Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
J'arrode le caméléon marquantiel.
Violet, gris, pourpre, encore violet, un nombre, orange, puis rose.
Décidément, J'arrode ne s'en sortait pas.
Dépité, le jeune caméléon s'assit sur une branche, le regarde dans le vide.
Bill, un membre de son espèce du mémage que lui vient le voir.
Alors, les boules effacètes, tu m'étrises toujours pas tes changements de couleur ?
J'arrode resta moué, comme une carte.
C'est vrai que normalement, il devrait être capable de devenir rouge cerise vers pistache
ou bleu azur en un claquement de pâte.
Mais chez lui, de là que jusqu'à la langue, les couleurs s'en donnaient à coeur joie.
Résultat, J'arrode est inslée comme pas possible.
Impossible de les contrôler et ça le mettez dans une colère noire.
Oh, t'inquiète pas, tu finiras bien par réussir, va.
Et puis, au pire, cette année, on te mettra sur le sapin de Noël, en guise de Ghirlande.
Même s'il savait que ce n'était pas méchant, J'arrode encaissait la blague sans broncher.
Pour lui, ce n'était pas simple.
Il s'intignait tellement qu'il perdait toutes ses parties de cache-cache.
Parfois, l'éclat de ses couleurs le réveillait en pleine nuit.
Le seul moment où elle se figait, c'était lorsqu'il vivait une émotion forte, révélant
alors à tout le monde ce qu'il ressentait.
Ses parents avaient bien essayé de l'aider, mais pour l'instant, à part expérimenter
sur lui tout un tas de remèdes de grand-mère, le résultat n'était pas au rendez-vous.
De sa longue langue gluante, Bill attrapa une mouche en plein vol.
Si Papy-Léon était là, je suis sûr qu'il aurait pu t'apprendre.
J'arrode du dain des clics.
Mais oui, bien sûr.
S'il y en avait un qui pouvait l'aider, c'était bien Léon, le plus vieux de tous
les vieux Caméléon.
Il serait comment faire, lui ?
Il pourrait lui donner des conseils.
Sans plus attendre, j'arrode rentra chez lui aussi vite qu'il pu.
C'est-à-dire plutôt lentement, car les Caméléons n'étaient pas franchement connus
pour être les plus grands sprinters de la jungle.
Une fois arrivé, il profita de l'absence de ses parents pour prendre son baluchon
et y fourrer son harmonica, sa boussole, une vieille carte de la jungle et tout un tas
d'autres objets fétiches.
Il accroche à le tout à sa queue et ouvre la porte.
L'aventure commençait.
Car oui, c'était bien une épopée que Jarrod s'apprêtait à vivre.
Le vieux Léon avait élu domicile à l'autre bout de la jungle.
Et il fallait se dépêcher, parce qu'avec son grand âge, Papy Léon passait son temps
à dormir.
A tel point qu'il ne se réveillait qu'une fois tous les dix ans.
Son mode de vie ressemblait davantage à celui d'un koala que d'un caméléon.
Heureusement pour Jarrod, c'était dans neuf jours, tout pile, que le vieux Léon ouvrirait
ses grands yeux globuleux.
Notre jeune aventurier s'élança alors à travers la jungle.
Premier jour, je suis parti de la maison.
Je pensais profiter de mon voyage pour découvrir le monde tel un explorateur des temps modernes
vivre mille et une péripéties.
Mais pour l'instant, il faut d'abord que je me trouve un moyen de me faire discrets.
Pour ne pas alerter tout le monde de mon départ.
Évidemment quand on clignote comme une ampoule.
Deuxième jour, mission accomplie.
Je me suis camouflé sous une grande feuille des bananiers et j'ai réussi à quitter
la seule partie de la forêt que je connais vraiment.
Seul problème durant la nuit, des chenilles un peu fait tardes ont pris mes lumières pour
celle d'une boîte de nuit.
Elles ont été super déçues quand elles ont soulevé la feuille et m'ont vu en train
de jouer de l'harmonica.
