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Ruki était le plus agile des écureuils du Gatine.
Ses avantages physiques ne le cédent en rien à ses qualités morales.
Ruki était à droit et intelligent.
On le voyait partout.
Les hiboux et les ramiers le rencontraient dans les ramets.
Les lapins et les bléraux le croisaient sur les chemins ou dans l'herbe des prairies.
Notre écureuil ne manquait pas d'humour.
Un jour, il trouva, au pied d'une borne, une lanterne de bicyclette.
Il alluma.
Son plaisir était de jeter un rayon de lumière dans l'œil de ses congénères.
Un jour que Ruki cherchait un logement pour l'hiver,
il aperçut une vieille chouette qui habitait un trou d'arbres des plus confortables.
« Voilà une belle habitation d'hiver ! »
pensa Ruki.
Et vite, il alla chercher sa lanterne.
Les curueils fixaient sa lanterne à une branche d'arbres
de façon à ce que les rayons lumineux soient dirigés sur l'ouverture du trou de la chouette.
Celle-ci, dont les yeux étaient clos toute la nuit, ne pouvait supporter l'éclat de la lumière.
Aveuglée par la lumière, la chouette ne pouvait distinguer dans la nuit
les bestioles dont elle faisait sa nourriture.
Elle serait morte de faim si elle n'avait pris la résolution de déménager.
C'est ce cas-tendé Ruki pour s'approprier le dix logis.
« Que fait le malin et curueil sur ce banc ? »
Il fait tremper dans le pot à colle du menuisier le beau panache qui lui sert de « que ».
« Que combine-t-il dans sa cervelle ? »
« Nous allons le savoir bientôt. »
Ruki, en équilibre sur un boisseau rempli de noisettes, remut avec sa queue le contenu du récipient
et le voici qui s'enfuit enfin,
emportant, collé au bout de son panache,
quelques centaines de grosses noisettes.
« Quelle provision pour l'hiver ! »
Dit en riant le malin et curueil.
Et il secouait son panache dans le trou qui servait d'anti-chambre à son logement.
Après ce beau coup, Ruki fit un petit somme sur la branche.
Quand il se réveillât, il se sentit retenu en arrière par une force invincible.
« Oh ! C'était la colle qui s'était fixée et durci ! »
Le panache de Ruki adhéré à la branche,
comme s'il avait été collé par une main d'homme.
Après mille efforts combinés,
l'écuré finit par recouvrer la liberté.
Mais à quel prix,
tous les poils de son panache restèrent collés à l'écorce.
Ruki voulu sauter sur une autre branche.
Hélas, le panache qui lui servait de gouvernail
et de soutien n'était plus là pour remplir son office.
Le pauvre animal tomba à terre et ses crasas le naît.
Ruki mena dès lors une triste existence.
Tous les lapins des environs se donnaient rendez-vous
pour danser une ronde autour de l'écurueil sans queue.
Mais la providence veillait
et bientôt la nature reprit ses droits.
Les poils repoussaient
et un beau matin, l'écurueil retrouva son panache.
Depuis quelque temps, Ruki avait à se plaindre d'un gros chien
qui l'avait poursuivi sans répit.
Rencontrant sur son chemin un panier de provision,
l'écurueil eut l'idée d'en soustraire
un petit sac de poivre qui s'y trouvait
et d'en saupoudrer et copieusement son panache.
A peine avait-il fait ce travail que son ennemi surgissait.
Ruki s'enfuit devant lui en se coinçant à queue.
Cela fit voltiger dans les narines et la gueule du chien
un nuage épicé.
Le pauvre animal aveuglé, étouffé, arrêta sa course
pour éternuer comme jamais de mémoire de chien
un chien n'avait éternué.
« A tesouer, mon ami ! »
criait ironiquement Ruki.
« Dieu te bénisse ! »
renchéricé-t-il Gognar.
L'écurueil avait un fond de bonté.
Quand il apercevait une grenouille poursuivie par un canard,
vite il se placait sur son chemin
et elle tombait sur son panache, comme sur un édredon américain.
Ruki n'avait plus qu'à transporter la grenouille en lieux sûrs
devant l'œil haurie du canard.
Puis l'écurueil transportait son fardeau sur une branche de saule
qui baignait près d'un étang
et là il s'en débarrassait en criant
« Revoir, grenouille ! Bien des sauses, c'est toi !
Aimez bon souvenir au brofé de l'étang ! »
Ruki utilisait son panache d'une façon intelligente.
Tantôt il lui servait de parasol contre les ardeurs du soleil.
Tantôt il lui servait de parapluie contre les ondés et les orages.
Il servait même de tapis brosse
car Ruki avait toujours soin de s'essuyer les pieds
avant de pénétrer dans son appartement.
Quand notre écureuil voulait voir du pays,
il mettait à l'eau un vieux sabot
qu'il avait trouvé sur un chemin
et vogue la galère.
Son panache lui servait de voile
et habilement dirigé,
il allait atterrir à l'endroit qu'il avait choisi.
Ruki continu sa belle et libre existence
ne demandant qu'à lui-même les ressources nécessaires
à la rendre attrayante et facile.
...