La Petite Table, l'Âne et le Bâton, de Jacob et Wilhelm Grimm

Durée: 22m48s

Date de sortie: 08/02/2024

Il y a bien longtemps, il était un tailleur qui avait trois fils et une seule chèvre. La chèvre devait les nourrir tous les trois avec son lait ; il fallait qu'elle mangeât bien et qu'on la menât tous les jours aux champs. Les fils s'en occupaient chacun à son tour...
 
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La petite table, l'âne et le bâton.
D'après Jacob et Willhelm Grimm.
Il y a bien longtemps, il était un tailleur qui avait trois fils et une seule chèvre.
La chèvre devait les nourrir tous les trois avec son lait.
Il fallait qu'elle mangeait bien et qu'on la mena tous les jours au champ.
Les fils s'en occupaient chacun à son tour.
Un jour, l'aînée la mena au cimetière,
où l'herbe était la plus belle, la laissala à manger et à gambader.
Le soir, quand le moment fut venu de rentrer à la maison, il demanda.
« Alors chèvre, est-ce que tu aurais pu ? »
La chèvre répondit.
« J'ai été mangée que je ne peux plus avaler.
Mais, mais... »
« Eh bien, via la maison, dit le garçon.
Il la prend par sa corde, la conduit à l'écurie et la tâche.
« Alors ? » demanda le vieux tailleur.
« La chèvre était là à s'y manger.
« Ha ! » répondit le fils.
Elle a dit qu'elle ne peut plus rien avaler.
Le père voulu s'en rendre compte par lui-même,
il alla à l'écurie, caressa la petite chèvre et demanda.
« Chèvre, et tu repus ? »
La chèvre répondit.
« De quoi devrais-je être repus ?
Parmi les tombes, j'ai couru pour me nourrir, je n'ai rien trouvé.
D'euh, d'euh, d'euh ! »
« Qu'en t'anges ? » s'écria le tailleur.
Il rentre à la maison et dit au garçon.
« Ah, menteur !
Tu dis que la chèvre est repue et tu la laissais sans nourriture ? »
Et dans sa colère, il prend une canne
et en bat son fils en le jetant dehors.
Le lendemain, c'était au tour du second fils.
Il chercha dans le jardin un coin
où poussait de belles herbes et la chèvre s'en régala.
Le soir, comme il voulait rentrer, il demanda.
« Chèvre, et tu repus ? »
La chèvre répondit.
« J'ai été en manger que je ne peux plus avaler.
« Alors, rentre à la maison ! » dit le garçon.
Il la tira vers la maison, la tâcha dans les curies.
« Eh bien ? » demanda le vieux tailleur.
« La chèvre a-t-elle assez mangé ?
» Répondit le fils.
« Elle a t'en mangé qu'elle ne peut plus rien avaler ! »
Le tailleur n'avait pas confiance.
Il se rendit à l'écurie et demanda.
« Chèvre, et tu repus ? » la chèvre répondit.
« De quoi devra-je être repus ?
Parmi les sillons, j'ai couru pour me nourrir,
mais je n'ai rien trouvé ! Bébébé ! »
« Le putain m'est créant ! » s'écria le tailleur.
« Laissez sans nourriture un animal sud-ou ! »
Il rentre à la maison et, à coups d'aunes, met le garçon à la porte.
C'est maintenant au tour du troisième fils.
Il veut bien faire les choses, recherche les tailles les plus tout fues,
et il fait brouter la chèvre.
Le soir, comme il veut rentrer, il demande à la chèvre.
« Chèvre, et tu repus ? » la chèvre répondit.
« J'ai t'en mangé que je ne peux plus avaler, bébébé !
Alors viens à la maison, » dit le garçon,
et il la conduisit à l'écurie et l'attacha.
« Eh bien ! » demanda le vieux tailleur.
« La chèvre a-t-elle assez mangé ? »
Répondit le fils.
« Elle a tant mangé qu'elle ne peut plus rien avaler ! »
Le tailleur ne le croit pas.
Il sort et demande.
« Chèvre, et tu repus ? »
La méchante bête répondit.
« De quoi devra j'être repus ?
Parmi les sillons j'ai couru pour me nourrir,
mais je n'ai rien trouvé, bébébé ! »
« Ah ! Le vilain menteur ! » s'écria le tailleur.
« Ils sont aussi fourbes et oublieux du devoir l'un que l'autre !
Vous ne me ferez pas plus longtemps tourner en bourrique ! »
Et de colère hors de lui,
il rentre à la maison, frappe le pauvre garçon avec l'aune si forte
qu'il le jette par la porte.
Et voilà le vieux tailleur seul avec sa chèvre.
Le lendemain matin, il va à l'écurie,
car elle se la chèvre et dit.
« Viens, ma mignonne, je vais te conduire moi-même au champ ! »
Il la prend par sa longe et la mène là,
où se trouvent les baies que les chèvres mangent avec le plus de plaisir.
« Pour une fois, tu peux y aller de bon cœur ! » lui dit-il,
et il la laisse abrotter jusqu'au soir.
Il demanda alors.
« Chèvre, est-tu repus ? » elle répondit.
« J'ai tend mangé que je ne peux plus rennavaler, bébébébé ! »
« Alors viens la maison ! » dit le tailleur.
Il la conduisit à l'écurie et la tâcha.
Avant de partir, il se retourna une dernière fois et dit.
« Alors, te voilà donc repus pour une fois ? »
Mais la chèvre ne fut pas meilleure avec lui qu'avec les autres.
Elle s'écria.
« De quoi devrais-je être repus ?
Parmi les sillons, j'ai couru pour me nourrir, mais je n'ai rien trouvé.
Bébébé ! »
Quand le tailleur entendit cela,
il en resta tout interdit et vit bien qu'il avait chassé ses fils sans raison.
« À t'en voir ! » s'écria-t-il.
« Misérable créature !
Ce serait trop peu de te chasser.
Je vais te marquer de tes sortes,
que tu n'oseras plus te montrer devant Donnettailleur. »
En toute hâte, il rentre à la maison, prend son rasoir,
savonne la tête de la chèvre et la tonne au cirac une pomme.
Et parce que l'eau ne eût été trop noble,
il prend une cravache et lui assaine de tel coup qu'elle se sauve à toute allure.
Quand le tailleur se retrouva si seul dans sa maison,
il fut saisi de une grande tristesse.
Il aurait bien voulu que ses fils fassent de nouveau-là,
mais personne ne savait ce qu'ils étaient devenus.
Les nés étaient entrés en apprentissage chez un menuisier.
Ils travaillaient avec zèle et constance.
Lorsque son temps fut terminé et que va en le moment de partir en tournée,
son patron lui offrit une petite table qui n'avait rien de particulier en bois très ordinaire.
Mais elle avait une qualité.
Quand on la déposait quelque part et que l'on disait,
« Petite table, mais le couvert ! »
On la voyait tout à coup s'habiller d'une petite nappe bien propre.
Il y avait dessus une assiette avec couteaux et fourchettes
et des plats avec légumes et viandes, tant qu'il y avait de la place.
Et un grand verre, plein de vin rouge,
est insolé que ça en mettait du beau moqueur.
Le jeune compagnon pensait,
« En voilà assez jusqu'à la fin de tes jours »
et de joyeuses humeurs,
il alla de part le monde sans se préoccuper de savoir
si l'auberge serait bonne ou mauvaise
et si l'on y trouvait quelque chose à manger ou non.
Quand la fantaisie l'empreonnait,
il restait dans les champs, les prêts ou les bois,
où cela lui plaisait,
décrochait la petite table de son dos,
l'instelle devant lui et disait,
« Petite table, mais le couvert ! »
Et tout de suite, tout ce que son cœur souhaitait était là.
Finalement, il lui vint à l'esprit qu'il voudrait bien revoir son père.
Sa colère avait dû s'apaiser
et avec la petite table mais le couvert,
il l'accueillirait volontiers.
Il arriva que, sur le chemin de la maison,
il entra un soir dans une auberge pleine de monde.
On lui souhaita la bienvenue
et on l'invita à prendre place parmi les autres
et à manger avec eux
car on trouverait difficilement quelque chose pour lui tout seul.
« Non ! » répondit le mône-musier.
« Je ne veux pas vous prendre le pain de la bouche.
Il vaut mieux que vous soyez mes autres à moi. »
Il rire et cruer qu'il plaisantait.
Mais lui, pendant ce temps,
allait installer sa table de bois au milieu de la salle et il dit,
« Petite table, mais le couvert ! »
Instantanément, elle se mit à porter des messies délicates
que l'aubergice n'aurait pas pu enfournir de pareille
et le fumait en châteouillait agréablement les narines des clients.
« Allez-y, chers amis ! » dit le mône-musier.
Et quand les autres virent que c'était sérieux,
ils ne se le firent pas dire de foi.
Ils approchèrent leur chaise, sortir leurs couteaux
et y a l'air de bon cœur.
Ce qui les étonnait le plus c'était que,
lorsqu'un plat était vide,
un autre bien rempli prenait aussitôt sa place.
L'aubergiste dans un coin regardait la scène.
Il ne savait que dire, mais il pensait,
« Voilà un cuisinier comme il m'en faudrait un ! »
Le mône-musier et toute la compagnie festoyèrent gaiement
jusqu'à tard dans la nuit.
Finalement, ils allaient se coucher.
Le jeune compagnon se mit également au lit
et plaça sa table miraculeuse contre le mur.
Mais des tas d'idées trottaient dans la tête de l'aubergiste.
Il le revint à l'esprit qu'il possédait dans un débarras
une petite table qui ressemblait à celle du ménusier comme une sœur.
Il la cherche à en secret et en fil échange.
Le lendemain matin, le jeune homme paya sa chambre,
installa la petite table sur son dos,
sans penser que ce n'était plus la bonne et reprit son chemin.
À midi, il arriva chez son père
qu'il accueillit avec une grande joie.
« Alors, mon cher fils, qu'as-tu appris ? »
lui demanda-t-il.
« Père, je suis devenu ménusier.
« C'est un bon métier ! »
rétorque à le vieux.
« Mais que ramènes-tu de ton compagnonnage ?
« Père, le meilleur de ce que j'arramène est une petite table.
Le père l'examina sur toutes ses faces et dit.
« Tu n'as pas fabriqué là un chef-d'œuvre ?
Est-ce une vieille et méchante petite table ?
« Voir. C'est une table mystérieuse, magique ! »
répondit le fils.
Lorsque je l'installe et lui dit de mettre le couvert,
les plus beaux plats s'y trouvent instantanément
avec le vin qui met du beau moqueur.
« Tu n'as qu'à inviter tous tes parents et amis ?
« Pour une fois, ils se délecteront et se régleront
car la petite table les rassazira tous. »
Ce que j'entends le plus souvent de la part des recruteurs, c'est...
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Quand tout le monde fut rassemblé,
il installa la petite table au milieu de la pièce et dit...
« Petite table ! Mais le couvert ! »
Mais rien ne se produisit
et la table resta aussi vite que n'importe quelle table
qui n'entend pas la parole humaine.
Alors le pauvre gars s'aperçut
qu'on lui avait échangé sa table
et lui ont de passer pour un menteur.
Les parents se moquent de lui
et il leur fallut repartir chez eux affamés et assoiffés.
Le père reprit ses chiffons
et se remit à coudre.
Le fils trouve à du travail chez un patron.
Le deuxième fils, lui, était arrivé chez un menier
et il avait fait son apprentissage chez lui.
Lorsque son temps fut passé, le patron lui dit...
« Puisque t'as conduit à été bonne,
je te fais cadeau d'un âne d'une espèce particulière.
Il ne tire pas de voiture et ne porte pas de sac.
« À quoi peut-il bien servir dans ce cas ? »
demanda le jeune compagnon.
« Il crache de l'or ! » répondit le menier.
« Si tu te places sur un drap et que tu dis,
bric le blic, cette bonne bête,
crache des pièces d'or par devant et par derrière.
« Voilà une bonne chose ! » dit le jeune homme.
Il remercia le menier et partit de par le monde.
Quand il avait besoin d'argent, il n'avait qu'à dire.
Bric le brit, à son âne et il pleuvait des pièces d'or.
Il n'avait plus que le mal de les ramasser.
Où qu'il arriva, le meilleur n'était jamais trop bon pour lui
et plus cela coûtait cher, mieux c'était.
Il avait toujours un sac plein de pièces à sa disposition.
Après avoir visité le monde un bout de temps, il pensa.
« Il te faut partir à la recherche de ton père.
Quand tu arriveras avec Lana Or,
il oubliera sa colère et te recevra bien.
Par hasard, il descendit dans la même auberge
que celle où la table de son frère avait été échangée.
Il conduisait son âne par la bride
et l'aubergine voulait lui enlever pour l'attacher.
Le jeune compagnon lui dit,
« Ne vous donnez pas ce mal !
Je conduirai moi-même mon grison à l'écurie
et je l'attacherai aussi moi-même.
Il faut que je sache où il est ! »
L'aubergiste trouva cela curieux
et pensa que quelqu'un qui devait s'occuper soi-même de son âne
ne ferait pas à mon client.
Mais quand l'étranger prit dans sa poche deux pièces d'or
et lui dit d'acheter quelque chose de bon pour lui,
il ouvrit de grands yeux,
courus partout pour acheter le meilleur qu'il pouvait trouver.
Après le repas, l'autre demanda ce qu'il devait.
L'aubergiste voulait profiter de l'occasion
et lui dit qu'il n'avait qu'à ajouter deux autres pièces d'or
à celles qu'il lui avait déjà données.
Le jeune compagnon plongea sa main dans sa poche,
mais il n'avait plus d'argent.
« Attendez un instant, monsieur l'aubergiste,
dit-il, je vais les chercher de l'or ! »
Il emmena la nappe.
L'aubergiste ne comprenait pas ce que cela signifiait.
Curieux, il suivit son client.
Et quand il le vit verrouiller la porte de l'écurie,
il regarda par un trou du mur.
L'étranger avait étendu la nappe autour de l'âne et criait
« Brie que le Britte ! »
Au même moment, l'animal se mit à cracher par devant et par derrière
de l'or qui s'empilait régulièrement sur le sol.
« Quelle fortune ! » dit l'aubergiste.
« Voilà des ducas qui sont vite frappés !
Un sac à sous comme cela, ce n'est pas inutile ! »
Le client paya son écho et alla se coucher.
L'aubergiste, lui, se fauxfila pendant la nuit dans l'écurie,
s'empara de l'Anna Or et en mit un autre à la place.
De grand matin, le compagnon prit la route avec un âne,
qu'il croyait être le sien.
À midi, il arrivait chez son père qui se réjouit en le voyant
et l'accueillit volontiers.
« Qui tu devais, mon fils ? » demanda le vieux.
« Un mignet, cher père, répondit-il.
« Qu'as-tu ramené de ton compagnonnage ? »
Rien en dehors d'un âne.
« Des ânes, il y en a bien assez ! » dit le père.
« J'aurais préféré une bonne chèvre.
« Oui, répondit le fils.
Mais ce n'est pas un âne ordinaire, c'est un âne à or.
Quand je dis « Bricklebrit », la bonne bête vous crache un drap plein de pièces d'or.
Appelle tous les parents, je vais en faire des gens riches.
« Voilà qui me plaît ! » dit le tailleur.
« Je n'aurais plus besoin de me faire de soucis avec mon aiguille. »
Il s'en fut lui-même à la recherche de ses parents qu'il ramena.
Dès qu'il fure rassemblé, le menier les priats de faire place
et étendit son drap et amena l'âne dans la chambre.
« Maintenant, faites attention, dit-il ! » et il crée à
« Bricklebrit ! »
Mais ce ne fure pas des pièces d'or qui tombèrent
et il apparu que l'animal ne connaissait rien à cet âre
qui n'ait pas donné un apport de câline.
