Décider. Voilà ce qui définit le métier de magistrat. Décider pour garantir le respect
des droits et des libertés fondamentales. Au civil comme au pénal, le magistrat traite
chaque jour des dossiers déterminants pour l'avenir. Affaire familiale, cybercriminalité,
justice environnementale. Décider pour faire une différence. Une carrière riche et diversifiée,
une formation continue et des opportunités de poste à haute responsabilité. Décider
de construire une carrière qui a du sens. Inscrivez-vous au concours de la magistrature
sur enm.justice.fr. Ceci est un message du ministère de la Justice.
L'effet. D'après Charles Perrault.
Il était une fois une veuve qui avait deux filles. L'ennée lui ressemblait si fort
d'humeur et de visage que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables
et si orgueilleuses qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai
portrait de son père pour la douceur et l'honnêteté, était avec cela une des plus belles filles
qu'on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de
sa fille aînée et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle
la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autre chose
que cette pauvre enfant alla deux fois le jour puiser de l'eau à une grande milieu
du logis et qu'elle en rapporte à plein une grande cruche. Un jour qu'elle était
à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire.
« Oui, da, ma bonne mère, dit cette belle fille, et rincant aussitôt sa cruche, elle
puisa de l'eau au plus bel endroit de la fontaine et la lui présenta, soutenant toujours
la cruche afin qu'elle bue plus aisément. La bonne femme ayant bu, lui dit, « Vous
êtes si belle, si bonne et si honnête que je ne puis m'empêcher de vous faire un
don, car c'était une fée qui avait pris la forme d'une pauvre femme de village pour
voir jusqu'où irait l'honnêteté de cette jeune fille. Je vous donne pour don, poursuivis
la fée, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur
ou une pierre précieuse. » Lorsque cette belle fille arrive à eau logie, sa mère
l'a grondat de revenir si tard de la fontaine. « Je vous demande pardon, ma mère, dit
cette pauvre fille, d'avoir tardé si longtemps. » Et en disant ses mots, il lui sortit de
la bouche de rose, de perle et de gros diamants. « Que vois-je là ? » dit sa mère, tout
étonné. « Je crois qu'il lui sort de la bouche des perles et des diamants. D'où
vient cela, ma fille ? » Ce fut la première fois qu'elle l'appelait sa fille. La pauvre
enfant lui raconte anahivement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité
de diamants. « Vraiment ? » dit la mère. « Il faut que j'y envoie ma fille. Tenez,
fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle. Ne seriez-vous
pas bien aise d'avoir le même don ? Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à
la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui est endonné bien honnêtement.
« Il me ferait beauvoir ! » répondit la brutale, à l'air à la fontaine. « Je
veux que vous y alliez, » reprit la mère, et tout à l'heure. Elle y alla, mais toujours
engondant. Elle prit le plus pauvre flacon d'argent qui fut dans l'hulogie. Elle
ne fut pas plutôt arrivé à la fontaine qu'elle vit sortir du bois, une dame magnifiquement
vêtue, qui vient lui demander à boire. C'était la même fée qui avait apparu à
sa sœur, mais qui avait pris l'air et les habite une princesse, pour voir jusqu'où
irait la malhonnêteté de cette fille. « Est-ce que je suis icivenue, » lui dit cette
femme, flacon d'argent tout exprès pour donner à boire à madame. « J'en suis
d'avis. Buvez à même si vous voulez. » « Venez de guerre honnête, » reprit la
fée, sans se mettre en colère. « Eh bien, puisque vous êtes si peu obligante, je vous
donne pour donc à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent
ou un crapeau. D'abord que sa mère l'a perçue, elle lui cria. « Eh bien, ma fille !
Eh bien, ma mère, lui répondit la brutale en jetant deux vipères et deux crapeaux. « Oh,
ciel ! » s'écria la mère. « Que vois-je là ? C'est sa sœur qui en est cause,
elle me le paiera. » Et aussitôt elle courut pour la battre. La pauvre enfance en fuit et
elle a se sauvé dans la forêt prochaine. Le fils du roi, qui revenait de la chasse,
la rencontra. Et la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle
avait à pleurer. « Hélas, monsieur, c'est ma mère qui m'a chassé du logis. » Le fils du roi,
qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de diamants, la pria de lui dire d'où
cela lui venait. Elle lui compta toute son aventure. Le fils du roi en devient amoureux et considérant
qu'un tel don valait mieux que tout ce qu'on pouvait donner en mariage à un autre l'emmena
au palais du roi son père, où il l'épousa. Pour sa sœur, elle se fit tant à y dire que sa propre
mère la chassa de chez elle et la malheureuse, après avoir bien couru, s'en trouvait personne
qui voulait la recevoir, à la mourir au coin d'un bois. Moralité. L'honnêteté coûte des soins et
veut un peu de complaisance, mais tôt ou tard, elle a sa récompense et, souvent dans le temps,
qu'on y pense le moins. Autre moralité. Les diamants et les pistoles peuvent beaucoup sur les esprits,
cependant les douces paroles ont encore plus de force et sont d'un plus grand prix.