La dame de la cantine

Durée: 9m31s

Date de sortie: 18/02/2021

Alex, Camélia et Rémi vont tout faire pour faire partir la dame de la cantine. Pourquoi ? Parce que tout ce qu’elle sert est dégoûtant. Mais leur plan ne va pas se passer comme prévu...


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Cécile Rubin. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian. Générique : Benoît Nass. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Les petites histoires de Telmy.
La dame de la cantine.
Splatch ! Une grosse louche pleine de lentilles s'écrase dans l'assiette et m'éclabousse.
On dirait de la bave de l'imace qui sent la vieille chaussette.
Pourtant, j'aime bien les lentilles.
Mais la dame de la cantine rate tout.
Ses spaghetti ressemblent à de la cervelle prémachée et ses frites sentent l'huile
récupérée dans une décharge.
La dame de la cantine, elle a le sourire à l'envers.
Avec ses yeux globuleux, ses mains pleines de coupures et son tablier plein de tâches,
personne n'ose jamais rien lui dire de peur de finir en bouillie.
Mais cette fois, c'est la louche qui fait déborder le vase.
Et visiblement, Camélia et Rémi sont d'accord avec moi.
Elle le fait exprès ou quoi ? J'en peux plus de ces horribles plats.
Même les croquettes de mon sien, elles ont l'air meilleures.
J'ai une idée.
On va ajouter des trucs vraiment répuniant dans nos assiettes et on l'accusera.
Comme ça pouffe, elle partira.
T'es un génie, Alex.
On a camé des poils et des leffes.
J'ai dit des trucs vraiment horribles.
Des bouddhongles.
Pas mal.
C'est mieux.
Au fond de mon jardin, il y a un coin qui grouille de petits scarabées et on dirait des caffards.
Le verre m'a trappé une poignée et on pourra les lasser dans nos assiettes.
Le lendemain, Rémi revient fier comme un coq.
Discrètement, il nous montre un peau rempli à rabord de scarabées caffards.
C'est ça que t'as pas gêné poignée ?
Au moins, on est sûrs de pas en manquer.
On va devenir les héros de la cancine.
Sprouche !
Alors que la freuse cantinière me verse une louche de haricots gluants ressemblant à
des vers, Rémi les assaisonne de quelques scarabées avant d'en semer discrètement
dans tous les plateaux que nous croisons en allant nous asseoir.
Un premier Christ trident retentit, suivi d'un deuxième, d'un troisième et des nôtres.
Des élèves jettent leurs plateaux, d'autres grimpent sur leurs chaises ou sur les tables.
Les portes battantes de la cuisine s'ouvrent à la volée.
Un grand silence envahit la cantine.
La dame de la cantine nous jette un regard plein de colère louche à la main.
On peut savoir ce qui se passe.
Des cafards ! Il y a des cafards dans nos assiettes, dans la mienne aussi, regardez !
Elle s'approche et d'un geste vif, saisit la bestiole, l'examine et s'en...
L'écrase entre ses doigts.
On est tous dégoûtés et effrayés.
Ça c'est pas un cafard, c'est un scarabé et ça n'a rien à faire dans ma cantine.
Quel est le petit malin qui les a amenés ?
On échange un regard inquiet avec les copains.
Elle s'en aperçoit immédiatement.
C'est vous qui avez fait ça ?
N'importe quoi.
On n'a rien fait du tout.
Alors pourquoi votre petit copain a son cartap sous sa chaise ?
Vous savez très bien que c'est interdit !
Elle le prend, l'ouvre et on se retrouve direct dans le bureau de la directrice.
Notre punition, corvée de nettoyage de la cantine pendant deux semaines.
Mais on se décourage pas.
La nuit me porte conseil et dès le lendemain, je leur parle de mon nouveau plan.
On va faire semblant d'avoir mal au ventre juste après la cantine.
Euh, hier elle a découvert notre stratasème en deux minutes.
Mais là, elle ne risque pas parce qu'on jouera la comédie et on ira à l'infirmerie.
On n'a même pas à se forcer pour avoir l'air malade.
On a le droit à une sous-croute de l'enfer.
Décompose le pied dans la cour, on commence à se tenir le ventre,
à faire semblant d'avoir envie de vomir
et on finit par s'écrouler à terre en se tordant de douleurs, tous les trois.
L'animateur nous amène direct à l'infirmerie.
Rémi s'allonge sur le lit et se fait ausculter en premier.
Si j'appuie, si ça te fait mal.
Ah oui, euh, trop.
Et là ?
Oui.
Vraiment ?
Oui.
Hum, c'est plus grave que je le pensais.
Grave comment ?
Très très très grave.
C'est ton mollet qui a une indigestion, petit malin.
J'appelle tout de suite la directrice.
Mais quelle saucisse !
Avec Camélia, on se décompose et on prie pour que la directrice soit absente.
Sauf qu'elle arrive, sans françage de sourcil, neigre et masse.
Ça nous inquiète encore plus.
Hum, à quoi vous jouez tous les trois ?
On joue à rien.
On en a marre de cette cantine, tout est mauvais.
Les choses ne devraient pas tarder à s'améliorer.
La dame de la cantine va partir ?
