Tokoyo et le serpent de mer - d'après un conte japonais

Durée: 16m27s

Date de sortie: 23/08/2022

Il y a plus de deux cent ans, un anglais du nom de Richard Gordon Smith, voyageur et botaniste, partit vers l’Est, toujours plus loin, jusqu’à arriver sur la grande île du Japon. Il y découvrit des histoires, pleines de divinités et de traditions qui lui étaient jusque-là inconnues et le fascinaient – on le comprend, quand on connaît l’histoire de Tokoyo et du serpent de mer...

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Il y a plus de 200 ans, un anglais du nom de Richard Gordon Smith, voyageur et botaniste,
partit vers l'Est, toujours plus loin, jusqu'à arriver sur la grande île du Japon.
Appé par ce pays et sa beauté, il passe à près de 10 ans à le parcourir.
Pour examiner les plantes et les espèces d'animales, pour observer les meurs de la société,
mais aussi et à notre plus grande joie, pour en récolter les comptes et les gens.
Ces histoires, pleines de divinités et de traditions qui lui étaient jusque-là inconnues, le fascinaient.
On le comprend quand on connaît l'histoire de Tokoyo et du serpent de mer.
Le Japon, au 14e siècle, était un empire un peu particulier.
L'empereur, il était tellement sacré qu'il ne sortait pas de son palais.
Alors, c'était le régent, le shiken, qui gouvernait à sa place.
Du temps de notre histoire, le shiken s'appelait Ojo Tata Koti.
Il avait tout contrôle sur les affaires du pays et surtout sur ses guerriers, les samurais.
À Cheval, vêtus de leurs lourds armures qu'on nommait Oyoroïe et de leur casse cornée,
le Kabuto, muni de leur arc, Yumi, les samurais sillonnaient le pays pour maintenir l'ordre.
Oribe Shima était l'un d'entre eux.
C'était un vaillant guerrier, habile au combat et dévoué au shiken, mais aussi un merveilleux père.
Entre deux missions, il retournait dans son village natal retrouver sa chère fille, Tokoyo.
Il lui envoyait une lettre annonçant son retour et, le jour dit, Tokoyo s'avançait sur le chemin à sa rencontre,
les bras chargés de douceur et le coeur en fait.
Tokoyo n'était pas que tendre, c'était aussi une petite fille intrépide qui rêvait d'aventure.
A l'ombre du jardin, son père lui racontait les récits de la guerre et des voyages.
Il lui apprenait aussi les arts du combat, les scrims, le jiu-jitsu.
Et il lui promettait qu'un jour, il l'emmènerait découvrir le Japon.
Mais un jour, Oribe Shima partit et ne revint pas.
Tokoyo attendait la lettre de son père de plus en plus inquiète.
Comme rien arrivait, elle commença à aller chaque matin au bord du chemin pour le guetter.
Mais les jours passaient et Oribe Shima ne revenait toujours pas.
Des rumeurs se firent entendre, des rumeurs terribles.
Ojiotaka Toki, le puissant chikken, serait malade, il aurait perdu la tête.
Dans un accès de colère, il aurait banni Oribe Shima et l'aurait exilé dans les îles Okis.
D'autres disaient même qu'il l'avait tué. Tokoyo ne pouvait le croire.
Mais comment savoir ? Ce qui était certain, c'est que son père Oribe Shima n'était pas là.
Ni tenant plus, Tokoyo décida de partir à sa recherche.
Elle fit son baluchon, deux tuniques, son couteau et son kanzashi.
C'était un cadeau de son père.
Cette longue épingle à cheveux finement décorée était un bijou précieux et une arme discrète.
Ainsi parait, Tokoyo se mit en route et marcha jusqu'à la côte.
Elle arriva au port d'Akazaki, d'où l'on voyait se dessiner de l'autre côté de la mer les courbes verdoiantes des îles Okis.
Son père était-il là-bas ?
Pour traverser, il faudrait de l'argent. Alors Tokoyo chercha du travail.
Les ama, les plongeuses professionnelles, lui apprirent à retenir sa respiration sous l'eau et à explorer les profondeurs.
Elles ont rapporté des brassées d'algues, d'oursins, de pieuvres ou d'hormos.
Tous les matins, Tokoyo plongeait.
Sportive et déterminée, elle devint vite une nageuse hors-père.
Puis elle allait vendre sa pêche au marché, où se pressaient des commerçants et voyageurs qui venaient de tout le Japon.
