Le dernier cadeau

Durée: 14m40s

Date de sortie: 31/12/2020

Plus qu'un cadeau à livrer et la tournée du Père Noël sera terminée ! Mais une grande épreuve va se dresser devant lui avant de prendre un repos bien mérité.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian. Générique : Benoît Nass. Illustration : Olivier Danchin.

Become a member at https://plus.acast.com/s/les-ptites-histoires.



Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Le dernier cadeau.
Plus qu'un seul cadeau à livrer et un repos bien mérité s'offrirait à nous.
Le jour de Noël a toujours été une sacrée course contre le temps.
À nos débuts, il y a eu quelques ratés.
Je vous l'as imaginé la pagaille quand un enfant se retrouvait avec une peluche nuage
alors qu'il avait commandé un vélo.
Heureusement, ça n'a pas duré.
Nous nous sommes très vite organisés pour que tout soit réglé comme du papier à musique.
Si bien que depuis fort longtemps, à chaque Noël, tous les cadeaux sont bien livrés
au pied du bon sapin.
Depuis la nuit des temps, j'accompagne père Noël dans sa tournée.
Je suis sa copilote, la seule elfe de Noël à connaître le trajet de livraison par
cœur et celle qui anticipe les soucis qui peuvent se présenter sur notre route.
Mais ce truc-là, je ne l'avais pas vu venir.
On survolait depuis de longues secondes une prairie où broutait paisiblement vaux, vaches,
moutons et quelques biquettes.
Ça ne va pas du tout.
Je ne vois pas de maison.
On aurait dû apparaître juste au-dessus.
Impossible que mes calculs soient faux.
Le monde est plein de surprises, ma chère frie l'ilut.
Peut-être, mais ça ne me dit rien qui vaille.
Putain, qu'est-ce qu'il faut rien ?
Ho ho ho ! Ah voilà, regarde au loin, une ferme.
Planté au milieu d'une plaine qui s'étend à l'infini, c'est louche.
Tu te fais d'humour en pour rien.
Accroche-toi bien, j'entame la descente.
Il a, d'un coup, le brouillard nous enveloppe pas.
Il était si épais que père Noël fut obligé de ralentir la lure.
Et lorsqu'on se posa…
La maison, elle a disparu !
Avec cette purée de poids, j'ai du mal évalué la distance.
Elle ne doit pas être bien loin.
Là-bas, il y a une lueur.
On vous avait complètement raté votre atterrissage.
Il y a un peu moins de brouillard, mais ce serait encore trop risqué.
Allons-y à pied, ça nous dégourdira les jambes après toutes ces heures de vol.
Père Noël ne s'en comprend pas de sa haute et attrape pas le dernier cadeau.
On laisse à l'âte l'âge derrière nous et on se mit en route.
Le brouillard nous empêchait de distinguer ce qui nous entourait.
On ne pouvait même pas voir où on posait les pieds.
La lointaine lueur était comme un phare,
mais un phare qui ne semblait pas se rapprocher d'un pouce alors qu'on marchait à un bon rythme.
Mon instinct d'elfe me hurla de retourner au traineau.
Mais lorsque je jetai un œil derrière moi, il n'était plus là.
Un concert de bruit s'éleva.
Tout autour de nous, ça grognait, couinait, niaanoufait.
Qu'est-ce que c'est ?
Les animaux de la plaine sans doute.
Ça ressemble plutôt à des choses tapis dans le brouillard
qui attendent le bon moment pour nous bondir dessus.
Tu as toujours été trop inquiète.
Et vous trop insouciant ?
Je suis l'esprit de Noël.
Et foi de moi, rien de mauvais ne nous arrivera.
Regarde, le brouillard se lève, rien ne résiste à mon optimisme.
De la brume émergea une forme gigantesque et monstrueuse.
Prise de panique, mes pieds s'embellèrent et je tomberai sur les fesses.
Voyons, Fridélu, c'est juste un arbre.
Un arbre immense et drôlement ordu.
