Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui vous allez écouter la première histoire des
envolées comtées. Je vous laisse avec Colline, fille du vent, épisode 11 et dernier épisode.
De retour de la fourche, Colline et Zamana se posent sur la scie du Grand Sequoia. Ils aperçoivent
au loin la rivière Isaya qui coule entre les roches. Tout à coup, un cri résonne dans la forêt.
Hé oh les amis ! Jinko ! Sécrit Colline en apercevant son ami qui les attend au bas de l'arbre. Elle
glisse le long du tronc lisse du Sequoia et saute au cou de son ami. J'ai trouvé la fleur, tu sais.
Je l'ai ramené à Zamana et elle s'est transformée en rivière dans la fourche. Le tunnel construit
par les papels est inondé, la montagne est sauvée. Merci Colline. Lui dit Jinko en la serrant dans
ses bras. Corail qui a suivi Zamana et Colline depuis la fourche vient donner un petit coup de bec
à Jinko pour lui dire bonjour. Tous les quatre prennent le chemin du village dans les arbres.
Lorsqu'ils arrivent à la cabane de Jinko, les sorciers de la tribu ont préparé un grand banquier
et les attendent les bras chargés de fleurs et de fruits. La fête commence. Les sorciers tapent sur
de grandes calbasses et soufflent dans de longues flûtes en bois clair. Ils dansent de leur palége et
leur corps ondule comme des feuilles au gré de la musique. Colline se laisse porter et danse avec eux
cette danse de la joie. Au bout d'un moment, elle s'arrête pour reprendre son souffle et discrétire
à l'extérieur. Lorsque elle s'arrête, elle grimpe jusqu'au-delà de l'arbre qui porte la cabane de Jinko.
Perchée sur le sommet, elle aperçoit au loin la rivière Isaya qui brille sous l'éclat de la lune.
Elle entend un brisman de feuilles. Elle se retourne. Zamana s'approche d'elle.
« Ma petite Colline, tu as l'air songeuse ? » Lui dit-il en posant sa main blanche et douce sur
celle de Colline. « Oui, je pense à Gaïa et Andine. Elle me manque. J'aimerais partager cette fête et
cette joie avec elle. » « Je comprends. Maintenant que tes pouvoirs ont grandi et que tu peux
appeler Levant quand tu le souhaites, tu seras vite de retour chez toi. » « Oui, ça serait plus
facile que pour venir jusqu'ici. » Sourit Colline en repensant à toutes les aventures qu'elle a
vécues pour trouver la fleur des eaux. Puis, soudain, une pensée éclabousse son esprit.
« Zamana ? » « Oui, mon enfant. » Lorsque j'ai parlé à Isaya au bord du lac,
elle m'a dit que tu pourrais m'expliquer quelque chose à propos de l'arbre de vie et de la sagesse.
« Ah ! sacrée Isaya ! J'imagine qu'elle avait une idée derrière la tête en te parlant de sa main,
laquelle ? Peu importe. Je vais t'expliquer. L'arbre de vie est l'être le plus ancien de ce monde.
Pendant des milliers d'années, les êtres de cette terre sont venus se recueillir près de lui pour
reprendre des forces. Et en faisant cela, ils ont partagé avec lui toute leur connaissance et leurs
expériences. Ainsi, le plus puissant des sorciers, tout comme la plus insignifiant des petites formis,
ont donné à l'arbre leur sagesse. C'est pour ça qu'il est très important. Il est le gardien de
l'armony du monde. S'il venait à mourir, tout cela serait perdu à jamais. Mais si aujourd'hui
nous avons réussi à le sauver, des peuples, je crains qu'ils essaient par d'autres moyens
de venir jusqu'à lui pour prendre sa sève. » Ajoutes Zamanat tristement. Colline fronce les
sourcils. Elle sent une colère sourde monter en elle. « Alors tout ce que j'ai fait n'aura servi
qu'à gagner du temps. Pourquoi les peuples ne comprennent-ils pas que s'ils détruisent l'arbre
de vie, ils détruiront le monde ? Pourquoi s'échutent-ils la terre et pollut-ils les rivières ? Pourquoi
est-ce qu'ils gâchent tout ce que la terre leur offre ? » « Ils sont devenus aveugles. Ils ne voient
plus l'armony du monde. Ils ne pensent qu'à leur pouvoir et à leur richesse. Ils ont perdu la sagesse. »
Colline le regarde, intrigué. « Pourquoi rét-tu ? » « Mon Isaya, je te reconnais bien là. Tu as
toujours une idée derrière la tête. » Souris Zamanat en regardant la rivière. Puis, il se tourne
vers Colline. « Ta cremère était très intelligente. » « Je ne comprends pas. »
dit Colline en se demandant si Zamanat n'aurait pas un peu perdu la tête. « Comme toujours,
la réponse est dans la nature. « Viens, porte-nous jusqu'à l'arbre de vie. »
Lui répond Zamanat en lui saisissant la main. D'un souffle devant, il s'envole jusqu'à la clérière.
Sous la lumière des étoiles, l'arbre de vie paraît encore plus paisible et majestueux. Ces feuilles
lisses et douces reflètent l'éclat de la lune et il paraît comme entouré d'un halo argenté.
