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des droits et des libertés fondamentales. Au civil comme au pénal, le magistrat traite
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L'aiguille a reprisé. D'après Hans Christian Andersen, Interprétation Chloéorie.
Il y avait un jour, une aiguille a reprisé. Elle se trouvait elle-même si fine qu'elle
s'imaginaient être une aiguille à coudre. Maintenant, faites bien attention et tenez-moi bien,
dit la grosse aiguille aux doigts qui allaient la prendre. Ne me laissez pas tomber,
car si je tombe par terre, je suis sûre qu'on ne me retrouvera jamais. Je suis si fine.
Laisse-faire, dire les doigts, et il la saisir par le corps.
Regardez un peu, j'arrive avec ma suite, dit la grosse aiguille en tirant après elle un long
fil. Mais le fil n'avait point de nœud. Les doigts dirigeèrent l'aiguille vers la pantoufle de
la cuisinière. Le cuir en était déchiré dans la partie supérieure et il fallait le raccommoder.
« Quel travail grossier, dit l'aiguille. Jamais je ne pourrai être aversé. Je me brise,
je me brise. » Et en effet, elle se brisa. « Ne lèche pas dit, s'écria-t-elle. Je suis trop fine.
Elle ne vaut plus rien maintenant, dire les doigts. Pourtant, il la tenait toujours. La
cuisinière lui fit une tête de cire et s'en servit pour attacher son fichu.
« Me voilà devenu broche, dit l'aiguille. Je savais bien que j'arriverai à de grands honneurs.
Lorsque l'on ait quelque chose, on ne peut manquer de devenir quelque chose. »
Et elle se donnait un air aussi fier que le coché d'un carrosse d'appara et elle regardait de tout côté.
« Aux oreilles, je vous demandais si vous êtes d'or. »
Dis l'épingle sa voisine. « Vous avez un bel extérieur et une tête extraordinaire.
Seulement, elle est un peu trop petite. Faites des efforts pour qu'elle devienne plus grosse,
afin de n'avoir pas plus besoin de cire que les autres. »
Et là-dessus, notre orgueilleuse se roie dit et redresse à si fort la tête qu'elle tomba du fichu
dans l'évier que la cuisinière était en train de laver.
« Oh, je vais donc voyager, dit l'aiguille, pourvu que je ne me perde pas. »
Elle se perdit, en effet. « Je suis trop fine pour ce monde-là, » dit-elle pendant qu'elle gisait sur l'évier.
« Mais je sais ce que je suis et c'est toujours une petite satisfaction. »
Et elle conservait son maintien fier et toute sa bonne humeur.
Et une foule de choses passèrent au-dessus d'elle en nageant des brins de bois,
des pailles et des morceaux de vieilles gazettes.
« Regardez un peu comme tout ça nage, » dit-elle.
Ils ne savent pas seulement ce qui se trouve par hasard au-dessous d'eux.
« C'est moi pourtant ! »
Voilà un brin de bois qui passe.
Il ne pensa rien au monde qu'à lui-même, un brin de bois.
« Tiens, voilà une paille qui voyage, comme elle tourne, comme elle s'agit. »
« Ne va donc pas ainsi s'en faire attention, tu pourrais te cogner contre une pierre. »
Et ce morceau de journal, comme il se pavane.
Cependant, il y a longtemps qu'on a oublié ce qu'il disait.
« Moi seul, je reste patiente et tranquille, je sais ma valeur et je la garderai toujours. »
Un jour, elle sentit quelque chose à côté d'elle,
quelque chose qui avait un éclat magnifique et que l'aiguille prit pour un diamant.
C'était un taisson de bouteilles.
L'aiguille lui adressa la parole parce qu'il luisait et se présentait comme une broche.
« Vous êtes sans doute un diamant. »
Quelque chose d'approchant.
Et alors, chacun d'eux fut persuadé que l'autre était d'un grand prix.
Et leur conversation roula principalement sur l'orgueil qui règne dans le monde.
Décidez. Voilà ce qui définit le métier de magistrat.
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Ceci était message du ministère de la Justice.
Décidez.
J'ai habité une boîte qui appartenait à une demoiselle.
