Les Lutins, de Jacob et Wilhelm Grimm

Durée: 8m2s

Date de sortie: 02/02/2024

Un cordonnier est devenu si pauvre qu'il ne lui reste plus assez de cuir que pour fabriquer une seule paire de chaussures. Le soir, il découpe sa pièce de cuir et, pensant continuer son travail le lendemain, il va se coucher après avoir fait une prière...
 
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Les lutins d'après Jacob et Willhelm Grimm.
Première partie.
C'était un coordonnier qui était devenu si pauvre,
sans qu'il eut de sa faute qu'à la fin,
il ne lui reste à plus de cuir que pour une seule et unique paire de chaussures.
Le soir donc, il le découpa,
content se mettre au travail le lendemain matin et finir cette paire de chaussures.
Et quand son cuir fut taillé,
il alla se coucher l'âme en paix et la conscience en repos.
Il se recommanda au bon dieu et s'endormit.
Au lieu du cuir le lendemain matin,
après avoir fait sa prière,
il voulait se remettre au travail quand il vit sur son établi,
les souliers tout fait et complètement finis.
Il en fut tellement étonné qu'il ne savait plus que dire.
Il prit les chaussures en main et les examina de près.
Le travail était impeccable et si finement fait qu'on lui dit un chef d'œuvre.
Pas le moindre point qui ne fut parfait.
Un acheteur arriva, peu après,
trouva les souliers forts à son goût et les paya plus cher que le prix habituel.
Avec l'argent, le coordonnier put acheter assez de cuir pour faire deux paires de chaussures,
qu'il tailla le soir même,
pensant les achever le lendemain en s'y mettant de bonheur.
Mais le matin, quand il arriva au travail,
les deux paires de souliers étaient faites,
posés sur son établi sans qu'il se fut donné la moindre peine.
Au surplus, les acheteurs ne lui manquèrent point non plus
et c'était de vrais connaisseurs,
car ils lui laissaient assez d'argent
pour qu'il puait acheter de quoi faire quatre paires de chaussures.
Et ces quatre paires-là aussi,
il les trouva finis le matin,
quand il venait plein de courage pour se remettre au travail.
Et comme par la suite,
il en a là toujours de même
et que ce qu'il avait coupé le soir se trouva fait le lendemain matin,
le coordonnier se trouva non seulement tiré de la misère,
mais bientôt dans une confortable aisance
qui touchait presque à la richesse.
Peu de temps avant Noël,
un soir, après avoir taillé et découpé son cuir,
le coordonnier dit à sa femme au moment d'aller au lit.
Donc, s'il ne reste pas invoiller cette nuit
pour voir qui nous apporte ainsi son assistance généreuse,
les pouces en futeureuses et alluma une chandelle neuve,
puis ils alertent se cacher, tous les deux,
derrière les vêtements de la panderie,
où ils restèrent aguettés.
À minuit, arriveurs deux mignons petits nains tout nus,
qui s'installèrent à l'établi et qui,
tirant à eux les coupes de cuir,
se mirent de leurs agiles petits doigts à monter et piquer,
coudrent et clouaient les chaussures avec des gestes
d'une prestesse et d'une perfection telle
qu'on n'arrivait pas à les suivre,
ni même à comprendre comment c'était possible.
Ils ne s'arrêtèrent pas dans leur travail
avant d'avoir tout achevé et aligné les chaussures sur les tablées,
puis ils disparurent tout aussi prestement.
L'an demain matin, les pouces dit au coordonnier,
« Ces petits hommes nous ont apporté la richesse,
nous devrions leur montrer notre reconnaissance.
Ils sont tout nus et ils doivent avoir froid à courir ainsi.
C'est tu quoi ? Je vais leur coudre de petits calsons
et de petites chemises, de petites culottes et de petites veste
et je tricoterai pour eux de petites chaussettes.
Toi, tu leur feras à chacun une petite paire de souliers pour aller avec.
Cela dit le mari, je le ferai avec plaisir.
Et le soir, quand ils eurent tout fini,
ils déposairent leurs cadeaux sur les tablées
à la place du cuir découpé, qui s'y entassait d'habitude,
et ils allairent se cacher de nouveau pour voir comment
ils recevraient leur présent.
À minuit, les lutins arrivent vers en sautillant pour se mettre au travail.