Inlassablement, elle leur demandait des nouvelles de son père, Oribe Shima. L'avait-il vu ? Mais personne ne pouvait la rassurer.
Lorsque Tokoyo eut assez d'argent, elle alla voir les pêcheurs et leurs bateaux.
« Emmenez-moi sur les îles Okis. Je veux retrouver mon père, Oribe Shima, injustement banni. Je n'ai jamais entendu parler de ton père, mais je ne veux pas me maire de ça. »
Lui dit un pêcheur.
« Bravez la volonté du shiken ? Orde question, tu ferais mieux de rentrer chez toi. »
Dit un autre.
« Ce n'est pas l'affaire d'une jeune fille. Et puis si Ojiotaka Toki s'est emporté contre lui, il n'est sûrement plus en vie. »
Tokoyo avait beau supplier et montrer qu'elle avait de quoi payer. Personne ne voulait l'emmener.
A l'horizon, les îles Okis la narguaient de leurs verres éclatant.
Qu'à cela ne tienne, elle était allée trop loin pour se laisser démonter.
La nuit venue, elle se faux-fila dans le port, se glissa dans une petite barque toute simple et partit en ramens en direction des îles.
Les rames étaient lourdes et la mer agitée.
Mais au petit matin, Tokoyo parvint à gagner l'île la plus proche.
Les îles étaient magnifiques.
Les falaises tombaient dans l'eau comme une coulée verte.
Les plages étaient couvertes de coquillages.
Dans ce décor de rêve, Tokoyo n'en avait qu'un. Retrouver son père.
De maison en maison, d'île en île, inlassablement, elle le cherchait.
Personne ne savait où il était.
Un soir, Tokoyo arriva au bout de la dernière falaise de la dernière île de l'Archipel.
Un temple de Buddha se dressait là, devant la mer et l'infini.
Au Ribéchima n'y était pas.
Devant le soleil couchant, Tokoyo perdit espoir.
Le temple, avec son toit courbé au pan déployé comme des ailes protectrices, lui offrit un refuge.
Tokoyo se l'ova sur ses marches et elle pleura.
Elle pleura parce que pour la première fois, elle ne croyait plus qu'il suffirait d'avoir assez de courage, assez de détermination pour revoir son père.
Pour la première fois, elle se dit que tout cela, traverser le pays, apprendre à plonger, rammer toute la nuit, interroger tant d'étrangers, chercher encore et encore, ne servait à rien.
Pour la première fois, elle se dit que son père était mort.
Au petit matin, Tokoyo entendit des lamentations répondre aux siennes.
« Un écho ? »
« Non. »
De l'autre côté du temple, une autre jeune fille, vêtue d'un kimono richement brodé, sanglottait au pied du Buddha.
Tokoyo s'approchait lorsqu'un moine surgissant de derrière la statue l'arrêta.
« Ne la touche pas ! Cette jeune fille est sacrée ! Ne vois-tu pas que nous allons la sacrifier à Yofune Nushi ? »
Yofune Nushi ? Tokoyo n'en avait jamais entendu parler.
« C'est le Dieu serpent qui habite les mères. Il a le pouvoir des tempêtes et des vagues qui se dresse pour engloutir nos enfants.
Tous les ans, nous devons lui offrir une jeune fille. Sinon, sa colère se déchaîne sur les îles. »
À ce récit, qui était sa condamnation, la jeune victime s'était évanouie.
« Alors Tokoyo, n'écoutant que son cœur, s'exclama. »
« Sacrifiez-moi plutôt ! J'ai perdu ce que j'avais de plus cher, mon père.
Alors il ne me reste plus qu'à lui rendre hommage en étant aussi bonne et aussi courageuse que lui.
Je prendrai sa place et j'irai affronter le Dieu serpent. Qui sait, peut-être parviendrai-je à vous libérer ? »
A vrai dire, il était plutôt soulagé de sacrifier une inconnue.
On mit à Tokoyo le kimono de cérémonie. On la maquilla, on la coiffe à.
Puis elle glissa son kanzashi, son épingle à cheveux dans son chignon, et serra son couteau entre ses dents.
Elle était prête à être offerte au Dieu serpent. Ou plutôt, à le combattre.
Il n'y eut pas besoin de pousser Tokoyo de la falaise. A la fin de la prière rituelle, elle plongea d'elle-même.
