Bonjour à tous et à toutes. Aujourd'hui, vous allez écouter la première histoire des
envolées comtées. Je vous laisse avec Colline, la fille du vent, épisode 2 La forêt des
colliers. De l'an demain, elle remplit une petite beuse ass avec un peu d'eau et quelques provisions.
Sa mère et sa soeur l'attendent dans la cuisine. On dine, luitant un petit collier de perles bleues.
Garde ce collier précieusement ma soeur. Il pourra être utile si tu te perds en chemin.
Colline enfile le collier autour de son cou et se tourne vers sa mère. Gaïa est triste et
inquiète de voir partir sa fille, mais elle sait aussi qu'elle doit lui faire confiance.
Elle glisse dans la main de Colline un petit sablier. Ce sablier m'a été donné par ta
grand-mère Isaya le jour où j'étais choisie par la terre. Je n'en suis jamais servie,
mais je sais qu'il contient du sable magique. Ne le casse que si tu cours un grave danger.
Tu pars pour un long voyage ma fille. Fais attention à toi.
Colline sent son cœur se serrer quand sa mère l'a prend en ses bras pour lui dire au revoir,
mais elle sent aussi que sa maman lui fait confiance et cela lui donne la force de partir
à la recherche de la fleur qui pourra guérir sa grand-mère. Elle sort dans le jardin et jette
un dernier regard à Gaïa et Ondine qui se tiennent sur le seuil de la cabane. Elles sentent alors le
partir. Colline ferme les yeux, respire profondément, se concentre, puis elle commence à courir dans le sens du vent.
Colline, arrête-toi, non d'hab, puis sans lui. Viens donc par ici.
C'est la vieille ambroisie, tout est soufflé et toute cabossée qui lui court après en agitant sa canne.
Colline s'arrête et s'approche de la vieille sorcière.
Je connais ta grand-mère Isaya. Nous étions amis il y a bien longtemps.
Tu pars donc à la recherche d'une fleur des eaux pour la sauver ? C'est très courageux.
Voilà un petit gris-gris qui pourra t'aider si tu te sens seul et que tu as besoin de conseil.
Ambroisie luttant un petit caillou rouge et carlattes.
Oh, une pierre de lave !
C'est Cricolline en prenant la pierre toute chaude dans sa main.
Je n'en avais jamais vu avant. On raconte qu'elles ont des pouvoirs infinis.
Elles ont en effet de grands pouvoirs, mais seules les gens généreux peuvent s'en servir.
Souviens-toi ma petite Colline, qu'il y a toujours quelqu'un avec qui partager ce que tu as, même si ce n'est pas grand chose.
Sur ce conseil, la vieille ambroisie tourne les talons et repart s'occuper de ses potions.
De nouveau Colline prend son élan et se laisse porter par le vent.
Elles montent de plus en plus vite vers les nuages et voient sa mère et sa soeur qui ne sont plus que deux petits points à côté de la cabane penchée.
Puis le vent l'entraîne vers l'est et les deux petits points disparaissent.
Colline sourit, elles se sont bien dans les airs.
La nuit commence à tomber quand le vent se calme doucement et dépose Colline à l'orée d'une forêt. La forêt des ombres.
Depuis qu'elle est toute petite, Colline entend des histoires extraordinaires sur cette forêt.
On y raconte que les arbres et les animaux qui y vivent sont capables de parler et que des créatures magiques s'y cachent.
Le vent s'est arrêté et Colline doit continuer sa route à pile.
Elles s'avancent sur le seul chemin de la forêt, bien décidées à la traversée le plus vite possible.
Mais l'obscurité n'est tard de pas à recouvrir les arbres et Colline entend aux taux-tourdels les bruits de la nuit.
Une chouette ulule et quelque chose s'agit dans les buissons.
Colline n'est pas très rassurée.
Ses pieds se prennent dans les racines des arbres, elles trébuchent.
