BABAR et le Père Noël
de Jean de Brunoff
Oh les amis !
Dites un jour le petit singe Zéphir à Arthur, Pomme, Flor et Alexandre.
Écoutez la merveilleuse histoire qu'on vient de me raconter.
Chez les hommes, tous les ans, la nuit de Noël,
un vieux monsieur très bon avec une grande barbe blanche
et un habille rouge à capuchon pointu voyage dans les airs.
Il emporte avec lui une quantité de jouets et les donne aux petits-enfants.
On l'appelle le Père Noël.
C'est difficile de l'apercevoir, car il vient par la cheminée pendant qu'on dort.
Le lendemain matin, on sait qu'il est venu parce qu'il y a des jouets dans les souliers.
Pourquoi est-ce que nous ne lui écririons pas de venir aussi chez nous au pays des éléphants ?
Zéphir trouve qu'une bicyclette ferait bien son affaire.
Flor serait si heureuse d'avoir une poupée.
Alexandre aimerait un filet à papillon,
Pomme un gros sac de bonbons et un petit tourse.
Quand à Arthur, son rêve est un chemin de fer.
Bravo la bonne idée, dit Alexandre.
Mais qu'est-ce qu'on va mettre dans la lettre, dit Arthur ?
Il faut dire au Père Noël ce que nous voudrions avoir, suggère Pomme.
Réfléchissons avant d'écrire, ajoute Flor.
Tous, ils restent tranquilles un moment et pensent.
Chacun ayant trouvé ce qu'il désirait,
Zéphir qui a la plus belle écriture, est chargé d'écrire la lettre.
Il s'applique.
Arthur n'oublie pas qu'il faut coller un timbre sur l'enveloppe.
Puis tous, ils signe et très content, vont ensemble mettre la lettre à la poste.
Chaque matin, les cinq compères guettent l'arrivée du facteur.
Dès qu'ils la perçoivent, ils courent au devant de lui.
Mais hélas, le facteur a beau chercher.
Il n'y a pas de réponse du Père Noël.
Un jour, Babar les aperçoit et il se dit.
Qu'on donc s'est petits, ils ont l'air tout tristes.
Aussitôt, Babar les appelle et dit.
Allons les enfants, qu'est-ce qu'il y a ?
Zéphir lui raconte l'histoire de la lettre.
Et vous n'avez pas de réponse ? interroge Babar.
Vous avez dû oublier de mettre un timbre ?
Non, Arthur y a pensé.
Alors le Père Noël n'a pas encore eu le temps de répondre.
Consolez-vous et allez jouer.
Vous m'avez peut-être donné une très bonne idée.
Babar sort sa pipe et la fume.
Ils se promènent de l'eau en large en réfléchissant.
Comment n'avèche pas plutôt demandé moi-même au Père Noël
de venir au pays des éléphants ?
Le mieux serait de partir tout de suite à sa recherche.
Si je lui parle, il ne refusera pas de venir.
Sa décision prise, Babar se dépêche de prévenir céleste
qui l'aide à faire ses bagages.
Elle aimerait bien l'accompagner.
Mais Babar lui a fait remarquer qu'il vaut mieux qu'elle reste
pour gouverner le pays en son absence
et que les personnages mystérieux se laissent rarement approchés
par plusieurs personnes à la fois.
Après un bon voyage, Babar est arrivé en Europe.
Il vient de descendre du train.
Il n'a pas emporté sa couronne pour qu'on ne le reconnaisse pas.
Babar vient de se faire conduire dans un vieux petit hôtel propre et tranquille.
On lui donne une chambre qui lui plaît.
Il se déshabille et se lave.
Après une bonne toilette, on se sent mieux.
Mais qu'est-ce donc qui fait ce petit bruit ?
Se demande-t-il en ses suivants.
Sans bouger, il regarde attentivement autour de lui
et soudain, il aperçoit trois jeunes souris.
La moins timide lui dit
Bonjour mon gros monsieur.
Aurons-nous le plaisir de vous voir longtemps ici ?
Oh non, je suis seulement de passage, répond Babar.
Je cherche le père Noël.
Vous cherchez le père Noël ?
Mais il est ici dans cette maison.
Nous le connaissons bien, disent les petites souris.
Nous allons vous montrer sa chambre.
Avec joie, vraiment quelle chance extraordinaire !
Le temps de passer une robe de chambre, et je vous suis.
