Les Amours d'un Faux Col, de Hans Christian Andersen

Durée: 8m1s

Date de sortie: 22/12/2023

Il y avait une fois un élégant cavalier, dont tout le mobilier se composait d’un tire-botte et d’une brosse à cheveux. Mais il avait le plus beau faux col qu’on eût jamais vu. Ce faux col était parvenu à l’âge où l’on peut raisonnablement penser au mariage ; et un jour, par hasard, il se trouva dans le cuvier à lessive en compagnie d’une jarretière...
 
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Les amours d'un faux-colle.
D'après Hans Christian Andersen,
Interprétation, Chloéori.
Il y avait une fois, un élégant cavalier,
dont tout le mobilier se composait d'un tirebot et d'une brosse à cheveux.
Mais, il avait le plus beau faux-colle qu'on eût jamais vu.
Ce faux-colle était parvenu à l'âge où l'on peut raisonnablement penser au mariage.
Et un jour, par hasard, il se trouva dans le cuivier adhésif en compagnie d'une jarthière.
« Mil boutons ! s'écria-t-il.
Jamais je n'ai rien vu d'aussi fin et d'aussi gracieux.
Aux oreilles, mademoiselle, vous demandez votre nom ?
« Que vous importe ? répondit la jarthière.
Je serai bien heureux de savoir où vous demeurez.
Mais la jarthière, fort réservée de sa nature,
ne jugea pas à propos de répondre à une question si indiscrète.
« Vous êtes, je suppose, une espèce de… ceinture ?
» continua sans se déconcerter le faux-colle.
« Et je ne crains pas d'infirmer que les qualités les plus utiles
sont jointes en vous aux grâces les plus séduisantes.
« Je vous prie, monsieur, de ne plus me parler.
Je ne pense pas vous en avoir donné le prétexte en aucune façon.
« Ah, mademoiselle, avec une aussi jolie personne que vous,
les prétextes ne manquent jamais.
On n'a pas besoin de se battre les flancs.
On est tout de suite inspirés, entraînés.
« Veuillez-vous éloigner, monsieur, je vous prie, et cessez vos opportunités.
« Mademoiselle, je suis un gentleman, dit fièrement le faux-colle.
Je possède un tir-bot et une brosse à cheveux.
Il mentait impudemment, car c'était à son maître que ses objets appartenaient,
mais il savait qu'il est toujours bon de se vanter.
« Encore une fois, éloignez-vous, répéta la jarthière.
Je ne suis pas habituée à de pareilles manières.
« Eh bien, vous n'êtes qu'une prude, lui dit le faux-colle qui voulait avoir le dernier mot.
Bientôt après, on les tira l'un et l'autre de la lessive,
puis ils furent empeusés, étalés au soleil pour sécher,
et enfin, placés sur la planche de la repasseuse.
La patine à repasser arriva.
« Madame, lui dit le faux-colle,
oh, vous m'avez positivement réanimé,
je sens en moi une chaleur extraordinaire, toutes mes rides ont disparu.
Dénier de grâce, en m'acceptant pour époux,
me permettre de vous consacrer cette nouvelle jeunesse que je vous dois.
« Un bêtis, dit la machine en passant sur le faux-colle
avec la majestueuse impétueusité d'une locomotive qui entraîne des wagons sur le chemin de fer.
Le faux-colle était un peu effranger sur les bords,
une paire de ciseaux se présenta pour l'émonder.
« Oh ! lui dit le faux-colle,
oh, vous devez être une première danseuse.
En quelle merveilleuse agilité vous avez dans les jambes.
Jamais je n'ai rien vu de plus charmant.
Aucun homme ne saurait faire ce que vous faites.
« Bien certainement, répondit la paire de ciseaux en continuant son opération.
« Oh ! vous méritoyez d'être conteste.
Tout ce que je possède, je vous l'offre en vrai, gentlemen.
C'est-à-dire moi, mon t-irbot et ma brosse à cheveux.
« Quelle insolence ! s'écria la paire de ciseaux, quelle fatuité !
Et elle fit une entaille si profonde au faux-colle qu'elle le mit hors de service.
« Il faut maintenant, pensa-t-il, que je m'adresse à la brosse à cheveux.
« Vous avez, mademoiselle, la plus magnifique chevelure.
Ne pensez-vous pas qu'il serait à propos de vous marier ?
« Je suis fiancée au t-irbot. » répondit-elle.
« Fiancée ! s'écria le faux-colle.
Il regarda autour de lui et ne voyant plus d'autres objets à qui adressaient ses hommages,
il prit dès ce moment le mariage en haine.
Quelques temps après, il fumit dans le sac d'un chiffonnier et portait chez le fabricant de papier.
Là se trouvait une grande réunion de chiffon les fins d'un côté et les plus communs de l'autre.
Tous, ils avaient beaucoup à raconter, mais le faux-colle plus que pas un.
Il n'y avait pas de plus grand fanfaron.
« Bon, c'était froidant ! combien j'ai eu d'aventure ! disait-il.
Et surtout d'aventure, d'amour !
Mais aussi j'étais un gentleman des mieux posés.
J'avais même un tibote et une brosse dont je ne me servais guère.
Je n'oublierai jamais ma première passion.
C'était une petite ceinture, bien gentille et gracieuse au possible.
Quand je l'ai quittée, elle eut tant de chagrin qu'elle allait se jeter dans un bac et plein d'eau.
Je connu ensuite une certaine veuve qui était littéralement tout en feu pour moi.
Mais je lui trouvais le teint pas trop animé et je la laissais se désespérer si bien qu'elle en devint noir, comme du charbon.
Une première danseuse, véritable démon pour le caractère emporté, me fit une blessure terrible parce que je me refusais à l'épouser.
Enfin, ma brosse à cheveux s'est pris de moi si est perduement qu'elle en perdit tous ses crains.
Oui, oui, oui, j'ai beaucoup vécu.
Mais ce que je regrette surtout, c'est la giardière, je veux dire la ceinture, qui se noyât dans le bacquet.
Hélas, il n'est que trop vrai, j'ai bien des crimes sur la conscience.
Il est temps que je me purifie en passant à l'état de papier blanc.
Et le faux-colle-fus ainsi que les autres chiffons transformés en papier.
Mais la feuille provenant de lui n'est pas restée blanche.
C'est précisément celle sur laquelle a été d'abord retracé sa propre histoire.
Tous ceux qui, comme lui, ont accoutumé de se glorifier de choses qui sont tous le contraire de la vérité,
ne sont pas de même jetés au sac du chiffonnier, changés en papier et obligés sous cette forme de faire la veuille publique et détaillée de leur ablerie.
Mais qu'ils ne se prévalent pas trop de cet avantage.
Car au moment même où ils se ventent, chacun lit sur leur visage dans leur air et dans leurs yeux, aussi bien que si c'était écrit.
Il n'y a pas un mot de vrai dans ce que je vous dis.
Au lieu de grand vainqueur que je prétends être, ne voyez en moi qu'un chétif faux-colle, dont un peu d'emploi et de bavardage, compose tout le mérite.

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