Toutes ces branches étaient courbées vers nous,
comme s'ils voulaient nous attraper.
Mais qu'ils s'étaient arrêtés parce qu'on le regardait,
comme si on jouait à un de trois soleils.
J'étais sûre que dès qu'on aurait le dos tourné,
ils s'empresseraient de nous attraper.
C'est à ce moment-là que je m'aperçus que l'herbe était devenue toute grise.
Regardez l'herbe, comment c'est possible ?
Elle était toute verte vue du ciel.
Le soleil est voilé par les nuages.
Arrêtez un peu, c'est impossible, ça ne marche pas comme ça.
Alors quoi ?
Le brouillard a volé des couleurs ?
Peut-être.
Alors pourquoi avant nous garder les nôtres ?
Et les animaux alors ?
Où sont-ils tous passés ?
Retournés à l'étable.
Ça avait l'air d'être une grosse ferme.
Décidément, Père Noël était trop optimiste.
Malheureusement, ça n'avait aucun effet sur moi.
La peur se faisait une joie de transformer mon estomac en sac de noeuf.
Alors que je fixais l'arbre, terrifié,
un homme surgit de son ombre.
Il portait un costume noir tout bouloché.
Son visage sirreux était déformé par une grimace
qui lui donnait un air de bougie fondu
sur laquelle était accroché deux petites billes d'un rose vif.
Père Fuettar !
Tu n'es qu'une vilaine bouloteuse de cookie croquant.
Fuettar, tu n'as rien à faire ici.
Tu n'as pas été sage du tout cette année.
Tu mérites une punition.
Je n'ai rien fait.
Rien fait.
Pourtant, toute cette année et toutes les autres,
tu as volé les délicieux gâteaux de Père Noël.
C'est impossible d'y résister.
Ils sont tellement délicieux.
Et puis, je ne les garde pas que pour moi.
Je les distribue aux autres elfes.
Pireusement que tu me l'échappardes.
Vous saviez ?
D'après toi, pourquoi sont-ils toujours bien en évidence ?
Alors, vous ne m'en voulez pas ?
Au contraire, sans toi, je serai une vraie grosse boule de Noël.
Des petites bulles de joie me dénouèrent l'estomac.
Une brise légère balayée à l'image du Père Fuettar,
nous laissant seul au pied de l'arbre sinistre.
La silhouette de la ferme se découpait au loin.
Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez lui ?
Depuis quand il s'en prend aux elfes de Noël ?
Vous n'êtes pas des enfants.
Je ne sais pas.
J'ai eu la peur de ma vie.
Fuettar et moi, on aura une petite discussion.
Mais avant, on a un dernier cadeau à déposer au pied du sapin.
On se remit en route.
J'avais le cœur plus léger, porté par l'air joyeux que Père Noël chanteonnait.
Oh ! Mais qu'est-ce que c'est que ça encore, qui m'a lancé une peau de banane ?
Une pluie de peaux de banane se déversa sur la plaine avant de s'arrêter brusquement.
Nous étions sernées.
Ma peur du Père Fuettar n'est rien à côté de celle des peaux de banane.
Je les ai en horreur.
Elles sont fourbées mauvaise.
Un instant d'inattention et patatra.
C'est à cause d'une peau de banane que j'ai renversé un carton entier de lettres opales.

Noël parfaitement trié. À cause d'elle, que je me suis retrouvée saucissonnée dans un bague de
bolduques. Et la foi où j'ai fait tomber le grand sapin, encore et toujours à cause d'une de ces
satanées pots de bananes. Une vraie calamité, pire, une malédiction. Et à ce moment précis,
j'avais l'impression que c'était la fin. On ne pourra jamais avancer.
Oh comme si des pots de bananes allaient nous arrêter.
Je n'y arriverai jamais.
Caslancien, je vais te porter.
Père Noël me fit grimper sur ses épaules, puis il bondit, évitant avec soin les pots de bananes.