Sophia, pourquoi partirait-elle ?
C'est à cause d'elle que les plats sont horribles.
Aignez pour rien.
Maintenant arrêtez vos bêtises.
Mais madame la directrice...
Il n'y a pas de mai.
Si vous continuez, vous serez punis jusqu'à la fin de l'année.
On retourne dans la cour de récris dépités.
Condamné à manger ces salles plats.
Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ?
Madame la directrice a dit que ça allait s'arranger.
Tu parles.
Elle a dit ça pour avoir la paix.
Ça se voit qu'elle mange pas la même chose que nous.
On va quand même pas rester sans rien faire.
Ta sœur, pourquoi n'y a pas pensé plus tôt ?
Ma sœur, jamais de la vie je lui demande de l'aide.
Mais c'est vrai ça.
Elle rêve pas de devenir sorcière.
Ne me dites pas que vous voulez qu'on lui demande de jeter un soeur à la dame de la cantine.
La sensuélerie, c'est le truc de ma grande soeur.
Sa chambre est remplie de piles de grimoires et de livres qu'elle trouve, je sais pas où.
Il y a aussi des tas de beaux-co avec des machins qui flottent
et des boîtes remplies d'insectes et de trucs louches.
Personne n'a le droit de rentrer dans sa chambre.
Ce qui a le don en daguessé maman qui rêve d'y faire le ménage.
Quand on frappe à sa porte, on l'entend grogner.
Elle ouvre une odeur dansant nous pique le nez.
Son horrible rat domestique grimpe sur son épaule et nous fixe de ses yeux jaunes.
J'espère que t'as une bonne raison de me déranger.
Je voulais pas.
Mais bon, les copains voudraient faire appel à tes services.
Voyez-vous ça.
Oui, on aimerait faire disparaître quelqu'un.
Disparait-tre, carrément.
Pas sûr que j'y arrive.
Avec le temps que tu passes ?
La sorcellerie, c'est pas comme tes jeux vidéo.
Mais je veux bien essayer.
Rien ne vaut la pratique.
Ça va pas lui faire du mal au moins.
Mais non, la disparition sera sans douleur.
En grande professionnelle, ma sœur trace de drôles de motifs au sol.
On s'assoit autour.
Au centre, elle place un mixeur dans lequel elle jette, judastiqueau, crotte de hamster,
des ongles de pieds jaunis et de la sirde bougie.
Elle le lance à pleine puissance et chantonne.
La fausse obeluze, la fausse obeluze, sofia, mirando, never again.
Au moins dix fois.
D'un coup, le mixeur s'emballe, son couvercle saute et la mixture nous éclabousse.
Ma sœur se jette dessus pour l'étendre.
C'était prévu, ça ?
Bien sûr que oui.
Vous pouvez dire adieu à cette affreuse, sofia.
T'es sûre ?
Parce que tu t'y connais, un sortilège, toi ?
Non mais je rêve.
Ah, maintenant dégagez avant que je jette un sort à vous aussi.
On ne se fait pas prier, même si on a l'impression que ma sœur s'est un peu moqué de nous.
Sauf que le lendemain, la cantine est fermée pour cause de réparation.
Ça devait durer une semaine et ça dure déjà depuis plus d'un mois.
La galère.
À la réouverture, la dame de la cantine n'est plus là.
On n'en revient pas.
Le sort a fonctionné.
Sauf que la nourriture n'est pas vraiment meilleure et que le monsieur qui remplace la dame de la cantine n'est pas plus joyeux.
Il a même l'air de s'ennuyer.
On se dit qu'avec le temps, ça va changer.
Mais non.
Alors, après plusieurs jours d'attent inutiles, on décide de se dénoncer la directrice.
Hum, vos têtes ne me disent rien qui vaille.
Hum, on est désolés pour la dame de la cantine.
Et moi donc, perdre un si bon élément, c'est une sacrée tuile.
On voulait pas de la faire disparaître.
Je suis sûre qu'on peut trouver un moyen de la faire revenir.
Oui, oui. Ma soeur doit bien voir un sort pour ça.
Mais qu'est-ce que vous me chantez là ?
Sauf y'a à démissionner pour reprendre le restaurant de quelqu'un de sa famille.
Hum, son oncle, je crois.
On n'en croit pas nos oreilles.
Elle, ouvrir son propre restaurant.
C'est si invraisemblable qu'on décide de le voir de nos propres yeux.
À la sortie de l'école, on s'est précipitent.
Fermés.
Mais alors qu'on tourne les talons, la porte s'ouvre.
On se retourne et on voit la dame de la cantine louche à la main,
un tablier tout blanc et un sourire accroché au visage.
Vous vouliez me livrer les scarabées ?
On voulait s'excuser pour ce qu'on a fait.
Bon, c'est déjà oublié.
Vos fourberies et la fermeture de la cantine m'ont fait réaliser que j'étais vraiment pas à ma place là-bas.
C'est vrai, vous avez l'air contente maintenant.
Et comment ?
Venez avec vos parents ce soir, vous me direz des nouvelles de ma spécialité.
Qu'est-ce que c'est ?
Un petit salé lentille.
Et vous savez quoi ? C'est totalement vrai.
Dans son restaurant, ces plats sont mille fois meilleures qu'à la cantine.
Même les lentilles.
C'était une histoire de Cesse et le Rubin.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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