L'arbre de Noël d'Anne-Lise, de Marie Colmont

Durée: 10m18s

Date de sortie: 16/12/2023

Anne-Lise était toute seule dans la cabane, au milieu de la forêt. Toute seule sur son pauvre matelas et rongée d’une fièvre maligne qui la tenait depuis tantôt deux ans...

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L'arbre de Noël d'Anlise, texte de Marie-Colement.
Anlise était toute seule dans la cabane, au milieu de la forêt.
Toute seule, sur son pauvre matelas, est rongée d'une fièvre maligne
qui la tenait depuis bientôt deux ans.
Sa maman était morte.
Son père ne quittait pas les cabarets de village.
Tant aux lunes, tant aux l'autres des pauvres femmes
qui végétaient dans les tourbières de la Plaine,
envoyaient là-haut son berger, avec une marmité de soupe au rave,
une galette d'orgégris.
Mais parfois, le berger trébuchait sur la pente.
La soupe se répandait sur les pierres,
la galette roulait au ravin, et le berger ne montait pas plus avant.
Ces fois-là, Anlise croquait des noisettes,
ce qui fait qu'après tout, elle était à peu près nourrie tous les jours.
Mais le médecin, direz-vous, que pensait-il de ce régime ?
Il n'y avait de médecin qu'au bout, à des lieux de là,
à travers des collines couvertes de bois noir.
On allait pas souvent le déranger.
Tout le monde était si pauvre que la misère d'Anlise passait inaperçue.
La nuit était venue, le feu allait s'éteindre.
Anlise était toujours étendue sur son lit de feuilles,
dont la fièvre semblait faire un lit de flammes.
Et pour ce distraire, elle regardait les étoiles par les fentes du toit.
Ces noëles, son jetel,
autrefois, maman mettait un bel arbre au milieu de la chambre,
avec des jojoux et des lumières, et elle cuisait de bons gâteaux.
C'était faite, et nous chantions mon beau sapin de tout notre cœur.
Aujourd'hui, si douce qu'elle fut, elle eut un peu de révolte.
Quand même, c'est pas juste.
J'ai jamais fait de mal, j'ai toujours aidé ce que j'ai pu.
Quand le petit écureuil s'est fait prendre au piège, je l'ai délivré.
J'ai tiré de la pâte du loup les pines qui le faisaient boiter.
J'ai caché le grand serre rouge dans les tables,
le jour où les chasseurs le poursuivaient.
J'ai raccommodé la pâte cassée du merle et celle du runard.
J'ai nourri les lapins quand le fourrage manquait,
et l'été où il faisait si chaud, j'ai monté tous les soirs un plein arrosoir d'eau
aux beaux sapins du haut de la colline, celui qu'on appelle le roi de la forêt.
Et maintenant je suis abandonnée de tous.
Si seulement cet horrible fièvre voulait s'en aller,
elle vous mettait dans les yeux de grands cercles de lumière,
dans les oreilles des bruits étranges.
C'est une surprise.
C'est à ce moment-là que la porte s'ouvrit et qu'un loup entra.
Bonjour, loup.
Diane Lise.
Comment va ta pâte ?
Très bien. Merci.
Dis-le-loup.
Viens te promener.
Me promener ?
Rianne Lise.
Mais je ne peux pas.
Je suis malade.
Essai, dit le loup.
Essai.
Dis une voix grave.
C'était le grand serre rouge, debout près de la porte.
Allons, essai, essai.
Dire de petite voix aiguë.
C'était les lapins à la queue blanche qui courait par la chambre.
Ils mordiaient les pieds d'annice pour la chattouiller et la faire lever.
Je ne pourrai jamais marcher, dit la petite fille.
Vous n'avez pas idée comme je suis faible.
Appuie-toi sur nous, dire le loup et le serre.
C'est ainsi qu'ils partirent à travers la nuit claire.
Anne Lise se tenant des deux bras au cou de ses deux amis
qui se pressaient contre elle pour lui donner de leur chaleur.
Devant elle, un renard claudicant balayait la neige de sa queue tout fût.
Et derrière, les petits lapins trottinaient,
prêts à lui chattouiller les talons de leur moustache
dès qu'elle ferait mine de s'arrêter.
Où me mener-vous ?
Dianne Lise, tout en haut de la colline, répondit le loup.
Je suis fatiguée, j'émitelle.
Viens.