Dis l'aiguille.
Cette demoiselle était cuisinière.
À chaque main, elle avait cinq doigts.
Je n'ai jamais rien connu d'aussi prétentieux et d'aussi fier que ses doigts.
Et cependant, il n'était fait que pour me sortir de la boîte et pour m'y remettre.
Ces doigts-là étaient-ils nobles ? De naissance ?
Demanda le tesson.
Noble ! reprit l'aiguille.
Non ! Mais vaniteux !
Ils étaient cinq frères et tous étaient nés.
Dois !
Ils se tenaient orgueilleusement l'un à côté de l'autre, quoique de différentes longueurs.
Le plus en dehors, le pouce, court et épais restait à l'écart.
Comme il n'avait qu'une articulation, il ne pouvait s'incliner qu'en un seul endroit.
Mais il disait toujours que si un homme l'avait une fois perdu,
il ne serait plus bon pour le service militaire.
Le second doigt goûtait des confiturs et aussi de la boutarde.
Il montrait le soleil et la lune, et c'était lui qui appuiait sur la plume lorsqu'on voulait écrire.
Le troisième regardait par-dessus les épaules de tous les autres.
Le quatrième portait une ceinture d'or.
Et le petit dernier ne faisait rien du tout.
Aussi en était-il extraordinairement fier.
On ne trouvait rien chez eux que de la forfantrie et encore de la forfantrie.
Aussi je les ai quittés.
À ce moment, on verra de l'eau dans les vieilles.
L'eau coula par-dessus les bords et les entraîna.
« Oh, voilà que nous avançons ! Enfin ! » dit L'Aiguille.
Le tesson continua sa route, mais L'Aiguille s'arrêta dans le ruisseau.
« Là, je ne bouge plus. Je suis trop fine, mais j'ai bien droit d'en être fier. »
Effectivement, elle resta là tout entière à ses grandes pensées.
« Je finirai par croire que je suis née d'un rayon de soleil, tant je suis fine.
Il me semble que les rayons de soleil viennent me chercher jusque dans l'eau.
Mais je suis si fine que ma mère ne peut pas me trouver.
Ah, si encore j'avais l'œil qu'on m'a enlevée, je pourrais pleurer du moins.
Oh, non ! Tant je ne voudrais pas pleurer. Ce n'est pas digne de moi. »
Un jour, des gamins venaient refouiller dans le ruisseau.
Ils cherchaient de vieux clous, des liars et autres richesses semblables.
Le travail n'était pas ragoutant, mais que voulez-vous ?
Ils y trouvaient leur plaisir, et chacun prend le sien où ils le trouvent.
« Oh, là, là ! » s'écria l'un d'eux en se piquant à l'aiguille.
« En voilà une gueuse ! »
« Je ne suis pas une gueuse. Je suis une demoiselle distague, » dit l'aiguille.
Mais personne ne l'entendait.
En attendant, la cire s'était détachée et l'aiguille était redevenue noire des pieds à la tête.
Mais le noir fait paraître la taille plus velle, elle se croyait donc plus fine que jamais.
« Voilà une coque d'œuf qui arrive ! » dire les gamins, et ils attachèrent l'aiguille à la coque.
« À la bonne heure ! » dit-elle.
« Maintenant, je dois faire de l'effet, puisque je suis noir et que les muras et qui m'entourent sont toutes blanches.
On m'aperçoit, au moins.
Pourvu que je n'attrape pas le mâle de mer, cela me briserait.
Elle nupe pas le mâle de mer et ne fut point brisée.
« Quelle chance d'avoir un ventre d'acier quand on voyage sur mer !
C'est par là que je vaut mieux qu'un homme, qui peut se flatter d'avoir un ventre pareil.
Plus on est fin, moins on est exposé.
« Crac ! » fit la coque.
C'est une voiture de roulier qui passait sur elle.
« Si elle ! Que je me sens oppressée ! » dit l'aiguille.
« Je crois que j'ai le mâle de mer, je suis toute brisée.
Elle ne l'était pas. Quoi que la voiture eût passée sur elle.
Elle gisait comme auparavant, étendue de tout son long dans le ruisseau.
Qu'elle y reste.
...
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