Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Gary Nerno vont vous raconter la baguette magique,
une histoire que j'ai écrite.
Bonne écoute.
Dimanche, 7h du matin, dans une petite chambre, une coête remue.
Un petit bras en surgit, t'attone, fait tomber le réveil posé sur la table de chevet
et allume la lumière.
Dim émerge, s'étire et batille brouillamment.
7h une, Trouto pourra aller voir ses parents.
Il risquerait de réveiller des dragons.
Trouto aussi, pour regarder ses dessins animés préférés.
La couette rabattue sur les genoux, Dim contemple sa chambre pour trouver une occupation.
Et au beau milieu de son océan de jouets, il le voit.
Un tas de briques échoués autour d'un château inachevé.
Dim saute de son lit, ouvre les rideaux et se jette sur son projet de construction.
8h05, le château s'est transformé en une tour géante et biscornu truffé de pièges
et de monstres.
Seul le grand ninja rouge a osé y pénétrer.
Il n'a fait qu'une bouchée du rez-de-chaussée.
Mais alors qu'il atteint l'escalier, qui va le mener au premier étage, un monstre,
mi-ours, mi-poulpe, surgit.
Absorbé par le combat, Dim ne voit pas une imposante silhouette se glisser dans l'encadrement
de la porte de sa chambre.
Dim paniquait, Dim sursaut.
La tour tangue, le ninja rouge valse sur le lit, l'ours poulpe s'écrase avec fracas
contre le mur.
Son père pouf.
Dim le regarde l'air perdu.
Qu'est-ce qu'il y a de pas ?
Leur égrave, fiston, et il n'y a que toi qui peut nous sauver.
Et tu prêts à relever une grande, une incroyable, une formidable mission ?
Dim fixe son père et se met au garde à vous.
Il n'a aucune hésitation.
Je suis plus qu'après.
Quelle est la mission de Pa ?
Nous n'avons pas de pain pour le petit déje.
Et c'est à toi d'aller le chercher.
Tout seul ?
Tout seul.
Pour de vrai ?
Pour de vrai.
Jamais on ne lui avait donné une telle mission.
Est-ce que c'est parce qu'il est devenu grand ?
Après tout, il est en CEA maintenant.
Dim bondit de joie, se précipite pour sortir de sa chambre, mais son père lui barre la route.
Et là soldat, tu ne vas pas sortir en pyjama quand même.
Mais t'as tenu de combat et rejoins moi devant la porte d'entrée.
En une fraction de seconde, Dim enlève son pyjama, saute dans un slip, mais ses chaussettes n'importe comment.
Enfile son jogging à l'envers et un t-shirt de travers.
Il fonde voir son père qui lève un sourcil en voyant l'accoutrement de son fils.
La tenue n'est pas réglementaire, mais ça ira pour cette fois.
Il farfouille dans un beau débordant de pièces et en sort une, de deux euros qu'il tend à Dim de manière solennelle.
Ramène-nous une baguette bien croustillante.
Et avec la monnaie ?
Achève-toi des bonbons.
Dim regarde son père, puis la pièce, puis son père, puis la pièce, puis son père, les yeux brillants trop excités pour parler.
Un juste paiement pour le grand service que tu nous rends.
D'un geste théâtral, son père ouvre la porte.
Dim s'engouffre sur le palier avant de dévaler les cinq étages comme un hippopotame.
Dehors, un soleil radio l'accueille.
Un petit frisson le parcourt.
Et ça cause de l'émotion, ou bien parce que le fond de l'air est froid.
Peut-être un petit deux.
La boulangerie est au coin de la rue.
A quarante deux pas de géant exactement.
Dim inspire profondément et fonce en mode hyper vitesse.
Il arrive et souffle.
Une vieille dame sort une baguette à la main.
Dim rentre timidement.
Bonjour jeune homme, qu'est-ce que ce sera ?
Jeune homme.
Personne ne l'a jamais appelé comme ça.
C'est un signe.
Il est vraiment grand maintenant.
Même s'il est fier comme un coq, Dim essaye de ne rien laisser paraître.
Une baguette bien croustillante s'il vous plaît.
Mais j'ai le droit de m'acheter des bonbons avec la monnaie.
Et combien as-tu ?
Deux euros.
La baguette est à 90 centimes.
Combien va-t-il te rester ?
La boulanger a l'air d'attendre une réponse.
On dirait une énigme pour avoir le droit d'accéder à un trésor.
Dim n'avait pas prévu de faire des mathématiques de bon matin.
Mais il n'a pas le choix.
Si la deux euros et que la baguette vaut 90 centimes,
ça fait zéro, un, et on retient un, et puis un.
Oui, c'est ça.
Un euro dix centime.
On était sûrs ?
Certains.
Bravo, c'est exact.
Tu peux prendre un euro dix de bonbons.