Elle aimerait être dans sa cabane avec sa mère et sa soeur bien au chaud.
Dans cette forêt, lorsque le soir tombe, les ombres des arbres s'allongent, s'allongent et il est devenu impossible de voir le chemin.
Les arbres ont l'air gigantesque et leur branche ressemble à des mains crochues.
Colline doit se résoudre à s'arrêter.
Elle arrive dans une clairière et décide d'y passer la nuit.
Elle se couche sur un tas de feuilles, se blottise où son manteau et s'endort profondément.
Une petite lumière se met alors à briller sur un parterre de mousse.
Puis deux, puis trois et bientôt toute la clairière est illuminée.
Les lumières se rapprochent doucement de Colline et forment un cercle dansant autour d'elle.
Regardez une fée endormie !
Mais non ! Il n'est pas une fête, c'est une petite sorcière !
Les lumières parlent ?
Mais non, ce sont des lussioles qui sortent à la nuit tombée.
Les lussioles sont de petits insectes très farceurs
et celles de la forêt des ombres ont des pouvoirs magiques.
Et si on lui faisait une blague ?
Oh oui, une blague !
Elle se mette à chanter en sautillant.
Petite sorcière, petite sorcière, le jour se met sur la tête.
Petite sorcière, petite sorcière, c'est ton cheval main, que tu perds.
Petite sorcière, petite sorcière, tu crois rêver, c'est un mystère.
Petite sorcière, petite sorcière, c'est ton cheval main, que tu perds.
Oui, les lumières s'éteignent une à une.
Il ne reste plus que Colline, paisiblement endormie au milieu des feuilles.
C'est le lit qui s'est créé !
Les premiers rayons du soleil la réveillent et elles s'étirent.
Elle a fait des rêves bizarres,
On chuchotait des choses étranges à son oreille.
Elle osse les épaules, peu importe. Elle doit reprendre sa route.
Mais... le chemin a disparu.
A la place, il n'y a que des arbres et des fourrées.
Elle a beau faire le tour de la clérière, contourner les arbres.
Impossible de retrouver son chemin.
Quel est donc ce fichu sortilège ?
Se demande Colline.
Je ne vais pas pouvoir traverser cette fourresse si le chemin n'existe plus.
Il n'y a pas le moindre souffle de vent. Je ne peux même pas m'envoler.
Elle soulève les branches des arbres et essaye de se frayer un chemin dans la forêt.
Les ronces la griffent. Ces cheveux se prennent dans les branches.
Colline sent que la forêt lui résiste. Elle n'a pas envie qu'on la dérange.
Elle avance encore de quelque part, mais les arbres semblent se rapprocher de plus en plus.
Et elle ne peut plus passer.
Colline fait demi-tour et s'assoit sur une souche dans la clérière.
Elle commence à désespérer. Elle ne peut même plus faire marchaillère et retourner à son village.
Pour ce calmer, elle pose sa main sur son cœur.
Elle sent alors le collier au fer parondine sous ses doigts.
Les mots de sa soeur lui reviennent.
Il pourra être utile si tu te perds en chemin.
Elle le retire de son cou et l'observe.
Les pères le bleu semblent briller, comme pour lui dire quelque chose.
Sans réfléchir, Colline pose le collier sur le sol.
Les perles se détachent alors une par une doucement et commencent à couler.
« Ça alors ? » pense Colline.
« On dirait un ruisseau ? »
Le collier forme un petit filet d'eau qui s'allonge, s'allonge et se fofile entre les arbres pour reformer un chemin.
Les branches et les ronces s'écartent pour laisser passer le ruisseau.
Colline saute de joie.
« Merci, Andine. Grâce à toi, j'ai retrouvé ma route. »
Elle se perd. Lorsque vient le soir, elle a traversé la forêt.
Vous venez d'écouter Colline, fille du vent.
Rendez-vous lundi prochain pour la suite des aventures.
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