Il sautait, virvoltait, cabriolet comme un danseur de l'opéra. À chaque enjambé,
la maison se rapprochait. C'était géant. Jusqu'au moment où il se banana et s'étala de tout son
nom.
Père Noël, vous allez bien ?
Ho ho ho, je vais avoir un joli bleu, nous ne sommes plus très loin. Mais pourquoi tu fais
cette tête ?
Père Noël suivit mon regard et découvrit avec effroi le dernier cadeau tout cabossé.
Par toute la guirlande ? Non, non, non, c'est impossible.
Pour la première fois, j'ai l'impression de voir un vieux monsieur démoni. Je ramassais
le paquet et le secouais délicatement.
Ça n'est pas cassé. Enfin, je crois. Vous voulez qu'on l'ouvre pour voir ?
Règle numéro un, on n'ouvre pas un cadeau qui n'est pas pour soi. C'est très grave.
Le cadeau n'est pas présentable. Nous avons échoué Frédélu.
L'important, c'est ce qu'il y a à l'intérieur, pas l'emballage. Nous avons une
tournée à terminer.
Oh ben ça alors ? Les pots de bananes ? Où sont-elles passés ?
Qu'est-ce que ça peut bien faire ? Avançons.
Au loin, la ferme n'était plus une silhouette, mais une enfilade d'imposants bâtiments,
d'où s'échappaient de joyeux cacquettements, buglements et autres bellements.
Père Noël avait raison, mais il semblait s'en moquer. Il tenait le cadeau entre
ses grosses mains à l'air triste.
On dépasse à un gros rocher derrière lequel un enfant était en train de jouer à la dînette
avec une licorne un peu luche. En nous entendant arriver, il se tourna.
Au lieu d'un sourire, un torrent de larmes inonda son visage.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Vous êtes venu me punir parce que j'ai été envie de l'incarnement ?
Ce n'est pas le père Fautard, mais Père Noël que tu as devant toi.
Tu as de la chance, tu sais. Personne ne le voit jamais.
Père Noël, c'est un gros mission qui offre des cadeaux cassés.
Mes copains disent que ceux qui l'aiment se rendent les enfants tristes.
Mais non, jamais je ne ferai ça.
Si, même que vous allez en livrer un à la ferme.
Mais il n'est pas cassé, enfin, je crois.
Voilà, vous avez, vous êtes vraiment un œuf, monsieur.
Je suis désolé, mon garçon.
Vous êtes un gros cauchemar que j'ouvre lui. J'espère que je vous oublirai vite.
Venez, Père Noël. Il vaut mieux le laisser.
Il se rendra compte qu'il a tort en découvrant son cadeau au pied du sapin.
Je casse un cadeau et voilà que je fais pleurer un enfant maintenant.
Il a juste été influencé par une rumeur.
Vous êtes l'esprit de Noël.
Les sourires fleurissent là où vous allez.
Et ce cadeau n'est pas cassé, sinon le paquet ferait du bruit.
Il est tout cabossé. Il y a même un coin de paquet qui est déchiré.
C'est trois fois rien. Vous savez quoi?
On laissera un petit mot et quand on sera de retour chez nous, je verrai avec les autres
si on peut revenir déposer une sorte de cadeau d'excuse.
Ce serait une première.
Mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.
Tu crois?
Fois de fridilut, tout ira bien.
Tu as raison. Il y a toujours des solutions si on voit le bon côté des choses.
J'ai été élevé à bonne école.
Dès qu'on se remit en route, l'épée brouillard se leva d'un coup.
On était de retour à notre point de départ près du traineau.
Un duo de chenapans était en train de le gris bouiller sous les grondements de protestation des rennes.
Arrêtez ça tout de suite!
Bah quoi? On décore ce vieux traineau.
Il faut vraiment vivre dans un autre temps pour se balader dans un truc pareil.
Vous ne l'avez pas reconnu? C'est celui de père Noël.
Alors, le gros plein de soupes avec toi, c'est vraiment père Noël?