Pressa le grand serre en la regardant de ses beaux yeux tendres.
Encore un effort.
Tu verras, premier le loup.
C'est une surprise !
Glapille le renard avec un clandoy malin.
T'as vu ? Il nous dit même plus bonjour.
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Investir comporte des risques de perte en capital.
L'idée des lapins.
Si je vous disais tout de suite ce qui était la surprise,
l'idée en était d'abord venue au lapin.
Il faut leur rendre cette justice,
alors qu'ils tenaient conseils de clans sur un monticule.
Quand même, avait-il dit,
cette risque de penser que les polissons du village,
même les plus pauvres, auront ce soir un bel arbre dans leur maison
pour se réjouir et danser autour,
et que, par cette nuit de Noël,
la petite annulise, qui est si douce pour tous,
sera seule dans sa cabane, sans un joujou, sans un bonbon.
« Faisons-lui un arbre de Noël!»
cria étourdiment le plus jeune de la bande.
L'idée est un succès magnifique.
« Pardon, pardon!»
dit le roi de la forêt, en agitant pompusement ses branches.
« Il me semble que, pour faire un arbre de Noël,
je suis particulièrement qualifiée.
« Particulièrement qualifiée? Oui, certes, il l'était.
« Il se dressait sur un rond de pelouse fine,
au milieu d'une clairière bien dégagée,
et il osait tout droit sa tête pointue jusqu'au ciel.
« On l'accepta à l'unanimité.
« Chacun se mit au travail.
« Ah, mes amis,
quelle agitation dans ce coin de la forêt!
« Les araignées, les grosses, les velues,
celles que, malgré sa répugnance,
annulise n'avait jamais voulu écraser,
tandir de long fil entre les branches,
que la rosée se dépêchât de perler.
« Toute une équipe des curueils taillaient de leurs dents fines,
de petits jouets, dans les coques de noix,
tranchaient à ras les pommes de pain,
les jetaient aux oiseaux,
qui volaient les suspendre à l'arbre.
« Hé, la lune!
Un coup de pinceau là-dessus pour que ça brille!
« Ça manque de lumière! » dit Perplex,
un vieux merle qui boitillait, ayant une pâte trop courte.
« Appelons les verres luisants! » proposa la mise en jeu.
« Je jure de n'en croquer aucun! »
Les verres luisants vinrent par centaines,
grimpèrent deux cies, de là dans les branches.
« Oh! La jolie lumière bleue!
« Hum, ça manque de friandises! »
grogna de nouveau le merle.
« Regardez, regardez ce que j'apporte! » crie Alapi.
« Un beau rayon de miel! »
Ce sont les abeilles sauvages qui me l'ont donnée.
Ce hâtatelle d'ajouter devant le regard inquisiteur du merle,
car chacun sait que l'Api n'est pas toujours respectueuse du bien d'autrui.
« Il manque encore quelque chose! » fit le vieux merle.
« Une étoile, tout au sommet!
Hé! Psst! Toi là-haut! »
Quoi?
« L'étoile des bergers! La plus grosse, la plus brillante!
Parfaitement! Rien n'est trop beau pour Annyse! »
Notre ami,
celle-ci continuait de gravir la colline, à grande peine.
« Oh là là! Que c'était dur!
Mais quand elle apparut au sommet de la pente et vit l'arbre, elle fit.
« Oh! » éjoignit les mains.
« Que c'est joli! C'est pour moi! C'est pour toi! »
crièrent-ils tous.
« C'est pour Annyse, notre ami! »
On l'assit dans un fauteuil de mousse tout exprès préparé pour elle par les topes.
Tous les oiseaux de la forêt se mirent achantés.
L'étoile brillait de tous ses feux.
Le miel coulait en larmes blondes.
Et toutes les bêtes se pressaient tendrement autour d'Annyse.
« Comme tout le monde m'aime! » se disait-elle.
« Comme j'étais saute tout à l'heure de me désoler.
Tout le mal et tout le chagrin qui était en elle s'en allait.
Il n'y avait plus de fièvre, plus de faim, plus de solitude, plus d'injustice.
Il n'y avait plus, sous le ciel de Noël, que la grande amitié de la terre,
pour une petite fille malheureuse.
Alors elle ferma, doucement les yeux, et s'endormit.
Un sourire confiant au lèvres.

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