Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming !
Coucou les enfants ! Dès le 1er juillet, vous pourrez écouter la saison 2 d'un été incroyable,
notre saga estivale.
La première saison a été diffusée l'été dernier.
Aujourd'hui, je vous propose de la découvrir ou de la redécouvrir.
Elle se compose de 9 épisodes qui vous permettront de suivre les incroyables aventures de Lana,
Iliès et Arthur.
Voici l'épisode 3, le rituel des nénufars.
Chaque année, dans le village de Mamie, il y a une drôle de tradition.
Lorsque le soleil commence à se coucher, pour laisser place au premier quartier de l'une
du mois de juillet, tout le monde se réunit autour de l'immense étang qui est à 25
minutes à pied du village.
Chaque habitant vient avec un nénufar en papier, à l'intérieur duquel il a écrit
un souhait.
Le dépose sur l'eau et le regardit clore alors que le courant l'emporte tranquillement.
Arthur m'avait déjà raconté mille fois la légende à l'origine de cette tradition.
Il y a très longtemps, le coin était si sauvave qu'aucun humain ne pouvait y vivre.
L'étang était colonisé par les nénufars.
Au crépuscule de la première pleine lune d'été, un voyaveur s'y est arrêté.
Alors qu'il plonvait ses mains dans le lac pour se désaltérer, de la fleur du plus
gros et du plus beau des nénufars est née une fée.
Elle dit au voyaveur,
« Toi qui m'a vu naître, The t'accorde un souhait.
»
L'homme venait de très loin.
Il était fatigué de marrer et de parcourir le monde.
« The souhait, Juste, un bout de terre tranquille pour pouvoir me reposer.
Ne sert-ce plus, d'avez-vous fait de cette terre hostile un coin de paradis,
ou tous ceux qui le souhaitent pour vivre des ours paisibles ? »
C'est comme ça que le village s'y tranquille et née.
Le lac ne comptait plus un seul nénufar, alors quelqu'un a eu l'idée d'y déposer
des nénufars pliés dans du papier coloré.
Il arrivait que les souhaits se réalisent encore, mais depuis quelques temps, ça arrivait
de moins en moins souvent.
Malgré ça, chaque année, les gens affluaient.
C'était notre fête préférée Alana, Arthur et moi.
Encore plus que le 14 juillet, ou la grande fête du village.
Le rituel des nénufars était un spectacle silencieux et incroyable, où des centaines
de morceaux de papier se dépliaient lentement, sous le regard brillant d'espoir des villageois.
« Vous pensez qu'ils vont où ? Peut-être que des loutres les ramassent pour les donner
à la fée ? »
« Je pense qu'ils vont dans la mer.
Après tout, l'étang y est relié par tout un tas de canaux.
Logique, non ? »
« Alors, ce sont des crabes qu'ils récupèrent pour la fée.
Mais peut-être qu'ils coulent en chemin, une fois qu'ils sont trop mouillés. »
« Sans doute que des poissons les gobes et les apportent à la fée.
»
« Évidemment, j'avais plus envie de croire Arthur que ma cuisine, mais son explication
était trop farfelue.
On n'a jamais vu des loutres, des crabes et encore moins des poissons jouer les facteurs.
»
« Ça vous dirait qu'on les suive pour savoir ce qu'ils deviennent ? »
« Trop bien, une expédition nocturne ! »
« Mais on va devoir rentrer avec les parents. »
« On leur dure qu'on fait juste un détour.
»
« Peut-être que c'était grâce à la bénédiction de la fée, mais le village de Mamy était
vraiment le plus tranquille du monde.
« On n'y fermait jamais ses portaclets.
»
« Et si on oubliait quelque chose, on était sûr de le retrouver là où on l'avait
laissé.
« Rien à voir avec la ville où j'habitais, ou même les poubelles disparaissaient.
»
« Forcément, les parents t'acceptaient.
Mamy était même enchantée.
»
« Si j'étais plus pioche, je viendrais avec vous.
J'ai jamais osé.
»
« Il y a plein de rumeurs à propos de ce qui arrive à ces négufards-là. »
« Arthur la regarda, la bouche ouverte, et les yeux plein d'étoiles.
« Il mourrait d'envie qu'elle lui raconte, mais Lana l'a tiré par la manche.
»
« On va les perdre de vue si on part pas maintenant. »
« On te racontera ce qu'on a vu, Mamy.
»
« J'y compte bien. »
Le courant portait les négufards vers un large canal qui s'enfonçait à travers champs.
Au début, on arrivait tout juste à les suivre du regard à cause des gros buissons
plein de ronces.
Et puis, les bords se sont dégagés.
On pu mieux les voir se suivre en tournoyant à la Culeleux.
Arthur s'approcha un peu trop près du bord, glissa, se rattrape à in extremis à une branche,
mais finit quand même une chaussure dans l'eau.
Accompagnée des flocs, flocs de la chaussure d'Arthur, on suivit les fleurs de papier
jusqu'à ce que le canal se sépare en deux, seules quelques négufards à l'état gauche.
On surait qu'elle, on pourrait y plouffer.
« La direction de la mer, c'est à droite. »
Mais les canaux font plein de zig-zag, et on peut pas savoir où ils vont.
The panthe qu'il faut plouffer.
Le hasard, il y a rien de mieux.
La logique, c'est pas si mal parfois.