En effet, les enfants.
Ouah, l'autre sur un gar.
Tu vas voir qu'ils vont nous parler de la magie de Noël et tout.
Comme si on avait besoin d'un vieux livreur jouiflu qui apporte des sourires.
Mais je...
Qu'est-ce que t'as, vieux schnock?
Attendez une petite minute, vous deux.
Le père Noël va réchauffer vos coeurs d'endive gelés
et vous serez bien obligés de vous excuser pour toutes les méchances tées que vous avez de déblatterer.
Et qui les est? Ha ha! On va bien rigoler.
On devrait y aller, Fridilu.
Ouais, c'est ça. Rensez-toi avec ton microbe de compagnie.
Recésissez-vous, père Noël.
Épatélez en leur disant de quel cadeau ils ont vraiment envie au plus profond de leur cœur.
Je ne sais pas si je vais y arriver.
Je ne suis qu'un vieux machin dépassé incapable de prendre soin des cadeaux.
Vous rigolez?
Ce tour est aussi facile pour vous que d'additionner deux et deux.
Bon.
Je...
Mais je ne sens rien.
Je n'arrive même pas à savoir vous prénom.
Comment est-ce possible?
Tout ceci n'est pas réel.
Les rayons du soleil percèrent les nuages et les chassères.
La pleine grisâtre
Retrouva ses couleurs et ses animaux qui broutaient guément.
Plus étonnant encore, nous étions à présent au pied de la maison avec notre traîneau.
Père Noël avait l'air aussi perdu que moi.
La porte de la ferme s'ouvrit, laissant apparaître une femme.
Ses cheveux avaient l'air d'une cascade enflammée qui descendait jusqu'à ses épaules.
Son visage de marbre ne laissait paraître aucune expression.
Il est rare de voir des visiteurs sur la pleine des peurs.
La pleine des peurs?
Tout à fait.
Je suis radez là à la bergerre.
Je veille sur les peurs.
Le père fouettard, les bananes, ce sont mes plus grandes peurs.
Et vous, Père Noël, vous en avez aussi?
Qui n'en a pas, Fridilu.
Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on les a surmontés.
Heureusement.
Sinon, vous vous seriez perdu dans le brouillard.
Mais ce n'est pas une manière de recevoir des visiteurs.
Ainsi fonctionne la pleine, un je n'y peux rien.
D'autant plus que nul naissance effoulait ses terres,
surtout pas un esprit aussi solaire que vous, Père Noël.
On avait un cadeau à déposer chez vous.
Vous avez dû vous tromper.
Personne ici ne vous écrirait.
Si.
Moi.
Un petit garçon se faux-fila entre les jambes de radez là.
Une version miniature de la bergerre,
mais avec des yeux remplis d'étoiles et un sourire comme un soleil.
Vous avez répondu à ma lettre.
Vous existez pour de vrai ?
Ilot.
Tu lui as vraiment écrit.
Mais comment as-tu su ?
J'ai croisé une peur d'enfant il y a quelques jours,
celle de ne pas recevoir de cadeau à Noël.
Ça m'a intrigué.
Alors je lui ai posé plein de questions.
Elle m'a tout expliqué et ça m'a amusé.
Alors j'ai écrit une lettre.
Mais comment as-tu pu l'envoyer ?
Toutes les lettres qu'on écrit au Père Noël
finissent toujours par lui arriver.
Ça fait partie de la magie de Noël.
Oh, je suis vraiment confuse.
Si j'avais su que mon fils vous écrirait,
je serais venu vous chercher pour vous permettre d'échapper à vos peurs.
Ce n'est rien, cher Ratzla.
Aucun obstacle ne peut nous empêcher de livrer les cadeaux.
Joyeux Noël.
C'était une histoire de Mathieu Genel.
Vous avez aimé cette histoire ?
Dites-le nous par mail, Facebook,
ou en laissant un commentaire sur votre application de podcast.
Ça nous fera très plaisir.
A bientôt.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Stories for Kids', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere