Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Karynernaux vont vous raconter le nouvel épisode de Zephira
et Jim, Écureuil d'élite, écrit par Thomas.
Il s'intitule « Le champ du crabeufle ». Et restez bien jusqu'à la fin, car vous
devrez décider de la suite de leurs aventures.
Bonne écoute.
Jim n'a jamais vu autant d'Écureuil réunis sur la place du village.
Des plus jeunes, excités par cette fête, aux plus anciens tremblent autant sur leur
canne, tous ont fait le déplacement.
Juché sur une estrate de feuilles et des corse, il contemple la foule, un sourire
jusqu'aux oreilles.
À ses côtés, Zephira, l'Écureuil volant de ses rêves, fixe l'horizon de ses yeux
persants.
En la voyant adopter cette posture solennelle, Jim se redresse.
Ils sont tout de même en présence de leur roi pour une cérémonie en leur honneur.
Et c'est grâce à cette bravoure exceptionnelle que Zephira a triomphé du Faucon Noir, assisté
par Jim ici présent.
Je tiens à préciser que Jim ne m'a pas seulement assisté, mais qu'il a été d'une aide
inestimable.
Je n'y serai jamais arrivé sans ses précieuses inventions et son intelligence.
Jim l'a dévisage, les yeux remplis d'émotions.
Zephira vient de le complimenter devant son peuple.
Un frisson de bonheur l'électrise.
Bien sûr, bien sûr.
Et aujourd'hui est un grand jour.
Nos deux aventuriers partent à la recherche de la famille de Zephira.
Le public applaudit en poussant des crises tridents.
Pour les aider, je leur confie l'un de nos trésors les plus précieux, une goutte
de sève de l'arbre originelle de la forêt Tufou.
Jim est bougebé.
Un tel breuvage peut guérir n'importe qui de n'importe quoi.
Le roi tend le minuscule flacon à Zephira qui s'incline pour le remercier.
Et n'oubliez pas, soyez durs comme le noistier, souples comme sa branche et bons comme son
fruit.
Sur ses obscures paroles, Zephira et Jim empoignent leur pactage et descendent de l'estrade.
La foule se sinde en deux, formant une haie d'honneur avant d'entamer l'hymne de la forêt.
Alors, prêt à traverser le marais de l'Ourico ?
Ça ne m'en chante pour plus que ça.
Mais si on suit la direction dans laquelle tu as aperçu les écuries volants, c'est
le seul chemin qui s'offre à nous.
A peine Jim a-t-il terminé sa phrase qu'une boule d'épines cabossées surgit des forêts.
Deux yeux voilés de blanc émergent d'entre les aiguilles.
Ah, Sourace, le doyen des Rissons !
Non, pas vraiment.
Euh, non, non, non, non plus, non.
Ça rime avec coucou à la rigueur.
Je crois que le père Sourace débloque un peu.
Il est peut-être juste pas très bon en rime.
Attention à la chanson.
C'est noté l'ancien.
Bonne journée.
Jim dévisage le hérisson en songeant à ses paroles avant de rejoindre Zephira qui s'éloigne.
Sautant de branche en branche, les deux amis avancent à bonne allure.
Cette fois, notre inventeur a plus de facilité à suivre sa coéquipière.
Il faut dire qu'avant leur départ, il a suivi un entraînement intensif.
Coché par une Zephira intransigeante, il en a bavé.
Mais l'idée de passer du temps en compagnie de la belle écureuil l'a aidé à s'accrocher.
En deux semaines, il a fait de tels progrès qu'il pouvait la suivre presque partout.
Alors que le soleil décline, nos amis quittent la forêt tout fou pour pénétrer sur un
territoire inconnu.
Les arbres ont l'air malades, comme s'ils avaient subi un long mouillever.
Ils sont si rachitiques que les deux écureuils doivent descendre pour progresser sur un sol humide.
Nous y sommes !
Les marais de lourricours !
Bah quoi ? Ne me dis pas que tu crois aux divagations de ce vieux hérisson !
Non, mais tout de même, cet endroit ne m'inspire pas confiance !
Au-dessus de leur tête, les nuages obstruent la lumière de la lune.
Jim sort de son sac un casque de chantier sur lequel est fixé un petit bocal en verre.
Il tapote dessus.
À l'intérieur, trois vers-lui, se réveillent, diffusant un léger à l'eau lumineux.