Le pauvre menier faisait triste figure.
Il compris qu'il avait été trompé et demanda pardon à ses parents
qu'il s'en retournerait chez eux aussi pauvres qu'ils étaient venus.
Il ne restait plus rien d'autre à faire pour le père
que de reprendre son aiguille et pour le fils de s'engager chez un menier.
Le troisième frère était entré chez un tourneur sur bois
et comme il s'agissait d'un métier d'art,
ce fut lui qui resta le plus longtemps en apprentissage.
Ses frères lui firent savoir par une lettre comment tout avait mal tourné pour eux
et comment, au dernier moment, l'aubergiste les avait dépouillés de leurs cadeaux magiques.
Lorsque le tourneur eut terminé ses études,
son maître lui offrit en récompense de sa bonne conduite un sac et dit
« Il y a un bâton dedans ! »
« Je peux prendre le sac ? Il peut me rendre service !
Mais pourquoi ce bâton ? Il ne fait que l'allour d'Ir ! »
« Je vais te dire ceci » répondit le patron.
« Si quelqu'un t'a causé du tort, tu n'auras qu'à dire. Bâton hors du sac.
Aussitôt, le bâton s'autra dehors parmi les gens et il dansera sur leurs dos
une si joyeuse danse que pendant huit jours.
Ils ne pourront plus faire un mouvement et ils ne s'arrêtent pas avant que tu dise. Bâton dans le sac ! »
Le compagnon le remercia, mit le sac sur son dos
et quand quelqu'un s'approchait de trop près pour l'attaquer, il dit « Bâton hors du sac ! »
Aussitôt, le bâton surgissait, il se secouait sur le dos, manteau
et pourpoint jusqu'à ce que les malendres en hurlasse de douleur.
Et cela allait si vite qu'avant que l'on s'en aperçut, son tour était déjà venu.
Le jeune tourneur arriva un soir à l'auberge où l'on avait du pécé frère.
Il déposa son avre-sac devant lui sur la table et commença à parler de tout ce qu'il avait vu de remarquable dans le monde.
« Oui ? » dit-il.
« On trouve bien une petite table mais le couvert, un anahors et d'autres sauts semblables.
Ce sont de bonnes sauvages que je n'estime pas, mais cela n'est rien à comparer au trésor que je me suis procuré et qui se trouve dans mon sac. »
« Qu'est-ce que ça peut bien être ? » pensa-t-il.
« Le sac serait-il bourré de diamants ? Il faudrait que je l'obtienne pour marcher lui aussi, jamais de son trois. »
Lorsque le moment d'aller dormir fut arrivé, l'autre s'étendit sur le banc et dispose à son sac en guise de rayet.
Quand l'aubergiste crut qu'il était plongé dans un profond sommeil, il s'approcha de lui, pousse ça et tira doucement, précoçonneusement le sac pour essayer de le prendre et d'en mettre un autre à la place.
Le tourneur s'attendait à cela depuis longtemps. Lorsque l'aubergiste voulait lui donner la dernière poussée, il s'écria.
« Bâton hors du sac ! »
Aussitôt, le bâton surgit, frotta les côtes de l'aubergiste à sa façon.
L'aubergiste criait pitié, mais plus fort il criait, plus vigoureusement le bâton lui tapait sur le dos jusqu'à ce qu'il tomba sans souffle sur le sol.
Alors le tourneur dit, « Si tu ne me rends pas, la petite table m'est le couvert et l'un à or, la danse recommencera.
« Oh non ! » s'écria l'aubergiste d'une toute petite voix.
« Je redrai volontiers le tout, mais j'ai rentré ton esprit frappeur dans ton sac ! »
Le jeune compagnon dit alors.
« Je veux bien que la grâce passe avant le droit, mais garde-toi de refaire le mal. »
Et il cria, « Bâton dans le sac ! »
Et il le laisse à tranquille.
Le tourneur partit le lendemain matin avec la petite table le couvert et l'un à or vers la maison de son père.