Fais ton choix.
Dim se dirige vers le présentoir à bonbons.
Il prend un sachet, une pince et fait son marché.
La boulanger pèse sa moisson et souris.
Il y en a pour un euro cinquante,
mais le supplément, c'est cadeau pour cette fois.
Bonne journée, mon garçon.
Merci, mesdames.
Passer un bon dimanche.
Mission accomplie.
Dim n'a plus qu'à rentrer chez lui raconter son exploit.
Sur le chemin du retour,
il se demande quelle sera sa prochaine mission solo.
Aller chez le primeur qui se trouve une heureux plus loin,
ou même carrément aller faire des grandes courses au supermarché.
Une brume verdâtre qui sent, comme doit sentir un vieux slip,
le coupe dans sa réflexion.
Elle s'échappe d'une plaque d'égout qui siffle comme une cocotte minute.
Des quelques passants qui marchaient,
tropqu'ils m'en fuient en hurlant les bras levés.
Les voitures partent en trompe,
les portes des magasins et les volets claquent.
Dim se retrouve seul.
Totalement perdu.
Dans un claquement tonitruant,
la plaque d'égout saute comme un bouchon de champagne.
La freuse brume s'épaisse si un instant,
avant de se dissiper.
Dim n'ose pas bouger.
Dans un silence de mort,
un horrible tas de gelés verts électriques s'extirpent mollement de la bouche d'égout
avant de prendre la forme d'un monstre grotesque,
à l'heure franchement idiot.
Il baille si fort que la bouche prend des airs de tunnel
crimelés dedans marronnace à lignées n'importe comment.
Bonbon !
La baguette de pain brille comme un soleil et se transforme en épée.
Dim n'en croit pas ses yeux.
Le monstre lui semble s'en moquer totalement et préfère s'intéresser
à un panneau de sens interdit.
Bonbon !
Le panneau encaisse un baveu coup de langue verte
comme s'il était une sucette géante.
Dégouté, le monstre l'arrache et l'envoie valdinguer
sur une pauvre voiture innocente garée quelques mètres plus loin.
Bonbonbon !
La vue d'une poubelle colorée lui redonne le sourire.
D'un pas mou, il s'avance, la gobe, la machonne,
fronce drôlement son frongée latineux puis la recrage
dans la vitrine d'une librairie.
Bonbonbonbon !
Dim ne peut pas rester sans rien faire.
Il doit renvoyer cette chose d'où elle vient
avant qu'elle ne cause plus de dégâts.
Dim pousse un cri qui donne du courage
et fonce sur le monstre pour lui assainer un coup fatal.
Mais l'épée rebondit sur son corps visqueux.
Dim vacille et manque de tomber.
Le monstre lui lance un regard étonné.
Dim en profite pour lui porter un nouveau coup.
Mais cette fois-ci, l'épée se retrouve engluée dans la gelée.
Pas gentil !
Frippé de colère, le monstre abaît un point rageur sur Dim
qui l'évite d'un cheveu grâce à un bon prodigieux.
Les deux adversaires s'observent en silence.
Soudain, le monstre s'illumine et pointe un index boudiné vertime.
Bonbon !
N'importe quoi !
J'ai pas un bonbon, moi !
Bonbon !
Le monstre repointe son doigt vertime
mais en pointant un peu plus le sol.
Son sachet de bonbon est tombé par terre.
C'est ça que tu veux ?
Oui, bonbon !
Si je te les donne, tu t'en vas.
Oui !
Alors d'accord, tu peux les prendre ?
Le monstre gigote de joie.
Il s'approche, prend le sachet et l'enfourne pour le recracher aussi sec.
Bonbon !
Hein ? Mais ce sont des bonbons !
Mes préférés en plus !
Bonbon !
Dim regarde son sachet couvert de bave et tout s'éclaire.
Je sais, tu as m'oseu le sac avec !
Normal que tu aimes pas.
Mais c'est pas avec tes gros doigts que tu vas arriver à les prendre.
Je vais t'aider.
Dim saisit le sachet baveux du bout des doigts et jette tous ces bonbons dans la gueule du monstre.
Qu'il laisse échapper un petit rau suivi d'un sourire béat.
J'en dis, jeune homme !
D'une main habile, le monstre retire l'épée coincée dans son ventre et la redonne à Tim
avant de retourner dans les égouts en chantonant.
D'un coup, la rue explose de vie.
Tim est tellement surpris qu'il laisse échapper son épée redevenie baguette
et son sachet de bonbons à nouveau remplit.
De retour chez lui, son père l'accueille avec un grand sourire.
Alors fiston, ta mission s'est bien passée ?
T'imagines même pas l'aventure que j'ai vécue.
Voilà les enfants, j'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux
ou par mail, ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des petites histoires, à vos copines, à vos copains
et pourquoi pas à votre maîtresse ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.