Quand ils trouvent vers sur les tablées au lieu du cuir,
les petits vêtements préparés pour eux.
T'as vu, il nous dit même plus bonjour.
Ah, mais ça, c'est depuis que monsieur, un petit placement.
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Investir comporte des risques de perte en capital.
Il marqueur de l'étautement d'abord.
Puis une grande joie à voir les jolies petites choses
dont ils ne tardèrent pas à s'habiller
des pieds à la tête en un clin d'œil
pour se mettre aussitôt à chanter.
Maintenant, nous voilà comme des vrais d'ondis.
Pourquoi jouer encore les coordonniers ici ?
Joyeux et bondissant,
il se mire ta danse et dans l'atelier,
à gambader comme des petits fous,
sautant par-dessus chaise et banc
pour gagner finalement la porte et s'en aller, toujours dansant.
Depuis lors, on ne les a plus revus,
mais pour le coordonnier,
tout alla bien jusqu'à son dernier jour
et tout lui est réussi dans ses activités
comme dans ses entreprises.
Deuxième partie,
il y avait une fois une pauvre servante
qui était travailleuse et propre,
qui balayait soigneusement chaque jour la maison
et portait les ordures sur un grand tas devant la porte.
Un matin de bonheur,
comme elle arrivait déjà pour se mettre au travail,
elle y trouva une lettre,
mais comme elle ne savait pas lire,
elle laissa son balai dans un coin ce matin-là
et elle a montré la lettre à s'émettre.
C'était une invitation des lutins
qui demandaient à la servante de servir de maraînes
à l'un de leurs enfants.
Elle n'était pas décidée et ne savait que faire,
mais à la fin, après beaucoup de paroles,
s'émettre, réussir à la convaincre
qu'on ne pouvait pas refuser une invitation de cette sorte
et elle l'admit.
Trois lutins vers la chercher
pour la conduire dans une montagne creuse
où vivaient les petits hommes.
Tout y était petit, mais si délicat,
si exquis qu'on ne peut pas le dire.
La coucher reposait dans un lignoir des baignes polies,
à rosace de perles,
avec des couvertures brodées d'or.
Le minuscule berceau était d'ivoire
et la baignoire d'or massif.
La servante teint l'enfant sur les fonds baptismaux,
puis voulu sans retourner chez ses maîtres,
mais les lutins la prièrent
instamment de demeurer trois jours avec eux.
Elle accepta et demeura ces trois jours
qu'elle passa en plaisir et en joie,
car les petits hommes la comblairent
de tout ce qu'elle aimait.
Quand elle voulait prendre le chemin du retour,
il lui bourraire les poches d'or
et la compagnère gentiment au bas de la montagne.
Arrivé à la maison, comme elle pensait avoir
perdu assez de temps, elle s'en alla tout droit
chercher le balai qui était toujours dans son coin.
Elle commença à balayer,
quand des gens qu'elle n'avait jamais vu descendir
et vain lui demander qui elle était
et ce qu'elle désirait.
Parce que ce n'était pas trois jours,
mais bien sept ans qu'elle avait passé
chez les petits hommes de la montagne
et ses anciens patrons étaient morts dans l'intervalle.
Troisième partie.
Une mère avait eu son enfant
enlevé du berceau par les lutins
qui avait mis à sa place
un petit monstre à grosse tête
avec le regard fixe,
occupé seulement de boire et de manger.
Dans sa détresse, elle a demandé conseil à sa voisine
qui lui dit de porter le petit monstre à la cuisine,
de l'installer devant la cheminée
et d'allumer le feu pour faire bouillir de l'eau
dans deux coquilles d'œufs.
« Le monstre ne pourra s'empêcher de rire,
lui dit-elle, et dès l'instant qu'il rit,
s'en est fini de lui.
La femme fit tout ce que sa voisine lui avait dit de faire
et grosse tête, en la voyant mettre l'eau
à bouillir dans des coquilles d'œufs par là.
« Moi qui suis vieux pourtant,
comme le bois des prusses,
je n'avais jamais vu cuisiner
et dans un oeuf. »
Et le voilà qui éclate de rire
et il riait encore quand déjà surgissait
toute une foule de lutins
qui rapporte le véritable enfant,
l'installer devant le feu
et en portait avec eux le monstre à grosse tête.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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