle s'immobilisa.
La chouette se posait à côté des deux mélonymos.
En la regardant de plus près,
Leila compris qu'elle en faisait partie elle aussi,
c'était un oiseau magnifique,
avec des feuilles de hêtres en guise de plume.
Son champ se met là aux deux autres.
Un lapin champignon,
un renard buisson et une grenouille liquenne
surgir des fourrés.
Bernard reprit ses esprits
et plus énervé que jamais,
mit à nouveau s'appelle en route.
D'autres mélonymoes rappliquaires,
un sanglier gravier,
un cerf fruitier et même un ours brindille.
Tous ensemble, ils entonèrent la mélodie des arbres.
Alors, petit à petit,
les racines se replantèrent,
des normes tiges sortir de terre,
les arbres au tronc coupé repousser d'un coup.
La forêt reprenait ses droits.
Rapidement, camions, tracteurs et pêleteuses
se retrouvèrent encirclés par la végétation.
Bernard ne savait plus où donner de la tête.
Les mélonymoes chantèrent encore plus fort
et la taux de véhicules commencent à plier,
obligeant les ouvriers, Bernard compris,
à quitter leur tas de ferrailles.
En jetant un dernier coup d'œil à leurs engin de malheur,
en train de se faire engloutir,
les hommes s'enfuirent terrorisés.
Alors, doucement,
le chant des mélonymoes diminua
et le calme revint dans la forêt.
Après quelques secondes durant lesquelles
tout le monde se regarda en silence, heureux,
les mélonymoes disparurent dans la forêt.
Seule le petit écureuil et lui-et son grognon
restèrent au côté de Leila.
Wow ! C'était incroyable !
C'est grâce à toi !
En effet, petit humaine,
sans toi, nous n'aurions pu nous faire entendre.
Nous ne savons comment te remercier.
Tout ce que je veux,
c'est que cette forêt reste le lieu de tranquillité
qu'elle a toujours été.
Comme pour passer un marché avec Leila,
les mélonymoes hochèrent leur museau
et en la saluant une dernière fois,
remontèrent dans leur maison.
En ramassant son matériel,
Leila eut une nouvelle idée.
Construire un sonotone
surpuissant pour sa mami.
Pour ça, elle avait du pas sur la planche.
C'était une histoire de Tomalo Peticor.
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