Décider. Voilà ce qui définit le métier de magistrat. Décider pour garantir le respect
des droits et des libertés fondamentales. Au civil comme au pénal, le magistrat traite
chaque jour des dossiers déterminants pour l'avenir. Affaire familiale, cybercriminalité,
justice environnementale. Décider pour faire une différence. Une carrière riche et diversifiée,
une formation continue et des opportunités de poste à haute responsabilité. Décider
de construire une carrière qui a du sens. Inscrivez-vous au concours de la magistrature
sur enm.justice.fr. Ceci est un message du ministère de la Justice.
L'histoire de Tim Le Petit par Charles Dickens
Il était une fois un homme qui n'aimait pas Noël. Il s'appelait Scrooge et c'était
un homme d'affaires au tempérament agré et dur, qui ne pensait qu'à économiser et à gagner de
l'argent et qui ne se souciaient de personne. Il payait le pauvre employé de son bureau qui
travaillait dur, aussi peu que possible, et vivait seul dans des pièces lugubres avec le moins
d'argent possible. Il n'était jamais joyeux, ni à l'aise, ni heureux, et il détestait que
les autres le soient. Et c'est la raison pour laquelle il détestait Noël, parce que les gens seront
heureux à Noël, vous savez, s'ils le peuvent. C'était la veille de Noël, une veille très
froide et brumeuse. Et Monsieur Scrooge, ayant donné à son pauvre employé la permission de passer le
jour de Noël à la maison, a fermé son bureau et est rentré lui-même chez lui avec un très mauvais
caractère. Après avoir pris un peu de bouillie alors qu'il était assis sur un misérable feu dans sa
lugubre chambre, il se mit au lit et fit des rêves merveilleux et désagréables, auxquels nous le
laisserons, tandis que nous verrons comment Tim le petit, le fils de son pauvre commis, a passé le jour de Noël.
Le nom de ce commis était Bob Cratchett. Il avait une femme et cinq autres enfants à côté de Tim,
qui était un petit infirme faible et délicat, doux, patient et aimant, avec un visage doux
qui lui était propre, que personne ne pouvait s'empêcher de regarder. Monsieur Cratchett
était ravi de porter son petit garçon sur son épaule pour voir les magasins et les gens.
Et aujourd'hui, il l'avait emmené à l'église pour la première fois.
Voilà un dîner tout prêt à être servi, s'exclamait madame Cratchett. Je ne l'ai jamais connu aussi
tard le jour de Noël. Le voici, mère, s'est gris à Belinda et le voici les autres enfants.
Quand Monsieur Cratchett entra, sa longue couette suspendue à un mètre sous son manteau usée par le
froid. Le pauvre commis n'avait pas de manteau de dessus. Petit Tim était perché sur l'épaule de
son père. Et comment Tim s'est-il comporté ? demanda madame Cratchett.
« Aussi bon que l'or est même mieux, répondit son père. Il m'a dit, en rentrant à la maison,
qu'il espérait que les gens de l'église, qui voyaient qu'il était infirme,
seraient heureux de se souvenir le jour de Noël de qui était celui qui faisait marcher les boiteux.
« Benissez son doux-coeur, dit la mère d'une voie tremblante.
Le dîner attendait d'être servi. Madame Cratchett posa fièrement une oie sur la table.
Belinda apporta la compote de pommes et Peter l'a purée. Les autres enfants
installèrent des chaises, celles de Tim comme d'habitude, près de celles de son père.
Et Tim était si excité qu'il frappa la table avec son couteau. Écria « Hurra ! »
Après loin, le pudding, tout feu tout flamme, avec sa branche de ou au milieu,
fut mangé jusqu'au dernier morceau. Puis des pommes et des oranges furent mises sur la table.
Et une pêleté de marron sur le feu. Et Monsieur Cratchett servit autour d'eux
des sucreries chaudes sorties d'une cruche, alors qu'il se refermait autour du feu.
Et dit « Un joyeux Noël à nous tous, mes chers, que Dieu nous bénisse !
Que Dieu nous bénisse tous ! » Fiez qu'au petit Tim.
Puis il burra la santé de chacun et a celle de Monsieur Scrooge,
et se racontèrent des histoires et chantèrent des chansons.
Maintenant, dans un des rêves de Monsieur Scrooge, la veille de Noël,
un esprit de Noël lui montra la maison de son commis. Il les vit tous,
les entendit boire à sa santé. Et il prit spécialement note de Tim le petit, lui-même.
Nous ne savons pas comment Monsieur Scrooge passa le jour de Noël.
Mais la nuit de Noël, il fit d'autres rêves.
Et l'esprit le conduisit de nouveau dans la pauvre maison de son commis.
À l'étage, le père, le visage caché dans ses mains, s'assit à côté d'un petit lit,
sur lequel reposait une minuscule silhouette, blanche et immobile.
Tim le petit est mort, parce que son père était trop pauvre pour lui donner ce qu'il fallait pour qu'il aille bien.
« Vous l'avez gardé pauvre, » dit l'esprit du rêve à Monsieur Scrooge.
Le père embrassa le petit visage froid sur le lit et descendit les escaliers,
où les gerbes de Ouh demeuraient encore dans l'imble chambre.
Et prenant son chapeau, il sortit, avec un regard mélancolique pour la petite béquille dans le coin, en fermant la porte.
Monsieur Scrooge vit tout cela, mais merveilleux à raconter,
il se réveillait le lendemain matin avec un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti de sa vie auparavant.
« Je suis léger comme une plume, heureux comme un ange et joyeux comme un écolier, » se dit-il.
« J'espère que tout le monde a passé un joyeux Noël et que le monde entier est heureux pour la nouvelle année.
Le pauvre Bob Cratchett s'est faufilé dans le bureau avec quelques minutes de retard,
s'attendant à être grondé pour cela.
Mais son maître était là, le dos tourné à un bon feu.
Et en fait, il souriait et il serra la main de son commis,
lui disant de bon cœur qu'il allait augmenter son salaire
et demandant très affectueusement à Prétime le petit.
« Et pense à faire un bon feu dans ta chambre avant de te mettre au travail, Bob ? »
dit-il en fermant sa propre porte.
Bob en croyait à peine ses yeux et ses oreilles.
Mais tout était vrai.
On n'avait jamais vu chez les Cratchettes de tels actes comme au jour de l'an,
ni une dame comme celle que M. Scrooge leur avait envoyé pour le dîner.
Tim le petit a eu sa part aussi.
Car Tim le petit n'est pas mort, pas du tout.
M. Scrooge fut pour lui un second père à partir de ce genre-là.
Il ne manqua de rien, et grandit fort et robuste.
M. Scrooge l'aimait, et c'est bien possible.
Car n'était-ce pas Tim le petit qui, inconsciemment,
par l'esprit du rêve de Noël, avait touché son cœur dur
et l'avait fait devenir un homme bon et heureux ?
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org