C'est écrit Babar, tout étonné.
Mais où donc me conduit ces petites souris ?
Se demande Babar, en s'arrêtant un instant dans l'escalier pour souffler.
Le père Noël doit habiter une chambre tout en haut de la maison.
Sans doute, il aime avoir une belle vue et de l'espace devant lui.
Pendant que Babar se fait ses réflexions,
les trois petites souris sont arrivées au grenier
et là, dans un coin, que font-elles tout affairées ?
Où êtes-vous donc ?
Appellent Babar.
Ici au grenier, répondent les petites souris.
Venez vite, nous avons décroché le père Noël.
Quand Babar les rejoint, les petites souris toutes contentes lui disent.
Voilà le père Noël.
Il passe toute l'année bien tranquille, ici.
Le jour de Noël seulement, on vient le chercher
pour le poser au sommet d'un arbre neuf.
La fête finit, il reprend sa place dans son coin
et nous pouvons jouer avec lui.
Mais dit Babar, ce n'est pas celui-là que je cherche,
c'est le vrai père Noël,
le père Noël vivant que je veux voir, pas une poupée.
Le lendemain matin, Babar entend toquer à sa fenêtre.
Ce sont des moineaux qui lui disent.
Il paraît que vous cherchez le père Noël vivant ?
Nous le connaissons très bien et nous allons vous conduire vers lui.
Et il s'envole joyeusement.
Montrant le chemin à Babar,
il lui font traverser la rivière sur le grand pont.
Nous arrivons, disent-il.
C'est toujours par ici qu'on le trouve d'habitude.
Il couche sous les ponts.
Tiens, c'est drôle, pense Babar.
Le voilà, le voilà, crée les petits oiseaux tous ensemble.
Il est là-bas, à côté du pêcheur à la ligne.
Babar descend sur le quai
et, un peu surpris par l'aspect de ce vieux bonhomme,
le salut et lui demandent.
Pardon, monsieur, c'est bien vous le vrai père Noël,
celui qui distribue les jouets aux enfants ?
« Et là, ce nom ? » répond le vieillard.
« Mon nom est Ladsaro Campeotti.
Je suis modèle de mon métier.
Ce sont les peintres, mes amis, qui m'ont surnommé le père Noël.
Et maintenant, tout le monde m'appelle ainsi.
»
Déappointé, Babar flanne le long des quais en réfléchissant.
Dans la boîte d'un bouquiniste,
Babar a trouvé un grand livre avec des images représentant le père Noël.
Vite, il l'a acheté et va le regarder dans sa chambre.
Malheureusement, le texte est imprimé dans une langue qu'il ne connaît pas.
Il fait part de son embarras au directeur de l'hôtel,
qui lui donne aimablement l'adresse d'un professeur de l'école
où son fils fait ses études.
« Sur moi, en dit-il,
Monsieur Gilliannez saura vous traduire votre livre.
Sans perdre de temps, Babar va sonner à la porte du professeur Gilliannez.
Celui-ci le reçoit aussitôt, mais après un regard jeté sur le livre,
déclare qu'à son grand regret, il est incapable de le lire
et lui donne l'adresse du célèbre professeur William Jones.
Une heure plus tard, Babar est dans le cabinet de ce dernier.
Le professeur examine le livre avec attention, en poussant de petits grognements.
Enfin, il dit à Babar qui attend des patients.
« Votre livre est très difficile à lire.
Il est écrit en vieux caractères gothiques.
On y donne des détails sur la vie du père Noël
et on prétend qu'il habite en Bohème,
non loin de la petite ville de Prygenesdve.
Mais je ne trouve pas encore de renseignement plus précis sur ce point.
Babar va réfléchir sur un banc du jardin public.
Les oiseaux le reconnaissent et viennent lui demander s'il a trouvé le père Noël.
« Hop, on encore! » répond Babar.
« Je sais seulement qu'il habite loin d'ici, près de la ville de Prygenesdve.
Mais vraiment, cette recherche est bien difficile.
À ce moment, un petit chien qui passait dit à Babar.
« Pardon, monsieur.
Je suis très fort pour retrouver les choses perdues,
parce que j'ai un odorat excessivement développé.
Si seulement je pouvais sentir la poupée de la petite Virginie qui passe là-bas,
je serais bien vous conduire.
C'est le père Noël qui l'a lui à donner.
