Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aux pays des Champipotes.
Au premier coup d'œil, on pouvait se dire que la forêt de Pontaclou était une forêt
on ne peut plus tranquille.
Des arbres magnifiques, deux grands rochers recouvert de mousse, une rivière à l'eau
turquoise et des biches qui gambadaient.
Mais la nuit tombait, ces bois se transformaient en un immense terrain de jeu.
Celui des Champipotes.
Si vous ne connaissez pas les Champipotes, laissez-moi vous expliquer.
Les Champipotes sont des créatures de la taille d'un champignon, coiffé d'un chapeau
comme les Champignons et qui poussent parmi les Champignons.
Ils ont deux petits bras, deux petites jambes et deux grands yeux noirs qui pétillent de
malice.
Mais la grosse différence avec leurs lointains cousins immobiles, c'est que les Champipotes
ne pensent qu'à une chose, s'amuser.
À partir du moment où ils se réveillaient, c'est-à-dire lorsque la lumière de la
Lune venait carrer ses chapeaux, jusqu'au moment où ils s'endormaient, quand le
soleil pointait le bout de ses rayons, les Champipotes ne faisaient que danser, jouer
et rigoler.
Ils n'avaient pas leur paraît pour inventer un nouveau divertissement.
Ils paraîtraient qu'ils auraient créé plus de 6000 jeux partout à travers le monde.
Le Pierre-Feuille Ciseaux, par exemple, existe grâce aux Champipotes.
Sauf que leur version s'appelle le Pierre-Feuille Ciseaux-Brouhette-Arrosoie-Arcoclico-Marabou-Boutficelle-Celle-De-Cheval.
Le Cache-Cache est aussi une de leurs créations.
Sauf que certaines parties ont duré si longtemps qu'ils avaient du mal à se souvenir s'ils
avaient trouvé tout le monde.
Et puis, vu qu'ils ne ressentent pas la moindre douleur, les Champipotes ont aussi
mis au point des jeux totalement absurdes.
Comme le Chamboulfou, un jeu de quilles où ils jouent le rôle des boules.
Ils ont aussi inventé le Sault à l'élastique sans élastique ou encore le plonjon flac d'eau.
Bref, leur imagination n'avait pas de limite, comme leur joie de vivre qui leur valait la
sympathie de tous les autres habitants de la forêt.
À la peintre, renard, chevreuil et même les fougères tombaient d'accord sur un point.
Les Champipotes étaient géniaux.
Mais toute cette animation n'était pas au goût du compte de Pontaclou le nouveau
propriétaire de la forêt.
Le jeune homme qui venait d'hérité de ce domaine avait emménagé dans sa nouvelle
demeure un gigantesque manoir quelques semaines auparavant.
Au cours des premières nuits, il ne comprenait pas d'où provenait le vacarme qu'il l'empêchait
de dormir.
Il n'avait aucun voisin à 3 km à la ronde et personne n'aurait osé s'aventurer
dans sa forêt en plein milieu de la nuit.
Alors toutes les nuits, le compte de Pontaclou se mit à surveiller les alentours.
Il sortait ses jumelles et du haut de sa chambre tentait de localiser la source du brouhah
qui le dérangerait.
Un soir, alors qu'il guétait la moindre agitation, il assista à un spectacle qui
le laissa sans voix.
À cheval sur le dos de crapeau, tout droit sorti de sa forêt, deux sortes de champignons
s'amusaient à bondir le plus loin possible sur Sapelous comme s'il faisait une course.
Mais ce qui laissa le compte complètement boujbé, c'est qu'autour de ces deux champignons,
il y avait d'autres animaux qui les observaient.
Le compte avait même l'impression qu'il les encourageait.
Sans réussir tout de suite à quitter le spectacle des yeux, le compte se leva de sa
chaise et alors qu'il était encore en pyjama sorti de son château.
Sur Sapelous, il n'y avait plus rien, mais en plissant les yeux, il aperçut le derrière
d'un lapin disparaître dans la forêt.
Il n'hésita pas une seule seconde et courut à sa poursuite.
Pontaclou tendit l'oreille et entendit une cacophonie de cris d'animaux non loin
de là.
Pour être le plus discret possible, le compte se mit à ramper sur le sol jusqu'à un énorme
rocher.
Il se cache à derrière et observa, ébaillie, la scène qui se déroulait devant lui.
Au milieu de la forêt, accompagné de dizaines d'animaux, les champignons qu'il avait aperçu
sur Sapelous étaient en train de faire la fête.
Il dansait, chahutait et c'est ce que l'a fait en poussant de petits cris aigus.
La stupeur du compte laissa place à la fureur.
Pour qu'il se prenait ses agitateurs, qui était-il pour occuper sa forêt ?
Le compte, bondi hors de sa cachette, étroisa les fêtards d'un regard sévère.
Aussitôt, les animaux détalèrent, tandis que les champipotes, après avoir fixé le
compte en silence, se mirent à sauter de joie en frappant dans leurs mains.
Fou de rage que ces créatures se moquent de lui, Pontaclou se jeta sur elle pour essayer
de les attraper.
Ratté, les champipotes étaient bien plus rapides que lui.
Le compte c'est qu'il y a une seconde fois, puis une troisième, puis au bout d'une
dixième tentative ratée, il resta allongé sur le sol, complètement essoufflé.