Le tailleur se réjouit lorsqu'il le revit et lui demanda à lui aussi ce qu'il avait appris chez les autres.
« Fierpère ! » répondit-il, « Féffy devenu tourneur sur bois.
« Un fameux métier ! » dit le père.
« Que tu rameneres de ton compagnonnage ?
« Une pièce précieuse, Charpère, » répondit le fils.
« Un bâton dans un sac !
« Quoi ? » s'écria le père.
« Un bâton ? Ce n'était pas la peine. Tu peux encoiller un apport de quel arbre ?
« Mais pas un comme ça, Charpère.
Quand je dis « bâton hors du sac », il en brondit et donne à celui qui m'a voulu du mal une fameuse danse jusqu'à ce qu'il tombe par terre et supplie qu'il s'arrête.
« Voyez-vous, c'est avec ce bâton que j'ai récupéré la petite table et le couvert et l'Anaor que l'aubergiste Voleur avait dérobé à mes frères.
« Maintenant, appelle mes frères et invite tous les parents.
« Thee veut qu'ils mangent et boivent et remplirait leur poche d'or.
Le vieux tailleur ne croyait pas trop à cette histoire, mais il invita quand même ses parents.
« Le tourneur étendit un drap dans la chambre, fit entrer l'Anaor et dit à son frère.
« Maintenant, faire frère, parle-lui.
Le menu est dit.
« Brécalbrite ! »
Et à l'instant des pièces d'or tombèrent sur le drap, comme s'il en pleuvait averse et l'Anaor n'arrêta que lorsque tous en hurre-tant qu'il ne pouvait plus emporter.
« Je vois à ta mine que tu aurais bien voulu y être.
Alors le tourneur cherche à la petite table et dit.
« Faire frère, parle-lui maintenant.
Et à peine le menuisier avait-il dit, petite table met le couvert, que déjà les plus beaux maires apparaissaient en abondance.
Il lute un repas comme jamais encore le bon tailleur n'en avait vu dans sa maison.
Toute la famille reste à rassembler jusqu'au milieu de la nuit et tous étaient joyeux et comblés.
Le tailleur enferma aiguille, bobine, haune et fer à repasser dans une armoire et vécue avec ses fils dans la joie et la félicité.
Et la chèvre, à cause de laquelle le tailleur jeta dehors ses trois fils, qu'est-elle devenue ?
Ne supportant pas d'avoir la tête tendue, elle alla se cacher dans le terrier d'Aronar.
Lorsque celui-ci revint et aperçu deux gros yeux brillés au fond de son terrier,
il prit peur et se sauva à toute allure.
Dans sa fuite, il rencontra un ours.
« Pourquoi a-tu l'air si affolé, frère Aronar ? » lui demanda celui-ci.
« Que t'es-tu donc arrivé ? »
« Mon terrier est occupé par un épouvantable animal dont les yeux lancent des flammes ! » expliqua Aronar.
« Nous allons le chasser ! »
C'est ce clam à l'ours qui accompagne à l'Aronar jusqu'à son terrier.
Mais lorsque l'ours aperçut les yeux de Bres à son tour, il prit peur et s'enfuit renonçant à chasser l'intrus.
Dans sa fuite, il rencontra une abeille.
« Pourquoi fais-tu cette tête, frère Ours ? » lui demanda-t-elle.
« Toi qui d'ordinaire est si zoïeux ! »
« Un épouvantable animal aux yeux de Bres occupe le terrier du Rhonar, et nous ne réussissons pas à l'en chasser ! » expliqua l'ours.
La baille fut saisie de pitié.
« Je ne suis qu'une pauvre effèble créature à laquelle vous ne prêtez d'ordinaire guerre attention, » dit-elle, mais peut-être pour Ours vous aider.
La baille entra dans le terrier du Rhonar, se posa sur la tête de la chèvre et la pique assez violemment, que celle-ci sauta en l'air.
« Mais, mais ! » hurla la chèvre en décampant à toute allure.
Elle courut, courut si longtemps qu'encore aujourd'hui, nul ne sait jusqu'où elle est allée.
« A la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de


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