Je serais content d'aller avec vous parce que je suis un petit chien abandonné.
À ces mots, Babar regarde le chien et lui dit.
« Entendu, je t'emmène.
Puis il court acheter une superbe poupée neuve
que Virginie échange volontiers contre la sienne.
Babar fait sentir la poupée du père Noël à son chien et lui donne un sucre.
Avant de partir, Babar a revu le savant professeur William Jones
qui lui a rendu son livre et lui a donné quelques indications supplémentaires.
C'est dans la forêt, sur une montagne,
à environ 20 km de la ville, que doit habiter le père Noël.
Babar est arrivé après un voyage compliqué à la petite ville de Projnetsv.
Il fait froid, il a beaucoup neigé.
Babar s'équipe en conséquence,
achète des skis, loue un traîneau et se fait conduire au pied de la montagne.
Bientôt, il doit quitter le traîneau
et seul avec Duck, c'est le nom qu'il a donné à son chien,
Les skis au pied, le sac lourdement chargé,
ils montent vers la forêt mystérieuse.
Duck est très excité, il cherche et jappe doucement.
Maintenant, il lève la queue et renifle sans bouger.
Il doit avoir reconnu l'odeur du père Noël.
Tout à coup, Duck part en courant.
« Je la tiens, je la tiens la bonne piste, » dit-il en un voyant très fort
et toute la forêt résonne.
Mais qu'est-ce qui remue maintenant dans cette forêt sauvage ?
Ce sont les petits nains de la montagne qui se cachaient derrière des troncs d'arbres.
Duck voudrait les voir de plus près, mais il se précipite sur lui
et le bombarde à toute vitesse avec des boules de neige bien tassées.
Il en reçoit sur la tête, sur les yeux, sur les flancs.
À moitié étouffée, à moitié aveuglée,
la quebasse, il préfère s'éloigner.
Il a couru vite pour rejoindre son maître.
Il est tout essoufflé et penaud.
Babar s'arrête en le voyant et lui demande.
« Et bien, Duck, que se passe-t-il ? »
Et Duck lui raconte son aventure avec les petits nains barbus.
« Bon, nous devons approcher, » répond Babar.
« Je serais vraiment curieux de faire la connaissance de ces gnome.
Conduis-moi vers eux.
Quelques minutes plus tard, Babar rencontre à son tour les petits nains.
Ceci essaye de l'effrayer et courageusement se précipite sur lui et le bombarde.
Mais Babar tranquillement souffle sur eux.
Aussitôt, il tombe tous les uns sur les autres
et dès qu'ils peuvent se relever, il se sauve et disparaisse sans bruit.
Babar éclate de rire et continue à monter derrière Duck qui a retrouvé la piste.
Les petits nains sont allés trouver le Père Noël et lui racontent en parlant tous à la fois
qu'un gros animal avec un long nez leur a soufflé dessus si fort qu'il les a renversés et chassés.
Le Père Noël les écoute très intéressés.
Les petits nains ajoutent que lorsqu'ils se sont sauvés, le gros animal était tout prêt
et que guidé par un vilain roquet, il se dirigeait droit sur la mystérieuse caverne du Père Noël.
C'est vrai que Babar approche mais une tempête d'une violence extraordinaire éclate.
Le vent souffle si fort que la neige pique les yeux et la peau. On ne distingue plus rien.
Babar lutte avec acharnement.
Puis, voyant qu'il est dangereux de s'obstiner à marcher, décide de s'abriter en creusant un trou.
Ensuite, il fait un toit avec un bâton, ses skis et des blocs de neige.
Maintenant, ils sont un peu à l'abri.
« Quel froid ! pense Babar, et ma trompe qui commence à geler ! »
Duc aussi est bien fatigué.
Soudain, Babar, sans le sol, s'est dessoulu et disparait avec Duc.
Où sont-ils tombés ?
Dans la caverne du Père Noël, en passant sans le vouloir par une cheminée d'aération.
« Le Père Noël s'écrit Babar, de hock nous sommes arrivés ! »
Puis il s'évanouit, épuisé de fatigue, de froid, d'émotion.
« Vite, petit nain de la montagne, oubliez votre querelle, il faut le déshabiller et le réchauffer, dit le Père Noël.
Aussitôt, tous se précipitent.
Il le déshabille, puis lui font une bonne friction à l'alcool, en frottant dur avec de grandes brosses.