Alors, essayons de voir si la logique et le hasard sont d'accord.
« Plouf, plouf, th-th-her, th-th-main, que nous pendrons. »
Eh, à droite.
Lana, le valaisé au ciel.
Arthur fonça à la poursuite des négufards qui s'éloignaient.
Le courant était plus fort.
On avait l'impression de suivre une course de bateau qui filait droit vers la forêt.
On n'était pas vraiment rassurés d'entrer dans cette forêt,
mais à mesure que l'on s'enfonçait dans sa fraîcheur,
le calme ambiant fit s'envoler nos craintes.
Les négufards flottaient sagement,
et puis deux commençaient à s'enfoncer dans l'eau paisible.
Aussitôt, ils furent comme aspirés.
« Quelque chose les a gobé ! »
« Ce sont les poissons ! »
« Zeul savait, il doit avoir un appétit d'octre aux poissons. »
Un à un, les négufards disparaissaient dans les profondeurs du canal.
En quelques secondes, ils n'en restaient plus.
Arthur nous tira derrière un tronc d'arbre.
L'eau on doyait.
Quelque chose se dirigeait vers le bord du canal.
Une forme sombre et inquiétante émergea,
s'ébrouit brouillamment et s'éclipse à dans les bois.
« Qu'est-ce que c'était ? »
« J'en sais rien.
Mais c'est peut-être à cause de ça que les soins sont moins exaucés.
Vous ne pensez pas ? »
« J'aimerais bien savoir qui pourrait faire ça. »
« On peut s'arrêter là aussi.
On a déjà une belle histoire à raconter. »
« On pourrait devenir des héros.
Imagine la lune de la gazette.
Trois enfants sauvent les soins du village. »
La frousse d'Arthur s'envola.
À sa tête, je pouvais voir que le protecteur du village qui s'aumayait en lui s'était réveillé.
La chose avait laissé de légères traces de pas.
On aurait dit des pieds d'humain.
Arthur grogna, jurant qu'il allait donner une bonne leçon à ce voleur de soins.
On suivit la piste, guidée par les sols rayons de la lune d'été.
Elle nous mena jusqu'à une partie du sous- bois
où le sol était couvert d'un tapis de mousse épaisse et moltonné.
Devant nous se dressait la table de pierre,
une immense pierre plate autour de laquelle il nous arrivait
de jouer aux chevaliers de la table ronde avec Lana et Arthur.
Mais ce soir, quelqu'un y est allé consciencieusement sa récolte
en s'ifflotant en air joyeux.
De d'eau, on aurait dit à un garçon à peine plus grand que nous.
« Dis donc, c'est pas très sympa de voler les soins du village ? »
Le petit voleur se crise pas.
Il se retourna lentement, très lentement.
Arthur trébuchait en découvrant son visage.
Deux petites cornes recourbées en nez sans front,
quatre canines d'un blanc état slant sortaient de sa bouche.
Au-dessus d'un nez qui ressemblait à une grosse patate,
deux grands yeux globuleux, bleu-nuis, nous fixaient.
La créature tremblait et semblait bien plus apurée que nous.
« Vous voulez voler nourriture à Toi-cha ?
Tu manges des nénufars en papier ?
Sabon, très très bonsoir,
les meilleurs que Cana la mena Toi-cha ? »
« On a bien fait de pas aller à Gauss. »
« Vous mangez aussi, Soi ? »
« Non, on voulait savoir où ils allaient, et on t'a vu les voler. »
« Toi-cha pas voler, Toi-cha pécher dans eau.
Ici, Récolte a sa pour manger toute l'année. »
« On n'a pas le droit de bouloter les soins des ans comme ça. »
« Toi-cha peut manger que Soi,
et menu va facile à chasser. »
« Tu ne pourrais pas manger les mauvais soins ? »
« Ça, pas goûter. »
« C'est comme le tofu. Comme ça, ça a pas de goût, c'est même dégueu.
Mais en rajoutant une bonne sauce et des épices, c'est un délice. »
« Oui, enfin, ça rendrait surtout service.
Les méchants pourraient être moins méchants et même devenir gentils.
Tu serais une héroïne. »
« Ça a toujours été Soi de Toi-cha. »
« Alors, tu sais ce qu'il te reste à faire ? »
« Toi-cha, au chalatette. »
« Ses yeux clignèrent lentement comme ceux d'un serpent. »
« Une fraction de seconde, l'obscurité implique toute la forêt. »
« Une brise légère sous-fly d'un coup,
on n'était plus devant la table de pierre, mais au bord du canal. »
« Deux nénuphars prenaient l'eau pendant que les autres continuaient leur course.
On échangea des regards perdus. »
« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
« On a remonté le temps ? »
« On n'en fait rien, mais ça fera une sacrée histoire à raconter. »
« Et on fait quoi maintenant ? »
« Quelle question ! »
« On poursuit notre expédition ! »
Lana et Arthur voulaient voir ce que les nénuphars devenaient maintenant que Toi-cha ne les mangeait plus.
Tout au long du chemin, beaucoup d'entre coulères,
seuls une petite dizaine, dont les nôtres, atteignait la mer.
Et alors qu'ils prenaient le large,
ils se mirent à briller de mille feux et disparaissent sous nos yeux.
Voilà les enfants. J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast,
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des petites histoires, à vos copines, à vos copains,
et pourquoi pas à votre maîtresse ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.