D'un plongeon si gracieux que tous furent émerveillés.
Autant qu'ils étaient désolés pour cette jeune fille qui allait mourir.
Les fonds des îles Okis étaient encore plus beaux, plus colorés que ceux du Port d'Akazuki.
Une fois sous l'eau, Tokoyo se débaraça de son lourd kimono, puis, retenant sa respiration, selon l'art des amas,
elle se faufila entre les coraux et les bouquets d'anémon.
Autour d'elle, les poissons multicolores frétillés, intrigués par cette nouvelle venue.
Bientôt, Tokoyo arriva devant une grande caverne, au fond de laquelle reposait une statuette en bois.
Comme c'était étrange, elle ressemblait comme de goutte d'eau au portrait du shiken, au jo-tatakoti.
Tokoyo allait la saisir, quand une créature immense se dressa devant elle,
un serpent de mer gigantesque, aux écailles d'un blanc éclatant, brillant de mille feux,
le Dieu serpent.
Tokoyo brandit son couteau, prêt à livrer combat.
Mais d'un coup de queue, le Dieu lui effit sauter des mains.
Il approcha ensuite son immense tête de la jeune fille, les yeux luisant de désir pour cette offrande.
Tokoyo, arrachant l'épingle de ses cheveux, d'un coup, puis d'eux, lui avait percé les yeux.
Fou de rage, aveuglé, Yofu Nenushi se mit à se cabrer, à ruer son immense corps frappé dans tous les sens,
dévastant les coraux, faisant fuir les poissons.
Il fallut toute l'agilité de Tokoyo pour éviter les coups de queue.
Repérant enfin son couteau, prisonnier d'une algue, elle s'en saisit et se retourna.
Juste attend, le Dieu serpent qui avait senti son mouvement se précipiter sur elle, la gueule grande ouverte.
Tokoyo, lui, planta son couteau dans le cœur.
Une convulsion, un dernier sentiment, et le grand corps blanc se mit à couler,
assombré dans les profondeurs des abysses.
Le Dieu serpent n'était plus.
Du haut de la falaise, les habitants virent la mère de venir rouge de sang.
Ils retenaient leur souffle.
Et Tokoyo aussi, qui nageait de toutes ses forces vers la surface.
La jeune fille surgit de l'eau.
Elle brandissait en signe de victoire la statuette de bois et une écaille blanche.
Les îles okis étaient libres et leur fille allait vivre.
Au même instant, à l'autre bout du Japon, le shiken Ojo Tata Koti se redressa sur son lit.
Sa folie aussi venait d'une malédiction.
En arrachant la statuette au Dieu serpent, Tokoyo avait libéré le shiken.
Revenu à lui, Ojo Tata Koti s'empressa de libérer les samouraïs qu'il avait injustement emprisonné.
Oh lala, mais qu'est-ce qu'il m'a appris ?
A commencer par le plus vaillant d'entre eux, Oribe Shima.
Lorsque Tokoyo rentra chez elle, le cœur lourd, qu'elle ne fut pas sa surprise.
Sur le chemin devant la maison, l'attendant les bras pleins de douceur, son père était là.
Elle lui sauta dans les bras, pleurant, pleurant.
Mais cette fois, de joie.
Son cher papa était vivant.
Tokoyo n'en revenait pas.
Quel bonheur de se retrouver chez eux, tous les deux comme avant.
Ou presque, car cette fois, c'était à Tokoyo de raconter ses exploits.
Conte-moi l'aventure est un podcast sherry FM réalisé par des pêcheurs d'histoire.
A l'écriture et à la production, la plongeuse Marion Lemoine.
A l'interprétation, le samouraille, Léa Degaré.
A la réalisation et au mix, le dieu serpent Cédric Le Doré.
Et à la rédaction en chef, la chicaine Maud Ventura.
Merci de nous écouter chaque semaine.
N'hésitez pas à partager autour de vous l'histoire de Tokoyo.
Et merci pour vos étoiles et vos commentaires.
Il nous encourage et nous donne envie de vous raconter toujours plus d'histoire.
A bientôt pour une nouvelle aventure.
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Le podcast d'histoires pour les enfants de Chérie FM. Mondes merveilleux et émotions fortes : bienvenue dans l’univers de Conte-moi l’aventure ! Catalogue musical : Extrême Musique. Un podcast écrit par Marion Lemoine, interprété par Léa des Garets Production : Anne-Cécile Kirry Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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