Wow ! C'est trop beau !
Je te présente John, June et Jack.
Jim vise son invention sur ses oreilles avant de s'enfoncer dans le marais.
Un craquement sinistre retentit derrière lui.
Jim se retourne, manquant d'assommer Zephira.
Calme-toi ! J'ai juste marché sur une brindille.
Le cœur battant à mille à l'heure, Jim poursuit son chemin.
Soudain, il sent une chose s'abattre sur son épaule.
Un tentacule gluant !
Les curueuils poussent un hurlement à s'en déchirer les poumons,
bondis dans tous les sens pour échapper à son agresseur.
Lorsqu'ils s'en débarrassent, Zephira se tortille allongée sur le sol.
Zeph ! Zeph, ça va ?
Mais lorsque Jim s'approche, il voit son ami morte de rire.
T'enrais vite ta tête, quand j'étais balancée cette pauvre limace,
on aurait dit un faux folie en clis de panique.
Et tu trouves ça drôle ?
On ne sait pas ce qui peut se cacher dans ses bois.
Oh, ça va, détends-toi, tout se passe bien.
Devant la mine des confites de Jim, Zephira pouf à nouveau,
puis s'arrête net comme paralysé.
Zeph ? Zeph, ça va ?
Alors si c'est encore une de tes blagues, c'est nul !
Jim retire son casque pour examiner son ami de plus près.
Aussitôt, une mélodie lui parvient aux oreilles,
jusque la protégée par son couvre-chef.
Une mélodie entêtante, pleine de tristesse et de solitude.
Son esprit s'en brume, il doit se laisser porter.
D'un coup, les paroles du vieux Hérisson résonnent.
La chanson, ne surtout pas écouter la chanson !
Jim s'empresse de remettre son casque et la musique s'estompe.
Paniqué, il voisit Fira s'éloigner entre les arbres raboucrits.
Il se lance à sa poursuite et lui barre le chemin.
Zeph ! Mais qu'est-ce que tu fais ? Zeph ! Zeph ! Réponds-moi !
Mais son ami ne réagit pas.
Jim essaie de l'arrêter, mais elle est plus forte que lui
et le fait tomber à l'art en verse.
Impuissant, il se contente de la suivre au coeur de ses marais sordides.
Zephira se déplace tel un zombie,
un zombie qui se dirige droit vers un gouffre abyssal.
La peur au ventre, Jim tente de la tirer en arrière,
mais rien n'y fait, et Zephira bascule dans le vide.
Alors qu'une profonde tristesse l'envahit, Jim se rend compte que la mélopée s'est arrêtée.
Lorsqu'il se penche au-dessus du précipice, il a une vision d'horreur.
Au fond de l'immense trou, Zephira, visiblement désombifié,
est prisonnière de la langue d'un vieux crapeau,
à la peau luisante et à moitié recouverte de mousse.
Zeph, Zeph, est-ce que ça va ?
Jim, qu'est-ce qui s'est passé ?
Je crois que je me suis cassé la pâtée.
J'arrive pas à me dégager de ce truc gluant.
Ce truc gluant, c'est ma langue.
Et si je m'apprête à te dévorer,
c'est pour t'apprendre à me tomber dessus,
pendant que je chante.
Hein ? Mais qui êtes-vous d'abord ?
Pourquoi vous me tenez comme ça ? Lâchez-moi !
Quoi ?
C'est vous qui m'est tombé dessus comme une malle propre,
alors que je chantais dans ce trou affreux.
Non, non, attendez, on peut discuter.
Jim, je ne suis pas sûr que ce soit le moment de tailler la noisette.
Quoi bon parlé, si c'est pour vous moquer comme les autres ?
Mais non, racontez-nous ce que vous faites ici.
Crabufle hésite.
Puis, en voyant que Zephira ne peut pas bouger à cause de sa blessure,
il rembobine sa langue.
Je vois, vous ne connaissez pas mon histoire.
Je m'appelle Crabufle, premier crapeau,
chanteur des marais de l'Oriku.
Mais mon talent n'est pas au goût de tous,
alors un jour, les habitants de ce lieu m'ont tendu un piège.
En prétextant, m'ont mené découvrir un musicien légendaire.
Ils m'ont fait trouver dans ce trou arrach.
J'ai subi leur moquerie sans que jamais il ne me fasse sortir.
J'ai tenté de les convaincre.
Je leur ai dit que je ne chanterais plus,
mais ils préféraient me rayer.
Au fil des années, la colère et la ranqueur sont devenus mes seules compagnes.
C'est horrible, mais ils sont où tous ces animaux maintenant ?
Je m'en suis débarrassé.
Vous les avez mangés ?
Mais non !
J'ai continué à chanter.
Aujourd'hui, ma musique est si puissante
que ceux qui l'entendent se soumettre au moindre de mes désirs.
Mais heureusement, je ne la maîtrise pas vraiment.
Et dans ma furère, j'ai souhaité qu'ils quittent cet endroit à tout jamais.
Maintenant, ces marais sont réputés comme hantées, et je suis seul.
Vous n'avez jamais essayé d'utiliser votre champ pour qu'on vienne vous aider ?
Bien sûr que si, mais celui-ci est trop triste, trop lugubre.
Vous êtes les seuls qu'il n'a pas effrayé.
En imaginant l'enfer qu'avait dû vivre le crabuffle, le regard de Jim se perd dans le vague.
Puis, il avise un ruisseau serpentant entre les pierres, puis une vieille souche creuse qui jit parmi les feuilles.
Jim tient la solution.
Hum, nous allons vous sortir de là.
Un petit écureuil comme toi, ça m'étonnerait.
Mais Jim n'écoute pas, il s'affaire déjà autour de la souche.
Il la pousse, tirer force en vin, elle ne bouge pas d'un pouce.
Crabuffle, j'ai besoin de Zephira pour vous sortir de là.
Encore l'une de ces rues pour vous enfuire.
Je n'allais pas vous manger de toute façon.
Et puis, cette prison est bien trop petite pour deux.
Vous pouvez partir.
Mais Jim, j'ai la patte cassée, j'arrive à peine à bouger.
Serre-toi de la sève de l'herbre originelle.
Mais oui.
De sa main valide, l'écureuil fouille dans son sac,
ouvre avec soin le flacon contenant le liquide couleur caramel
et en bois l'unique goutte.
Une force nouvelle circule en elle,
sa patte est soignée en arrientant
et elle escalade la paroi du gouffre
sous le regard envieux de Crabuffle.
Alors, c'est quoi le plan ?
Tu vois ce tronc-reux là-bas, on va mettre une extrémité au-dessus du trou de Crabuffle
et l'autre au niveau du ruisseau qui se trouve plus haut.
La gravité fera le reste.
Oh, malin !
Au prix d'un effort incroyable, Zephira et Jim parviennent à déplacer le bois creusé par les termites.
Aussitôt, l'eau du ruisseau s'y engouffre et remplit la crevasse de Crabuffle.
Mais qu'est-ce que vous vous faites ?
L'eau va vous aider à flotter jusqu'à la surface.
Mais lorsque l'eau lui arrive jusqu'au coup, le crapo ne bouge pas.
Je... je... je suis trop faible pour nager.
J'ai une idée ! Utilisez votre chant pour vous donner du courage, de la force.
Mais je ne le maîtrise pas.
Essayez !
Malgré la panique qui le saisit, Crabuffle ferme les yeux.
Il freudonne une douce mélodie, un air magnifique qui évoque l'espoir et l'audace de plus en plus fort.
Puis, alors que l'eau le submerge, Crabuffle se met à nager.
La fatigue qui enveloppe Zephira et Jim s'envole et les voilà tous les trois bientôt hors de l'horrible trou.
Vous... vous avez tenu promesse ?
Vous m'avez sauvé.
Comment puis-je vous remercier ?
En nous guidant jusqu'à la sortie de ce marais.
Avec plaisir !
Et c'est ainsi que, sans difficulté, Zephira et Jim traversent les marais de l'Ooriku.
Quelle est vous faire maintenant ?
Je vais repupler ces bosquets en croissant haut et fort qu'ils ne sont en rien maudit.
Et nous, par où devons-nous aller ?
De choix, sauf à vous, mes amis.
Vous pouvez passer par les souterrains du Duc Palin, un lapin aussi rapide que déranger.
Ou alors vous pouvez vous attaquer au montagne des Geldor et entrer sur le territoire du Buktin d'Ore.
Je vous souhaite bonne continuation dans votre périple, valeureux petit rougeur.
Et n'oubliez pas, si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serai là.
Et n'oubliez pas, si vous aimez les petites histoires, parlez-en autour de vous.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.