Troisième jour, aujourd'hui j'ai pu prendre un scarabus.
Le principe est simple, il a suffi que je monte sur un bout de bois et que j'accroche
avec ma langue un scarabégiraffe.
Celui que j'ai pris était hyper costaud, il s'est envolé et m'a tiré sur plus
de 6 km.
J'ai jamais été aussi vite de ma vie et comme si elles étaient aussi excité que moi,
mes couleurs se sont mises à flasher dans tous les sens.
Manquer plus que la sirene et on aurait dit à un camion de pompier.
Je peux te dire cher journal que les autres animaux se poussaient sur mon passage.
Quatrième jour, j'ai l'impression que ça fait des semaines que je suis parti.
Je suis maintenant loin de chez moi et ma famille commence à me manquer.
J'espère que les parents ne s'inquiètent pas trop.
Il fait super froid ce soir, je groloche tellement que je tremble comme une feuille
et mes écailles sont toutes bleues, presque blanches.
Je me sens faible.
Oh !
Un papillon de nuit.
Il s'approche et se pose sur moi.
Puis un deuxième, un troisième et toute une flopée qui me recouvre maintenant d'un
chaud du Védel.
C'est magnifique et terriblement confortable.
Cinquième jour, aujourd'hui c'est génial, je me suis fait de nouveaux copains.
Pendant tout mon trajet, une bande de Wistiti me suivait en enchaînant, acrobaties, galipettes
et courbettes, ils étaient super endoués.
Mais quand ils m'ont demandé moi ce que j'étais capable de faire, je savais pas
quoi leur répondre.
Et puis, toute seule, sans que je ne demande rien, mes écailles ont commencé à changer
d'apparence, passant des couleurs chaudes ou couleurs froides, mélangeant du blanc
cassé et du bleu canard, allant du rouge cardinal au vert emerald.
Même moi, je n'en revenais pas.
Le spectacle était fantastique.
Avec un petit air d'harmonique en plus, c'était carrément un spectacle de sons
et lumières de haute volée.
Les Wistiti m'ont applaudi et m'ont proposé de créer un spectacle ensemble.
Sixième jour, ça fait du bien de prendre une pause.
Je commence à voir sacrément malopates.
J'en ai profité pour participer à un stage de méditation organisé par des flamands
roses autour d'un lac.
C'était si bien, si reposant.
Et je crois même que j'ai réussi à devenir un peu rose.
J'avais les yeux fermés, donc j'en suis pas sûr.
Mais quand je les ai rouvaires, l'une des femelles flamands m'a fait un clin d'œil.
Je suis tout de suite devenu rouge pivouen, ce qui a eu le mérite de la faire rire.
Mais c'est déjà un début.
Septième jour, je commence à fatiguer.
Et aucun scarabus en vue.
Ça s'annonce compliqué.
Mais c'est sans compter sur pétère, une araignée géniale qui avait mis au point
la catabranche, un système permettant de parcourir de grande distance en arrière-de-temps.
Il suffit de s'asseoir dans la toile que pétère a accroché entre deux branches
et de la tendre au maximum en reculant encore, et encore, et encore.
Quand on est prêt, on n'a plus qu'à lever les pattes et on se fait propulser dans les airs
avant de retomber dans une autre toile tendue à plusieurs centaines de mètres de là.
Il existe des centaines de points de décollage et d'atterrissage que pétère et sa famille
ont mis en place.
C'est donc tout à fait habituel de croiser d'autres habitants de la jungle au cours
d'un vol.
En me voyant en clignoté dans tous les sens, pétère a même voulu m'embaucher pour servir
de phare et développer les vols de nuit, mais une mission m'attend et je dois m'y tenir.
VIIIème jour.
Le violon n'est plus qu'à un jour de marche.
Demain, il sera réveillé et je pourrais enfin lui demander comment dompter mes couleurs.
Lui qui doit tout connaître, qui doit avoir tout vu, tout vécu, il va forcément pouvoir
m'aider.