Le nain pharmacieux lui administre un cordial.
Enfin, Babar mange une bonne soupe avec le Père Noël après l'avoir remercié de tout son cœur.
Tout en visitant la maison du Père Noël,
Babar lui explique qu'il a fait tout ce chemin pour lui demander de venir dans son royaume,
distribuer aux petits éléphants, des jouets comme aux petits enfants des hommes.
Le Père Noël est très touché de cette demande.
Mais il dit à Babar qu'il ne pourra pas venir au pays des éléphants la nuit de Noël, parce qu'il est très fatigué.
J'ai eu un grand mal à assurer l'an dernier le service régulier de distribution de jouets à tous les enfants du monde, ajoute-t-il.
« Oh Père Noël, dit Babar, je comprends très bien.
Mais alors, il faut vous soigner, prendre l'air, quitter vos souterrains.
Venez s'entarder avec moi au pays des éléphants, vous chauffez au soleil.
Vous serez reposés et guéris pour Noël.
Séduée par cette proposition, le Père Noël recommande aux petits nains de bien veillir à tout.
Puis, il part avec Babar et Duc dans sa machine volante PN n°1.
Ils sont arrivés.
Le Père Noël admire le paysage, mais déjà les éléphants accourent de tout côté pour leur souhaiter la bienvenue.
Pomme, Flor et Alexandre se dépêchent.
Pour mieux voir, Arthur est grimper sur le toit d'une maison et zéphire sur un arbre.
Quand le calme est revenu, la reine céleste présente au Père Noël ses trois petits enfants, ainsi qu'Arthur et Zéphire.
« Ah, c'est vous qui avez écrit, dit le Père Noël.
Je suis très heureux de vous voir et je vous promets un bon Noël.
Souvent, le Père Noël fait des promenades à zèbres.
Babar l'accompagne sur sa biciclette.
Mais chaque jour, le Père Noël se repose deux bonnes heures au soleil, comme le docteur Capulos le lui a recommandé.
Quelquefois, Pomme, Flor et Alexandre viennent le regarder quand il est étendu dans son hamac, mais ils ne font pas de bruit pour ne pas le déranger.
Le Père Noël dit un jour à Babar,
« Mon cher ami, merci pour tout ce que vous avez fait pour moi.
Noël approche, il faut maintenant que je parte pour aller distribuer aux enfants des hommes les jouets attendus.
Mais je n'oublie pas la promesse que j'ai faite aux petits éléphants.
Savez-vous ce qu'il y a dans ce sac ?
Un vrai costume de Père Noël fait à votre taille.
Un costume magique qui vous permettra de voler dans les airs et une haute toujours pleine de jouets.
Vous me remplacerez la nuit de Noël au pays des éléphants.
Je vous promets de revenir quand j'aurai fini mon travail et d'apporter un bel arbre de Noël à vos enfants.
La nuit de Noël, Babar fait ce que le Père Noël lui a dit.
Dès qu'il a mis le costume et la barbe, il s'aperçoit qu'il devient léger et se métavoler.
« C'est vraiment extraordinaire, pense-t-il, et bien pratique pour distribuer tous ses jouets.
Il se dépêche pour avoir terminé avant l'aube.
Aussi, le matin de Noël, dans chaque maison, quand les petits éléphants se réveillent, qu'elle joie.
Dans le Palais Royal, la reine céleste glisse un coup d'œil par la porte de la chambre.
Pomme vide son bas. Flor berce sa poupée. Alexandre saute dans son lit en criant.
« Quel beau Noël, quel beau Noël ! »
Arthur et Zephyr, Pomme, Flor et Alexandre n'ont jamais rien vu de plus beau que ce sapin tout brillant de lumière.
Comme il l'avait promis, le Père Noël est revenu à porter un bel arbre.
Grâce à lui, la fête familiale est très réussie.
Le lendemain, le Père Noël s'envole à nouveau dans son appareil pour rejoindre son palais souterrain et son peuple de petits nains.
Sur les rives du Grand Lac, Babar, Céleste, Arthur, Zephyr et les trois petits enfants agitent leur mouchoir, un peu triste de voir partir leur ami le Père Noël.
Heureusement, il a promis de revenir chaque année au pays des éléphants.
« T'as vu ? Il nous dit même plus bonjour. »
« Ah, mais ça, c'est depuis que monsieur a un petit placement. »
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