Colline s'avance. Zamanat écarte doucement les faits de l'arbre et fait signe à Colline de s'approcher.
Au creux des feuilles, une petite fleur brille doucement. Du bout des doigts, Zamanat recueille
le pollen de la fleur qui laisse une trace d'or dans le creux de sa main. « Voici Colline, le nectar de sagesse. »
murmure-t-il. Colline se penche et respire la petite poudre dorée. Aussitôt, un sentiment de
joie et d'harmonie l'envahit. Elle lève la tête. Jamais la forêt ne lui a pas rue aussi belle.
Elle a envie de se fondre dans les arbres et les plantes autour d'elle. Elle comprend tout
à coup le champ du petit herbisseau qui coule à ses pieds. Le cri de la chouette qui eulule au loin.
Le poids de la pierre qui dort sur la mousse. Tous les êtres de la forêt semblent être
reliés les uns aux autres, comme pris dans une chicantesque toile d'araignée. Il s'écoute et
se parle et Colline comprend tout. Plus que jamais, elle ressent le besoin de respecter et de protéger
cette nature autour d'elle. « Zamanah, ce nectar est magique ! » « Oui ! » répond Zamanah d'un
air malicieux. « Il permet à celui qui le respire de prendre un peu de la sagesse, de la nature.
« Il faut l'amener au peuple ! s'écri Colline. Ainsi ils comprendront et respecteront la nature
et l'harmonie reviendra. » Zamanah sourit. « Hum, tu sais ce qu'il te reste à faire.
Colline ferme les yeux et respire profondément. Le vent se met à souffler tout autour d'elle et
du bout de sa main elle le dirige vers l'arbre de vie. Il enveloppe doucement chaque branche,
chaque feuille, chaque fleur et un nuage doré monte dans les airs. « Le pollen se détache,
tes fleurs, continue, Colline ! » l'encourage Zamanah. Le vent se fait plus fort et le nuage devient
un grand tourbillon qui monte dans le ciel. « Vans, mon ami ! » tricoline. Porte ce nectar de
sagesse par de l'allée montagne et les rivières jusqu'au peuple. Porte-leur la sagesse et sème
partout ce nuage magique pour qu'il le respire, qu'il comprenne et respecte la nature. Porte-leur
l'harmonie pour que jamais plus il ne détruise la terre et ses trésors. Le nuage de Paulaine
doré s'envole au-dessus de la forêt, portée par le vent. Colline épuisée par l'effort
incroyable qu'elle vient d'accomplir se laisse tomber sur le sol. Zamanah s'approche
d'elle et lui prend la main. « Ta grand-mère serait si fière de toi, tout comme je le suis,
je ne serai jamais douté que ma petite fille aurait de si grand pouvoir et qu'elle les
utiliserait avec autant d'intelligence et de force. » Colline le regarde, stupéfait.
« Ta petite fille ? » « Oui Colline, je suis ton grand-père, Gaïa est ma fille, repose-toi mon enfant. »
Que Zamanah soit son grand-père lui paraît tout à coup comme une évidence,
elle a l'impression de l'avoir toujours su, elle ferme les yeux et s'endort profondément dans
l'ombre rassurante de la prodevie.
Le lendemain, Colline fait ses adieux au sorcier de la forêt.
Korah est vient frotter son bec contre son épaule. « Mon ami, tu m'as tellement aidé dans cette
aventure, merci. J'aimerais t'emmener avec moi à m'étà placer ici dans les montagnes. »
Korah y siffle tristement. « Je reviendrai bientôt ses promis. »
Elle se tourne vers Jinko et Zamanah. « J'ai appris tellement de choses à vos côtés. »
« C'est nous qui avons beaucoup appris de toi. Merci, Colline. »
Lui répond Jinko. Zamanah sourit. « Maintenant que tu as rendu la sagesse
au peuple grâce au pollen de l'arbre de vie, l'harmonie reviendra et qui sait peut-être
que bientôt les sorcières et les sorciers pourront de nouveau vivre ensemble. »
« Je l'espère. À bientôt, les amis ! » s'exclame Colline. Et d'un souffle devant,
elle s'envole dans les serres. Elle leur adresse un dernier au revoir de la main.
Korah y la suit quelques instants dans le nuage, puis elle se retrouve seule,
en loupé par le vent. Elle jette un coup d'œil à la rivière Isaya qui coule dessous d'elle.
Elle sait que Gaïa y ont dit une latonde et elle a hâte de les retrouver et de pouvoir
leur raconter son incroyable au voyage. Elle ne s'est jamais sentie aussi heureuse et aussi libre.
Vous venez d'écouter Colline, fille du vent. L'histoire est désormais finie et nous sommes
ravis d'avoir pu vous faire voyager. Nous vous disons à très vite pour une prochaine histoire dans
de nouvelles contrées. Avant de vous quitter, si l'histoire de Colline vous a plu, n'hésitez pas à
la partager autour de vous, à nous mettre 5 étoiles sur Apple Podcast et à nous écrire pour
partager vos ressentis. Retrouvez-nous sur les réseaux à Arobaz en volet compté. À très vite !