Épuisé par toutes les aventures qu'il est venu de vivre, j'arrote ses croulades
sommeils.
Le lendemain, enfin arrivé au pied de l'arbre ou résidé papiléon, il ouvrit de grands
yeux.
C'était le plus haut et le plus lisse baobab de la jungle et il allait devoir l'escalinder.
Il se remémora tout ce qu'il avait vécu en venant jusqu'ici et entrepris son ascension.
Au bout d'une heure, il n'en pouvait plus.
Il était à bout de souffle, c'est pas tremblé sous l'effort et le soleil tapait sur ses
écailles.
Mais il ne se dégonfla pas et repartit de plus belle.
Deux heures plus tard, j'arrote Athénie l'entre du vieux léon.
Un trou aussi haut que large, creusé à même le tronc juste avant la cime de l'arbre.
Il se repose à quelques minutes, tentant de reprendre son souffle, il allait enfin rencontrer
le plus vieux des vieux caméléons.
Aussi gros qu'une pastèque, plus ou moins de la même couleur, Papy Léon tronnait sur
un coussin de feuilles où il d'en met encore.
J'arrote, nos épaules réveillées et attendis près de lui pendant de longues minutes, avec
la peur d'avoir raté son seul et unique réveil depuis dix ans.
Le petit caméléon finit par s'approcher à quelques centimètres du gros caméléon.
Soudain, celui-ci se mit à bouger d'abord de manière imperceptible, puis de plus
en plus brusquement.
J'arrote reculé apprécipitamment et le vieux léon souleva l'une de ses épaisses
paupières.
Il regarda autour de lui, confus, puis s'étirra péniblement.
Finalement, ses grands yeux globuleux se posèrent sur J'arrote, qui s'était teinté
de timidité.
Je peux faire quelque chose pour toi ?
Affolée, j'arrote si lumina comme un feu d'artifice.
Je… ben oui, je… comme vous pouvez le voir, je… je gère pas trop bien mes couleurs,
j'aurais aimé que vous me donniez des… j'ai pas des conseils pour m'améliorer.
Mais j'en sais, fiches très m'ont rien, ça viendra avec le temps, et puis c'est
tout.
Allez, laisse-moi dormir maintenant.
Et le vieux léon sort remis tamboule sur son coussin de feuilles et ronfla aussitôt.
J'arrote, resta là.
La bouche ouverte a contemplé ce vieux tas d'écailles ronchons.
Il n'y croyait pas.
Tout ça pour ça ? Tout ce trajet ? Toutes ces aventures ? Tout ces efforts pour se
faire rembarer en une phrase par un vieux grincheux qui ne faisait que dormir ?
Impossible.
J'arrote, sorti de l'ondre et sans être vraiment conscient de ses gestes, se mit
à grimper tout en haut de l'arbre.
De là-haut, il dominait toute la jungle.
Submergé par la fatigue et l'émotion, le jeune caméléon se mit à pleurer.
Encore et encore.
Quel est-il faire maintenant ?
Les grosses larmes roulées sur ses joues et tombées vers le sol, illuminées par les
rayons du soleil.
J'arrote pleurer tellement qu'un arc en ciel finit par se former à ses pieds.
Un arc en ciel magnifique qui flottait au-dessus de la jungle sans se soucier de rien ni de
personne.
J'arrote le regardant un long moment subjugé par sa beauté avant de s'arrêter de pleurer.
Alors tout doucement, l'arc en ciel disparut, comme si de rien n'était.
Le jeune caméléon regarda dans le vide quelques instants en repensant à ce qu'il
venait de vivre et on rencontre qu'il avait fait.
À tous ces animaux, qu'il l'avait accepté et aimé avec ses folles couleurs.
Ces couleurs qui faisaient partie de lui et grâce auxquelles, il avait pu vivre cette
aventure.
Alors sur le chemin du retour, j'arrote ni penser à plus.
Il était juste heureux, heureux d'être un caméléon arc en ciel.
C'était une histoire d'Automale au petit corps.
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