Autour de lui, les champipotes cabriolaient tout en leur regardant.
Ils adoraient ce nouveau jeu.
Vexé, Pontaclou rentra chez lui.
Les jours suivants, il passa son temps à échafauder des plans pour mettre la main sur
ses créatures si bruyantes.
Malheureusement pour lui, toutes ces tentatives se soldèrent par un échec.
Les champipotes étaient bien trop agiles et prenaient chacun de ses pièges pour un
nouveau jeu.
Mais, à force de les observer, le compte eut une idée.
Un soir, alors que les champipotes disputaient une partie de quatre branches, jeu consistant
à se faire propulser le plus loin possible à l'aide d'une branche, Pontaclou va les
voir.
Il laclamèrent, certains qu'ils venaient leur proposer un nouveau jeu.
Alors, Pontaclou leur tourna le dos, posa son front contre le tronc d'un arbre et
se mit à compter.
Un, deux, trois.
Tout de suite, les champipotes comprirent de quoi il s'agissait.
Lorsque Pontaclou crie à soleil, plus personne ne bougea.
Hors de question de perdre à une partie d'un de trois soleils.
Le compte s'approcha des champipotes qui restèrent parfaitement immobiles.
Pontaclou s'esclaffa d'un rire mauvais, se pencha pour les ramasser et les fourrer
dans un grand sac à toile.
Heureux à l'idée de ne plus jamais être dérangée par ses idiots, Pontaclou rentra
chez lui en sifflotant.
Il jeta le sac dans sa cave et à la scoucher.
Le lendemain, alors que le compte lisait tranquillement son journal, il entendit
un drôle de bruit, un bruit provenant du sous-sol.
Le regard noir, Pontaclou descendit les marches menant à la cave.
Lorsqu'il alluma la lumière, le spectacle euclou a le bec.
Les champipotes s'étaient libérés du sac et s'en étaient servi pour se confectionner
des costumes et des masques.
Pontaclou hurla de rage.
Les champipotes se tourner vers lui étonné.
Puis l'un de s'avance à, pris d'une grande inspiration et hurla à son tour.
Les autres l'applaudirent tandis que le champipote les salua.
Puis un autre champipote s'avance à et l'ença son plus beau cri.
Nouvelle salve d'applaudissement, nouvelle salutation, un nouveau joueur s'avance à.
Furieux, Pontaclou alla chercher une grande malle.
Et alors que les champipotes continuaient leur concours de cris, il les y enferma.
Puis il remonta pour terminer son journal.
Plusieurs jours durant, le conte fut tranquille.
Mais un soir, alors qu'il s'apprêtait à manger devant son film préféré,
un bruit sourd fit trembler les murs de son manoir.
Ça venait du sous-sol.
Le bruit se répéta encore et encore.
Exaspéré, Pontaclou poussa son plateau repas et descendit à la cave.
Arrivée en bas, quelque chose manqua de justesse de lui écraser le pied.
La malle où il avait enfermé les champipotes se déplacait.
Ses fous de petits monstres s'amusaient à se lancer contre les parois pour la faire basculer.
Pontaclou, sous Pira, s'approcha de la grosse valise et l'ouvrit.
Les champipotes le regardèrent avec leurs grands yeux noirs et l'applaudirent de nouveau en poussant de petits cris.
Cette fois, s'en était trop.
Pontaclou prit les champipotes et les éparpilla au quatre coins du château.
Salle de bain, chambre à coucher, grenier, toutes les pièces de l'immense demeure
étaient maintenant occupées par un champipote.
Séparez ainsi, il leur serait impossible de s'amuser
et Pontaclou avait enfin pouvoir roupiller tranquillement.
En allant se coucher, il contempla par la fenêtre la forêt que son défunt père chéri sept ans.
Quel horreur ! Elle était toute rabougrie.
Les arbres étaient tout ratatinés, la rivière presque à sécher et plus aucune trace d'animaux.
Le comte, s'assit sur son lit, affligeait de voir son héritage familial disparaître de cette façon.
Pourquoi la forêt allait si mal ? Qu'avait-il bien pu se passer ?
Et c'est là que Pontaclou compris.
Il se rappelait les histoires que son père lui racontait.
Cette forêt était merveilleuse parce qu'elle était habitée par des êtres hors du commun.
Les champipotes !
Pontaclou a la récupérer les champipotes dont la captivité n'avait pas entamé leur envie de s'amuser.
Lorsqu'il entra dans la salle de bain, l'un de jouait à Nihui Ninon, face au miroir.
Dans une sombre, il y en avait un qui s'amusait à rebondir sur le lit le plus haut possible.
Dans la buandrie, un autre faisait des tours dans le tambour de la machine à laver.
Accompagné de cette joyeuse bande, il retourna dans la forêt et les idées posa.
Mais alors qu'il allait partir, le jeune compte eut une idée.
Il se tourna vers les champipotes et posa son index sur ses lèvres et partit sur la pointe des pieds.
La plus grande partie de jeux du roi du silence venait de commencer.
Et à partir de ce jour, Pontaclou n'entendit plus aucun bruit dans la forêt.
Enfin, ça dépendait des Nuits.
C'était une histoire de Thomas le petit corps.
Vous avez aimé cette histoire ?
Dites le nez par mail, Facebook pour en leissant un commentaire sur votre application de podcast.
Ça nous fera très plaisir.
A bientôt !